NOSOLOGIE MÉTHODIQUE, NOSOLOGIE METHODIQUE, O U ^ ^ "7 â ^ DISTRIBUTION DES MALADIES EN CLASSES, EN GENRES ET EN ESPECES, 'Suivant VEjprit d& Sydenham^ & ta Méthode des BOTANISTES, Par François Boissier de Sauvages ; Confeiller & Médecin du Roi, & ancien Pro- feffear de Botanique dans TUniverfité de Mont¬ pellier , des Académies de Montpellier, de Lon¬ dres , d’Upfal, de Berlin, de Florence, &c. T RA D UIT E fur la derniers édition latine M. Gouvion , DoBeur en Médecins-, On a joint à cet Ouvrage celui du ON ^ Linné, intitulé Généra Morborut^ ’ Xraduéiion françoife à côté. A TOME S I X I e/m e' A LYON, Vnm^EPATH» Chez Jean-Marie Bruyset, Impriraeur-Èîtwmksi. M. D C C. L X X I I. Aysc App&opaTZQN et Peivuege ou Roî^ SOMMAIRE DE LA SEPTIEME' CLASSE. DOÛZEUIiS. ORDRE L Douleurs ■& aip- xiétés fouvêfit univerfeUes. ou 'ne 'doit point - 'mettre^ au nomhm^des phUg^ - majîes^^:,., l-, •. „ ■ : - - -r.c = %i AjOutte i- ^Mtihmis-; àoalexir rpon>-' tanée &: périodique deiSi.'articles, 'îî. ikiulcÙT'^es Oili'Ù^copus-^ douîeüf - ■ ' dîxe -Ô£i' profonde - dans des os des ■ - -lîïëmbfès; tid- ... L- - ' ÏIL Rhumatifme:, Foufburê, Rkmmà^o njmus, douleur continue dans là partie charnue des membres. Tome yî. A Sommaire ly.. Catarrhe, Caparrhus', douleur'datis ' - les parties voifin^is du eoii j occky ' ifionnée par“%& gnéerdertoiix ,-de coryza V. Inquiétude , Anxietas, agitation’ ex^ ceiîiy eq«i oblige le malade à chani- 'gef fatis cefle de placer ' • pliquçe 4e loibled4j .qui -invite ^ prendre dà t^ëpos. yn. EngçurdiÇement, S^/er ^ défor- dîq deîafâcidtë âhimate,qùi émôuflfe ir le-^entimentdu:tââ:;':\ ^ yîljv PiMtit ,<;I^écnahgeaifQ,ny;feri^«5, v |éntiment ineommode qui qbhge à jfeigràfter.'' - - - - ÏX, Froideur froid exceiiif ,- ^^tger, fentiment incommode, pareilà ce- :, luiquedauféiia fr©i4®m^e>^jËvp -de.l’ail'îb enpibci-iLq' éàns:- Chaieur, icsâ^^live ^-/Ardof ^ ;fenfi- <1 r ment îioi:D'mmodê.>-; parëiLà bcelui que cauie la chaleur-eikëe-fee de Tair. ■ ■ rrr ât la. VIL Clafc. 5 ORDRE IL Douleurs de tête , favoir , de la partie chevelue ou À.U vijage, XI. Céçhslal^ie, Cephâlalgia , douleur de tête grayative. XII. ‘Céphalée j Cepkdlea, douleur de tête périodique, ânvétér'ée & teu- :five. Xlfl. Migraine , ïfemicrahia , douleur aiguë qui afflige la moitié delà tètQy foit du coté droit , foit du côté gauche. XIV. Ophthalmie, Ophthalmia, douleur des yeux, accompagnée de rou¬ geur, qui -met hors d’état de fup- porter la lumière. XV. Otalgie , , douteur d’@- reiilè. XVI. Odontalgie, , douleur 4es dents ou des mâchoifes. Aij ' Sommaire. 4 ORDRE III. Douleurs de poitrine ou de gorge fans effou- jLemens , qui nom rien de com¬ mun avec Üaflhme, XVII. Difficulté H’avaler, Dyfphaglr^ XVIIL Crémafon, Pyrofs , chaleur ex- ceffive de l’œfophage, qui fe com¬ munique à l’eftomac. ^IX. Anévrifme du cœur, Cordiogmus^ douleur du cœur, accompagnée de battement. ORDRE IV. Douleurs inter¬ nes du bas-ventre, XX. Cardiaîgie, Cardialgia, douleur d’effiomac, accompagnée de- dé¬ faillances. . XXL Colique d’eUomac, Gafrodynia^ douleur violente de l’eflomacoü de répigaftre. XXII. Colique , Colica, douleur des inteftins. XXm. Douleur du ipie, Hepatalfa , de la ni. Clap. I douleur de l’hypocondre droit ou du foie. XXIV. Douleur ou anxiété dans la région de la rate, Sptenalgia. XXV. Colique rénale , Nephralgia , douleur dans les lombes, qui s’é¬ tend le long des ureteres, accom¬ pagnée de naufée, & de la rétrac¬ tion des teftieules dans les hom¬ mes, & d’une ftupeur dans les jambes dans les femmes. XXVI. Accouchement laborieux ^ Dyfiocia , douleur utérine dans les femmes groflés, accompagnée d’efforts pour accoucher. ' XXVn. Mal de mere , Hyjleralgia g douleur de matrice fans effort pour accoucher. ORDRE V. Douleurs locales des membres ê* des parties ex<' ternes, XXVIIÎ. Douleur des mamelles, Maf todynia. XXIX. Colique de Poitou, Rachialgiay douleur dans le bas-ventre & danS' A iij i6 Sommaire de la VU. Clajfe, l’épine du dos, qui fe termine par la paralyfie des bras, ou par des convulfions. XXX. Mal des reins, Lurnhager, dou¬ leur dans les lombes, qui fait qu’on ne peut tenir le corps droit. XXXI. Sciatique , Ifchias , douleur du baffin & du coccyx, qui fait fou- vent boiter.. XXXII. Douleur du fondement fans . t&neime , Proclalgia. XXXIII. Douleur des parties géni¬ tales fans dyfurie , 1. Lles font appeîlées par ieâ f ^E Algcfuata j - & cè^ jf îsiïl mot dans Hippocrate, fi- r; -gnifie en général quelque etpe'èé de maladie que ce fôitv Par iës^ François Douleurs , màladies ' de dou¬ leur; par les Angîois, P«/z, Afch;- par les Efpagnols , Lajlimas ; par les Ita¬ liens jPb/cw. ^ * ‘ ; A iv, s Classe Y IF, • 2 . CaraBerc. Ce font des maladies dont le principal fymptome efl: une fen- fation, ou une imaginàtion fatheufe Sc incommode ,, telle cfue celle qui eff occafionnée par le déchirement, Téro-: fion, la brûlure, là preffion, ou la dif- traftion des. parties nerveufes^ y. Toute fenfation incommode n’efh pas,une maïadie de douleur,, car il i^yr a point de maladie qui ne caufe une pa¬ reille fenfation-, d’bîi vient qü'ÆT^/o-i crate dédnk la -maladie une fenfation. incommode;;ilf 3 ut pour la rendre telle,,, une douleur conûànte oct notable qui l’emporte fur les autres iymptomés ;; & iofS-,, par exemple, que. la fievre^: Fini|aminaîibn').la' convuifion, le tranfi port j-l’evàcuationfont aceompagnées; de douleur, pour lors, la maladié appar^ tient à.cette clafie.. Théÿri^ mécmiqm. d& Ià Dmàur^ y Ea doideur-eâ^^ une .‘perception? COhÛlfe & incommode,,telle que celles qui eft caufée par la dftraâion , l’éro- fion ,,le picotement, omautre femblable léiipn des parties nerveufes.,. . 5 . ]La perc.epîioii incommpdè qui Théorie de la tôbüLÉxîR: 9- ïiaît de la fenfation ou de l’aâion de quelque corps que ce foit fur les fibres nervèufes, efi: une douleur fenfitive ; mais celle qui provient d’une pareille aôiôh fur les fibres médullaires du cer¬ veau, ou qui , fans qu’on agiffe fur le corps, dépend de l’affedion de l’ame , eft une douleur imaginmre , pareille k celle que fentent les perfonnes qui rê¬ vent, les hyftériques , ceux à qui on; a coupé un membre , ou qui font agités de quelque pafiion fans- ^cun vice corporeb- 6. La douleur fenfitive ordinaire dé-- pend matérielîèment de la violence quiÿ" d’cMi fait aux nerfs, & qui les met en danger de fe rompre ou d’être détruits;; formelîement de la perception, ou de la. crainte du danger dont on eflî menacé.' 7. L’aêfio'n dé; cette ctufe efi propor-- fionnelle à la force qui agit fur les fi¬ bres, , & à l’attention que l’ame donne ’ audangerqu’ellès courent defe rompre.- 8. Plus les fibres nerveufes font dé¬ fiées, nues j ifolées , tendues, ,&■ plus: elles font aifées à rompre. 9. Plus un corps efi: gros, plus il dé force; 5,>& -plus il déchire de fibres y, io Classe Vit & plus fa vîteffe eft grande, & plus it pénétré avant, èc oiFenfe un plus grand nombre de fibres à la fois. 10. Si la force des corps qui agiffent fur nous diminuent la réfifiance des parties , plus la-maffe qui agit fur-celles- ci eft grande , plus la douleur efi éten» due; mæs elle efl: moinsintenfe , parce- que leur aôion efl répartie à un plus ' grand nombre de fibres.: 11. Lorfque i’aâion des corps qui sgilTent fur. nous, l’emporte: fur la ré~> fiftance des parties, la douleur qurré- fuite de l’àdiviîé de leur action efi: exi tremement vive ^ mais pafiagére, parcè ' que les fibres nerveuîés venant à fe . rompre, perdent leur fentiment;,; ôc. que la douleur s’évanouit.. li. C’efl ce qui fait que l’on fent infiniment plus de douleur l'orfqu’on nous tire un cheveu, que lorfqu-on nous les .prend par touffes, & que la fenfation que nous caufe une plume qu’on nous paffe fur les ievres , ed plus incommode que celle que nous éprouvons, lorfiqu’on nous, tiraille les chairs du bas.-ventre avec la main,parce que les fibres nerveufes étant feules , (épouillées & plus tendues ,.fouârenî Théorie de éa Doùlexjr. l’r infinîment plus que les troiics nerveux qui font lâches & enveloppés: dans les chairs. ' • *■ ^ '• "y ’ ' 13. Lorfqu’un corps fphérique cho¬ que contre notre main, fon aÔion éft comme fa vîteffe 'totale -, lorfque-la,; main rêfte imm'obhè; elle moindre îorfqüe ; la main cedê, & nulle lorfqué^ la main tecule' avec -ià^merrie vîte'fîe que te glol^- ' Ta feppéê ; ' mais élîe-efir extrêmement grande , iorfque la rnâin va au-devant' du "glôbèv Ôn peut juger par-là^dü^egré de coMifîon '&'de dou- leuF-qtfe caû&ht l’aâion [ la réachbn- d’tfe-^orps Gohiendaiît? > ' 14; d:! fuit -'dedâ que la douleur' doit être extrêmement'grândé y fort que le corps éhbquè contre uné muraille, oit que la mumlle tombe fur lui, foit qu’uit calcul choque tês reîns d’un hommè qui en-voiture, ou - que les reins pu la vèflie-- étant ^êâtés^d%ne' contraêdon fpafmoâique , compriment le calcul avec plus de forée» 15. L’aébon d’un* corps qui agit fur le notre lorfque la réiifianee eft égalé ed comme fa force , ou comme îa-qiàffê èi le quarré dé la^ vkedé enfpmbîe quelle que foit fa figure. Par exemple,.' ' A v| 12,. - € -L A S- S E ■ Vî'î. ; ime, petite .balle ,de plomb ïiiffit poitï^ brifer les parties les plus dures 'de notre-: corps , pourvu qu’elle s’emeuve avec; Beaucoup de vîtefle». 16 . Pour que .les petites moléculesv d’un fluide puifîent ronger& diflbudre les,.parties folidës dè;,notrê corps , ,iK faut que leur petlte;ffe, (ok compenfée' par la vîtefle: aveç .laquelle elles s’é-; meuvent ,pu lèqr petit nombre par le? temps qu’elles mettent à. agir; 17. G’èût.dOnc- fans fondément que-* quelques-uns; attribuent là-force ep.rro-; iiveftlmulant-e & diffôlvante d-ui^ corps à la Àgure-aâguo & a la roidèur de fe?r ; par|iesj;i. vu; que- ,1a ;fîgpre .aiguë: ne fait: rien à i’a:âion^,, ^ ne;: fèit quê* là façiBter,- lorfqu’on y appli.que-une-, force fuffifante. , t 18. Ij’eau pure .ronge les métau:^.le%> plus durs .jd’iiuile iarplus dou.de dllîbut ' lé cuivre , & de même ; lès môléeuie^* d’un fluide, quoique-; dénuées,-de fejs>, & de particules aiguës & roides ,peur vent lacérer. & ronger jes. nerfs ; mais, si ne s’enfuit pas de ce qu’un fluide pofo fede une qualité corrofive ^ irritante^ que fes, particules, foiég|;,roidÊS ai- ■guëS.:; . ■ y ^ -, y -y yy- Tkeorîe rm çæ. ÇoyçEum Les molécules des fluides agif- fent avec d’autant plus de force for les corps auxquels ils s’attachent,,que leur- contaéh mutuel eft'plus grande ce quii dépend de l’àflihité de leur gravité fpé- cifique, &: de celle dèsmoléculès &: des pores;qulIes reçoivent ; d^ii H foit que les molécules des fluides peuvent agir; avec plus ou moins de force for tes fibres nerveufes du corps ,, quoi¬ qu’elles - foient fpbériques-, obtufes '&■: moÛes.. 2:0. Les corps les plus mous ,. 1 ’èau par exemple, étant frappés avec îa maim avec beaucoup de vîtefle, ne répercu*- tent pas moins que s’ils étoiènt durs ,,, ôtla meme ehofe a lieu parrapport aux; fluides qui choquent, les parties d’un corps dur qui oppofe une réfîlfonce s- vu que la çollfoon e fl égale de part &£: d’autre ; dfoii iLfoit qufon corps-peut agir fortement for. les nerfs .fans -avoir, -ppur. r cela aucune , dfoetfo , , . 2,1. Voilà/comment: pn peut bannir les erreurs, que la Ehilofopfiie de a. introduites dans les écoles , qui ont fi fouvent abufé les Mécani^ ciens.; mais il n’efl pas fi aifé d’èn reve- nir J. lorfqu’oa leur a laifle prendre, 14 G L A s s E vit cine, & que le préjugé les a aütoriféés. 22. Les principes des tnàlédiès 'de' douleur font, i les inftrumens piquans^ les efquilles pointues, les calculs rabo¬ teux engagés dans les reins, ou qui les- preffent , de même que ceux qui font , Sphériques, liffes; tout ce qui eftopa-’ ble de'luxer les os & de les faire fortir de ieur-place ; tout ce qui caufe dès plaies ou des. contufions ; l-aôion des corps qui nous choquent, notre corps même qui heurte contre ceux qu’il trouve fut fon chemin. 23. Ou 2*^. l’engorgement bu L’obfl truêtïon: ^des yaiiTeaux odcafibriiiée' par un fluide abondant ou épais lors fur-' tout que le fluidë qm-furt'i’augmenteÿ les vaifleaux engorges s%ppéfanîifîent|. fe diâendènt"'d’ëü s’enfuît rineqôü- ieur gravaîïve , ©û 'bien ils fouflrenl xme''diftrââ:ion vioîenîé',^'c qui càuife ’ane‘douîeuBT dlftehllvë; bu Bièri la pap tie enflammée-le déeh&è-à fph'fbmmeti d’bii s’êàfôit'ûû'e ^ulêûr pbignâtitej lancinante ÿ pulfâlive, lorfque les artè¬ res- s’engorgent avantque de former le réfeau-ou'les-yemes. - ■ - ' ' 24.-; Cet engorgement efl' d’a'Ütant plus-grândij que lés émiflairés du fluide Théorie DÉ la. Douleur, if s’oppofent davantage à fon éeoule- ment, foit à caüfe de la contraâion ou de la compreffion des folides, foit à caufe de la vifcofité & de la denfité du fluide, & que les immifîaires en reçoi¬ vent une plus grande quantité, ce qui peut vexiir de la trop grande contrac¬ tion du cœur, de la pulfationtrop for¬ te , ou de la contra&on fpafmodiquè de l’immiffaire ; il arrive de là que-Ia- partie engorgée fe diflend avec plus de force, foulFre une preflion & une con- cuflion violente, comn>e il arrive dans le phlegmon, ce qui caufe une tr^- forte douleur. 25. 3^. La douleur peut venir du vice deÉfolides, par exemple , de leur trop grand éréthifme, de leur tenflon,, de la trop grande affluence du fluide nerveux , d^une phlogofe , de leurfen- fibilité, que la crainte j la fôiMeffe, les paillons j une aâion fubite & inaccou¬ tumée ont augmentée, de la délicatefle de^la partie. C’ëft ainfi que la crainte rend la titillation douloureufe ôcinfup- portabîe ; que l’habitude ou fon eft de le couvrir la tête & le vifage, les rend fenfibles au moindre froid;,que les yeux qu’on a tenus long-temps couverts à fsê’ G E A s s- E V rr. caufe d^ime ophthalmie ne peiivénr fuppoTter la lumière ^rès qu’elle eiV. guérie qu’une partie^qu’on a long¬ temps fomentée & ramollie , a beau¬ coup de fenfibilité ; que les malades que^ îe mal a affoiblis font très-délicats y font afFeôés de la- moindre chofe ; que- les fibres nerveufes font extrêmement fenfibles aux atteintes de l’air y que \e^ tendons qui ont été tiraillés, ne peu^ vent fouffirir la moindre prefilon ; que" Kss yeux afFeâés d^une pblogofe, ne- peuvent' point fupporter la lumière,. àC- que les çonvulfiorns. des intefiins cau- fent la colique & le miféréré. i6. 4?i lu acnmànie^- dés humeurs y. telles que la bile, l’urine ,,l’icb:or, le pus, îé virus vérolique l’humeur tabide fcabieufe, chancreufe& g. caufe des douleurs iprarigineufes, corrodantes acres^ éhaudes, Brûlantes dans les parties - GU elles ^s’attachent; St comme les di¬ vers vifceres folides du corps, dè même' que les couloirs , ont une gravité fpéci^ fique différente, comme nous l’appre^ îîon.s dés expériènces ftatiquesde &rger, le même fluide âcre s’attache a= «ne paftie plutôt qu’à l’autre-^,, par fôî mime rmfon- que la-fecrétion de labile- Théorie de la Doüi^ür. 17 le fait plutôt dans le foie qu’ailleurs ,_ parce qu’elle a la meme gravité fpéci- fique, -ceUe de l’urine dans les reins ^ celle de la falive dans les parotides, 6c non point dans d’autres parties. Oa voit par là d’où vient :que la matière arthritique fe fixe dans les articles, la Aumatique dans les mufcles j la yéro- îïque invétérée dans le périofire, la fca- bieufe dans la peau,, ^ç. 6c 7 caufs: des douleurs. 17, 5^. Les efforts que feit la nature pour ehaffer ou corriger la matière mor¬ bifique., fifit .ac^e ou ^uçe , qui in corn:- mode par .fon abondance ou fà fitua- tion ,,'fbit que ces efibrts foient raifon- ®abîes ou erronés, yofontaires ou m- yoloBtaires , caufent foiiyent des dou¬ leurs. tes maux de tete font fouvent Gccafionnés par les efforts que fait la nature pour exciter un faîgnement de' nez; celles de la poitrine par eeuîc qu’ellej fait; pour ;|«Poeurer l’expeélora» tion delà matierer morbifique ;;.êc de' lè: vient que tant de douleurs opiniâtres de tête, dé poitrine , d’uterus, çefîent d’elles-mêmes lorfqu’il fiirvient unfe bémorrhagie, un erachement de fang 9^ un fljtîx menûruei.. Les douleurs, d:e.l;enî;: ï8 C L A s S.E VU. fantement ne font certainement poirtf caufées par la pefanteur du fœtus ; car fi cela étoit ^ elles fe feroient fentir avants D’oèt vient donc que ces douleurs fur* viennent à la fin du neuvième mois & que le poids étant le même v elW ceffent & reviennent- dans des inter-» valles plus courts ? Ces doulèùrs fOiir excitées par les contraâions naturelles de la matrice, qui difiendent les liga- mens larges ; elles reviennent le jour fuivant après que le fœtus efi forti, lorfqu’il efi quefiion d’évacuer les cail¬ lots de fang qui relient dans la matrice; & comme la même force qui fait cori*- traêier Puferus y dilate avec violence Ibn orifiçè qui eli encore doulqureux,' il faut nécefraîrement que les douleur? foient extrêmes. Perfonne n’ignoréque dans l’accouchement la volonté vient fouvent aufeeours de la nature pour hâter la fôrtie du fœtus. > » 28. L’indication raifpnnée eli la con* noifiàhee derutilïtéou dé rôpportunilè du fecours qu’oti doit employer dans une maladie ; c’eft elle qui déterminé la volonté à faire ou à prefcrire ce que nous connoiflbns être utile & avan¬ tageux,^ . ^ . - Théorie de la Douleur. 19 29. L’indication empirique eft le fou- venir de l’utilité dont on a été un re- mede dans un cas pareil à celui où nous nous trouvons, quoique nous ignorions la maniéré de l’employer, 6 c la caufe OU l’état de la malaàe. Cette indication a lieu dans l’ufage desfpécifiques & des arcanes, dont on ne connoît l’utilité que par l’expérience ou l’hiflolre. 30. Les remedes indiqués dans toute douleur fenfitive font, 1^. les laxatifs ,' qui diminuent la trop grande tenfiore des fibres; les anodins, qui détrui- fent ou émouffentla fenfibilité de l’ame. Car, comme les laxatifs & les anodins détruifent nécefiaîrement la fenfibilité & la didradion , qui jointes enfemble eonftituent la douleur , il eft aifé de fentir que le malade doit en recevom du foulagement, & par conféquent on doit les employer. 31. Mais comme îa laxité des parties nuit à leurs fondions, 6 c que le fom- meil & la fiupeur de l’ame empêchent fes adions libres, cet état nepeut durer long-temps fans nuire à la fanté, 6 c l’on ne peut continuer l’ufage des narcoti¬ ques. H faut donc nécefrairement dé¬ truire les principes de la douleur, ou les 1 %0 Classe VII. caufes de cette trop grande ^enfion. Ces ^ principes font ou les inftrumens tran- ehans, ou l’engorgement, ou l’acrimo¬ nie , ou l’éréthifme, ou enfin les ef¬ forts de la nature, & ces principes dé¬ truits , on fait çeffer la tenlion qui efl la caufe matérielle de la douleur ; d’oiî il fuit qu’on doit employer les remedes propres à détruire ces principes. 32. Les irritans mécaniques font ou externes , comme un juftaucorps qui ferre la poitrine, un foulier qui preffe le pied, un collier qui ferre le cou, ^ il faut les ôter j ou internes, comme nn calcul dans la veflie, qu’il faut extraire par la lithotomie ; un fœtus mort, dont il faut procurer lâfortie; des excrémens endurcis, des faburres qu’il faut évacuer par des lavemens ^ des émétiques , ou des cathartiques ; un fragment du crâne , qiv’il faut lever avec le trépan ; le pus enfermé dans un abfçès, dont il faut procurer l’ifTue j par les moyens que la Chirurgie pref* crit. 33. L’engorgement eft oecafîonné,. ©U par une fluxion , comme dans le phlegmon & l’éryfipele, dont il faut chercher les remedes- à la claffe des in- Théorie de la Douleur, ii fiammations ; ou par une congeftioa caufee par la vifcofité, la denfité ou la féchereffe des humeurs, lefquelles indiquent des réfolutifs, ou des remedes phyfiques qui rendent aux humeurs leur première ffuidité. Ces remedes agiffent en diminuant la cohélion de l’humeur épaiffie, ou en interpofant entre fes parties des molécules aqueu- fes fphériques , comme les délayans & les émolliens ; ou en mettant entre deux des particules ignées, qui divifent les molécules adhérentes,, comme les re-^ medes chauds; ou en entremêlant des particules d’un fluide plus léger, comme les gommes, les réfmes, les onguens ; ou en empêchant la peripiration, ou la rafîemblant, au moyen de quoi la par^ tie engorgée fe trouve comme dans un bain de vapeurs, à quoi fervent les em- plaftiques & les fubftances onfhieufeSé 34. îvîais comme l’engorgement do- iorifique eft accompagné de la tenfion des nerfs, & que cette tenfîon dimi’- nue ài’aide des laxatifs &;des anodins, il faut préférer les réfolutifs, qui font tout à la fois émolliens & anodins ; & qui pénètrent aflez avant dans la peau pour arriver jufqu’à la partie affeâée. 11 C L A s s E VII. 35. De ce nombre font les fleurs de camomille & de mélilot, les feuilles de ciguë & de jufquiame, qu’on fait cuire dans de l’eau ou du lait, & dont on fait des cataplafmes, ou dans lefquels on trempe des linges qu’on applique tout chauds fur la partie ; les quatre farines réfolutives, d’orobe, de lupin, de fenu- grec, réduites en pâte, auxquelles on ajoute un peu de fafran, d’huile de Un, &c. les jaunes d’œufs le blanc de ba¬ leine, les petits chiens, les pigeons, les. poulets, qu’on ouvre & qu’on ap¬ plique fur le coté du fur la tête malade ou contufe ,.ainfi que fur le bubonocele, & quiréfolvent & appaifent très-bien. On peut employer au même ufage les axonges , les graiflfes, les huiles , le beurre de lait, le cacao, que l’on appli¬ que chaudement fur les. parties dont la douleur efl: produite par une caufe froi¬ de , j& que l’on couvre enfuite d’un pa¬ pier brouillard ; le vin rouge dont on fait un cataoKflne réfolutif avec de la mie de pain ; on fait encore avec une once de camphre & une livre d’efprit de vin un réfoîutif pénétrant & anti- phlogiftique ; le favon diflbus dans l’eau- de-yie, & appliqué fur la partie malade, Théorie de la Douleur. les arrofemens, les demi-bains d’eau thermale fulfureufe, appaifentles dou- îeuft rhumatiquès qui ont befoin d’êtfe réfoutes.. 36. Les réfolutions internes propres â Gàlmer les douleurs font'les racines de fquine.,. la.faîfepareiîle, la dulcama'- Ip., §£ fur-tottt lléleftrifation. On pile |a racine déîfquiné & op la fait bouillir 4ans l ’eau ou dans du bouillon, à la 4p^fe-dè demi-dïaphme’jufqu’à une ; on oopipofe. encoré avec demi-once de iaîfepareiUe, &ç une livre d’eau une bpiidpiexqellente ;nlf s^tiges -de dulcaf fiukes; dans d.u lait;^ lui oom^ ^uentpnejvertu réfolutive .&anodine, ^pôu^yù qii’on en. boive toiiS: les jours jcopieufement. Mais dans les douleurs' rhuniatjques. caufées par une lymphe épaiffie; dans la fciatique, rien n’eft meil- lenr.que de-fer faife éleârifer journelle- ^entj^:&;de le feire tirer des étincelles 4u;Cdu j ajoutant à la fin une légère fiiî- nrination , ce-qui guérit tous les jours ^quantité de malades. ^ Gn peut encore içifiployerles étuves , ou les. fomehta-r étions chaudes faites avec des Veuilles d’hieble ou de lierre cuites dans l’eapi -;@ii;ïfi)US la cendre^ dç appliquées fur S4 Clause Vil, la partie douloureufe ou œdématëufe 37. En cas d’acrimonie', & dans les «douleurs chaudes occafiônnées par Pap- pauvriflement du fang, & la féchereffe de la lymphe, rien n’eft plus utile que les adouciffans compofés avec de jeu^ ries poulets, des-grenouilles ,tde la chair de veàûj'que l’on donne âù malade eri forme- de tifanê ou- de bouillon, après avoir-fait précéder' les- 'remedês géné- îaux & les bouillons ,-* & donné - entrée deux- un léger catharrique. Le kit- d’a- îieffe, de vache, de chevre ont aulS leur utilité, & qa ■ lès qrdon ne- ■ avec fuccès pour toute' nourriture à ceùX qui ont Fa gouîtefSè'des rhumatifmëf. Les fleurs de mauvede - violette, îèl racines de guimauve , la graine dé lin infufée dans une quantité fuffifante d’eau, fournirent une boiflbn excek lente a ceux qui ont- le calcul ou la dylTenterie, Les adouciffàhs-externes font les cataplafmes faits avec déda-mie de pain, du lait &dù fafran, la piîîpè de racine de guimauve, les àxbnges récentes, le beurre fans feP, l’onguent d’aîthæa , pourvu qu’il foit nouveau , î’huile d’olivé, d’amande. ' ^8, Rien n’êft meilleur pOUt éàlmèr i’éréthifme THÉORfE DE LA DoülEVR. 2 ^ ï’éréthifme & les efforts de la nature •que les laxatifs & les anodins, tels que les bains d’huile, de décôûion de feuil¬ les de mauve , de violette, les lave- mens de la même décoftion, les lini- mens , les potions délayantes & adoii- ciffantes , fur - tout l’huile d’amandes ■douces employée tant au dehors qu’au dedans. La faignée & les fangfiies ont ■auffi leur utilité dans les douleurs -ai¬ guës ou fébriles. Enfin lorfque la dou¬ leur n’eft point gravative , Sc que le malade n’a point de maux de tête in¬ ternes , rien ne calme plus ces éréthif- mes & ces efforts effrénés de la nature que les anodins & les narcotiques , fur-tout dans les douleurs rpafinodi- ques, où l’on n’a point de léthargie à craindre, dans les affedions hyfféri- ques, dans les^divulfions violentes des membranes, dans la colique, le mifé- réré, la néphritique. 39. Les plus doux font le firôp de pavot blanc, que l’on donne aux en- fans à la dofe d’une drachme, & aux adultes depuis demi-once jufqu’àune; le diacode , compofé avec une partie d’opium, que l’on donne en plus petite Tome VL B t 6 Classe VII. dofe. On fait aufli bouillir une tête où deux de pavot blanc dans une petite quantité d’eau, & l’on fait boire .cette décoûion au malade. Dans le cas oîi ïine dofe de firop de pavot ne fuffit point, on a recours au laudanum liqui¬ de , on le fait aufli avaler aux enfans depuis une goutte jufqu’à fix ; & l’on pouffe la dofe jufqu’à vingt & plus pour les adultes qui en ont déjà pris une moindre dofe. On donne le laudanum folide à la dofe d’un demi-grain, & on l’augmente peu-à peu, ou bien on le réitéré toutes les quatre heures, ou bien on commence par une plus forte dofe., lorfque ladouleiu* eft violente. On ufe aufli de la thériaque récente, dont cha¬ que drachme contient un grain^d’o.-. pium; ou bien du diafcordium, dont chaque drachme contient à peine un demi-grain d’opium ; ou bien des pilu¬ les de cynogloffe, dans huit grains def- quelles il en entre un d’opium & un • de graine de jufquiame, ou du favon de Starkey, dont on a fait jufqu’ici peu d’ufage dans ces occafions. 40. En mêlant trois grains de laudar ïium folide avec une once d’onguent Théorie de la Douleur, 17 (â’althæa, on coinpofe un liniment ano¬ din , & avec quelques grains de lauda¬ num, & de tacamaacha ou de galba- num, on fait des emplâtres que l’on ap¬ plique {Itr les tempes. 41. On peut quelquefois employer en forme de topiques les narcotiques ’ qu’on ne peut donner intérieurement , tels que les feuilles de jufquiame , de cynoglofTe , de ftramonium, que l’on fait bouillir dans de l’eau ou dans dii lait, & que l’on réduit en pulpe ou en cataplafme. Par exemple, en pilant du fuc du folanum des jardins avec de l’huile dans un mortier de marbre , on compofe un onguent pour les ulcérés carcinomateux ; oii applique de même le baume tranquille chaud fur les par¬ ties. 42. Dans le cas ou il eft befoln de réparer les forces, de fortifier l’efloniac, de réfoudre des humeurs épaifîies, de réjouir l’ame , d’appaifer des douleurs fpafmodiques, on ufe des gouttes mi¬ nérales anodines que l’on faupoudre avec un peu de fucre. On peut em¬ ployer le nitre dans les douleurs né¬ phrétiques accompagnées de douleur§ 18 Classe VIL & d’altération ; dix ou vingt grains fuf- fifent pour chaque livre de tifane ; il tempere la chaleur & diffout le fan g. 43. Le fel fédatif àüHomberg elî ex¬ cellent dans les douleurs hyftériques ; on en donne deux grains, ou en forme de tifane, dix dans les anxiétés de l’ame, l’infomnie. La liqueur éthérée Hoff¬ mann , ni le nitre , ni le fel fédatif ^"Homberg, ne caufent aucun alToupif. fement. 44. Si l’on emploie les opiats avant que d’avoir évacué les premières voies, il efl: à craindre qu’elles ne caufent des cardialgies & des naufées ; Sc lorfque îe fang n’eft point édulçqré, & les foli- des relâchés, le délire , un affoupiffe- •ment turbulent, inquietqui ell pire que l’agrypnie, 45. Les narcotiques fuppriment les évacuations, fufpendent les efforts de la nature, & de là vient qu’on doit s’en abf- tenir lorfque ces évacuations & ces ef¬ forts font néceffaires, comme dans l’aûh- me. Ils réparent les forces qui ont été af- foiblies par des évacuations immodérées telles que la dylfenterie , le choiera morbus, n’emplehent point Iç cours Théorie de la Douleur. 29 duflux:nienftruel que la douleur & les ipafmes ant interrompu. Mais il eft diffi¬ cile de les abandonner lorfqu’on s’en fait une habitude , à moins qu’on ne les remplace peu-à* peu par des édul- corans. 46. On ne vient jamais plus heu- reufement à bout de réprimer les ef¬ forts de la nature , qu’en détruifant leurs principes ^ je veux dire, en dé¬ truifant la matière morbifique , par exemple, en faifant arracher la dent ca¬ riée dans l’odontalgie, en évacuant les finus frontaux dans la migraine, en éva¬ cuant les faburres qui excitent la car- dialgie ; en tirant du fang dans le rhu- matifme chaud , & dans les maladies inflammatoires; en extrayant le calcul dans la dyfurie qu’il occafîonns; z®. ou en corrigeant la matière morbifique , par exemple, le virus vénérien avec le mercure-; la matière fcorbittique, avec le laitage ; la matière fcabieufe ,,avec le foufre, ôcc. Ce font là tes remedes les plus doux.qu’on puHTe employer pour calmer les douleurs; 5^. ou en la dé¬ tournant ailleurs avec desirritans , ce qui eft une méthode qu’il faut laiflèr 50 Classe VIÎ. aux Empiriques. Par exemple, les ha^ bitans de Java guériffent la colique au moyen d’un cautere aftuel appliqué aux pieds. Les Chinois brûlent le dos du malade avec du moxa pour calmer la douleur du côté, l’abduûeur du pou¬ ce, pour calmer le mal de dents, que nous guériffons en faifant couler du jus : d’ail dans l’oreille. Hombcrg-a. vu guérir une céphalalgie en mettant le feu aux cheveux. Hippocrate, guériffoit la fciati- cfue en appliquant le feu fur la cuiffe & il alFuroît que le feu guériflbit ce que le fer ne pouvoit guérir, comme on peut le voir dans la differtation de Het-. tdiusx\m a pour titre de Jiimulantium tffcHîL fcd’àtîvo. On voit par là d’où vient que les émétiques appaifent la cépha- l»gie. ^ 4*7. On peut mettre au rang des fé- datiè la preffion mécanique des nerfs qui aboutirent à la partie malade ; par exemple, celle du maxillaire inférieur qui palfe près de l’oreille, ou de i’ar- tere temporale dans la céphalalgie, la ligature de la tête dans la même mala¬ die , laquelle appaife les elrcrîs de la nature qui caufçnt îa dpulelu,^ Théorie de la Douleur. 31; Thhrie pjycologiquc de la Douleur. 48. La Pfycologie eft la fcience dès chofes qui font poflîbles à l’ame. Wolf. Pfychologia faùonal.praèüm. 49. La raifon & l’expérience nous apprennent que 1-ame n’agit point paf- fiyemènt dans les' maladies , & qu’elle a fi fort la douleur en horreur, qu’elle emploie tout le pouvoir qu’elle a, en. tant que principe aâif, pour éloigner ou pour détruire l'es principes qui i’oc- cafîonnent. 50. La théorie pfycologique de la . douleur nous inftruit des motifs qui font agir l’ame dans ces maladies, des fins qu’elle fe propofe, & des moyens qu’elle met en ufage pour la faire cpfieV. 5 ï. Il n’y a point de propofition géo¬ métrique plus certaine que celle-ci, - l'avoirque l’homme délire de jouir d’ua bonheur continuel & non inter¬ rompu , & que c’efi; là l’unique but de fes penfées & de fes adions ; de. forte qu’on peut dire que c’eft l’amour de foi-même qui conduit & dirige to.u.- tesies adiûns. B iv: 3J. Classe VU. 51. Ceux qui ont le mieux écrit fuf les paffions , entr’autres, La Chambre^ nous enfeignent que l’amour de foi-mê¬ me n’eft pas moins la fource des aûions ^ libres que des aftions naturelles; & ceux qui regardent les mouvemens de la colere, de la crainte , de la convoi»; tife, comme des mouvemens pure»; ment fortuits, & mécaniques, & diri-^ gés par le cours du fluide nerveux, ne ^ font pas moins dans l’erreur que ceux ■ qui regardent les mouvemens dès yeux,, des paupières, de la prunelle comme fortuits , parce que nous ne nous en appercevons point, quoiqu’ils tendent: à rendre la vilion plus parfaite. 53. L’amour de foi-même exige que l’ame fe réjouifle autant de l’intégrité de la force, de la beauté & de la iànté' de la màchine, qu’elle s’afflige de fa deflruûion, de fa foibleffe, de fa diffor¬ mité & de fés infirmités. Car la trif« teffe n’étant qu’une connoiffance intui¬ tive die notre imperfeftion, & la ma¬ chine n’étant parfaite qu’autant qu’elle eft entière, robuffe, belle, faine, & qu’elle concourt avec toutes fes par¬ ties au bonheur de l’homme, il faut Théorie de la Douleur. 35 néceffairement, lorfque fa ftrufture eft: altérée de quelque maniéré que ce puiffe être, & qu’elle devient imparfaite, que l’ame, qui lui eft unie & qui veille à fa confervation, s’en afflige. 54. Toute plaie en général coupe ,• rompt, déchire les nerfe; & comme ceux-ci font l’office d’une fentinelle, ôt avertiftent les fens du dmiger dont ils font menacés , il faut nécefîairement que la léfion , le déchirement qu’ils fouffrent, foient extrêmement incom¬ modes ; & c’eft cette fenfation ineom-^ mode que le taft apperçoit lorfque les’ parties font fur le point de fouffrir une rupture qu’on appelle âi)ukur. 55. On divife toute perception en finjîtive & en imaginaire. La perception fenfitive eft celle qui fe rapporte à l’ob¬ jet qui eft hors du cerveau, & qui eftr produite par fon àâion ; àinfi la vifion d*üne étineelie eft fenïîfive, fi'tant eft’ qu’une étincelle extérieure agifîe fur fes organes de la vifion. 56. La perception imaginaire ou phantaftiqué, eft cellè qui, quoiqu’èlle fë rapporte à' un objet extérieur , eff cependant produite par le feul. chan.^ B ¥ .54- C L A S. S Ë . VIL ■ gement qui fe fait dans le cerveaif^ fans qu’aucun objet (emblable agiffe^ fur les organes ; c’eft ainfi que quoi¬ que nous ne voyions aucune étincelle^ dans certaines maladies diu cerveau,, nous ne laiflbns pas d’en voir, de mê¬ me que lorfque nous recevons un coup, dans l’œil dans l’obfcurité; Scic^eft cette-- vifion qu’on appelle imaginaire. 57. Le taâ eft également fujet à des; îllufions. Quelques-unes de fes opéra¬ tions font fenlitives& fe rapportent à l’objet qui eft préfent, telle que la ' douleur que caufe une aiguille qui nous, pique la main ; il y en a d’autres qui font purement imaginaires, comme la dou¬ leur qu’on reffenî dans la main, &c qut eft pareille à celle que caufe la piqûre d’une aiguille , quoiqu’on nous l’ait coupée depuis plufieurs années. Nous avon's il y a quelques années iinr exemple de cette douîeur imaginaire ^ dans un mendiant à qui l’on coupai rhume rus , dans l’Hôpital de Saint Eloy. 5 8. Comme l’àme ne peut être attrlf* îée qu’elle ne néglige tous les autres, objets ^ pour s’occuper entièrement Théorie de la Douléur. 3 5 celui qui caufe fon chagrin ^ de là vient que la douleur fait languir toutes les fondions qui dépendent de fon adion, comme d’un principe mouvant, & que les adions libres, telles que la parole , le marcher, les travaux les moins utiles à la vie , toutes les adions des mem¬ bres fournis à la volonté languiffent , font interrompues, retardées , ou exé¬ cutées mollement.. - 59. Les adions naturelles dépendent de l’ame , quoique l’entendement ne les dirige point, & que la volonté.n’)r ait aucune part. On peut mettre de ce nombre le mouvement du cœur, la; refpiraîion , les excrétions, qui font excitées par les chofes qui nous flat¬ tent, témoin celle de la falive, lorfque nous voyons quelque mets qui nous plaît, & :qui,languiffent, & cefîent dès que la nécefîlté le requiert. Par exem¬ ple , dans les douleurs violentes, le pouls eft petit, foible, rare ; la refpira- tipn éprouve les mêmes altérations elle eft pouflive,.interrompue , trou¬ blée , plaintive , le pouls eft quelque¬ fois intermittent, troublé. . 60. A l’égard des adions qui ne font Bvj; 3é C L A S S E Vit point n^éceffaires à la vie aéluelle, felless que les excrétions dont on vient de- parler, Taâion de manger à certaines heures réglées, la promenade ^ on les^ Jfufpend quelquefois des heures & des jours entiers. Rien, ae flatte l’odorat ni Ià= vue, tout déplaît, les alimens, les boif- fons, les femmes, le tabac, le café , &:c.. quoique ces chofes ayent fait autrefois, jîos délices. On remarque même que ceux qui ont du chagrin, ont peine à avaler, ôc que lorfqu’ils s’efforcent de manger, les alimens leur relient furl’ef- tomac , & leur caufent une indigellion.; 6i. Toutes les parties agiffent de concert , ou s’aident mutuellement ; par exemple, nous ne pouvons nous tenir debout , que les mufcles des pieds,^ des tibias, des jambes ^ des lombes j* de la poitrine, du.cou ,,&c; fié fevo- rifent cette pofture ; nous ne pouvons même changer le pied de place , quo îes mufcles dont on vient de parler n’agiffent tous enfemble , à notre inf>t & malgré nous ; mais fi un mufcles par exemple.dueou, nous faitmal, irfouflré- confidérablement lorfqu’il vient à fo: contrarier&. lorfque nous remuona Théorie i>E la Douleur." yf ^ le pied étant debout, il fe contraôe fans que nous le voulions, & à notre- infu, & ce mouvement du pied rendi fa douleur plus vive. H en ell de même- des autres parties plus éloignées ; lorf- que nous avons un pied luxé, que les marifcas que nous avons au fondement nous font mal pour peu que nous re¬ muons le bas ou le tronc, la douleur augmente, elle s’irrite pour peu que: nous touffions ou que nous crachions.: 6z. De là cette attention fcrupu- leufe dés perlbnhes qui. ont la goutte , un rhumatîfme, un membre fraôuré ou luxé J ces; efforts qu’elles font pour em* pêcher le mouvement fympathique des parties les plus éloignées- ; de là; ce choix de fituation dans ces maladies 3 qui épuife uner partie : de leurs: forces, & les affoiblit^i : 6.3. t’averfiQo que nous avons pou? fedouleur , excite en nous un violent défit de détruire fa: caufe, & ce défit eft fi grand', que les;perfonnes les plusi patientes ne peuvent fouffrir dans ées ©ceafidns Je moindre délai, -attendent les remedes avec impatience, & fe mettent en :.coi.ere-contre ceux qui nd 58^ . Classe VIL' peuvent les foulager. La douleur les force à changer de fituation, à en cher¬ cher de nouvelles; ils font inquiets,ils; s’agitent , quoiqu’ils fâchent que ce changement de poflure augmente leurs douleurs., épuife leurs forces , inter¬ cepte la refpiration , & leur caufe fou- vent de plus grands maux. L’homme- eft extrêmement affeâé du mal préfent,. il ne connoît rien de pire, & il aime mieux tenter des remedes incertains que de fupporter -avec patience l’état où ûl fe trouve 64..Dieu s’ei: fervi des pa-flions pour lier les hommes entr’eux ; & le confeiî que nous donne fe divine fageffe de ne faire à autrui que ce que nous vou¬ lons qu’on nous rnlTe , s’accorde parfai¬ tement avec l’amour detnous-mêmes» Voulez-vous que je pleure? commeti** cez à pleurer le premier. Les palHons ont quelque chofe de contagieux ; Sè foit qu’elles foient agréables ou défa- gréables elles, fe communiquent à ceux qui en font témoins, lors même qu’ils font étrangers & quïls. n’en¬ tendent ip.oint notre langue.,-Lorfque sous voyons quelqu’un dans la fouf* Théorie de là Douleur. 39^ Irance ^ foit qu’il l’ait mérité ou non BOUS prenons part àfes peines^ôc nous, nous l'entons du penchant aie fecourir* Que les Savans nï’expliquent par quel' jnécanifme un homme que la douleur preffe, pleure comme un enêint ^ fe plaint J, langlotte, met tous fes voifinsr en alarme par fes cris & fes gémiffe- mens ,, &: exprime par des contoi^ fions de vifage, d’ailleurs ridicules , in¬ volontaires, & dont on ne peut ren¬ dre raifon , la douleur qu’il Ibufire.: Qu’un Stoïcien fe moque tant qu’il lui plaira de ces mouvemens déréglés &; inutiles de la nature, qui ne font qu’irri¬ ter la douleur : pour moi j’àdmirerài la bonté de l’Etre fuprâme, qui a établi; ces fignes pour émouvoir la pitié de ceux qui ont des fentimens d’humanité^ & pour les porter à fecourir lëur fem-? blables, lopfqulils. fe trouve nt dans îa- peine^. On eompreni maintenant;aveq. quelle fagelTe ces-mouvemens, ces dif- torfions du vifage,. que l’on trouve ridi» eules , parce qu’on n’èn connoît point îa fin,,ont été établis par la nature^ e’eft la langue dont elle fe fert lorf- qu’ellé eâ: dans, la peine^ qu’elle; Classe VÎT. befoin de fecours ; elle fe fait enten» dre à tous les hommes, de quelque na¬ tion qu’ils puiffent être ; ils en com¬ prennent le fens malgré le défordrc' qui y régné , & elle nous fait obtenir ce que nous ne faurions nous procu¬ rer avec le fecours ordinaire de la pa¬ role. 65. On voit encore parla d’oiivient que les grandes douleurs font muettes^ & pourquoi les maux qu’un ennemi nous fait de propos délibéré, n’excitent en nous aucunes larmes; c’eft que nous n’attendons aucun fecours, 8 c qu’elles nous feroient inutiles ; mais 4 nous voyons quelqu’un qui prenne part à - notre peine , 8 c que nous manquions de forces pour nous venger nous-mê¬ mes, nous avons auffi-tot recours aux larmes 8 c aux gémiffemens. ■ : 66 . Qu’on ne m’objede point que même chofe fe paffe dans les anir maux , que la nature ne fe propofe aucune fin dans cette conduite, & que êes mouvemens ne font que l’effet d’un méeanifme aveugle., il fâudroit, pour que cela fut , que les animaux n’èuffent ^£us feiitîiEént ne cherchaffent Théorie de la Douleur, aucun remede phyfique ou moral à leur douleur, ce qui eft démenti par l’expé¬ rience. L’entendement n’a pas befoin d’agir pour difperner cés fins, rinftinft fuffit, & les animaux , non plus que nous, ne peuvent être dans la douleur , qu’ils ne cherchent aulîi-tôt les moyens de s’en délivrer, & qu’ils ne mettent les mouvemens, tant libres que natu¬ rels , en ufage pour la faire ceflèr. 67. Les mouvemens libres ont lieu toutes les fois que le principe matériel de la douleur affeéle les fens. Un os s’arrête-l-il dans le gofier, & y caufe- t-il de la douleur,.les animaux.eux- mêmes contraâent auffi-tôt les mufcîes qui font dans le voifinage, poiu l’en faire fortir, au cas qu’ils ne puifient l’avaler; ils baiffent la tête, & appuient leur cou fur quelque corps voifin ; ils s’efforcent de le tirer avec leurs pattes, iis toulfent, pour que l’air forte avec plus de vîtelïe & l’entraîne ; ils s’efforcent de vomir à différentes re- prifes, & ils continuent leurs efforts îtifqu’à ce que les forces leur manquent^ ou que l’os foit forti. Une étincelle de feu tombe-t-elle fur la patte d’un chat^ 4i C L A s s E VII. il s’enfuit aufli-tôt, & fecoue en cou*: rant fa patte pour la faire tomber ; fi quelque arête lui pique le tendon &c s’y arrête, il tâche de la tirer avec les dents, ou de la faire tomber en fecouant fa ïambe. Ces efforts qui font purement naturels dans les brutes , font fouvent -volontaires dans l’homme. 68. Si le piquant efl: tellement en¬ foncé qu’on ne puiffe l’appercevoir, la nature met alors en- ufage le feul re- mede qui refte , & elle l’emploie tant à l’égard des hommes que des animaux. Ce remede confifte à détruire le pi- , quant, ou à le faire fortir : ce moyen n’efi: pas fûr; mais peu importe, dit Celjè , qu’il le foit ou non, lorfqu’il n:y en a point d’autre. Il fe forme un abcès, & le piquant fe pourrit, ou fi c’eft une particule métallique, elle fur- nage fur le pus, & ne fait plus aucun mal; èc comme prefque tous les abcès s’oüvrent en dehors , elle fort enfina^ avec la matière qu’il renferme. L’in¬ flammation efl ici néceflaire, elle, aug¬ mente la douleur , & caufe dans les vaiffeaux & les tendons des foubre- f^uts, qui brifent le corps nuifible & Théorie de la Douleur. 43 le: détruifent. Mais comme l’iriftinû ignore la dureté de la matierè morbi¬ fique , & que dans le cas en quefiion les douleurs font fouvent caufées par ^ un fluide qui féjourne , par un fang coagulé, pour lors les foubrefauts, les conîraôions fpafmodiques ^ & l’ac¬ tion des vaifleaux fuflîfent pour dé¬ truire la caufe du mal, d’où vient que la nature met ces moyens en ufage. 69. Le favoir & l’intelligence du Médecin ne font jamais plus nécelFaires que dans ces drçonftances, & il doit s’en fervir pour connoitre la caufe du mal, & pour y apporter les remedes convenables. Ces remedes font pour l’ordinaire inutiles, lorfque la nature n’entre point pour fa part dans la cure. 70. Je viens de déduire les princi¬ paux fymptomes de la douleur tels que l’anxiété, les gémiflemens, les larmes, la foiblefle , des principes pfycolo- giques que j’ai établis. II m’en refte plufieurs autres à expliquer , entr’au- tres la veille, mais on peut la déduire des mêmes principes. Par exemple , les lois de la fenfaîion font telles, quç 44 C X A S S E VII. nous ne [pouvons nous former une idée vive d’un objet, que celles qui lui font néceffaires ne fe réveillent auflî'tôt en nousj & comme la veille n’efl: qu’une fuite de plufieurs idées fenfitives, il aifé de comprendre pour* §uoi elle rend les douleurs plus vives^ CLASSE SEPTIEME. DOULEURS. H ippocrate ks appelle Po- noi 6 c Algemata, & com¬ prend fous ce nom toutes les autres maladies, lorfqu’il dit que toute douleur eji un mal. Les Arabes les appellent Payions , comme la paffion colique, iliaque, &c.Galien, O dynes; & pîufieurs, Copoi; d’où vient qu’on appelle la douleur des os ^oco- pus. Le mot d^algeia a la même ügnifi- cation, &t c’eft de là que font dérivés les mots de cardialgie , à’otalgie , dou¬ leur de cœur, d’oreille. On appelle en¬ core la douleur agra , proie , capture, d’oii l’on a fait les mots podagra , go* magra, frc. La douleur confidérée fimplement 46 C L A s s E VIL en elle-même & d’une maniéré abftraî» te , n’eft proprement qu’un Jymptome. , ainfi que le prétendent les anciens Pa- thologiftes ; mais elle devient une ma¬ ladie lorfqu’elle eft accompagnée d’au¬ tres accidens, & l’on peut dire que les douleurs notables font des maladies, toutes les fois que la douleur en eu lé principal fymptome ; mais dans le cas où elle accompagne une maladie grave, comme une fievre, une inflammation, une convulfion, un flux, &c. on doit la regarder comme un accident de ces maladies. Les Méîhodilles ont mis les douleurs dans la claffe des maladies qui viennent de conftriâiion , comme on peut le voir chez Profper Alpin, medic. metkqd. üb. 5. Félix Platerus, lib. de. doloribus, 2 l inftitué le premier cette clafîe, & l’a divifée par ordre anatomi¬ que ; mais il a eu tort de mettre les fiè¬ vres au rang des douleurs. Juncker & Nenter les défignent par le nom de congejlions , fubftituant la caufe à la place de la maladie. Les Anciens ont divifé les douleurs en graves , fixes , mordicantes , poignantes , aiguës , pulfatives , tenfives , froides , & un grand nombre d’autres qu’Jrchigene Douleurs^ a Imaginées ; mais il vaut mieux diftin- guer les maladies parleur fiege que par ridée de la douleur, vu qu’elle efltrès- .confufe , & qu’on ne fauroit la définir quoiqu’elle fe, falTe très- bien fentin Ajoutez à cela, que dans la même ma¬ ladie , par exemple , la colique, le mal dè dent, la douleur parpît fouvent dif¬ férente , quoique le genre de la maladie foit le, même & ne varie que par rapr port au degré, comme chacun en eft ; convaincu par fa propre expérience. : Ceiix qui poffedent la théorie des douleurs n’auront point de peine à con- npître. les accidens qui accompagnent celles qui font notables, ni pourquoi , dôrfqu’elles font violentes, elles font fuiyiesi d’infomnïe, d’aoorexie , d’im- . puiflance , de. foiblefie, de maigreur, de p.âreur, de fyncope, &c. ;* Comme l’ame s’occupe continuelle¬ ment de la. confervaîion du corps , il n’eft pas étonnant qu’elle foit affeâée de la douleur qu’il fouffre & qu’elle né¬ glige les befoins les moins urgens, & c’eft l’attention qu’elle donne à la partie malade , qui caufe l’infomnie infépara- ble de la douleur, qui bannit le fom- meii , & produit les phénomènes qui en font la fuite. 4^ Classe VII. Le fommeil produit une fecrétion plus abondante du fluide nerveux, 8c ranime la faculté motrice ; au contraire le défaut de fommeil épuife les forces, & cet épuifement eft fuivi de la lan¬ gueur & de la foiblelTe des membres 8c des organes. Le fluide nerveux qui fuinte par les «extrémités des nerfs, fe mêle avec les ducs digeflifs, & par conféquent il ne iauroit diminuer que ces fucs ne per¬ dent leur force 8c leur aâivité , & ne deviennent moins propres à procurer la digeftion 8c à exciter la faim , d’ok s’enfuit l’anorexie. La même çbofe a lieu par raport aux organes de la géné¬ ration : fi ce fluide s’y porte en moins grande quantité qu’à l’ordinaire , 8c que les forces, languifient, on ne feilt aucun défir amoureux, ou l’on devient impuiflant, de même que l’on prend du dégoût pour ce qui flatte les fenS, par exemple, le tabac, le café, la pro¬ menade , les afiàires, le jeu, 8cc. îorf- que les forces du cœur languiflènt, 8c que la circulation fe ralentit ; à quoi î’on peut ajouter que ce fluide ne cir¬ culant que dans les gros vaifleaux, 8c ne pénétrant point dans les vaifleaux capillaires, Douleurs. 4 ^ capillaires, il faut de toute néceflité que la pâleur s’empare du corps, 11 n’y a perfonne qui ne fente la raifon pour laquelle la diiîipation continuelle du fluide nerveux, le défaut de digeftion, l’épuifemenf des forces font fuiyies de la maigreur du corps. ' J’appelle douleur , non-feulement cette fenfation vive qu’occafionne la didraftion des fibres nerveufes, ainfi - te pat^xyfme fini, on fent de la dé- mangeaifon ;dans le pied affeâé , la peau fe dé^hp pat écailles furluracéeSj l’appétit; larfanti reyiennenti -Pius; les accès font violens, & plus ife font long-temps à reyenir, & auconfraireÿ & dans cette -efpece téguliere,, ils ne durent pas* plus'de deux ou trois mois & même ils font extrêmement courts Içrfque lajma|adie commei^ee,- ;, ; ;> J, Quqiqu;%£ettec efpecç réguMfrë foit .aeçqîiîpagnee de douleurs extrêmemenî C V 58 C l A s s E VII. aiguës, qui augmentent au plus léger mouvement du pavé, qu’elles mettent le malade de très-mauvaife humeur, & qu’elles foient compliquées d’une pe¬ tite fievre ail commencement, le ma- lade^n’en a rien à craindre pour fa vie, & eiîé préfage plutôt fa durée que fa fin ; & qüi plus efl:, dans les interval¬ les des paroxÿfmes, lés malades font vermeils, bien portans de bonne hu¬ meur , & encHns à l’amour & aux plai- firs ; mais lorfqiie la maladie devient invétérée, ou qu’on la traite mal, elle devient anomale & dangereüfèi ■ Ciiri. .La faignéé ne vaut rien-dans cette maladie ^ ôc encore^ moins lorf- qu’elle eft réitérée. Gn peut à la vérité i’employèr dans le fort du paroxyfme, & lorfque le fujet elî jeûné pour cal¬ mer la douleur ; mais on ne fauroit îa réitérer- impunémént. Les purgations réitérées ne valent rien non plus ^ ëç l’ôn ne doit y avoir recours qu’après le paroxyfme, & encore doit-on fé borner à purger le malade' avec' ^ manne & le pétit-Iàît. On ne doit pas non plus ùfêr- de^ fûdOrifiques , malgré le fuccès qu’ils ont foùvènt eu dans* les tempéramèns froids, tous- eis remèdes DotiUurs vagu&s. Comté. font caufe que les paroxyfmes fuivans font plus forts & plus opiniâtres , & qui pis eft, ils rendent la goutte ano¬ male. Le Médecin doit principalement s’attacher à fortifier i’eftomac de fon ma¬ lade , & à tempérer l’acrimoine & la chaleur exceflive des humeurs , fur quoi l’on peut confulter Sydenham. Le fujet goutteux doit s’abftenir de toute nourriture , à l’exception de la viande bouillie & rôtie, ne boire que de l’eau de fontaine, fur laquelle il mettra un cinquième, ôc s’il eft âgé, un quart de vin vieux, fur-tout d’Efpagne, s’abfte- nant avecfoindes vins blancs de France, principalement de ceux qui font verts. Il doit faire tous les jours de l’exercice, fe promener, monter à cheval, aller en voiture ; éviter le froid, les veilles , tout ce qui occupe l’efprit, ne point étudier après avoir mangé , s’abflenir des femmes, ou du moins n’en ufer que modérément. Il prendra, s’il en eft befoin, un bol de thériaque pour fe fortifier l’eftomac, il garantira fes mains & fes pieds du froid, êc fe cou¬ chera de bonne heure. Les perfonnes âgées qui ne boivent que de l’eau, af- foiblifîent leur eftomac, & aigriftenî C vj 6 o Classe VIÎ. leur maladie ; il s’eil: trouvé des jeiin-es gens bilieux qui ont été guéris de la goutte , en fe réduifant à cette feule boiflbn. Les jeunes gens dont les humeurs ont beaucoup d’acrimonie, fe délivrent fouvent de la^goutte , en ne vivant conftamment que de lait. Les chauffons de toile cirée font très- propres à attirer la goutte for les pieds ; maisol eft à craindre qu’ils ne répercu¬ tent la foeur. . Plufieurs perfonnes ont prévenu les accès de goutte dont elles étoient me- îiacées , en iifant pendant trois jours d’une diete légère , & d’une tifane fu- dorifiqué dont Helvétius donne la corn- pofition. Rien n’eff meilleur pour calmer l’ac¬ cès qu’une nourriture légère, une boif- . fon légérément diaphorétique , & un cataplafme fait avec de la mie de pain, du lait & du fafran. Dans le cas où la douleur eft très*violente , le malade doit prendre du laudanum en fe cou¬ chant. Le Doâeur La^erme a guéri un goutteux que fes affaires ebligeoient de voyager, en le faignant du pied; malade. Douteurs vagues. Goutte. 6 i V'ariétis de la Goutte. a. Arthritis hiemalis ; Goutte froide. L. P. Cette efpece de goutte revient pref^ c\’Ill. Linneus nommtnt la vola¬ ge ; c’efl une douleur violente qui atta- que de temps en temps, différentes par-- ties, qui augmente principalement la nuit , & qui ne fubfifte giieres-qu’une demi-heure dans la même place. Elle paffe en un inflant des jambes aux cou¬ des,. aux cuiiTes ,>au bras, en abandons*^ ^6 C L A s s E VII. nant fon premier fiege, fans qu’il pa«: roiffe aucun figne extérieur, fi ce n’eft qu’on voit, au rapport de Sckçnckius, vin grand nombre d’afcarides fortir de la partie afFeâée ; les douleurs font fi fortes, que le malade pouffe les hauts cris , demande à Dieu la mort ou un prompt fecours ; il efl: cependant déli¬ vré de ces douleurs dans peu d’heures, à moins qu’elles ne fe jettent fiar le bas-ventre , car alors elles font plus opiniâtres, & accompagnées de ten- fion du bas-ventre , d’anxiétés, d’apho¬ nie , compie l’a obferyé ŸIIL Linmus, VîQmà ÿ hiji.-méd. fait mention d’une maladie qui a beaucoup de rapport à celle-ci. . 8. Rheumatifmus faltatorius, Cardant, lib. ' de vemnis ; Flatmiix ^ appellé nakir par Albucafis. Spafmus fiatukntus par Plater, pag. 277. on ignore ce qu’il entend par-là. Rhûmatifme vermineux, ■Voyez Tiffot, Avis au Peuple touchant le rhûmatifme ^ chap, iJ. n°. iC6. ^ Les enfans, dit l’Auteur, font fujets' à des douleurs fi violentes & fi univer- felles, qu’ils jettent les hauts cris pour •peu qu’on les touche. Prenez garde à ne. point traiter cette maladie comme le Douleurs vagues. Rhumanjmc. ^7 îe rhumatifme ordinaire ; elle.eft caufée par les vers , & les malades ne les ont pas plutôt rendus, qu’elle cèffe. Voilà ce que dit le favant Rheuuiatijmus fchricofus, Mortoà^’ cap.^. hif. zu..Fcbris intermittens rheu^ màtïfmum fimulans^feuFebris rhmmaticu fjufdem^'^hiflor. tz.pag. ^4. hifi 10. ad 14, Rhumatifme compliqué de fiey.re. Voici les lignes auxquels on le con- îioît , les urines , font biiquetées; 2^. les douleurs reviennent par ihter- valîe.de -deux jours.l’un, & même tous les jç>urs:.ayec leÆilFon , :dç ,çefrent en- fuite ôn le connoît auffi au pouls , à moins qu’il ne foit concentré par la violence de la douleur ; 4"^. aux accès qui ont préçédéi ' : Laméthodecurative de Mohou^dans Je ças;oh la violence de l’accès fait crain- 4reune fyncope, confiRe rp. à faigner oopieufement le'malade ; z^. àlui don-, ner ün vomitiffixhêurés après; 3^. le quinquina avec le laudanum. Morton a éprouyé plufîeurs fois que l’émétique appaife les douleurs du rhumatifme. -■ La quarte chronique eR fouvent fui- vie .d’un rhumatifme, ainfi que Ballo- nius, Rb, de rheutnatïfmo , ÔC Fréd, Hof^ Tome FL E 9 ° Classe VÎÎ. mann après lui l’ont cbfervé ; mais cette efpece approche du rhumatifme fcor- butique. ' . lo. Rhcumatlfmus metalUcus, Doazam, Médecin de la-Facilité de Montpellier. Fvhumatifme met a üiqu e .• ■ ■ i Cette efpece-eft familière aux Fein- 4 res, aux Potiers., aux Doreurs, à ceux qui broyént les couleurs, qui peignent les talons des fouliers des femmes en rouge, qui font le plomb laminé^ aüX Fondeurs à ceux qui'boivent du via édulcoré avec la litharge , d.rc."& elle -commence fansêtrè précédée^de da coli¬ que de Poitou. Èlle fe manifefieîpar unè flupeur & une démangeaifon dans les main-s & les bras, -par la contraâion des doigts, la blancheur, la -mucoiîte-dela langue, larsq ’e le po ds f-cpt pour-cela pluo fiequenî Eile s’a^r.i.parlesfai*- gneesreitorees, paries crnoi'iensp’- sii> ter eureme'-î, oiiaonboues ex^cr t ^re- ment ; elle-s’appaife par les emetiqi es drafliques^ mais le lendema i e ’e dégé¬ néré en des doulêius kncirantp -mordi- canté-s, contoîldantes dans les ) moef^ les genouxle-stibias, les p d ou ooli- gent les malades à jëter les hauts t:risi màis^ prefque tous guérirent au-bout de Douleurs'yaguzs.^ Rhumatifme. 99 4îx ou douze jours lorfqu’on a foin de les purger de deux jours Fun , de leur donner des lavemens de vin & d’huile, :& le foir des narcotiques, par exemple, du laudanum & un bol d.e thériaque. ^Cette efpece eft indniraent plus rare que da co^lique de Poitôu. Telles dont les,obfervations qu’a fai¬ tes à l’Hôpital de la Charité de Paris le favant Médecin de Bourdeaux que je ,viens de citer. Il allure qué les malades uo.. tardent pas à fentir des douleurs iCruelles & lancinantes dans les extré¬ mités inférieures , & .àêtre paralyfésdes i>ras,à moins qu’au n’emploie les moch» îiques qiFon a-toute$ les peines du monde à la guérir avec les édulcorans. Cure dont Lobb fe fert pour le rhu¬ matifme aigu, ou pour la fievre rhuma- .tique, Theophil.Lobb, traB.praB, cap. : .tom, - 2 . Madame Wltham , ugée vde - 5 5 ans ^reffentit le premier-deJiimdes douleurs -violentes dans tout le corps. Ses yeux 'étoient comme enflammés , elle tom- :boit de temps à autre dans le délire, fa refpiraîion étoit prompte & courte, «lie étoit extrêmement altérée , elle avoit une toux opiniâtre, le pouls fré- E ii ICO . Classe VII. quent & affez fort, & la peau brûlante.. Elle fit appeller le fécond jour le Doc¬ teur Lobb, qui ne jugea pas à propos de la faire faigner, &: qui lui ordonna de prendre toutes les fix heures un bol atténuant, & de boire par-deffus de l’infusion de méliffe. Ce bol étoit cotn- pofé de nitre, de fleur de foufre , de pierre, de contrahierva, de chacun j grains ; de fel de.fuccin, de fel volatil de cochenille, de fafran, de myrrhe, de chacun deux grains. Il lui enjoignit en outre de prendre toutes les trois heures trois cuillerées d’un julep atté^ nuant, compofé de deux fcrupules de ,Ce.i d’abfinthe , de fix onces de petk- îait alexitaire , d’une once -& demie d’eau de cinnamorne, de quarante gout¬ tes d’efprit de nitre dulcifié, de firop dejimon & de méliiTe, de chacun deux drachmes. La malade prenoit enfuite vingt-cinq gouttes d’une mixtion com- ipofée d’eîprit de vitriol dulcifié & de teinture de fafran , de chacun deux drachmes, par-deffus laquelle elle bu’* voit un verre de décoftion de corne de cerf & de vin blanc. Elle prenoit dans fes langueurs ua iviîep compofé de petit-lait alexitaire , Douleurs vagues. Rhumatijmê. lôt d’eau de brioine compofée, d’efprit de lavande, & de teinture de myrrhe. La fievre diminua le cinquième jour , elle ceffa le feptieme, & la douleur le huitième. Pour hâter la cure, le Doc¬ teur Lobb lui prefc-rivit le quatrième jour un julep compofé avec l’antimoine diaphorétique, la pierre de contrahier- va, le diafcordium, la cochenille, le fel d’abfinthe, le petit-lait alexitaire, l’eau de brioine compofée, le firop d’althæa, & la teinture de caftoreum, & ainfi confécutivement. Si la malade eût été à Montpellier, on l’eût faignée dès le commencement trois fois par jour ; on l’eût gorgée de décoétion de chicorée, ou d’infuûon de capillaire ; on lui eût donné en fe couchant des narcotiques, & on l’eût purgée du moment que la fievre auroit diminué, ainfi que Sydenham \t prati- quoit à Londres. ~ Lobb a guéri un jeune homme de 2.2 ans d’une vraie pleuréfie fans le faigner, avec des fudorifiques, des cordiaux , des emplâtres & des véficaîoires au coude. On peut voir là-deifus les obf. 4c) & 60 du tome 2. & fur-tout les apb'orifmes qui terminent fon ouvrage , loi Classe VIL & dans lefqüeîs il aiTiirè que l’on peut* guérir toutes lés maladies fébrilës , in- flammatoires, ardentes , putrides , &c même les maladies malignes , les plu? aiguës (ans purgatif, fens émétique & fans faignée, ainfi qu’il Ta lui-même pratiqué pîufieurs fois. Je conclus de là que là-riaturë eft lé rneiîleur Médecin auquel on puiffe re¬ courir , piiifque malgré les obftacle^ qu’on lui oppofe, elle vient à bout de" guérir les malades des maux qui les affligent. 11. Rheumatifrhus dorfaüs , Lômmii, ds. tabt dorfati ; Rhumaîifme dorfai’. G. C’ell celui qui eft caufé par l’excès de Vénus. Royè?Jiè hmhago occdJtGrinê par h fatyriàjis; voyez V'étïjic dorfalë. 12. FJîeumatifjmts milinris, Bonté, Journal de. Méd. Janvier ijSy. RHuma-, tifme miliaire. Cette efpece elt familière aux accou- cbéès-, lorfque l’éruption miliaire com¬ mence à s-’éeaiiîer. Les douleurs vagues qui fe fâifoienî d’abord fentir dans les vifceres , fe répandent fur les extrémi¬ tés. Il s’élève fur les articulations uné tumeur pareille à celle qu’excite la goutte rhumaîifrîîale ; la, peau devient Douleurs vagues. Rhumatifme. 103 dans cet endroit tranfparente , fans être œdémateufe ; cette tumeur pâle ês luifante paâe d’un genou ài’aiiîre, efl opmiâîre les douleurs^ font aiguës & empêchent les malades de marcher, car le moindre tad en augmente la vio- knee ; l’écoulement abondant d’urines troubles eûune crife falutaire dans cette maladie,.c’eft pourquoiles remedesdiû- rétiques, affociés aux légers diaphoréth ques^ fontici trèsmîiles ,.tel epre le, petit- lait dans lequel on a fait bomiHr de la racine de fquine. 13 . Rheumatifmus.fugax';. Courhaturtÿ vulgairement appeliée rhuma- tiques. B, - C’ed une douleur qui fe fait fentir, au commencement des fievres .aiguës. & inflammatoires, dans tous les mem? bres & dans les aponévrofes des muf- cîes , elFe efl accompagnée, d’un fenti- ment de laffiîude ; on la diiSpe par les faignées & les aùtres remedes propres à ces maladies. Les malades difent qu’ils fe fentent brifés &: rompus dans tous les membres, comme s’ils avoient re çu plufieurs coups de bâton. 14. Rheumàtifmusnecrofeos.'Vojexhi gangrené feche occafionnéepar le feigîe ergotté. E iy 104 Classe VII. La douleur commence par un en- gourdiffement du pied, qui gagne infen- fiblement les jambes, les cuifles, les mains & les bras ; elle devient enliiite très-violente , & pour ainfi direbrù^ îante ; l’air froid l’adoucit, mais les par¬ ties qu’elle aftede, maigriffent confi-, dérablement & deviennent noires., c’eft-à-dire , qu’elles tombent en gan¬ grené feche^ , : I Rkeumadjmusconvuljivus Rhït- matilme convulfif,.;C. C’eft une douleur violente dés extré». mités , du dos, des lombes, accompa¬ gnée d’une rétraftion fpafmodique des bras & des jambes ; elle dégénéré quel¬ quefois en ftupeitr, fuivie de gangrené feche aux extrémités, comme il arrive dans la nécrofe occafionnée par le fei- gle ergotté & comme il arriva dans celle qui fut épidémique en Flan dre 4 cette même douleur fubfifte quelquefois- fans que la gangrené furvienne» Douleurs vagues. Catarrhe. 105 ÏV. Catarrhvs i CaterteCa¬ tarrhe ; appelle par les Italiens Infreddatura^ par les Efpagnols^ Rornadiv^o i par d^’aiitres , Flu¬ xion i Ùéfluxion , DiJliLlation, CaraSere. C’eft une douleur froide dans les parties voifines du cou, accom¬ pagnée de la toux ou du coryza, &: "d’une légère enflure de la partie occa- fionnée par les viciflitudes de l’air. C. . Le caradere de cette maladie eft très- difficile à connoître ; mais l’on doit faire d’autant moins de fond fur celui qui eft fondé fur une caufe cachée, qu’il eft faux. Les Anciens le définiffenr un dépôt d’’humeurs ; d’autres un écoulement de férofité de la tête fur les parties j mais ni ce dépôt, ni cet écoulement ne tombent point fous les fens. 1. Catarrhus hcnignus; Catarrhe bénin. La douleur catarrhale eft fouvént accompagnée d’un fenîiment de froid ^ & provient fou vent auffi du froid qu’on a pris , ce qui lui a fait donner le nom àt froide-, mais elle eft quelquefois ac¬ compagnée de rougeur, & d’une phlo- gofe lymphatique. Par exemple., la io6 Classe VIÎ. peau chevelue eft rouge dans la cépha¬ lalgie catarrhale, & quoique je fois péri fuadé que cette maladie vient fouvent du défaut de tranfpiration, pérfonne nhgnore cependant qu’elle ed: occa- iionnée non-feulement par le refroidif- fement fubit de l’air^ par un vent froid, mais encore par la chaleur qui fuccede tout-à-coup au froid, de même que par rinfôlation ; & de là vient que les ca¬ tarrhes font. beaucoup plus fré'quens dans le printemps que dans l’hiver, à eaufe des variations du temps. Il eil certain que les perfonnes aecoutumées à la chaleur font infiniment plus fenfi- hles à un froid médiocre, qu’à un froid . vioienT, continu & uniforme. Si un homme échauffé s’expofe au froid, quel¬ que léger qu’il puiffe être , fa peau fe refTerrera davantage qu’elle ne rauroî! fait, fi le froid L’eût faifi dans toute autre difpofition. La tranfpiration infenfible qui fe fait par tous les pores du corps, eil la moitié des alimêns que l’on prend, ou de là quantité d’urine que l’on rend; favoir d’environ 46 onces. Ceîîè matière eft âcre & urineufe , ne peut.être retenue dans le corps, qu’elle n’irriîe les parties, & ne faife enfler k Douleurs vagues. Catarrhe. 107 tiffu cellulaire, d’où s’enfuit une en¬ flure, une douleur, & fouvent une petite fievre , qui augmente vers le foir, & qui eft accompagnée 4e friffon & de frifîbnnement. Voyez Quotidienne continue catarrhale. Cet état, eu égard au froid & à la fievre, a beaucoup d’af¬ finité avec la quotidienne continue hyf- térique , avec cette différence que la catarrhale refi prefque toujours précé¬ dée du coryza,- delà toux, de l’en¬ rouement, de maux de dent, d’oreille, &c. les douleurs'catarrhales s’étendent fouvent dans le dos , les bras, la poi¬ trine, & eaufeat une douleur de poi¬ trine & une pleurale caîarrhalë; mais pour l’ordinaire elles font enfler les joues , elles gênent le mouvement de la mâchoire, .& caufent un torticolis. Or c’efi: ce concours d’affedions que l’on nomme catarrhe; il difrere entière¬ ment du rhume, quoiqu’il ait le même principe, par le fiege qu’il occupe, la d3rfpnée & la toux dont il efl: accom¬ pagné. Les douleurs catarrhales fe diflipent peu-à- peu par le retour de la tranfiû- ratîon,,par une diete légère, les boif-^ fons' chaudes , la chaleur de l’air & E vj io§ ClasseVII. l’exercice. Dans le cas oü elles font vioièntes, il faut avoir recours à la fai- gnée, & fur-tout purger: le malade à deux différentes fois, & lui donner le foirun fcrupule de thériaque récente. î_.orfqu’elles font continues , c’eft im Êgne qu’elles font compliquées' d’un rhumatifme chaud; 6 c il faut les com¬ battre avec le laitage & les bains d’eaux .minérales fulfureufes. U y a des gens .qui confondent le catarrhe avec le rbu* me, & qui appellent catarrhe chaud,, le rhume qui dégénéré en phthifie.. Ceux qui traitent du catarrhe malin , entendent vraifemblablement par là; la fîevre catarrhale maligne des: Alle¬ mands, laquelle efl une efpece d’hémi- tritée,qui, comme i’obferve Brendel^ n’a rien de commun avec, le catarrhe , ou du moins la quinte oii la grippe. 2. Catarrhus ferinus ; Quinte, Coque? luche. ceftijet ce que je dis de la toux terine ; çar la toux eif fon princi¬ pal fymptome, indépendamment de^ douleurs aiguës dans le dos &; dans la poitrine dont i] eft accompagné. 3 . Catarrhus epidrnikus i Grippe ^ Folette. A, ' : Douleurs vagues. Catarrhe. 109 On ne doit point le confondre avec la fievre catarrhale maligne de Juncker, de Nenter, & des autres Auteurs Alle¬ mands , qui n’a rien de commun avec le catarrhe que le nom. La feule différence qu’il y a entre la grippe & la quinte, eft que la première eft épidémique, & fe cammunique d’un endroit à un autre. Ce catarrhe eflr caufé par le vice général de Tair; &L lorfque lé vent du couchant fuccede au milieu de l’hiver à un vent du nord froid, il devientbeaucoup plusfréquent que û le froid eût continué. Il eû fou- vent accompagné de la fievre à l’appro¬ che de la nuit. Voyez Quotidienne con¬ tinue catarrhale^ Il efl: extrêmement in¬ commode par le friffonnement conti¬ nuel dont il efi; accompagné pendant deux ou trois jours, & que le malade efl: cependant le maître d’arrêter jufi qu’à un certain point, en refferrant ■pour âinfi-dire la peau-, & en faifanî effort fur lui-même. Il efl compliqué d’un fentiment de froiddans différentes parties du corps , de la toux, du co¬ ryza, d’une pefanteur de tête, aux¬ quelles fe joint une diftillation par le nez & la bouche, Lorfque, le catarrhe iio Classe VU. eftmûr, les crachats deviennent épais, on rend quantité de morve , & juf-; qu’aîors oir pafTe la nuit dans des in¬ quiétudes continuelles; on perd l’ap¬ pétit , on efl; foible , & l’on touffe con¬ tinuellement. Confukez pour la cure Rivière , Hoffmann , &c. Les, Auteurs font auffl mention d’un catarrhe fuffocant, mais j’ignore ce qu’ils entendent par là, à moins que ce ne foit la toux fuffocative. Pkifîeurs appel: lent ainfi les afphyxies ou les morts fu- biîes, dont plufieurs font caufées par la rupture d’un anévryfme interne , d’autres par la rupture d’une vomique ^ d’autres par une apoplexie, ôc'e. Voye^^ au fujet du catarrhe, quoti¬ dienne continue , toux, rhume , cory¬ za, céphalalgie, & les autres genres. 4. Cacarrhus Beliinjulanus . Med. Novembre 1757, Rochard^ Maître en Chirurgie. Maladie particulière d^S glandes , endémique à BeüéHJle en mer, B. II furvient une enflure .œdémateufe dans les glandes du cou, dans les glan¬ des maxillaires, & dans les parotides cutanées. La rumeur fe manifeffe d’a¬ bord dans l’angle de la mâchoire, & :groflît au point, de rendre, le malads Douleurs vagîtes. Catarrhe. ni difforme ; elle eff molle, & eependant douloureufe. La maladie commence fans fievre, mais avec inappétence & iaiS- îiide ; & au bout de quelques jours, fi l’on commence la- cure par la faignée, le teftieule du même côté , & tous lès deux même, fi le cou eft affeâé des deux côtés , s’enflent & deviennent douloureux. Cette maladie attaque les foldats qui font en faftion, & qui ref- tent expofés à l’air. On la guérit par une potion légère¬ ment émétique, & enfuite par des dé- layans chauds, d’oit l’on paffe à la fai¬ gnée. On la prévient en fe garantiiFant du froid & du brouillard. On dîfiingue donc cette efpece des autres par l’en¬ flure accidentelle des tefiicules. 5. Catarrhus mbeolôfus. Ce catarrhe efi l’avant-coureur dé la rougeole y de même que la cram.pe nommée granf, i’efi: de îa miliaire ; je veux dire , qu’avant l’éruption de la rougeole le malade toufle fouvent, éternue, lafmoie, eft affeclé d’un co¬ ryza , en ufï mot, tout femble annon¬ cer un catarrhe; mais l’éruption ne commence pas plutôt à fe faire, que tous ces fymptomes dilparoiftent, à ’lll C L A. s s E VII. l’exception d’une toux feche , qui in¬ commodé quelquefois le malade , êc qui donne beaucoup à faire au Méde-. cin. Ajoutez-y i’angine catarrhale , les douleurs de tête , & les autres acci- dens du catarrhe. Ce catarrhe différé entièrement du catarrhe épidémique ordinaire. 6. Catarrhus peUorms; Catarrhe de. la poitrine. L. Une Demoifelle n’ayant porté danS: un temps froid qu’un voile de foie fur fe poitrine , qu’elle avoit coutume de bien couvrir y éprouva pendant plu-, fleurs mois à la partie antérieure de la poitrine,une douleur qui augmentoit un peu par le taâ; la longueur de la ma-, ladie l’affligea beaucoup ; & la toux lui étant furvenue, elle craignit de deve¬ nir pulmdnique. Cette douleur cepen¬ dant étoit purement catarrhale, &: oeca- fionnée par l’arrêt de la tranfpiration ; les bouillons éduicorans & l’ufage du lait furent inutiles , ce ne fût qu’ea portant pendant quelque temps fur la -poitrineun mouchoir épais & chaud, qu’elle rappella fur cette partie la cha¬ leur & la tranfpiration, ce qui diffipa la douleur & la toux. Douleurs values Catarrhe. 115 Il y a des douleurs qui, quoiqu’elles affeftent une partie éloignée du cou & du vifage , & qu’elles n’ayent pas été précédées ni par la toux, ni par le co¬ ryza, ni par l’éternument, doivent ce¬ pendant être regardées comme catar¬ rhales , lorfqu’il eû évident qu’elles font le produit d’une tranfpiration arrêtée ; & c’efl: en quoi elles different du rhu- matifme. Il ne refte aucun doute fur Porigine de ces douleurs, fi elles fe difiîpent par l’application d’un drap, chaud, ou d’autres tégumens épais fur la partie affeéiée , ainfi que par i’ufhge deremedes délayans Si diaphorétiques; il.faut cependant avouer que le diag- noflic de ces fortes de douleurs elt fouvent difficile & obfcur. 7. Catarrhus caninus , Journal de Mé¬ decine, Février 1765. C’efi: un catarrhe épidémique, qui régna il y a peu de temps à Montpellier, à Lyon, & dans prefqite toute la Fran¬ ce , fur les chiens, dont elle fit périr le plus grand nombre ; cette maladie commençoit par un froid &; un friffon- nement, fuivis de toux, de coryza, de falivation, de dégoût, & d’une fi gran¬ de foibleffe , que ces animaux paroif- 114 C L A SS E VIL foientparalytiques, ne pouvant pas fe foutenir for les pattes de derrière. Voye:^ robferV'atidfl que M. Fournier^ Médeeiü de Diîôn, a publiée for cette maladie en- 1764. Cette épidémie s’efo renou- velléè cet hiver 1765; ; & M, Dtfmars^ qui l’avoit obfervée en 1763 , ajoute aux fympfômes ci-deffuï; mentionnés-, la tou-x-, la difficulté de fefpirer,-& une abondance de- matières-vifoueufes for les yeux. Parmi- les chiens attaqués de cètte maladie, quelques-uns mouroient en peu de temps , faife de vertige ; d au^ très ne périffioient qu’au bout d’un mois-, entièrement maigres ; on trouva dans les cadavres le- Cerveau affaiffe , le pouv mon' vicié-,- Feliomac rt mph d’une h burre putride, qui exbaloit une puan¬ teur infoutenabie.- Douleurs vagues. AnxiitL 115 V. Anxietas , Inquiétude ; ap- peliee par Hippocrate & d^’au- tres ^ Dyfphoria , AJfe ^Aporia, Bdptafrnôs ^ Addimània ^ Bief- trifmos & Alifmon ; Inquietudo^ par Seïinert j Rejïlenefsyénkvir giois J Defaffo/iego ^ en Ëfpa- gnol. C’eft- une fenfation irieommodë qui ne permet point au malade de refter en place ; mais c’efl: à eeux-qui l’ont éprfeü* veë j à nous apprendre en quoi eiîé difFerë des maladies qui îuireffemblë nt. ' r. .iénxiseas-fSrilis I Âîi^iéiéiéhîilé , Bberhaave, âphor. 6'g i.  Son favant Gommentàteur eii admet trois efpeces-; lavoir , l’anxieîe^ qui dans les fîevres aiguës eft cauféè par la di^.culté que le fang trouve à circuler dans- le ventricule gauche du cœur, & dans les groiTes ramifications de l’aorte. Elle= efi: accompagnée de îïn égalité , & fur-tout de la foibleffe du pouls. d’un reflerrement de cœur & des vifceres ; elle eft très-cruelle & très-dangereufe; 2*^. l’anxiété occafiom née par le défaut de circulation dans le Il6 C L A S s E VII. ventricule droit, & dans les ramificâ- tions de l’artere pulmonaire, à caufe de l’engorge ment de s vaiffeaux artériels & veineux dans les maladies aiguës du poumon , comme la péripneumonie, î’efquinancie, l’orthopnée; & celle-d eft accompagnée de ibupirs plus Iré- quens & plus profonds, d’un fentiment de pefanteur dans les hypocondres', d’une angoifle infupportable , d’une dyfpnée àuffocaîive, & ce fympîome eft le pire de tous , fi l’on excepte la première efpece qui s’y joint très-lbu- vent; 3°. l’anxiété caufée par le défaut de circulation dans la veine porte dans les fievres aiguës, laquelle eft accom¬ pagnée d’une cardialgie in croyable d’une angoifle violente dans l’orifice fupérieur de l’çfliomac, & d’un fenti¬ ment de pefanteur très-incommode , qui oblige les malades à fe donner des coups de poing. Elle efl: quelquefois fuivie d’un idere faliitaire, qui garantit le malade de la mort. Voyci la defcription , les Agnes & les indications de ces variétés, qui font la précordiale, la pulmonaire, & l’épi- gaftrique chez Vlllufire Van Swktm, qui a hérité du favoir ôc de la réputa-; îion de Boerhaave, Douleurs vagues. Anxiété, iij a. Anxietasfpafmodica, Boerhaave, aphor. 633. Anxiété fpafmodique. C’efl; cette anxiété violente du dia¬ phragme &; de reftomac qui tourmente louvent les femmes hyftériques , fur- tout les hypocondriaques & autres femblables perfonnes dont le genre ner¬ veux eft extrêmement tendre- & déli¬ cat , fur-tout lorfqu’on rem'ue leurs hu¬ meurs avec des purgatifs âcres. Elle eft accompagnée d’angoiffes, de fouplrs , d’oppremon, de naufées, de douleurs & d’une agitation extraordinaire, ce qui joint à l’image de la mort dont la malade porte l’empreinte fur le vifage, répand la terreur dans les efprits des affiftans. Cette efpeee, quoiqu’infiniment plus effrayante que les autres, eft cependant moins dangereufe, vu qu’elle ceffe au moyen d’un écoulement abondant d’u-^ rine limpide , par une éruption dé vents par haut & par bas, par Todeur des liqueurs fpiritueufes & autres fe- cours femblables, outre qu’elle n’eft point accompagnée de fievre, quoique, le pouls foit bas, ferré, fans être plus fréquent. 3. Anxietas agonijlica ; Ahgoiffes de I3 mort. A. ii8 C l a s s e vil . Ç’efl: celle qui précédé la mort, ôc qui a. coutume de llannoncer dans tou¬ tes les maladies aiguës gu chroniques, & qui différé par conféquent des pré¬ cédentes. Elle .eft accompagnée de robfcurcüTement de lajvue, de i’inéga.- lité, de la fdibléfTe, 6 c de l’irrégularité du po.uls , de ia pâleur du vifage , du délire , d’une oppreffion de poitrine , de la palpitation du cœur, & de l’abat¬ tement des forces mufculaires. Elle.eft caufée'par un fentiment confus du péril dontda vie ell menacée, à caufe des obdacles-qui s’oppofent à la circula-^ tion, 6c de l’impuiffance oîi eft la na¬ ture de les furmonter. A^.^Anx'utas cardiaca ; Anxiété de cœur. D. 'G’efl: celle qui fans. aucune maladie inflammatoire 6c dms aucune fievre, elî. caufée par.un obfiacie qui 5’oppofe à :1a circulation , foit qu’il fe trouve dans le cœur, ou dans les environs, par exemple , par un polype, un anévriC’ me, unfang coagulé, parle venin de la yipere, pu tel auti-e-iemblable. y A'Mxistas iihiarum, Aflruc, des malad. vénériennes. Anxiété des jambes. Rien :n’efl, plus fréquent que cette Do.uhürs vagues. _ Anxiété. i înaîadie dans la pratique j ,& cependant il n’y en a aucune fur laquelle les Au¬ teurs ^prd.ent un .plus,profond fiience. On voit tous les j.ours des femmes, ôc fùr-tout des hommes goutteux &jàffec» tés^de rhumatifriîes., qui Jorfque le foir vient, :nê.:peuvent tenir Jeurs: jambes eh place pendant mne minute à çaufe de lUnquiétude qu’ils y fehtent,, que l’agitation, appaife, &;.qui:CeiIe tout'rA- fait^ :dès jqu’ils font couches. , >dl>h; trouvera ce qui; concerne les in- qiûgî.U:des;des;.autres.'parties, à l’article dès imaJadies auxqueiks elles-appar¬ tiennent. .Au refoe , il y a .quantité de maladies qui fe dé.clarent dans :îes en- fans pa.r, des inquiétudes., principale¬ ment lorfqu’ils font .aux langes. . â.- ïAnxiepas.à-morfu fdis hat^ ; An¬ xiété caufée par la morfore d’un ehat en cdiexe^^ Mgrg&gni '4'* L. * • 'lin -homme ayant été - mordu à la jambe par don chat qui étoit,en.colere, éprouva quatre iours après une-anxiété confidéraSle pars les pan es i^oifines du cceüT. Ôn etoit certain que le chat ïdétoit qras :h^ op-nope Les faighées, lesifoaFjficstmrs, i’.a|iE®UQ^Por des-vem toufes fiir jt .par^.e.sffeCce^ f irentinur ïio Classe VII. tiles ; il n’y eut que les bains réitérés plufieurs fois, quifoulagerentcem^a- de, & la fievre éphémère étant furve- nue avec une fueur copieufe, il fut entièrement guéri ; mais, toutes les fois que la lune étoit dans fon plein , il éprouvoit, dans l’endroit dè "la mor- fure, qui étoit encore livide,-des irfii tâtions , quife communiquoient au voi¬ lage du cœur, &L lui caufoient une anxiété confidérable qui ne cédoitqu’à la faignée ; le retour périodique de èes irritations dura deux ans de fuite t quant aux autres-efpeces -d’anxiétés.; myei tes-' diiFérentes maladies auxquél-: les elles appartiennent. Les enfans au kit font fujeîs à beaucoup de maux qu’on attribue à l’anxiété qu’ils éprom vent lorfqu’ils font étroitement ferrés dans leur berceau. : ' - _ ■ : ' . yi . Lassitud q y Lajjituie / en Grec , Copos ; en Anglois-j W^earinefs ; en Italien, Strà^ che^a} en Efpagnol, Canfeinci^ , C’efl; une fenfatbn incommode aè-^ compagnée de foibleffe j laquelle obligé à prendre du repos pour- réparer les forces DoiiUurs vagues. LaJJîtude. iii forces qu’on a perdues. Elle paroît pro- :venir de rengorgement des mufcles^ celui-ci du fang qiti croupit dans ieurs vaifleaux capillaires & qui les dif- -tend , fait à taule: de la diffipation da ifluide nerveux'qui s’eâ faite par les -exercices qui ont précédé, ou du peu qu’il s’eu trouve dans les -membres, «comme cela arrive au commencement î4es maladies.., - : " •: GalUm&n compîe:^lept efpeces jmais fa divilion eft plutôt fondée fur la Lo- •.^ique , que fûr la:prâtique dé la Méde- ^cine, - De ce nombre font la laffitude t:enfive, co/?o5 la laffitude ulcé- :tsxi{t.^:jç,6pos tlcodçs '^ laquelle eft accom- -pagnée ftu ftfîftbn-nement, ôtÜ’un fen- . timenf'parëilà celurquecaufe une épine ofichée dansde corps ; lalaffitudè phleg- .mone^tfe copos phlegpibTwdesom. chaude, -qui eft a'ccompagnée.-d’unfëntiment:dê chaleur ; copes ifchnotes\, qui.eft accora- :;paghée. de la féchereffe du corps, &c. I. Laditudo.à labàre, fïîppoerat. Je ': dketâ \^ /il.- 2:. Herelîius dilaffî- ytudinc :^ Altdofffi jy oG. Laffitude cauïée par lé travail. B.:/ : : ; -. G’ëft célleique caufe.le mouvement ^, foit; dans; lè tout, fôiî daos la partie \ Tome FL " t 111 , Classe VIî. & qui, comme l’obferve Hippocrate^ eft en raifon compofée du mouvement :& de la foibleffe qui ont précédé j de for¬ te que plus le mouvement eft vbient ^ laforce petite, plus la:foibléft’e-eft gran¬ de, & au contraire. Cette laflîtude éfl: proportionnée, non-feulement à la vio¬ lence du mouvement, mais encore à fa icontinuité-, & au peu d’habitude qu’on s’en eft faite. Par exemple-, «quelque déger ique foit un travail, un homme -qui n’y: eftrpoint fait, fe fatiguera d’aû- 'tant plutôt, qu’il eft obligé de bander q)lus long-temps certains mufcles, & •c’eft la raifon pour laquelle, comme le -démontre ;très-bien - Alphonfe -^BpreUt^ -ceux qui -fe .tiennent=deboutsfe fati- :guent plutôt que ^ceux- .quiimarchent. Il eft aifé de compte ndre poukjuoidés -convulfions Violentés \ - par^ exemple, les accès • d’épil'epfie font toujours fui^ vis de laftitude. 1 . La0tüdo -à. pàtliema:te f ^ . • caufée par' les paffionsi ■ B. ' : Elle procédé , ou dé îa-coieré- , qni ccnvoie tout-à-coup le fluide - nerveux dans tous les membres :&ie diffipe, eu d’une frayeur ou d’une joie immo-_ -dérée, qui épuifentfes forces àhine Doukurs vagues. LaJJitude. 125 maniéré qui nous eft inconnue, d’où s’enfuit la difficulté de mouvoir le corps, & par conféquent la laffitude.. On peut mettre de ce nombre celle que caufent les maux de douleur ôc les veilles ex- ceffives. 3. Laffîtudo à jluxu ; Laffitude caufée par un flux. L. C’efl; celle qui efl: caufée par \ys\ JLux de ventre , lors for-tout qu’il efl; ac¬ compagné de tranchées, comme une diarrhée avec tranchées , le tenefme , .la dyfîenterie , le choiera morbus, ou par un jlux de fang^ bien que par la faignée , & une perte de fang ; ou enfin \m Jlux de£éroJ^tè copieux ^ par exemple , une gonorrhée s une perte .de femehce , un écoulement fiibit de pus caufé pas la rupture d’un apojfléme. 4. Lajjitudo à calore ; Laffitude Cau¬ fée par la chaleur. B. C’efl: celle qui efl: caufée au prin¬ temps par la chaleur de l’atmofphe- re, par celle des bains, des étuves, &c. laquelle relâchant tout-à-coup les fibres motrices & les affpibüflant, efl fuivie de laffitude, d’autant plus que la pefanteur du corps ne diminue point proportionnellement à laïolblelTe» 114 Classe VII. 5. La(fîmdo à pkthorây Laffitude cau- fée par la pléthore. B. Telle eft celle que caufe la crapule ou l’excès dans le boire & le manger, la fuppreffion des ordinaires & desau' très flux auxquels on efl: habitué , le trop long fommeil, &c. 6. La^tudo f&brilis^ Profper Alpin! , de pmfag. vit, Lib, 2, cap. 21. Laffitude fébrile. B, Elle çll de deux efpeces ; car ou elle fe manifefte au commencement des ma=- ladies, fur-tout des maladies aiguës, & c’eft à fon fujet Hippocrate dit que les lajjitudes Jpontanées annoricent Une, muladie , &: eUe eft çaufée, foit par la pléthore, foit par la fpibleffe univer- ïelle qu’oçcafionnènt l’engorgement des vaiffeaux, & la réfillance que le fang oppofe au cœur, foit parle fenti- înent^ confus du danger dont le corps efl menacé. Ce qui donne lieu de croire que la pléthore a lieu dans ces fortes dè 'de xas', eff le défaut de tfarifpiratibn,, qui eft la fource de-quantité dè rtialar dies, & la néceffité de la faignée dans prefqûe toutes les maladies aiguës. Ou bien la laffitude furvient après que la fieyre s’efl: déclarée ; elle effi Douteurs vagues. Lû£îtudc. âGCOmpagnée de douleurs dans difFé- rentes parties du corps, &: elle eft beau-, coup plus grande dans le typhus, la pefte &• les autres maladies malignes* . Kqye^ fébrile. Voye^^ anffi pour le pronoftic de cette elpece Profper Alpin, de prcejag. vit. Lib. z cap. zi. La. iaffitude locale dans le déclin des fie vres, annonc'e un abcès ou un apofieme, fui* vant Hippocrate, aphor.gi.gz.feB. 4. 7. La(fîtudo fcorbutica , Lind, de Jcor- huto ; La£îtudo ojiocopos des Grecs ; «/- cerofa des Anciens. Laflitude fcorbu- tique. L. Dans le premier période du fcorbuG le malade tombe dans uns pareffe ex¬ traordinaire , qui dégénéré en une laffi« tilde, accompagnée d’engourdifiement dans les genoux, de foiblefle , pour peu qu’on agifle, & de dyfpnée ; & ces deux derniers fymptomes , favoir la laffitude & la dyfpnée, continue juf- qu’à la fin de la maladie , avec cette différence, que dans le fécond & le troi- fieme période, la foibleffe augmente confidérablement. 8. Lajfîtudo cachectica^ Helvetius, de . lajfitudine ; Laffitude cacheâique. L. C’efl; celle qui accompagne les ma- F iij iiS Classe VII, ladies chroniques cacheftiqiies, dont' les principales font l’iâere, les œdè¬ mes & les autres genres. Celle qui ell ^ caufée par des tierzias dans les premières voies, mérite une attention particu-? îiere, d’autant plus que fon principe ne tombe point fous les fens, comme celui' de la laffitude qui afFeûe les fujets afci-- dques, œdémateux, corpulens 8 c cou- valefcens,. VIL S TüP O El Engourdijfement en Gr-ecy Narke ^ en Latin ^ Ohdormitio, ' C’efl une fenfkion incommode qui ~ émouffe le fentiment. Il dijfFere de la ftupeuT, en ce que celle-ci eft fimple- ment fulvie de 1’ajFoibli.ffçment du fen- timent 8 c du mouvement, au lieu que l’engourdilTement efl: une fenfation par¬ ticulière qu’on éprouve lorfque l’o¬ lécrane ou les nerfs fouffrent une forte prelïio.n, ou lorfqu’on refte long-temps appuyé fur le bras après le dîner. Il dif¬ féré de la crampe, avec laquelle il efli: quelquefois compliqué, en ce que l’on ne fent point dans les mufcles engour¬ dis cette rigidité inféparabie de la plu- - part des crampes. Doul, vag. Engourdljfement. vvj ■ X. \Stupor a prtfjiont ; Engourdiffe- jnent cauie par la prelEon. L. . ' G’eil celui qu’on éprouvé dan^ les membres, lorfqü’ils font long-temps preffés par leur propre poids, ou pan un poids étranger, & qu’ils relient long-temps en place. C’ell auffi celui que caufe la contu- Son de l’olécrane ou des autres par¬ ties, dont les gros nerfs font litués fous la peau. Lorfqu’ii ell univerfel & conf¬ iant , il annonce une hémiplégie ou «ne apôpièxie; il n’exige ^ueun rer mede ,. tor^u’it eû partiel & paflager-. X. Fdilrmillement ; énh^dLÛn, Formicatio.:\ ■ Gette efpecea cela dé linguîier , que la douleur qu’elle caufe ell femblable à celle qui feroit produite par un mi- lier de fourmis ou de piquans dans là partie engourdie, &-qu’elle ralentit fon mouvement, fans y cHufer cétte.rigir dité" qui a lieu dans les crampes. ^ Il^fe^diffipe- dé lui-méme par les fric¬ tions j par des applications chaudes, fur-tout en-frottant la partie avec de Peau- de-vie chaude , de l’eau de la¬ vande j dë thym, de- romarin. Au cas qu’il continue, il faut avoir recours aux F iv IZR C L A S S E VIL : remedes qu’on, emploie pour la para^ îjxle. ; ^ . : La théorie: de cette maladie eft en¬ core très-obfcure. Elle paroît être caiK fée par la ftagnation & la congeftion div fluide nerveAix dans les parties affect tées ; ce qui fait que lorfqu’on les tienti en l’air, elles perdent te fentiment, elles* fe meuvent avec peine , & l’on y fenfe une légère douleur. , : . . Le fourmillement efl fouvent un accident des maladies foporeufes , même, des dyfçinéfies, par exemple ^ de la para^fiê. il ^Æeve/àe-ŸaneJîhéJic^ & des autres maladies mtxquelles^on donne le nom iàe^ dyjijlk^es, la douleur & l’anxiété û.nguliere dont il .efl: accompagné. ' ? J’ai cent fois fenti des fourmillemens au front & au vifage, touteslesfois que je baiffqis îa tête ; Sc dans ce eas ^ il paroît par la rougeur du vifage & par les lois de l’hydraulique , que-le fang afllue avec plus de rapidité dans- les yaiffeaux capillaires, les. irrité, &. dif- tend peut-être les orifices des vaifleaux lymphatiques jd’oii il fuit qu’on ne doit pas toujours l’attribuer à l’acrim-O-ni© de^ humeurs». ' Doul,'Va.g. EjzgourdiJfcment. - Stupor à gdu; en langage du pays,. Gnpi ; en François, VOn^e. B. C’efl: cette efpece qui alFeâe les ex¬ trémités des doigts des mains & des. pieds, lorfqu’il fait extrêmement froide Elle vient peu-à-peu, & elle eft accom^ pagnée de la rigidité & de la Ifupeur de la partie , d’une douleur aiguë , &: d’un froid glacial. Elle diflere de là crampe. 4. Stupor à torpedine ; Coup de torpille. B. C’efl çe fourmillement qu’éprouvent- ceux qui tpucliènt la torpille avec les- mains ; car il eft beaucoup plus foibîe : lorjfqu’on ne la touche qu’avec im b⬠ton,. Ce poiftbn afur le dos deux muf-- des qu’il fecoue avec force lorlqu’on- les touche; & ce font'eux qui produi- fent cet effet. prétend ,d’après- l’expérience qu’on en.a faite , qu’on le prévient en, retenant fon haleine: avec- force. Cette douleur eft accompagnée- d’une efpeee d’engourdiftement qui; s’étend jufqu’au coudeêc même au- delà. Il y a deux efpeces de torpilles,i fevoir, celfe d’Eüfope appellée -par Linnæiis rÆZÆ cota glahra ,^. & mirailler- ht la-Méditerranée; l’autre de FAmés-- F Y ijo C L A SSE Vîï. rique, appelle gymnotus mmuliis , dans. Us Mémoires Helvétiques y tom. 4. Toutes deux caufent la crampe à ceux qui les touchent, ou médiatement ou immé¬ diatement. Une chofe qui mérite atten¬ tion , eft que lorfqu’on touche la torpille |>ar l’entremifê de quelque corps mé¬ tallique , la fecoulTe efl infiniment plus violente j & qu’elle eft prefque nulle ^ lorfqu’ott la touche avec un bâton de cire d’Efpagne, Si cela efl: vrai y comme Taflurent des témoins oculaires, il eft vraifembîahle que la force éleâriqüe de cespoiffons, éft le principe de cette fecouffe. 5. Stupor «2z7i<3Ti5; EngourdilTement mmaire, appelié Granf par les habita'ns de Turin. AUione, de milïari.. ^ C’eft un fymptomé du mïïïot y ou un engourdiflement poignant dans les doigts, les orteils, ou dans d’autres parties du corps , qui furvient avant lé fixieme jour, ou avant l’éruption, & qui eft accompagné d’un pouls petit ^ fréquent , contradé , de tremblement & d’anxiété. 6 . Stupor rachialgicus. C. Voye:^ là rachialgie , dont cette efpece eft ua fymptoniex Doiâ. vag. Engourdîjfemem. 13 r 7. Stupor à nccroji^ Salerne, d& morbo Jblonîmfi^ Mémoire de l’Acad. Royale des Sciences, des Académiciens étran¬ gers, 1755.. Voycih. Gangrené feche, caufée par le feigle ergoté. A. C’eft un engourdiffement du pied ou de la main, accompagné de fdi- blefl’e d’efprit, lequel précédé toujours les douleurs aiguës qui devancent la gangrené feche caufée par le feigle er¬ goté. La partie affeûée noircit promp¬ tement, devient dure ; & lorfqu’elle eft delTéchée ; elle fe fépâre d’elîe-mê- me des parties faines , fans qu’il fur- vienne aucune hémorragie à la pâleur, à la phifconie ; & à la maigreur fuc- cede le rhumatifme. Voye:{T‘Æot, Avis au peuple 670,-éT//. Voyez clajjh iOJ ordre ' ; 8 . StuporfàhurraRs;^n^ùm&EQïatnï cMile par dés faburres. ' VJne Refigieufë fe pîaignoit depuis ün mois d’une douleur arix mains èt aux pieds 5 femblable à celle que caufe- roient des fourmis, & accompagnée de rengourdiffement dé ces parties ; il fur-^ ■VÎnt'ëiiftrite une violente céphàlalgië & des éôvies dg vomir, fans aucune fie- vre i ayant pris ûn vomitif après avoir F vj C t ..VIÎv - été faignée, elle vomit.beauçoup de ma^ tiere bilieufe, ce vomiffement fit difpar roître tous les fymptomes le lende-' juain la.même céphalalgie revint, mais avec beanço.up moins de violence ; on la purgeai, & elip rendit encore une: grande quantité, dé. bile , ce qui mit fin à fa maladie. Beaucoup de Religieufes deviennent atrabilaires par un effet du chagrin , de la, jaloufie ^ & des autres; paffions de l’ame 3, ayqueUes leur genre- de vie les rend Sujettes, lors fur-tout qu’elles ont 'embraffé cet état fans uhq^ vocation bien‘marquée,.' i . i , ,, y r r I. Pr u- r i t u s; ^ ypmm J, Démangeaifon^ C’éfi; une fénfation incommodé qur Jîaît far da à; fe- gratter. Gettê douleur, fingulîere , qui' caufemn'Gertain pïaifirylorfqu’on gratte: avec force la partie où l’On- fent la, dé? mangeaifon,^ devient quelquefois fi fori- te, qu’on a de la peine à la calmer em s’écorchant la peau jufqu’aii fang.. , ^ - Qn ‘la croit oceafionnée par l’âçrif monie de l’humeur muqueufe j-, qùi; f^' lépar.e dans, les: glandes. fébacées.j>m^ Bouhws vagues. Prurit. elle eft auffi produite par des eàufesi, externes. . - I. Pruritus examhematicus ; Prurit - exanthématique. L. : C’ed: celui qui a lieu dans pluâeurs maladies exanthématiques ^ foit aiguës 9. comme la petite vérole, la rougeole^ lorfque les pullules fe lechent, dans le fort de la fcarlatine, dans la gale, la teigne , les autres, maladies de la derniere cîafle; foit dans les vices de h. première ^ auxquelles on -donne le nom àiUUvures y comme la dartre , la- pfjdracie,; &c. Foyeiïe traitemèntda ces genres.. ' 'i...Pruritus pedicutaris; Prurit pédi¬ culaire. C’efl; celui qui efl: caufé par le phtiria- fis, ou, par les pous ordinaires, auflî' hien que par les morpiops & autres.,, & que l’on guérit aifément avec la pou? dre de flaphiiaigre ou de xivadille ., $ moins qu’on n’aime mieux recourir aux' feiâions mercurielles.,, ou porter une- ceinture de mercure.- d/ÿ.. Pmrims iBericus.i Pmnt iâ:é:ri^; < /C’eli^ celui qui affeÔe les perfohnes* briques,'qui éÜ accompagné dës_aî^ t 34 C t A s s E VII. très fymptomes de l’iftere, & qui in¬ dique le mélange de la bile avec le fang. Il demande le même traitement que riâiere. J’ignore s’il a lieu dans l’iâere noir, quoique j’aye vu quantité de perfonnes attaquées de cette ma¬ ladie. 4. Pruritus arthntîcus ; Prurit arthri¬ tique. B. P. C’efl: celui qui furvlent aux pieds, aux mains, au dos, & dans d’autres parties du corps, après que les accès font paffés , & qui ceffe du moment qu’ils reviennent, & même long-temps avant que la douleur fe faffe fentir. 5. Pruritus i/z/â/zrwOT, Ettmuller; Pru¬ rit des enfans. C’eiî: celui qui alFeâe les enfans nou¬ veaux nés, qui leur caufe-des inquiétur des extraordinaires & les empêche de dormir.Ilfaut Beaucoup d’dttention poul? s’eri appercevoir , vu qu’il efl caufé par des crinons plus minces qu’un cheveu , qui s’engendrent fous la peau du dos ^ & pénètrent à travers, & que l’on fart tomber en frottant à plufièurs reprifes la partie avec un morceau d^“ drap. le mût Malidhn. àsxis là mxie'mo «lâffe. ... : -v' - ; Douleurs vagues. Prurit. 6 . Pruritus fugax; Prurit pafiager. B. C’eû celui qui efl: oceafionné par des caufes externes qu’il eft aifé de détruire, mais qu’il faut cependant con- fidérer attentivement, pour né point le confondre avec les autres. Par exemple il y a une efpece de haricot barbu, qu’on ne fauroit tou¬ cher, qu’on ne fente pendant demi- heure & plus, une démangeaifon très^ incommode dans les mains. Les ligatures qu’on emploie pour contenir les parties luxées , laiffent fou- vent une dériàngeaifon incommode ÿ, qui fe diflipe par le moyen de l’eatt chaude. Les h^des & les has de laine que Pon porte fur la peau, caufent auffi des âémangeaifons ^ ce qui efl: un défaut que le linge n’a point. Le prépuce efl àuflî fujet à une dé- mangeaifon, oceafionnée par une ma¬ tière fébacée blanche & aerimonieufe qui s’y amafîe, & que l’urine emporte aifément, lorfqu’on a foin de prefler un moment le prépuce avec lés doigts^ avant de lâcher fon urine. La démangeaifon que l’on fènt qitefc quefois aux bourfes,, provient d’uné ty,6 C L A s s E V II. lium^ur qui s’amaffe autour, & quife détache par petites écailles blanches , lorfqu^elle eft feche. On la diffipe en- la vant la partie avec de l’eau chaude, La démangeaifpn qui furvient aux yeux , & fur-tout à la caroncule la?* crymale, appartient à i’ophthaîmie puf- tuleufe. Si elle alFeûe le fondement, il faut voir s’il n’y a point des afcarides dans les excrémens, Foyei Ténefme. . Si elle afFeûe le vagin, il faut voir fi elle n’eft point caufée par la malpro¬ preté, par des pullules véroliques, pas- la fureur utérine, &g, . = - 7. Fruntus gravidarum. Puzos , Traiti des Accoiickemens ^ pag. 8-2. Prurit des femmes groffes. C. Les femmes font fouvent fujettes vers le milieu de leur grofiefie,-pius tôt pu plus tard., à des démangeaifons vicC- îentes dans différentes parties du corps j auffi-bien que' dans les parties* naturel¬ les , lefquelies font occafionnées par une humeur acrimonieufë qui n’a pu s’évacuer par la tranfpiration, foitque les phlyâenes fe manifeilentau dehors^ foit que' les pullules relient cachées-; fiaus-la peau^ Elles-fe grattent nuit &: Dcmleurs vagues, Prurit. iyf jour avec les ongles ju-fqu’à fe mettre en fang , ou Bien elles fe, frottent avec une brolTe, elles perdent le fommëil, la fievre fe met de la partie , & elles font une faulTe couche. On appaife cette démangeàifon par des faignées réitérées,.des émulfions, avec le lait, le petit lait j 1-èau de pou¬ let ^ les apozemes anodins , les lave- mens, les crèmes de riz , d’avoine ^ de phaféoies ; par les bains, fi le prurit efl: âcre , la vapeur de l’eau tiede, les fommentations émollientes , les cathar¬ tiques légers', & enfin par lès narcoti¬ ques. Si, la maladie réfifte à ces reme- des , elle cefie- pour l’ordinaire aufii- tôt après raccouchement. 8. Pruritus ex'opio ; Prurit caufé par l’opium. “ C’efl: celui qui vient au vifage ou par tout le corps, à caufe du trop grand ufage que l’on fait de l’opium ; & j’aî connu quantité de perfonnes qui y étoient fujettes pour peu qu’elles prif- fent de l’opium, du laudanum ou de la thériaque. Le lait fupplée à l’opium dans les maladies chroniques, & fait céffer cette démangeaifon, laquelle né fubfifle qu’autant de temps que cette îjS Classe VII. drogue agit par fa vertu narcotique, 9. Pruritus a medufa. B. La médufe eft une efpece de 200- phyte gélatineux & rougeâtre, qui fur» nage fur l’eau de la mer, & qui pro¬ duit fur les yeux & fur les mains un fentiment de brûlure & de démàngeai- fon , auffi vif que celui qu’excité l’or¬ tie , c’eû pourquoi on l’appelle ortie de mer. 10. Pruritus Syphiliticus , Amati Lufi- tani, cent, ri, cur. ; Prurit Syphili- - tique, - , - - ■ Cette efpece alFede prinéipaîement les aînés. On la guérit .par la faignée ,' par l’application des fangfues & d’un' onguent dans lequel entre le camphre & le fucre de faturne, On emploie en- fuite les anti-vénériens. IX. Algor ; Froideur Froid . excejjîfy appellé par les Grecs Kryos y Pfychos y en Latin , Frigus morbofum , refrigercitio / " en Anglois, Coldnefi, Cette fenlàtion incommode , que tout le monde connoît, eft prefque Douleurs vagues. Froid excejjif. 139 tdujours un accident des autres mala¬ dies, fur-tout du friffon qui accompa¬ gne l’accès des fievres intermittentes, & c’eft ce qui fait qu’on ne le met point au rang des maladies, & qu’on ne le regarde que comme un fimple fympto- me. Cependant ce fymptome eü quel¬ quefois très-grave & effentiel > je veux dire, qu’il n’eft ni la fuite , ni un acci¬ dent d’une autre maladie : on l’appelle froid ou froideur félon fes différens degrés, & il n’eû pas toujours accom¬ pagné du tremblement de îa peau, ou " du friffonnement, ni de l’agitation des mufcles, ou du friffon. i. Algor extemus ; Froid de caufe extérieure. B. C’eff celui qu’éprouvent ceux qui ref- . tent long-temps expofés à la froideur de l’air, à l’eau froide , à la neige , ôc cette fenfation eff d’autant plus incom¬ mode , qu’on y eff moins accoutu¬ mé , qu’on eff plus échauffé, que le changement eff plus prompt, la conf- titution plus fenfible , & qu’on a été plus délicatement élevé. 2^. Que le froid eff plus violent, tel qu’eft celui qui,a compter du dixième degré du ther¬ momètre de M. de Réaumur y approche 140 Classe VIL le plus près du terme" de la congélation, & qui defcend au-deffous. 3*^. Plus on refte expofé au froid , plus la douleur eft violente, tant qu’enfin elle ëft fui- vie de latypbomanie, ou d'un fphacele qui prive entièrement la partie de fen- timent. - • C’eft la chaleur vitale qui entretient la fluidité du fang , la flexibilité des mufcles & des fibres nerveufes, & qui donne moyen aux fluides d’y circuler. Le froid , au contraire , c’eft-à-dire la diflipation des particules ignées, coa¬ gule les fluides , roidit & condenfe les, fibres , obflrue les nêrfs , & prive leS; mufcles de leur flexibilité; d’oii s’enfuit la ftagnation du fang dans les extrémités, que le froid faifit d’autant plutôt, qu’el¬ les font plus éloignées du cœur. Cette condenfation des fibres, ce refferre- ment des vaifleaux , viennent fis ce que les fluides occupant un moindre efpace, elles perdent leur reflbrt, ce qui eft caufe que les fibrilles nerveufes fe rident, fe défuniflent, d’où s’enfui- vent des douleurs poignantes & une fenfation infupportable. Si le froid efl: aflèz aigu pour pénétrer dans l’intérieur du corps, & pour figer le fang dans les Douleurs vagues. Froid excejjif, 14 r gros vaiffeanx, il ne tarde pas à caufer la mort, finon la fîevre furvient, la chaleur des parties internes augmente j celles qui font dans le voifinage de la partie gelée s’enflamment, celle-ci de¬ vient livide, fe dégele , le corrompt, fe fphacele, & fe détache de la partie faine. Si le froid a fait moins de progrès , & qu’on emploie â temps les fecoufs convenables , la partie refte œdéma- teufe, les tendons ont peine à recou¬ vrer leur fleîdbilité ou leur mouvement, & les nerfs reflent prefque privés de tout fenîiment. ' Tout le monde fçait que le fphacele •eft prefque toujours la fuite d’un trop prompt dégel ; pour le prévenir , il faut échauffer peu à peu la partie-avec de la neige ou zvec àe l’eau froide, & enfuite avec de l’eau tlede , la plonger dans du fumier de cheval , & ainfî füeceflivement. Koye^ fphacele; caufé par la gelée. Le froid caùfe des milliers de -maux aux foldats, comme des; catarrhes, des rhumes, des rhumatifmes, des engelu¬ res , le fphacele , la fürdite, différentes efpeces de fîevres, & ceux qui veulent fàvoir les.moyens de les prévenir ^ ne I4 ^ Classe VII. peuvent mieux faire que de lire la Mé¬ decine militaire du D. de Me^erey , tom. I. depuis Varticle quator^eme , ju^,. qiCau vingtième. 2. Froid intérieur. A. C’efl: celui qui provient d’un prin¬ cipe interne, comme d’un accès fébrile, fur-tout de fievre quarte, du paro- xyfme , d’une tierce continue froide , catarrhale ; du catarrhe même, du pré- Jude de l’iftère , d’une ifçhurie ; lorf- que l’urine fe mêle-avec le fang, ce qui .arrive aifément par la facilité qu’il trou¬ ve à refluer du baffin dans les veine;^ émulgentes, dans lefquelles j’ai vu paf- ier du lait, de l’encre ôçc. du paroxyfr me d’une quotidienne continue, he^- que , de la phîhifie , & des autres ma-. -ladies caufées par une füppuration. Ces fortes de froids extrêmes font toujours dangereux ; car ceux qui meu¬ rent d’une fievre intermittente, meu¬ rent toujours dans le temps du friffon , -le pouls devient petit &.intermittent, le vifage blanchit & pâlit, les levres .deviennent livides , le tremblement -s’empare des membres, la dyfpnée & la convulfion des mâchoires augmen¬ tent quelquefois au point, que les ma- Douleurs vagues Froid exce£îf. 14 j lades ne peuvent prefque rien avaler , de là ces angoiffes qui font craindre à tout moment pour la vie du malade, à moins qu’on ne le fecoure prompte¬ ment. Ces fecours, que tout je monde connoît, & dont l’effet eff infaillible, iconfiftent à le coucher dans un lit bien chaud, & à le bien couvrir, à lui ap¬ pliquer aux pieds dés boules remplies ff’eau chaude, à lui faire avaler du via (chaud, delà thériaque, de la.confedion .d'hyacinthe , de l’eau de canelle & aur très chofes femblales. Ç’eft par,ces for¬ tes de moyens qu’on a rendu la vie à des gens qui s’étoient noyés & qu’on tenoit pour morts ; de même qu’à quan- -tité dWtres que le froid avOitffaiiis & privés de tout fentiment. Voyez .phyxie _des perfonnes noyées^ . 3. Algor febriçofus', ïourn. de Méd. J76a. p. 36. C’eft un froid exceffif répandu fur tout le corps, qui dépand du venin des ifievres d^accès. Le friffonnement dif¬ fère de ce ffoid, par le tremblement i dont il eff accompagné. L’afphyxie hyf- térique & celle des perfonnes noyées -.font accompagnées de çe frpid exceffif. 544 Classe VIÎ. X. Arjd or } Chaleur excefjîve ; en Grec, DicCcaufis & caumà; en kngloïs.y^ 'Heat. , _ ; Cette fenfationincommode que tout le monde connoît, eft caulée en nous par la trop grande aâion des particules ig'nées. : La chaleur d\m homme faln en hiver de 27 d; m'efurés fur le thermomètre de M. de Reaumiir , en été de- 3 o ; elle -ed d’atuanf plus grande, qu’elle monte plus haut , comme au 3 5e, au Lorsqu’elle va au-delà, les parties fe brûlent, les organes fe détruifent ; ilfe forme ou une eicharre, ouun fphacele fec; lés fluides fê'deffechent, les vaif- •feaüx fe-reflerrent, les fibres fe rident, la partie réde privée de Sentiment; & de mouvement'. Üne chaleur- au- def- fous de 3 5 d. raréfie les fluides environ d’une ioO®. partie de leur volume, les "vailTèaux fe dilatent à ; proportion , la ■partie devient rduge-, dOuloüreufe ; & èetté doûleun efl ; accompagnée d’un 'fentiment:d’éFOfiori',/d'e poiiftion, de ' brûlure iàfupportàbie.' - ' i. uârdor èxt^hüs /Chaleur- exter¬ ne. B. Ceâ Doul. vagues. Chaleurexcejjîve. C’efl: celle qiii eft caufée par l’appli¬ cation d’un corps extérieur, par exem* pie , lin air brûlant, l’infolàtion, les étuves, un feu ouvert, l’eau, la leffi- ve, l’huile bouillante. Cette chaleur eft ou partielle , ou générale. La trop grande chaleur de l’air rend la peau rou¬ ge , fait enfler les veines, caufé des céphalalgies, l’afthénie, l’anorexie, la laflitude, des infomnies j la foif, des faignemens de nez, rend l’urine rouge & peu abondante, caufe des fueUrs copieufes, la dyfpnée , l’orthopnée , des cardiaîgies, des fyacopes & au¬ tres maladies femblables. L’appii-cation d’une chaleur trop forte, efl: fuivie de rougeur, de phlyâenes, de la brûlure ; & comme ces fymptomes varient félon le degré de la chaleur , ils demandent aufli un traitement différent. En général, tant que les organes ne font point viciés, & qu’il ne s’agit que d’appaifer la chaleur, il faut, après avoir éloigné les caufes externes, s’il efl: poflible , employer des remedes froids aéfuels, tels que la boiflbn, les lotions , les fomentations aqueufes,' fans oublier les potentiels internes, tels que les remedes acides, nitreux, dér Tome VL G i4 on peut en révacuant calmer la douleur; mais, dans le cas où le, vitré eft fondu, il ne: refte d’autre remede ,fuivant Saint Yves^ que d’extirper roèil. Dieu nous préferve de la maladie & du remede l Il n’y a que l’obfervation qui puiffe nous convaincre que les migraines vio¬ lentes dépendent du vice dejs parties éloignées ; & comme les Médecins mé- prifent la doârine des efpeces de ma¬ ladies , ils tombent foùvent dans des erreurs funeftes aux malades> On a vù pîufieurs Médecins qui ont traité des migraines pc des maux de dents pouic des rhumat.ifmes ; mais, Famhan ne; les a pas plutôt ârracuégs, que k maîàdiê a difpani, - ; , , Hemiçrania G:domal^ca^VwLçhsi^^ U, $ & 4. ohferv. pag 41g. Migraine odOntàîgique* B. C’eft celle qui a fon principe dans la dent cariée, ou dans, les nerfs qui forment une patte d-’oie, M que l’oiS. guérit en arrachant la dent ^ ou en brû^* iant le nerf, comme je l’ai enfeigné eii parlant des efpeces de tic..Quelle fÿm- pathie étonnante ! quoique le prin]ei£f| 176 C L A s s E vri. foit dans les nerfs des dents, on fent lèulement une douleur dans la tête au¬ tour des yeux, & cette douleur n’a pas plutôt ceffé, que le mal dé dentfe manifefte. On prétend que le fuc de poireau mis dans fOreilie, appaife la douleur; mais à moins qu’on n’arra¬ che toutes les dents ' cariées , la mi¬ graine dure des mois des années 'entieresv i . Mcmicranîa jinûs ; Migraine: du finus. Dv ri"- - C’efl celle qui eft caufée par l’obflruc- tion de l’un ou de l’autre lin us frontal; La douleur fe fixe dans l’endroit du front qui èft aü-deflus de l’orbite, là- narine du même cdté efl: feche , l’œil. det^ient rouge larmoyant lorîqüê la douleur vient à augmenter. Ses variétés font I®. la migraine caufée par des Vers' ou des larves de mouches, dans les , finus frontaux. Voyei^e.mû.f6.PathoU cap. y. Rolfincius, de capitis doLare. Le Sépulckrctüm de Bonet, à>m. i.pag. dy; Elle fe manifede par des démangeaifons des vertiges : les chevres & les bre¬ bis y font très-fujettes, & de là vient qu’elles font fouvent attaquées de ver¬ tiges, Par une agitation critique du Douleurs de tête. Migraine. v]j fang, & le défaut de faignement de nez. Une Reiigieufe eut deux fois cette maladie avec une fievre aiguë ; elle ert fut guérie la première par un faignement de nez que le Médecin avoit prédit en tâtant le pouls du nez; la fécondé fois, les mêmes fymptomes revinrent, le pouls fut le même, mais le nez retta fec, & ne rendit aucune goutte de fang. La fievre cefla, mais la douleur fe fixa dans l’orbite, & fut des plus , cruelles. Je flis confulté avec le Dr. Çhaptal^ & dans la perfuafion où nous fûmes qu’elle étoit caufée par Un fang amaffé dans le finus, nous ordonnâmes le trépan. 3°. Il y a aufli des douleurs qui font caufées par une mucofité qui s’amaffe dans les finus, qui fe durcit & fe pétrifie; témoin les calculs que quelques malades rendent par le nez, Sepuichret. appendic. pag, Gx. tom. i. d’autres par la bouche , idem., ibidem pag, Gi . Les eaux acidulés ont produit de très'bons effets dans pareil cas; Fabric. Hildan. centur.6. obf. /. 4. Hemicranîa cory^ ,• Migraine com- pliouée de coryza. B. ^Ôn l’appelle ainfi, parce qu’elle com¬ mence par le coryza , & qu’elle eft H V 17 ? Classe VII. (çonftamment accompagnée de celui-ci ^ Sc de la fécherefle d’une narine. C’eft une douleur aiguë périodique qui ne vient qu’une fois ou deux par an, & qui efl: accompagnée d’une violente rétraâion de l’œil au dedans de l’orbite, de larmoiement, quelquefois deraffoi- bîiffement de la vue, & autres fymp- tomes fâcheux ; elle eft cauféè par l’en¬ gorgement des finus frontaux ; & celuh ci, par une mucofité vifqueufe & âcre, du moins dans les perfonnes âgées. J’ai vu guérir cette maladie avec des douches d’eau de Baîaruc, îefquelles , furènt fuivies d’un écoulement de iha- riere vifqueufe par les narines. Mais quelles /ont lés migraines que l’on guérit avec les véficaîoires les fêtons, & autres remedes femblables appliqués fur l’occiput ? Ne font-ce point les céphalées féreufes? Hemicrania hœmorrhojdalis , Heif- ter. Clavus hæmorrhoidalis ^ dijfcrt. ann. h. Helmftadt j Migraine, hémot'^ rhoîdak, A. P. CaraBere. C’eft une douleur de tête fixe , pareille à celle que cauferoit un clou qu’on prefîeroit defllis ou qu’on enfonceroit, laquelle eft caufée I| Douleurs de tête. Migraine, fjçf fupipreffioîi dur flujç menlbuel, hçmQr- j-hoïdal, & de {aignemens de pez, ôc ^ui ceffe dès qu’ils reprennent leur cours. Elle eft accompagnée de l’enÊure ^ de îa chaleur, de la rougeur, de Par-; ,deur de la, partie, d’infomnie, du batte¬ ment des tempes, de latitude dans tout le corps ; i’urine eil rôïige, éciimeufe., 'le pouls dur & plein. - , ■ , .Cure. Elle exige qu’on diminué le volume du fang, qu’on le délaye , ^ qu’on faiTe reprendre aux écoulemens .leur premier cours. C’elï à quoi l’oft parvient par la faignée du pied ^ par .l’application des fangfues fur la partie .ou au fondement^ par un régime- dé- layanî: & rafraîchiflant, par des reme- des réfolutifs ,& tempérans ^ comme la . poudre tempérante de SraÂl ou à'Help ,ter.^ laquelle eft compofée avec de ^ . nacre de perles, & trois grains de nitre;, - OU quatre potiops tempérantes, eom,- pofées avec les yeux d’écreviire, îa na¬ cre de perles, l’eau rofe, l’eau de fleurs . de tilleul, de fureau, de çinnamomè , ^îe firop violât ; les fomentations de fleürs de camomille, de fureau de mille- feuillesj ayeede lamie de pain, l’èfprit ' H vj x8o Classe VII. 'de vin cajnphré, &c. Les curieux de -la nature veulent qu’on applique des ventoufes fur la partie; P. Bordlï-, des fangfues ; que l’on ouvre l’artere-; d’autres, qu’on baffine la partie avec 'de l’eau froide. 6. Hemicrania- clavus ; Le; clou hyfté- -rique. Clavus Sydenham*-, colicâ hyjicricâproçejj'. imegr. pag, d'd^.'Raulin, de vaporojis morbis\;'z68. À. ~ C’efl une douleur de tête ^irocQ per- ■urebrante, qui n’occupe pas plus d’ef- pace que peuvent en couvrir le pouce du-un ceuf, qui produit le même ^fen- -timent qu’un clou qu’oii enfoncêfoit "dans la partie , & qui jette'la irialade dans le défefpoir & fou vêtît dans le 'délire. Elle eft fâmiiieré aux femmes - hÿftêrîques & chlorotiques; Les Arabes l’appellent evum tefla , IorfQu’elIe oc- -''eupe un peu • plus d’efpace. Cette ma- rladie* cruelle f éiifle’ ^--'îa faighéè, ^ ne cédé qu’aux remedes qiidh erriplôte dans la colique d’eftomac hÿftëriqué", qui font le petit lait & le laudanum. 7. Hemicraniapurulenta , Nicolai Dé- cas , objervat. pag. ^4. Strasbourg 172.5» Migraine purulente^ A. ■ ÎJn ioldat quiavoit reçu-depuis trois DottUurs de tête. Migraine. i§i ans vine plaie à la tête compliquée de fraâiLire , mais qui ,s‘étoit depuis long¬ temps confolidée , fut fujet depuis lors à des douleurs de tête cruelles qui avoient épuifé tout le favoir des Mé¬ decins & même du Bourreau, en qui les Alleniands ont beaucoup de con¬ fiance. On lui preferivit enfin une pou- -dre de cinabre & denifre, une emuî- ‘fion & tin emplâtre, qui le firent for¬ tement éternuer, & lui procurèrent une excrétion de matière purulente tê- nace, entremêlée de fang par le nez, laquelle dura un jour entier, & dont da quantité fe monta à un demi-ïetîèr. La doülèur-fe calma tout-à-coup& fe diffipa enfin entièrement ; d’où l-Àutètm conclut qu’on attribue fou vent aux re- medes des effets qu’ils n’ont point pro- ■ duiîs, & que c’eff îa fortune qui fait la ^ réputation des Médecins. ' ' On doit donc attribuer cette é:^ecè -U ùil amas de pus dans lés finus ffon- ‘ tâùx‘ou maxillaires. - 8 . Hemicrania ab Infeciis ; Migraine • caufée par 'des Infeâes. G’eft celle qui eft caufée par des in- ; feâës qui s’ihfinuent dans les finUs frontaux , comme une fcolopendro j ï8i Classe VIî. un taon,une mouche camafliere,une çhenille, &c. Catherine Pnaferin , âjée de cinquante ans, fut affligée pendant un an d’une douleur aiguë dans le côté droit du front, laquelle occupoit un efpaçe de la largeur du pouce. Elle augmentoxt lorfqu’elîe s’éveilloit, ou qu’elle s’expofoit au foleil ; elle étoit accompagnée de démangeaifon dans le nez, de la féchereffe de robflru&on jde la narine droite, d’éternumens fré- quens , de pefanteur de tête, de ver¬ tige ôc d’un fpafme dans la paupière droite. Son haleine étoit puante à fon reyeil , & elle étoit fujetîe .4 des rap¬ ports acides. . . ■ ‘j . Elle prit du tabac;, elle flaira de l’eau de la Reine d’Hongrie, & au bout de ^quelque temps, elle rendit quantité de morve, & enfin une fcpîopendre.â _4eux cornes, qui fe ipit a çourir avec ..l^aucoup de vîtefîe , qui fe roulq en forme de fpirale, & qui avoit. de qha- ,-que côté, quinze pieds & plus. C’ftoit vraifemblablement la fcolopendre fdate . à quinze pieds de chaque côté dont il ^eft parlé dans la Fauna/§uuiça-■ ^ Fabrickis Hiidanus, cmtut, /. ' Douleurs de tête. Migraine. 183 a vu un enfant attaqué d’une migrai** ne, laquelle étoit caulée par une che¬ nille velue qui s’étoit infinuée dans le finus frontal. On peut en voir la figure chez l’Auteur. Tulpius, lib. ^. obf. 12* a connu un homme be, &forme comme une efpece d’arc ou de bourlet enflé; les tarfes s’excorient, Bo&rhaave appelle cette maladie i/z- jlammatio excoriatoria palpebrarum , in- . ilammation des paupières avec excoria¬ tion. Celles-ci s’ulcèrent, il fe forme fur l’intérieur des paupières de, petites pullules miliaires , de la grofleur d’un grain de fable , calleufes. Cette malâ- ■ die efl: très - opiniâtre très-incom¬ mode. Les malades fentent le même picotement que s’ils avoient les yeux remplis de fable, & y caufentune exco¬ riation , à force de clignotter. Cette maladie demandé un autre traitement lorfqu’eUe efl: récente , que lorfqu’elle efl: invétérée. Dans le premier cas , il faut calmer l’inflammation fur-tout avec des reme- des internes,tels que lafaignée, la pur- . gation , les bouillons rafraîchiflans , les bains, & même les topiques. Prenez de bulbe de lis démi-once. Douleurs de tête. Ophtalmie, 195 dé fleurs de mélilot ou de fureau une once, de fafran un fcriipuie. Faites-les bouillir dans i’eau, ajoutez-y de la fa¬ rine de froment autant qu’il en faut , & flx grains de fel armoniac. Enveloppez ce catapîafrne dans un linge, appliquez-le fur l’œil & renou- veilez-le deux fois par jour, obfervant de i’y laifîêr, jufqu’à ce qtie les pau¬ pières qui étoieht tendues, fe lâchent & fe rident. Si on i’y îaiflbit plus long¬ temps^ il en réfulteroit une épiphore fébacée, à moins qu’on ne fe fervît d’af- tringents, tels qu’une décoftion de ro- fes, d’écorce de grenade, de feuilles d’aigremoine avecunpeû de mielrofat. î 5 ans le cas oîi la maladie eft invé¬ térée , il faut oindre les paupières avec fonguent fuivant. Prenez de fucre de faturne, une dra¬ chme, de cérufe blanche quatre fcru- pules, de camphre flx grains : broyez les avec un peu d’huile rofat ; ajoutez y enfuite d’onguent de tuîie ou rofat une once; oignez-en matin & foir les paupières qui font collées. Au cas que le malade ne puifle le fupporter, on lui fubflituera un onguent lénitif compofé Tome ri. I 194 Classe VII. avec le beurre frais, l’huile 4e cire, 3c la cire blanche. Dans le cas où les paupières font ulcérées 6c galeufes, Saint Yves fe fert d’un onguent compofé de deux dra¬ chmes de foie d’antimoine, de demi- drachme de camphre, & de vingt grains de clous de girofle , que l’on fait inm- fer pendant huit jours dans de l’eau d’euphraife, de fenouil, de grande éclair re, ôc de fhue, de chacune quatre on¬ ces. On en met dans l’œil quatre fois par jour, & lefoiron applique deflus de l’onguent detutiè. Si ce re me de ne réuflit point , on brûlera les uîçeres qui fe font formés fur les bords des pau¬ pières avec la pierre infernale , en iifant des précautions néceflhires. Si les paupières ne font alFe,â:ées que d’une dartre, & qu’il n’y ait^oint d’ukere, il fuffira d’y appliquer quatre fois par jour un collyre compofé de fe! de faturne & de fel armoniac de cha¬ cun quatre grains, & d’eau rofe Si de plantain de chacune quatre onces. 5. Ophtalmia Jkca. Xerophtalmia^Y^ ^^inetæ. Ophtalmie fiche. Ophmlmh qui affecte le coin de Vedily Saint YveS fpccfiô. Douleurs de tête. Ophtalmie. 19 5 Nulle enflure dans les paupières * rougeur & démangeaifon dans les tar¬ ies , point de larmoiement, les pau¬ pières fe collent la nuit , on a peine à Supporter la lumière que l’eau réfléchir. Elle eft plus aifée à guérir que l’humide ; elle efl cependant opiniâtre & habi¬ tuelle , étant caufée par l’acrimonie dé la lymphe ; elle ceffe au moyen d’une légère dyfurie critique, par le tranf- port de la matière de la conjonclive dans la verge. Cars. La faignée fufSt quelquefois de même que les bains pris pendant quelques jours, lors fur-tout que l’on a foin de purger auparavant le,malade. Il prendra au ïbrtir du bain un bouilion rafraîchiffant, bu du petit lait, Syden¬ ham prétend que les anodins , pris le foir-, produifent un très-bon effet, fur- tout dans les enfans. On boit en été pendant neuf jours les eaux minérales froides. Les topiques indiqués font les coU lyres d’eau rofe, de plantain, de mu¬ cilage d’herbe aux puces, d’eau de frai de grenouilles, les feuilles de coignàf- fier, les pétales de rofe. L’eaü ou la folu- tion de faturne , ou le fel de faturné 196 Classe VII. délayé dans beaucoup d’eau, le fucre candi, &c. produifent auffi un très- bon elFet. Saint Yves fe fert d’un col¬ lyre compofé d’eau rofe èc de plantain, de chacune deux onces, de 12 grains de tutie, & d’une cuillerée d’eau de vie.- On baffine l’œil avec ce collyre, pendant le jour, & le foir on applique defTus un plumaceau trempé dans une décodion de feuilles de véronique , de thym & de feuilles de rofe dans du vin rouge. La pelure interne de poire ou de pomme, ell un excellent adoucif- fant. 6. Ophtalmia pujlulofa. Saint Yves, Mal. des yeux fpag. 18^.Ophtalmie bour^ geonnée. L. . Dans cette efpece , les faifceaux de vaiffeaux rouges s’étendent depuis la tunique interne de la paupière jufqu’à îa cornée, & il fe forme autour de celle- çi des puftules de la grofîeur d’une len¬ tille. Lorfque ces puftules fe forment dans la cornée même, il y vient un abcès qui fe manifefte par fa blancheur. Cure. Elle exige une folutioh d’eau divine dans de l’eau , pourvu que les puftules ne touchent point la cornée ; fi elles y touchent, ^ qu’elles forment Douleurs de tête. Ophtalmie, un abcès, il faut le faire percer en ver- fant goutte à goutte dans i’œil de l’eau dlftillée de camphre, & après que les pudules auront percé, on aura recours à la folution de la pierre divine. 7. Ophtalmia eryjîpelatofa, St. Yves , huitième efpece,^pag. 184. Ophtalmie éry- Jipélateufe ; ou plutôt Herpétique. ! Cette efpece , indépendamment de la rougeur de la conjonâive , de l’en¬ flure des paupières, des douleurs infup- portables dans les yeux & dans la tête , de l’ardeur dont elle eft accompagnée , fait détacher la peau du front, des tem¬ pes & du nez en forme de croûte ou d’écailies furfuracées, qui laiffent après elles des cicatrices. Cette maladie efl: très-opiniâtre & très-dilEcile à guérir, Cara.Elle exige i®. que l’on fomente la partie avec de l’eau de fleurs de fu- reau &une dixième partie d’eau de vie ; a^. des fêtons fur la nuque , en com¬ mençant par la faignée &; la purgation, que l’on réitérera s’il en efl: befoin, des véficatoires fur le dos & derrière les oreilles. Comme les douleurs font vio¬ lentes , il faut réitérer la faignée , & employer les narcotiques. S. Ophtalmia humîda , Saint Yves, I üi C L A s s E vu. deuxieme efpece. Epiphora Galen, zV troduU.Ophtalnûa ver a Sennert. Ophtal^ mie humide. Elle eft habituelle comme la feche, ou elle a fon foyer dans la maffe du fang, ce qui la rend très-opiniâtre. Elle eft accompagnée d’un îarmoyement abondant, de l’enflure des paupières, près des tarfes, d’une chaflîe copieufe , de douleurs lancinantes dans les yeux, d’une rougeur intérieure, & de plus le malade ne peut ni fupporter la lumière îii ouvrir les paupières. De là s’enfui vent des taches fur la cornée. Les en- fans ont fouvent les joues excoriées; par les larmes qu’ils répandent, le neV & les levres enflées.. Cure. Elle exige la faignée du bras ,, du pied& de la jugulaire, l’application de trois ou quatre fangfues autour de l’œil ; le fécond ou le troifîeme jour ,, im purgatif ordinaire avec la manne îe féné & les tamarins, après quoLoa fera prendre au malade des bouillons de laitue , d’ofeille , de chicorée. Le foir, on lui donnera des narcotiques , on lui appliquera un véficatoire entre les deux omoplates; 6 c à l’égard dés enfans J on tâchera de leur procurer un ÙouUufs dttèu, Optitatmiéi 19^ écoulement par les oreilles, pour dé¬ tourner la férofité âcre qui s’eft jetée fur les yeux* On réitétera la purgation ^ & on emploiera les bains domeftr- ques, à moins que l’état de la langue & de l’eftomac ne s’y oppofent. On ne négligera point cependant les col¬ lyres, & l’on emploiera d’abord les plus doux. L’eau de fenouil, ni à plus forte raifon celle d’euphraife, ne valent rien, elles font trop âcres ; il vaut mieux fe fervir de la chair de pomme Cuite avec du lait, de lait frais* de mucilage d’herbe aux puces, de coing, de blanc d’œuf battu avec de l’eau rofe, ou, ce qui vaut encore mieux, parce qu’il ne colle point les yeux , de blanc d’œuf pilé avec un peu d’alun, épaiffi & en¬ fermé dans un linge. On peut encore faire durcir un ceuf, en prendre le blanc, & i’arrofer avec de l’eau rofe ou de plantain. Après que l’ardeur eft appaifée, on peut appliquer deffus de l’eau rofe, avec un peu d’eau ou de fucre de faturne, ou bien fe fervir d’un collyre compofé d’eau de fenouil Sc d’eau rofe, de chacune deùx onces, de fucre de faturne deux grains, ou demi-drachme de trochifque blanc de 1 iv aoo Classe VIL rhafis. La douleur appaifée, on mettra ' fur l’œil de la poudre de tutie , pour que les paupières ne fe collent point, & que le malade puilTe les ouvrir à fon réveil, Lorfque cette ophtalmie eft invété¬ rée , il faut faire diffoudre du vitriol blanc ou romain, dans de l’eau de fon¬ taine , en telle quantité, qu’en en met¬ tant une goutte dans l’œil, elle caufe une douleur vive, mais mornentanée» Un fcrupule de vitriol, diflbus dans lis onces d’eau avec une drachme de fu- cre, produit cet elFet. On doit fe fervir de ce collyre en fe couchant, & ne point charger l’œil de comprelFes ni de bandages. Il ne faut jamais le matin mettre dans l’œil des chofes âcres, m.ai£ le badiner feulement avec de l’eau tie- de, ou de i’eau rofe. . Il y a des perfonnes qui ajoutent au vitriol trois grains de verd-de-gris, ou qui fe fervent de vin dans lequel elles ont mis tremper pendant une nuit une piece de cuivre, ou qui font didbudré la pierre divine dans de l’eau, & en mettent quelques gouttes dans l’œil en fe couchant. Ces collyres font fort bons,, pourvu qu’on ait foin d’adoucir le fang Douleurs ds. Uu. Ophtalmie. 20 1 , avec les bains, la faignée , & les bouil¬ lons rairaîchiffans. 9, Ophtalmia fcrophulofa ; Ophtalmie fcrophuleufe. L. Elle efl; familière aux enfans fcrophu- leux, humide, compliquée de l’enflure des bords des paupières, d’une chafîie épaifle, de la rougeur, de l’enflure de la cornée , d’un larmoiement âcre. Ils tiennent toujours la tête baffe ; ils ont le nez, les levres & le cou enflé, & la cornée efl fouvent affeûée d’un leu- come. Le principe de cette maladie efl une lymphe fcrophuleufe, âcre, vifqueufe , que l’on doit par conféquent incifer, atténuer & dépurer par des catharti¬ ques réitérés, précédés d’une pilule compofée de douze grains d’aquila aîbâ, & enfuiteavec des bouillons apéritifs, dans iefquels on fait entrer un peu de limaille de fer, d’efquine coupée par petits morceaux, & des cloportes, une pincée de fou ci fauvage , ou une demi- poignée de fleurs de grateron. On peut aufli employer une tifane d’efquine & de racine de patience, de chacune une once , que l’on fait bouillir dans dix livres d’eau , jufqu’à diminution de 2 GÎ Classe VIL moitié, & aiixquelles on ajoute vers; ïa fin de la coéfion, trois pincées de fommités de cyprès, deux drachmes de réglilTe; & le malade en fait fa boiffom ordinaire. Il prendra enfuite pendant^ trois jours un bol compofé de vingt ou trente grains d^æthiops minéral; on le purgera le quatrième jour, & ait bout d’une femaine, l’on réitérera le bol & la purgation. Lorfque la faiforf le permet, & qu’on peut iuifëire pren-: dre les bains, ils produifent un très- bon effet; mais le meilleur de tous les; remedes efi: un féton au cou, qu’il doit; porter dans les mois qui font tempérés. On peut auffi fe fervir du remedè du Y}t, Iîans i’/o & ils ne furent pas plutôt dehors, que la douleur ceffa. Ces in- fedes étoient des nymphes provenus des œufs que quelque infoâe y avoit . dépofés. Ce cas nous fournit un exemple d’une paraphrénéfie phrénétique cau- fée par la violence de la douleur. Le malade couroit comme un furieux en jetant les hauts cris, & fe fut précipité dans le Rhône, fi on ne l’eût retenu. 3. Otalgia. catarrhcüis , Ettmuller , Zacutus y,praxis i Otalgia notha de Nen.- îer; Oîdgie catarrhale. B. On la diflingue par fes principes pro* cathartiques , tels que le froid, un veM ftoid; humide qu’on a pris à Douleurs d& têu. Mal oreille. 135' aux oreilles étant échauffé. Les fymp- tomes font moins vioiens ; on fent une enflure & une douleur légère aittour de l’oreille, lac^peile efl: fouvent accom¬ pagnée du coryza, de la toux & d’une angine. On fent fouvent de la douleur dans le mufcle falpingo-flaphylin, & par une fuite néceffairej dans la trompe dCEuÂache , laquelle efl; accompagnée de fa diflraftion , du tintouin, de la fauffeté & de la dureté d’ouie , ce qui efl: caufe que le malade ne peut fouf&ir le moindre bruit. Cure. On la commencera par une faignée & des boiflons diaphorétiques ; on tiendra le malade chaudement, & on ufera de fomentations defîicatives & de remedes propres à hâter la tranfl piration. On lui rafera la tête, on le peignera fouvent, & on la lui frottera avec du fon pour en ôter l’humidité. Les fumigations aromatiques avec le fuccin , l’oliban & le fucre, ne font point à méprifer, non plus que l’ufage intérieur des narcotiques.. On appli¬ quera la mie d’un pain chaud fur l’o¬ reille , & même les fangfues y ainfî ç^Aretèe le confeille. Hoffmann efl d’avis qu’on applique. 134 Classe VII, fur les oreilles une veffie remplie de décodion de fleurs de mauve , de fu- reau , de méliiot & de lait. Voyei la cure d’une otalgie compli¬ quée de migraine, d’une douleur dans le menton, le palais , la gorge & qui duroit depuis plpfieurs mois, par l’ex¬ tradion d’une dent cariée qui la cau- foit, chez Fauchart, obf. 4. pag. 408è du livre intitulé U Chirurgien Dentijle^ 4. Otalgia ab intrujîs, Jonfton , idea medic. ab injeais , Jonflon , à forjiculis aliifque ephem. natur, Wolckame- ri, obf. 2éiT. Otalgie câufée par des corps étrangers, par des infedes, des perce-oreilles, &c. L. Wolekamer rapporte que des perce- oreilles étant entrés dans l’creillé d’un Tîomme, ils lui cauferent pendant vingt ans une douleur qui lui laiflbit à peine quelques intervalles de repos ; que la même chofe arriva à un autre à l’occa- fion de certains petits vers qu’il avoit dans l’oreille , & qui s’étoient gliflfés fous la peau du front ; & qu’on le gué¬ rit en lui mettant dans l’oreille de l’huile de genievre, & en le parfumant avec de la gomme ammoniaque. Charles Ray-ger, colUB. Acadlm^ tom, pag* Douteurs de tête. Maldêoreille, :lo6. parle d’une pareille maladie, la¬ quelle étoit caufée par des vers dont la tête étoit noire , qui avoient plu- fieurs pieds, & qui s’étoient engen¬ drés dans l’oreille enfuite d’un ulcéré. On calma la douleur avec des décoc¬ tions anthelminthiques. Fabrice Hitdanus rapporte qu’un pe¬ tit globe de verre étant entré dans l’o¬ reille d’un homme, il lui caufa pendant huit ans des douleurs cruelles accom¬ pagnées de plufieurs acçidens, qui ne cefferent^qu’après qu’on l’eut retiré. Un autre avoit dans l’oreille une exoftofe que les Chirurgiens prirent pour un corps étranger. Les efforts qu’ils firent pour le tirer, furent çaufe que le malade perdit la vie. Duvemey & Ettmuü&r parlent d’une otalgie caùfée par l’acrimonie du cérur men ; mais j’ai peine à croire qu’il puiffe produire un pareil effet. Vander- monde , Journal de Médecine , Février tyS8. pag. 146 , fait mention de plu¬ fieurs otalgies caufées par des infeftes engendrés dans le conduit auditif. On peut voir dans Heifter, Chirurg.. cap. FS. les moyens dont on fe fert pour retirer les corps étrangers qui 1^6 C X A s s E VII, font entrés dans les oreilles. A l’égard des infeâes, on les détruit avec des huiles & des décodions ameres. Trallkn veut qu’on fe ferve d’une tente trempée dans la térébenthine, pour retirer les uns & les autres. Ri~ vierc prétend que rien n’eft meilleur pour en tirer les puces, que le poil de chien. XVL Odontalgia ; Mal aux dents J Odontagra , d'Heifter, Praxis. Dolor dentium , Sen->- nerti , Praxis, Rheumatifmus odontalgicus , de Fréd, Hoff¬ mann , tom. Z, On le connoit à la douleur didenfive, pulfative, mordicante, lancinante, &c. que l’on fent dans les dents, laquelle eft accompagnée d’infomnie , & quelque¬ fois de l’enflure de la mâchoire & de ptyalifme. Son fiege eft dans le nerf qui rampe le long du périofte interne de la dent, & quelquefois dans le pé- riôfte externe. I. Odontalgia cariofuy voyez P. Fau- chart, Chirurgien Dentifie , totn. /. chap. 7. Mal aux dents caufé par la carie, B. P, Douleurs de tête. Mal de dents. 237 C’efl: celui qui eft caufé par une carie humide de la dent ; car la feche ne caufe aucune douleur, La carie humide eft fimple, fcorbutique, fcrophuleufe, vérolique, &c. ou interne , celle-ci cor¬ rode les racines , ou l’intérieur de la dent , & provient de principes inter¬ nes; ou externe,^ elle affefte l’émail de la dent ou fon collet ; elle eft fouvent caufée par le tartre, un coup, & lorf- qu’elle ne pénétré point dans (a cavité, elle eft moins difficile à guérir que l’in¬ terne. On connoît cette efpece aux lignes de la carie qui font fouvent vifibles ; mais il arrive quelquefois que la carie eft cachée dans les interfticesdes dents , & dans ce cas elle fe manifefte par la couleur même de la dent, par le cure- dent, la puanteur de l’haleine, la dou¬ leur lancinante que caufent l’eau froide & l’air qui pénétré dans la bouche, par * un fentiment d’érofîon, par l’opini⬠treté du mal, lequel n’eft accompagné d’aucune enflure confidérable des gen¬ cives , par les fiftules qui fe forment dans celle-ci, dont l’orifice eft entouré d’un bourlet, par le pus qui en fort. Cette maladie eft très-fréquente depuis 2.3B C L A s S E VII; i’âge de 25 ans jufqu’à 50. Les tnolai-' res, fur-tout celles qui viennent les dernieres , font plus fujettes. à la carie que les incifives. On connoît qu’une dent eft intérieurement cariée à fa couleur, qui eft tranfparente comme celle des perles, outré que la douleur augmente, pour peu qu’on frappe def- fus avec un cure-dent de métal. Lorfque cette maladie eft invétérée, elle eft fuivie d’épulies, d’abcès, de la carie des alvéoles, & dans le paro- xyfme de fîevre, de fureur & de délire. Il Y quatre fortes de remedes qui conviennent à cette efpece. Le plus fur & le plus prompt, eft d’arracher la dent , & les Charlatans font infiniment plus propres à cette opération que les autres, à caufe de l’habitude qu’ils"s’en font faite. Le fécond , eft le cautere aâuel; on prend un fild’archal de même diamètre que le trou de la dent, on le fait rougir au feu, & on l’y infinité à differentes reprifes : il brûle à l’inftant le nerf, & arrête le progrès de la carie. Le troifieme eft de tremper un brin de coton dans de l’huile de canelle ou des girofle, & de l’introduire dans la dent cariée , après l’avoir auparavant bien Douleurs d& tête. Mal de dents. 239 nettoyée avec un cure-dent. On peut à fon défaut fe fervir d’huile de lampe* Pour la conferver, rien n’eft meilleur que de la plomber, pourvu que la fitua- tion du trou le permette ; mais il faut attèndre que la douleur ait entièrement cefle. On peut auffi, comme le con- feille Faueharty les laver tous les ma¬ tins avec de l’urine chaude. Il eft vrai S ue ce remede n’eft pas agréable ; mais- eft aflliré, & l’on ne doit pas héfiter d’en faire ufage dans une maladie qui revient à la première occafion, lorf- qu’il y a piufieurs dents cariées. Une goutte d’efprit de fel infinuée dans la dent cariée appaife la douleur , & oti peut la prévenir en fe gargarifant tous les jours la bouche avec de l’eau de la¬ vande , ou de l’efprit de lavande délayé dans l’eau, 2. Odontalgia gravidarum Mauri- ceau^ des maladies des femmes ; Fauchart, çhap. i^.pag. 202. Odontalgie des fem¬ mes enceintes. Les femmes groffes & les nourrices y font très-fujettes, foit qu’elles ayent les dents cariées ou faines ; & la dou¬ leur eft fi violente , qu’il eft à craindre que la fievre dont elle ed accompagnée^ 240 Classe VII. n’influe fur le foetus &: fur le nourrif- fon. D’ailleurs il y a des femmes qui craignent fi fort les inflrumens de Chi¬ rurgie , qu’on a tout à craindre pour leur fruit lorfqu’on les met en ufage ; le Chirurgien doit donc employer toute fa fageiîe & fa prudence pour les ré¬ foudre â cette opération, &c n’y recoui rir lui-même que dans le cas ou elle eil: abfolument indifpenfable. A l’égard des nourrices, fi la dou* leur efl: violente , il faut leur arracher ia dent, de même qu’aux autres per- fonnes , quand même' elle ne feroit point cariée. J’ai vu ceffer des dou¬ leurs atroces qui avoient réfifié à la faignée & au laudanum, du moment que la dent a été arrachée , oucaflée avec l’iftrument, quoiqu’elle fût très- faine. Quant aux femmes greffes , la faignée efl; le meilleur remede que l’on puiffe employer pour les maux de dents. 3. Odontal^cL catarrhalis , Juncker Fluxion fur la âmt. B. Cette efpéce efl caufée par un refroidiffement qu’on a pris pendant qu’on étoit échauffé , par une iranfpi- ration répercutée, foit que la dent foit faine Douleurs de tête. Mal de dents', 241 faine ou cariée. La douleur s’appaife pour l’ordinaire dès que la joue s’enfle. On la diftinge par les caufes qui ont précédé, & en ce qu’elle n’aftefte point leulementune dent ou deux, mais tou¬ te la mâchoire du même côté. La gen¬ cive s’enfie aufîi, & cette enflure efl accompagnée d’im ptyalifme abondant, qui efl quelquefois précédé d’un fenti- ment de froid, de toux, d’éternument, d’angine & d’autres fymptomes du ca- tarrhe.La douleur n’efl ni fi violente, ni fi aiguë que dansja carie, & on l’appaife par une GU deux fàignées, en fe lavant la bouche avec du lait & de l’eau tiede, par une ■ diete fudorifique , avec des narcotiques & desfialogogues , tels que le tabac à fumer, en mâchant de la ra¬ cine d’eilebore fétide, en appliquant fur les tempes un emplâtre de réfîne tac^- mahaca, dé gomme caranna, d’huile de maftic & d’opium; en mâchant des pâftilles faites avec le poivre , le gin¬ gembre , U graine de flaphifaigre, le gi¬ rofle , la canelie, ou telle autre drogue fembîabîe, que l’on pulvérife & dont on fait de petites boules, ou que l’on tient en fubftance dans la boiiche. Il efl bon aufli de parfumer des morceaux de Tome VL L 242- C L A S S E VIL drap avec du fuccin, du fucre, de l’en- cens,&c. ôc de les appliquer tous chauds furies joues. Dès qu’une dent eft cariée, on doit s’attendre que celle de l’autre côté qui lui répond & qui lui eft paral¬ lèle , le fera aufîi l’année d’après. La carie feche ne caufe aucune puan* teur d’haleine , ni aucune douleur, 8 ^ ne fait pas beaucoup de progrès, & de là vient que les plus habiles Dentides font d’avis qu’on n’y applique ni le fer ni te feu. 4. Odentalgiafcorbutica'E.xxgd^em, dz fcorhum. Lind^ figna prima pcriodi. Fau- ehart, tom. i. pag. 266. O domainefcor-^ hutique, L. , Elle conflfte dans une démangeaifon accompagnée de l’enflure & du faigne- ment des gencives & de la puanteur de l’haleiae. Elles deviennent en peu de temps d’un rouge noirâtre , molles , fpohgieiifes, fonguéufes, & elles tom¬ bent en pourriture. Ces accidens font précédés de la pâleur & de l’enflure du yifage , de lafüîude, de la couleur ver¬ dâtre des levres & de la caroncule la¬ crymale, d’en gourdiffement & de foi- bleffe dans les genoux, &: des autres jÊgnes du feorbuî. Douleurs de tète. Mal de dents. 145 Les dents deviennent noires, elles fe découvrent ,branlent, & tombent pour î’ordinaire d’elles-mêmes êi fans dou¬ leur, Cet accident eft fouvent accom¬ pagné de leur carie, de celle des os de la mâchoire, de fillules & d’hémorra¬ gies ; & indépendamment de la déman- geaifon infupportable par laquelle cette maladie commence , il furvient affez fouvent des douleurs très-aiguës. . Outre les remedes généraux, inter¬ nes dont on ne peut abfolument fe paf-. fer, il y a encore des topiques dont on -doit faire ufage;&; i pour prévenir cette maladie, il faut fe laver la bouche -après les repas.avec un mélange d’eau d’orge &; de canellè , ou bien avec du vin rouge dans lequel on aura fait bouil¬ lir des balauftes, . Dahs rodontaîgie , on coupera avec des cifeaux droits ou courbes les gencives tuméfiées qui fe trouvent entre les interftices des dents les unes après les autres, & on les pref-, fera pour en faire fortir le fang. -Cette opération ne caufe aucune douleur, Sc appaife celle que l’on fent, après quoi on fe rincera la bouche avec du miel rofat & d& vin chaud. Au cas que le malade craigne les cifeaux, on les perr 144 Classe VIL cera avec un cure-dent pour en faire fortir le fang. - Si les gencives s’ulcèrent, ou fi les os fe carient, on fe lavera la bouche plu-' fieurs fois par jour avec une décoûion’ de feuilles d’hyfope, de fauge, de co- chlearia, de romarin , de fyfimbrium aquatique dans du vin blanc mêlé avec de l’eau, après y avoir ajouté quelques drachmes d’efprit de cochlearia. ’ Quelques-uns emploient pour cet effet i’efprit de fel marin , ou celui de vitriol, qu’ils délayent dans trois fois autant d’eau rofe ou de plantain ; d’au¬ tres mêlent quelques gouttes d’efprit de fel avec du miel rofat, & en oignent les levres & les ulcérés des gencives , évitant de toucher aux dents. Quant à moi, je préféré le jus de citron ou d’o¬ range à tout autrer emede; & à leur dé- feut, je confeille au malade de mâcher plufieurs fois par jour des feuilles de cochlearia,de fyfimbrium, d’ofeille. &:e. Voyez Stomachac&y parmi les flux de fang, Glaffe IX. 5. Odontalgia dmtîtionîs ; La den¬ tition. A. Les enfans font fujets depuis l’âge de fixmois jufqu’à celui d’un an ôc au delà j Douhün de tête. Mal de dents. 14J à des maux de dents fi vieléns, que plufieurs en meurent. Bien des ^ens s’i¬ maginent faufTement que eette douleur efl: caufée par la difficulté que les dents trouvent à percer les gencives, & con- feillent de ies percer avec une lancette ou avec les ongles. Quant à moi, voici deux chofes que j’ai obfervées dans l’ef- pace d’un mois. Environ vers le pre¬ mier,. &: avant qu’il paroiflfe aucune dent, les gencives s’enflent, devien-* nent douloureufes , prennent une for¬ me quarrée, &, comme difent les nour¬ rices , elles deviennent doubles , & pour lors ilfurvient des démangeaifons & des douleurs infupportables qui obli¬ gent les enfans à mordre tout cè qu’on leur préfente. Les nourrices s’en apper- çoivent à ce que l’enfant ferre étroite¬ ment leur mamellon , &: a la bouche extrêmement chéude, il efl altéré, Hine peut dormir, il crie,-il efl inquiet ,îê£ cependant ïLne pleure point. Là fievre leiprehd;,. fo;mvifage devient rouge, il efl: attaqué dè vomiflèmens, de diar^ rhées & de mouvemens convulfifs, &c. Après que cet orage éft pafle ^ que ila douleur des i^ndves ; éft appaiféu^^ & iorfque les .nourrices .nl]r-f enfeifl L iij 246 Classe VII. plus, les premières dents commencent à paroître, quelquefois dans l’efpàce d’un mois. Les deux incifives de la m⬠choire fupérieure fortent les premières j un mois après ou environ, les incifives inférieures fortent à leur tour, & en- fuite les molaires, mais pour l’ordinaire fans caufer aucune douleur. ~ - Les dix premières dénts de chaque mâchoire tamberif vers l’âge de fept ans, & il en vient d’autres à'ieur place.' Biles paroifiènt n’avoir point de racines j ,& ce n’efi: que la couronne feule quife détache & qui tombe. Cette fécondé dentition ne caufe aucune douleur non plus que la chute-4^s dents ; les molai¬ res ne tombent prefque jamais. On pré¬ tend cependant qu’à Paris les enfans, à qui les, dents molaires pouffent, ce qui arrive vers râge.de; fix ans, font fujëts a des douleurs de dents fi viblen? tes, qûe .pîufieurs en; meurent, ce qui n’arrîve point chez nous. Lès dents, qui tombent aux enfens dans les deux mâ-, çhoires fontles quatre incifives^ les deux canines, Sc les ; quatre premières mo¬ laires^ dontiln’y a que deKX;qui tom¬ bent quelquefois, /^oyg^çla . Cure de^ la dentition chez .tous; les Auteurs, j . 'J JDouhurs de tête. Mal de dents. 147 6. Odontalgia anhntica , Mufgrave , de anhritide , cap. 4 ; Odonta:gie arthri¬ tique. C’eft celle qui attaque les perfon- nes goutteufes, lorfque le venin de la goutte quitte les pieds & fe répand dans le corps. Il fe jette fur les futures du crâne, & quelquefois fur les dents; &: dès que la goutte revient, le mai de dents ceffe. Je ne dirai prefque rien del’odon- talgie vermineufe; car quoique M. An» dry affure avoir vu des vers dans les dents cariées, que Leeuwenhoeck pré¬ tende qu’il y en a plus dans une goutte de falive , qu’il n’y a d’habitans dans les Pays-Bas; il y a plufieurs raifons qui m’obligent à ne point ajouter foi à ces fortes de récits. Loefekius, obfervi- pag. 6 ' 6 ', dit avoir vu un ver à deux queues dans une dent cariée ; j’ai vu moi-même quelque chofe de femblable; mais ce que d’autres prenoient pour un ver , ne m’a paru qu’un petit morceau de nerf ou de vailTeau coupé. 7. Odontalgia heemodia;UagBCQment des dents , vulgairement appelle Engour- diffement des àtnts, Jîupor dentinm. C’eft une feniation incommode dans L iv 24^ Classe VIL les cients ,,occafionnée par des fruits acerbes, des fucs aigres, parleur frot¬ tement , laquelle n’eft connue que de ceux qui l’ont éprouvée. Les rachitiques y font plus fujets quC/ les autres, à caufe de leur extrême fenfibiiité. Ce ne font pas feulement les fi-uits acides , comme les cerifes , les grofeilles rouges qui agacent les dents, mais encore le fucre, fur-tout le candi. Le bruit de la lime, du üege que l’on ' coupe , produit auffi le même effet ; la douleur augmente dans l’infpiration-, = empêche la maftication ; mais elle eft paffagere , &: ne mérite pas qu’on y laffe attention, les dents font de tous les os du corps les plus petits & les plus durs , & ceux par conféquent dont le ton eft le plus aigu par les lois de l’acouftique ^ d’où il fuit que les fons externes, qui font extrêmement aigus, doivent agi¬ ter leurs fibres offeufes, & y exciter un grand nombre de vibrations, & que ces vibrations doivent être difcordan- tes, s’ils font eux-mêmes difcordans; & c’eff ce qui caufe ce tiraillement dou¬ loureux , que l’on appaife à l’aide de la chaleur. DouteuH- de tétCi- Mal dé dents, 2,40. 8 . Odontalgmjtyfierka ^-r^zn^vt, :de morbis vaporojis , pag. x 6 ; Odontalgie hyftériqué. B. 9, Odontalgia Jîomachica ; Mémoires des'Académiciens'étrangers, wm, 3. J^.^g-.4^3- ^ . : Ç’eft 'uné dôqléur aiguë des dentS- & des gencives, qui paroît dépendre de la fabürre de renomac, & qui s’ap- paife par le vomiffement. /^oyqles Aâr. Phyf. de Médecine , tom. 3. ^63. App&pd7 ' \ - Ndtà:Kyrt àévro\i rapporter à cet or^î dre la Jlomalgie , la glojfalgie ; mais ces fortes dè douJeursTfont des fymptomes qui appartiennent à d’autres maladies, telles que le catarAe, le rhumatifme, refquinancie, Pangine^ les aphtes , le car oinomé, doütiheft feit mention dansr leursfHeux. ORD R È T R OISIE M Ê: ^ pE\ ppiTîtmÉy. fon,t j)rîncipalem€nt la p^èripn^i^ - Âioriré ^,1a pl^îréfi'ëff{â 9 mi|^ inîiâniB^tbires j'ia dbuléùrde |bitnne^ St la pneumonie , parmi lesVéfbufe- îtténs ; Ia'palpitation, parmi'|é^ Eàôûÿe-V mens cbnvuiü'fê.' On doit (idhc;y rap-' porter le^ douleurs de i’oefpphage'&jdu cceur.: ’ ■ '-''■■"M i--' '/ . r ;;; ■ AjVv' : . l-l e"! XVIL DysfhAG^ iA / Diff.cühl (Tavaler, ■ unis -dïlfîeulté St ^uiiendouîeurl cpii .àcçQînpagnédü&. empochent f^ier> fouvent la déglutition ou la îmalhca^»! lion, fans gêner la refpiration ; en quoi elle dilFere de l’ang^./ I. Dyfpkci^ia^âjrnodica, Prié.. HofF» manni, tomn , pcig.^ lyo;^ Spafmus gulcep Difficulté d’avaièC.^afmodique. B. Elle ed: eauféé‘par la Gontràâiort fpafmodique de l’œfophage laquelle affeâe tantôt fa partie fupéiiere, tantôt fa partie inférieure.. Douleurs ds poitrine i &c. Les fymptomes communs à tous les fpafmes, font le tefroidiffement des pieds, le tremblement des extrémités, le friflbnnement, la conftipation, les flatuofités, les borborygmes, les maux de ventre, le murmure des inteftins ^ les naulées, les cardialgies, la pâleur de l’uriné, la dureté du pouls, &c. Les lignes qui indiquent le fpafme du pharynx, font la difficulté d’avaler les alimens tant folides que fluides , & la douleur dont elle efl; accompagnée, la conftriâion & la rigidité des parties yoifines, la douleur, la difHcuIté de fe mouvoir, la fuffocation, une fenfation pareille à celle que cauferoit un pieu flché dans la gorge , ou un corps qui voudroit en fouir, la perte de la pa-' rôle. Tous ces fymptomes reviennent par intervalleV& font quelquefois fui^ vis de convulfiôns ou d’éclampfie. Les Agnes du fpafme rie la partiè inférieure de Tœfophage, font la fenfation caufée par des alimens qui s’arrêtent dans le conduit même de l’œfophage, princi¬ palement près de l’eflomac , laquelle augmenté iorfqü’on avale de l’eau froi¬ de 5 le foulagement que procure Teaii chaude, line douleur dans l’épine entre 1^2 Classe VII. les omoplates, les efforts pour vomir» les rapports, un écoulement de muco- lîté limpide. Cette efpece accompagne fouvent l’opifthotonos. Forejl, lib. lo. obf. iiz & 11$-^ Bonet, de opijlhotono, in Se- pulchreto. Cure. Elle exige des anti-fpafmodi- ques, que l’on varie félon les circonf- tances. 2. Dyfphagia hyjlerica ; Dyfphagie hyftérique. L. Je connois une femme hyfférîque, qui, entr’autres maladies dont elle eff, affligée , ne fauroit manger qu’elle ne craigne à tout moment d’être fuffb- quée; elle eff; obligée à chaque mor¬ ceau qu’elle avale de boire un verre d’eau ; & comme elle regarde cette conduite comme contraire à la bien- féance, elle s’eft réduite à manger feule depuis un an & plus. Elle a été enfin guérie de cette incommodité par l’exer¬ cice, & i’ufage des bains & du lait, Perfonne n’ignore que ks femmes hyftériques fentent dans le temps de l’accès un reflerrement de gorge qui les empêche de rien avaler, ce qui vient du fpafme dont i’oefopbage la Douleurs de peitnne^ &c, trachée artere font afïeûés ; mais cette afFeûion eft paffagere , & n’eft point comparable pour le danger au fpafme du pharynx. '^rDyfphagla paralytîca, Y2x1 ten, tom. /. pag. y02.. Frid. Hoffmanni, ibidem^ pag. 1^0. . 6. Foreftus, lïb^ 16. obf. ^o. Ne feroit-ce point la Dyf- phagie compliquée de la toux ? Dyf-. phagic caufée par une paralyjîe, L. Cette efpeee ell: caufée, à ce qu’oti croit, par l’atonie & la réfolution des mufcles qui dilatent le larynx. Cette difficulté d’avaler n’eft point interpolée comme les premières, mais continue , les alimens regorgent par la bouche 6c le nez, 6c shnfinuènt quelquefois dans le larynx. Tulpius, lïb. 1. cap. 44. rap¬ porte un cas dans lequel la déglutition étoit entièrement interceptée , le vi- fage pâle, les parties voifines molles 6c flafques ; ce qui eft extrêmement dangereux. Vous trouverez dans les Mémoires de VÂcadémie des Çurieux de la Nature , plufieurs exemples de dyfphagies cau- îees par une apoplexie luivie de para- lylie, lefquelîes; demandent le mémo traitement^que celle-ci. Pans cette %^4 Classe VII. efpece , on avale les alimens folides, mais non point les liquides. Voyez Manget , BibLioth. Med. de p^iralyji ^ 770 - . , . V 4 - Dyfphagia pharyngea , Deidier, Confultation. tom. j. pag. goS. par des excroiffances, des fongus, des verrues dans l’œfophage, voyez fynopfim Acad^ natur. curiof, au mot Déglutition l’accroiflement du thymus, Bonet, yê- pulchret. obf. lo. pag. gg. par un offelet formé derrière le larynx, Acad.natuf. ciiriof. decad. a. obferv. n6'. TuIpiuS j lïb. i. cap. 44. L. Cette efpece affeâe la partie fupé- rieure de i’œfophage, ce qui eft caufe qu’on a de la peine à avaler les ali¬ mens folides ,& qu’ils regorgent par la bouche & par le nez. Lorfque le paf- fâpe eft tout-à-fait fermé , le' malade përit fauté 'de nourriture-, finon il efl réduit à ne fubiider que de bouillons. On peut rapporter ici robfervation du Doâeur Coulas, inférée dans les Mém, dé VAcad, dit Montpellier , au fujet dnn hygromé ■ qu’une femme rendit dérniérèment par la bouche , & qui étoit de la groffeür d’un œuf de poule.i ; 5. Dyfpkagia œfophagea , Coiter , Douleurs de poitrine, : &c. 5 r ofrjèryae^ ànat. Deidier, confult. tom. 3. pàg. 327. par l’obftruâion de la partie inferieure de l’œfophage caufée par im fqüirré, Fernel , cap. r. lib, S.. par la' câllofité de; l’aorte , Dodonëe y Cap. 307- Berriveriï , de ‘àbditis ttU' fqüirifè^ians î’eflomaG'^ vaj/e^ Coi- ter par üri tubercule chancreux dans l’œfophage-y Bon et ^fepUlchreupag. 3#. obf. a. pari-l’eudurcifTeiftent cartilagi¬ neux de^ l’defophage , ^ idem ,i p^ÿ- 32. obfi-S. -■ ^-^-par une' glande fophâg€>, Vtfbeyen &;;Heiftéï'3'" d&fœ^hiige. ^. h'-r^-v ; l ^ *7 Cette éfpece eft -cauféé par^ des-f îneürs, fôit extérieures , foit intérieiti res qui fe forment un peuau-deffous dii milieu du coii^iit^é rœfophagêy é^upar le ^réW-éGÎfFeih^t'piême de^ Gé'bonduitÿ éomine ' cela -pàroît; -^ar da - trentïêriiè èbprvatibj^ ^^ÛeûYniûs-. Où^ "avale"' à' là vérifé les alimens; ittaas'lorfqu’ils font arrivés dans l’endroit où eft l’obftruc- tion y lis fie peuvent plus avancer j,: &• lis regorgent- par la-bOüche.' i’e- xemple dyfph 'agiê caùfk pup la}Jë‘ chèréffi &■ Ip^réiféii^înem^e Cizfoph'agd's, énfiiite a une fiévré^chaude Y^àhs le- Jepu% chret,"ÛQ'^Qmtyùbf. i/^ = Z)6 C L A s s E VI!. 6 . Dyfphagia laB&ntium^'^QnçXy 'fi->f^ pulchra. obf. â. Dyfphagie des enfans à la mamelle. Il ne s’agit point ici de celle qui e 4 caufé® par l’obftruftion, l’endurcilTe- ment, le refferrement du pharynx, oui du larynx, ou par tel autre yice fem-? blable; mais par un trou au.paîais, par réroflon, la confomption de la luette, ou par l’abfence du voile'du palais. . 11 faut pour pouvoir avaler, que le "morceau .louffre une plus^ grande coin- prelhon dans îa gorge que vers l’Gefopha- ge ,& qu’il defcende enfuite dans l’eftor mac ; fi donc le voile du palais & la lue tte manquent, les arrieres-narines n’étant point bouchées, oppoferonfurie moin¬ dre réfifi^ce au morcéau, & il regor¬ gera par le nez , quelque libre d’aifeurà que foit l’oefophage. J’ai connuntrois hommes qui font nés avec le ?paîais troué, aufli ont-ils la voix extrême¬ ment défagréable. Ils ne purent .te'ten dans leur enfance que lorfqu’On eut trouvé des.nourrices dont le maniellori fut, affez long pour atteindre au-delà 4é ce trou. Cefi-là fans doute çe^qûi fit périr l’enfant de zmîi qu’on peut le voir dans l’endroit , ôc Douleurs de poitrine^ &c, 15-7 dans les Mém. des Cur. de la nat. décad, 7.. obf. 6. Voye^ auffi robfervation de 'Salmuth. -Cette efpece n’attaqiie prefque que les enfans, & l’on ne doit point la con¬ fondre avec cette difficulté de teter, qui ed caufée par d’autres principes, par exemple , par le frein de la langue. Lorfqu’on n’a pas foin de le leur cou¬ per , iis ont peine à teter, & ils refu- îent la mamelle ; mais ils n’ont aucune . difficulté d’avaler, au moins que je f⬠che , & c’eft aux Médecins à faire là- deffiis de plus amples recherches. 7. Dyjphagia tujjîculofa , voyez Fa- bric. Hlldanus, obf. gcent. i. L. . C’eft ceHe dans laquelle on ne fau- roit boire qu’on ne coure rifque d’être fuffoqué à caufe que la boiflbn tombe dans la trachée artere. J’ai connu un yieillârd qui ne pouvoit avaler la moin¬ dre goutte d’eau ni de bouillon , qu’il ne fût auffi-tôt attaqué d’une toux & d’une fuftocation. Hildanus prétend que cet accident eft occafionné par l’é- paiffiflement : de ' l’épiglotte , enfuite d’une fluxion catarrhale qui empêche de fermenla glotte lorfqu’on boit. P, Barbette rapporte quelque chbfe de 258 C t A s s E VII. femblable, qu’il attribue à l’endurcifle- ment de l’épiglotte ; & il a raifon de regarder cette maladie comme incura¬ ble, Il obferve que les alimens folides, quelque gros qu’en foient les mor¬ ceaux , paffent plus aifément que la boiffon. Foreftus, lib. i 5 . obf. ^o. 8c après lui Fréd. Hoffmann attribuent cette efpece à la pamlyfie de l’œfo- phage. 8 . Dyfphagia hydrophobica ; AB. Societ. Reg. Monjp. Dyfphagie hydrophobi¬ que , obferyée par M. Hagmnot, Il paroît par l’obfervation de cet Au¬ teur , de même que par celles que d’autres ont faites , que les hydropho- bés avant que de devenir enragés , fe plaignent principalement d’une diifi- culté d’avaler, qui n’eft cependant ac¬ compagnée d’aucune dyfpnée. Le Doc¬ teur Lamorier , cité dans cette hiftoire, examinant un payfan , lui mit le doigt dans la gorge pour découvrir la cauie de cette difEcuîté, ÔC n’y put rien dé¬ couvrir ; ce qui n’eft pas étonnant, vu que les lacunes d’où fort le virus hydro¬ phobique font cachées dans l’œfophage. Il ouit dire/le lendemain à ce payfan, non fans frayeur, que fa rage étoit par- Douleurs de poitrine ^ &c. zfçi venue au point, qu’il dévoreroit une armée entière. Si cet habile Démonf- traîeur eût fu qu’il y avoit une pareille efpece de dyfphagie, ilfe fût bien gardé de mettre ion doigt dans la gueule du loup, ce qu’il fit pourtant impunément, fauf à n’y plus revenir. ^. Dyfpkagia naufeofa , Bonet, fe^ pulchret. pag. tom. a. B. Cette elpece efi: caufée par les nau- fées & par la contraôion fpafmodique de l’eftomac qui en eft la fuite, ou par l’exulcération de î’œfophage , ou par des fucs âcre? contenus dans l’eftomac, ou par la répugnance que l’on a pour certains alimens. Voyez les Mém. des Cur. de la. nat. centur. /. ohf. 6'. Les ma¬ lades s’efforcent d’avaler, mais ils en font empêchés par ies«naufées , le ho¬ quet & le vomifTement quifurviennent. Cette efpece eft quelquefois caufée par un ulcéré , & l’on peut voir ce qu’en difent Vander Linden & Torti, de /è- hrib. pag.igz, \ 10. Dyfphagia à deglutltls ^ Vaterî,’ dljj’crt. ab ofjkulo infixo pone tonjillàs fubjijlème^tyiQxnerhvoeck ., anatom. lib, a. cap. A deverato ojjîculo & eo ri- jeB.0 injlammatiene cefophagi per^jiehee ^ 16^0 Classe VII. Fabric. Hildani, cmt, 5 . ohf. jJ. Ab efu feminis frgopyri^ aH. nat. cur. dccad, ann. 3. obf, 6. A fumo nicotiana , ibid. ann. /. obf. yc), Afrujlo cibi folidi , Frid. Hoffmann, confult, cafu & Forefti , üb. 16. obf. z8. ' . On peut voir chez Heijîer & Fâbnc.^. Jlildanus les moyens dont on fe fert pour retirer ces corps à moitié avalés. II. Dyfphagia à daturâ , Grugeri, ephem. germanic. decur, j. pag. 8^. P, La femence de datura ou de ftramo- nium caufe à ceux qui en mangent une , dyfphagie accompagnée d’étranglé? ment, de fuffocation, de vertige, de parapîirénéffe & d’extafe dans laquelle les malades fe forgent mille chimères. Bien n’eft meilleur pour calmer ces ac- cidens qu’un gargarifrrie de figues, de raifins fecs & de régliffe. La thériaque efl; bonne pour provoquer la fueür,;& les poudres abforbantes pour détruire les reffes du poifon. J’aimerois mieux commencer par donner un vomitif au malade, & lui faire avaler enfuite. du vinaigre. ..On peut voir plufieurs effets du da¬ tura à l’article de la paraphrénéfie. î 2. Dyfphagia a farcomate , Hanne- Douleurs de poitrine , &c, t jnani , colkHan. Academ. tom. ^. pag. 604. Dyfphagie caufée par un farco- me. L. . Une femme fut attaquée enfuite d’un abcès dans l’œfophage , d’une dyfpha¬ gie occafionnée par une excroiffance ou une caroncule qui lui fuccéda, '& qui bouchoit entièrement le paflage aux alifnens. On lui fit deux fois l’opéra¬ tion , mais n’ayant pas voulu fe fou- mettre à la troifieme, elle mourut de faim. Voyei(^ fur cette efpeee Pobf. -14. de tappend. fur la cent. 4. de Rîviere & Tuipius, lib. /. oè/i-44. J. Rhodius , centur. %. obf 4(T. parle d’une dyfphagie caufée par un farcome vénérien. = Dyjphagîa abfehirro , Joan. Rho¬ dius, cent. 2. obf. 47. Otto Heurnius, Dyfphagie caufée par un fquirre. Le Doâeur Coulas a vu dernière¬ ment une dyfphagie caufée par un hy grome de la groffeur & de la couleur d’un œuf de poule, lequel étoit placé à côté entre la bafe de la langue & du larynx. La malade le rendit par la bou¬ che, & fut parfaitement guérie. Cet hygrome contenoit une eau jaunâtre qui ne fe fîgeoit point au feu. F'>ye^-en 26i Classe VIL rhifioirc dans Us Mémoires de la Société Royale de Montpellier, , 14. Dyfphagia canina. Effais d’Edim¬ bourg , tom. IL art. /i. Dyfphagie canine. Dyfphagie caufée par un fquirre autour 'de Ücefophage , par J. Taylor Médecin à Edimbourg,. Douleur fixe au-défibus du cartilage xyphoïde, difficulté d’avaler les alimens foîides, que l’on rend avant qu’ils foient arrivés dans l’eflomac , pefanteur & douleur dans la partie inférieur de l’œ- fophage. La maigreur & la foifileffe aug¬ mentent de jour en jour à mefure que ces tubercules fuppurent ; il furvient une petite fie vre accompagnée de fueurs noôurnés , qui s’appaifent lorfqa’on rend ces tubercules. Les malades meu¬ rent après avoir long-temps fouffert. Les chiens ont dans la partie inférieure de l’œfophage une glande, qui porte le - nom de V&rcelloni qui l’a découverte le premier, dans laquelle il s’engendre fouvent un petit vermiffeaurouge.Lorf- que la dyfphagie eft, caufée par i’en- fiure de cette glande, ou de telle autre femblable, on lui donne l’épithete de &anine. Douleurs de poitrine 1(33 La dyfphagie canine, comme l’ob- ferve le D. Pringle^ fe manifefte par un vomiffement qui furvient dès que l’on a mangé , mais qui n’a rien de violent, & dans lequel il femble qu’on remâ’* che les alimens qu’on a pris ; mais dans la fuite les forces diminuent, l’habitude -du corps s’altere , le malade eft tranfî de froid,même dans le cœur de l’été, & il tombe enfin dans le marafme. Lorf- qu’on l’ouvre après fa mort, on trouve î’œfophage couvert depuis le milieu en bas d’excroiffances fquirreufes , qui laiffent à peine un palTage pour la fonde. A&. d’Edimbourg, tom. 2.. art. Z4. 1 5. Byfphagia Fxlfalviana , Valfalve de Voreille , chap. 2. n^,zo. Il arrive quelquefois, lorfqu’on avale de trop gros morceaux , que les muf- çles hyopharingiens foulFrent une difi* traéfion violente, & que les appendices de l’os hyoïde fe luxent. J’ai connu une femme à qui cet accident arriva en ava¬ lant un morceau de chair de bœuf co¬ riace. Elle crut, & plufieurs autres per- fonnes crurent aufii que le m.orceau lui étoit refté dans la gorge, & elle mit tout en ufage pour le retirer fans pou¬ voir y réufîir. Il y ayoit déjà trois jours 1^4 Classe VII. qu’elle ne prenoit aucune nourriture, & elle me fit appeller. Je foupçonnai après l’avoir examinée, qu’il y a voit une luxation dans les appendices car¬ tilagineux de l’os hyoïde , & me fer- vant des connoiflances que j’avois dans l’Anatomie, je fis fi bien, que je la ré- duifis ; de forte que la malade que l’on croyoit perdue fans reffource, fut en état de prendre du bouillon & de man-i ger fans fentir la moindre difficulté dans la déglutition. Voilà ce que rapporte Valfalvc. i6. Dyfphagiaan&vryfmatica^'M.org^.- gm^Q^'Â> XVIf, i8, Z5. Dyfphagic eau* fée par un anévrifme. ^ Ona plufieurs exemples de dyfphagie caufée par unanévrifme de l’aorte qui comprime l’œfophage, &; ce fymptome peut contribuer à établir le diagnoflic de cette efpece d’anévrifme. 17. Dyjphagia à lahario. L’Ill. Lin- næus donne le nom de laharïum , à la chute ou à la vacillation des dents , ce qui empêche , ou au moins gêne la mafiication. \%.Dyfphagiaà jiccïtate; Dyfphagie caufée par la fécherefFe, B. C’efl une difficulté d’avaler les ali- '' mens Douleurs -d& poitrine y ^c. ±S f îîiens folides & fées , occafionaée par îa féchereffe du gofier. Cette efpece s’obferve dans la fynoche & dans la tierce continue ardente. Bonet ,fepuL^ chr. obf. /4. Ainfi que dans ranaferquè & dans l’hydropifie afçite. Canafarque. Elle efl audi occa^onée par îa fumée de la nicoîiane, epkempt> uàu çur, dec. Iii. ann. I. obf y Enfin cette efpece a aufii lieu , lorfqu^on ufe inté* rieurement de l’extrait de mandragore , vde jufquiame Elanche ou noire &c. de la S oc. R. de Montpellier. ' \ , 19. Cyfphagia ah hypoJlaphileiXxi&ttQ. ■tombée.- ■ ■ ^ ‘ ^ . : Cette efpece différé dC: rangxne Si de l-efquinancie , en ce qu’elle’ n’eff . ac¬ compagnée ni de difficulté de refpiref, -ni d’inflammation, n’étant caufée que |>ar un fimple relâchement de la luette on la guérit par l’afage des affringèns & des toniques, tels que le caçhour, l’alun i le pqiwe , les rofes rouges , les balauftes, Si l’efprit de vitriol, - XYin. Pyr osis i Crémnfon^ . C’efl: une maladie dont le principal fymptpme eft une chaleur exçéffive Tome FL M 166 C l A SSE VII. dans le ventricule & l’œfophage fanâ SUGune fievre aiguë. ■ i Hoffmann l’appelle duvmtri^ 'cukyzxàor ventriculi, tom. 2 . pag. 120, Stûkâr^di^. cum hijîorid accuratâ, iyo^» iArdeur d’êflomac ; Sem. T&xt ^tâp.-iS. D&n fadt. Nenter, ibidem ' 0 -fexts-. kQS^X^ôtiXïOis^^ gorgojjit^ Méyf- foinier. Les-Languedociens , crémafon'y ■parce que Lefl:omac efl en fèu. Lés <îrecs, Pyrefis , de pyr , feu. :'i. Pyrôfisvulg‘a.ris;2LigxtVixàieÔ.OXXi^ci ' Le fer dtaudr. YkÇxi de l’Acad, de Paris j ayoS.'L'.-'^-'' Celle-ci eft caufée par des crudités aci- i des & empyreunaatiques ; elle eft paffa- ' ^erê, & ceffe dès que la digeftion eïî .laite.:. '■ - ' On fent une aigreur & une chaleur ' idansla gor-ge-, 4 cfquellès s’étendent tout lelong de l’oèfophage , accompagnées - d’ftn écoulement fréquent dé-falive qui parçî-t acide ; ï>n épfèuvë la même fen^ fation dans la région de l’épigâftre, qui eft fuivie du vomifiëment, d’abatte¬ ment d’efprit, de colere, de mauvaife humeur, & d’une altération dans les traitsr du vîfâge. ■ - . . : - . -. Cs'tte= malâdië efl: familière à ceux Douleurs d& poitrine., Cremafon. vufent d’alnjens ; cruds;,- àcefcents , §£; de: difficile dige'âioii’, ifur-toüt qui q€>ntienn,entbe.auGqiip d’huile, ;çbmme la châtaigne,, dont l’huile eft difficile à digérer, & contraâie une qualité émpÿ- geumatique,s.Elle eli pareillement fami- |iere,,:à ceux c|ui;Je nàurtiffeht dê pQif-- £ 03 , de;yiandes/i:ites av^ec de.la graiffe ou de l’huile rinces > &,qui boiyeht des |iqne3i^r.fpi^es< j'r,_, , Se; , ' . :: iaB erémafon ordinaire efl limple i,' paffagere &:faeilê;.à guérir, pourvu que |è fujeJc ne feit point hypocondriaque, ;rçdjef y er.qu’ellcieffi jçJie^ les buyèura 4® feinte., ^ ild’ja. guérie ^^tgëéidé.s^yeux-d’éèreviire^;; IlÇuffiî:Qr- dihairêment- pour la ffiite. ceffier /d’ufer de_bohne npumîure Jou de fe purger. " 2 . Pyrojîs biliofà , Fel. Plateri:, de do» |fin-^^y,*:Bianehi, . fag, -4A€-iCrérnafei biiieùfeX-'L.S.- r. S, v,- , : “rriÇ^te^ ejpecè:qft; fouveut :acçonj!pi-- gnée dé fieyié.s^-dèic^r4ialgiê^^fc’'éft dansr fes ‘J^hoplmes.,-; ^rfqu’iidit qué c’eft.un màuyàis .figue dans les fie.vres, lorfque .feam,âkder ffiht une chaleur violente »^s dâ «égjon dud’eApmac &,qu’iiSeffi affeélé d’une cardialgt^. Elle eA acçoit* -mq ^ ^ " M-ÿi. i68 C L A s s E VIÎ/ pagnée d’inappétence , dé ramertiimé de la boucKe ^ d’un vdmlffement de bile. Elle efl: familiète aux pérlbn'nês-bîi lieufes, lors fur-touî qu’elles font uiâge de fubûantes âcres, comme d’oignon-, d’ail, de vieux fromage-, car ces chofes font diffitsiè-s à' digérer dans- cèiix qui ont l’eflomac chàiïd < ^ontraârèôtunè ^^uaiité.empyreumatiqué. ; - ' _ ec io Les remedes qui lui convieritiên't fQiit les purgatifs avec les tamarins & len- fuite les abforbans, tels que'la craie, Ié$ •yeux d’éGrev:i%ÿ, Tivoire calciné^ le boL -'d;’iÀ:rméniei j d’eau- dé - poürpiëtr,^ ia conlerye dè-gîlatte-jm'^' &c»-on peia '■aulS- purger lé malade âveëte'S aciclûîésî,, 'de-même qu’âvéele petitMt ,'danslë^ quel on éteint un mbrcétu de briqitè rougiaüfeub ‘ 'i -e ' , 3. Soîenander ; Înjlammatis--vij&àj^u6^ Solîet.- Gréinà- -fqnîcaUleé par îffbe pMogofè ; par l’in- ’flamiaatîondeS'vifcer^PL.-- Gette efpeee' eîï caufééptr Finfîam- snatioô de l’edomac ,^ de même'^qùe par celle-du foie, de la vêflie p'de la matrice, j' " On la gu'érity commè la maladie pft- : mitive ,-aveG îâ faignée, l’eau dé pOtH 'iet,lesnarcmi<|qes;‘>'--;; Suçciça^ de Linneus pre- î)ouhurs de poitrine.: Crèmafon. imier Médecin du Roi de Suedé, epifli a-, qui rappelle auffi cardîal- ^ fputaïorta. Gv'''- . Cette 'maîadie eR endémique eft Suedê, parmi ceux qui viv'ent près des montagnes de la Loponie, au point que la moitié des hortimés & des femmes y font fujets. Elle conMé dans une dou¬ leur adebmpagnée de prefllonau-fdeffbus de la fofïette dU cpeur j laquelle répond par -ihtervaîîés aù dos & à la poitrine , avec une anxiété qui ne celle quelorf* que le malade commence à rendre quan-* tité de falive , &: cet écoulement ed: ac¬ compagné- de nâuféès, & quelquefois de vomilTemént. Cette quantité de falive monte à demi-livre & même à unedivrej elle eft brûlante, limpide, d’une couleur aqueufe, & cet écoulement calme la maladie, ou du moins la fufpend pour- un ou deux jourî. ^Élle eft caüfée parTufage des viandes faléès ou filmées , du lard , de là bouil¬ lie ÿ'elle fe calme par celui des viandes fraîches,; du poiffon-, du lait. Elle'dure fouvent toute la vie, & l’on n’a point encore trouvé de remede pourla guérir. Quelques uns prennent un ferupuie de noixvvamique pulyérifee,; d’autres fe. ayo Classé VIT; fervent de l’aiLVoilà ce que dit hinnizwsi ‘ 5. Pyrofis:ulurofa-\^ ^^n\, Stokari j^ 'êx^crt. Acad.Ardor Bade^ann, Cr&mafon compliquée. A’ulccre.Xi. C’eft une efpece de cirémafon opi^ niâtre & aiguë caufée par un ulcéré ait pylore, laquelle dure plufieurs années^ , Certain biberon fe- plaignoitjdepuis trois ans d’une ardeur ; Yipient,e: dans l’épigaftre près du pylore, * s’il lui arrivoit de prendre quelque ehpfe d’âi cre, ou de faîé j comme du vin, dii bouillon, ilreffentpit une douleur aul^ violente que fi on l’eût brûlé avec uii charbon ardent, ou avec uh fer chaud*; Lorfque la douleur étpit dans fàfôree ^ il fe prefipitl’ëpigafireaVec-îe poings il gémifîbit & ppuffoit des cris & des, foupirs . capables d’^attendrir tout le. monde. Il n’avoit d’ailleurs aucune au* tre incommodité. : ,j Il-prit de la crème d’orge, de la farine d’avoine, du bol d’arménie, de la corn^ de cerf calcinée, de la cràie j des yeu^ d’écrevilfes, mais ces remedes ne prp-x duifirent aucun effet. On lui donna- une poudre compofée avec la raçine- d’althæa, la gomme arabique & adra*; gant 2 qiü n’opéra pas mieux celle de:; "Douleurs de poitrine. Crimafon. femence de coing & quelques, autres ne produiiirent pas plus d’effet., : Un certain Empyrique lui donna un vomitif qui aigrit-fon mal. 11 lui prit un dégoût, accompagné d’altération, dûnê Ée vre lente, de foibleffe ; fon urine étoit rougeâtre , il vomiffoit fans ceffe ; il tomba dans une afcite compliquée d’un piarafme, & de douleurs cruelles dans les inteilins , qui le mirent enfin au tom!' beau. Son haleine étoit devenue exfrêr mement puante. Lprfqu’on vint .à lui ouvrir le bas- ventre , il en fortit vingt pintes de fé? rofité verdâtre. L’effomac avoit.changé de place, fon fond .étoit tourné à gaur che, 'ôc- fon orifice à droite ; on l’ou¬ vrit, &: il en fortit une odeur extrême¬ ment fétide. Gn trouva dans la: cavité GU pylore un. ulcéré de la largeur de trois pouces, fordide, purulent, fétide & cacoéthe. Les chairs étoient lacérées & pourries, & rendoient vme fanie fé¬ tide; les inteftins étoient extrêmement atténués de enflammés dans différens endroits; le foie ne contenoit aucune goutte de fang, il étoit pâle & duriuf- cule, de même que les glandes du mé^ fentere ; le cœur étoit petit & flafque^ M iv -271 Classe VIL !è péricarde diftendu par la férofité qu’il renfermoit; à peine y avoit-il deux en¬ tes de fang dans le corps. On devoir commencer la cure par l’ufage du lait ; c’eft à quoi perfonne îî’a penfé. 6. Pyrojis à conceptione^ Paul. Her- Sîianni, obf. Von der Lahr, dijf. d& Jle- riliiate ; Crémafon caufé par la con-* ceprion. • Ce célébré ProfelTeur de Leyde a tonnu une femme qui éprouvoit uné cfpecé de crémafon aufli-tôt qu’elle avoir conçu; & elle en concluoit avec ïureté , qu’elle âlloit devenir enceinte; appaifa ce crémafon enfalfant prendre à la malade des yeux d’éçre- ! viffes préparés, & quelques martiaux ; anais fa derniere groffefle fut accompa¬ gnée pendant neuf mois, fans interrup¬ tion, d’un crémafon beaucoup plus ai¬ gu, qui réfifta aux mêmes remedes ^ & qui ne. fe termina que par Faccouche- ment de deux fœtus. Il fuit de là, que l’efprit féminal du mari, étoit le prin¬ cipe de ce crémafon, qui étoit d’autant plus violent, que cet efprit étok plus abondant. DouUttrs de pokrim , &c. ly j XIX. CardIOGMUS ; Anevrifmcù præcordiorum ^ Anévrifme du cœur 3 &c. Ceîte maladie conMe dans une fen- fation incommode & opiniâtre dans îè diaphragme-, accompagnée d’un Tenti- ment de pefanteur, & d’une groffeur pulfative, laquelle augmente pour peu qu’on agiffe. Elle paroîî être caufée par la didenfion des "V'aiffeaux qui font dans le voifînage du cœur, ou parFaugmen- - tation de ce vifeere, ou par un ané¬ vrifme.- , Quelques-uns , dit GalUn:^ donnent le nom ào. cardiognié à un mouvement du cœur approchant de la palpitation • Gorrée^ définît. D’autres appellent de ce nonî ^ douleur qu’on ÿ/ent ; quant à'nîbi , comme je traité d’une mdadie qu’on ne oonnoîî point encore parÊii- temént, Sb qui éft cktfée par un ané-" Vrifme du cœur & des gros vaîffeaux; qui font dans le voifînage ^ aufll biett que par l’accroiffement de ce vifcére,, foit qu’il y ait un polype ou non, je réhvoie îe leftetir à Lancifî, ckafi. <51 é&s. anévrifmes du cQS^ur y 2 l Senac , M V Î 74 - G. L. A. s s E - vn.-■ maladies du cœur ^ t, 2. liv. 4. c. 8 ; ï. Ant» Matàni, cte prceçordiorum morbis anevrîf^ maticis , Florence, 1756, pàg>-^ 4 . On peut l’appeller cardionckus de cardia, cœur; & onchàs, tumeur; & iî ' eft à propos de définir au jufte.un mot qui na par lui-même aucune .fignificaT îion propre. , ' é , On qbferve affez^fouviçnt que les ventricules du cœur, fies- orédiettes fes finus^ia veine-caye & l’açrte, font fufceptibles d’une dilatation extraordi¬ naire & on robferveroit plus fouyènt encore, .fi 'l’on a voit îa liberté d’ou.yrir les cadavres. C’èfi ce qui fait,que le diagnoftic .de cette maladie^ft extrê¬ mement difficile; Sc au cas qu’on p'uifl’e Ja diftinguer de la, palpitation propre¬ ment dite, ce ne peut être'que par grofleur ^ le vo|ume du corps qui bajt dans là région duxœur , .quifiiffiaqpé îe malade., Ebns:l’incertitude, pu . eil jàrdejËis, Je m’attacberàé moin^.'a rapporter lesiefpeces, qué léspbfery^' îions qu’on, a faites fur cette maladie*,. I Cardipgmus polypofus^ Homberg,. Mijîoire de V-Acadcrrâ.e de Paris, , anui. i-yo^ypag. iSc) ; Anévrifme du cœur.^ icaufé par .unpolype,, C» Douleurs d& poitnm , &c. ij Une femme âgée de trente-cinq ans avoit un afthme violent &. fréquent, accompagné d’un grand mal de tête , d’une infomnie perpétuelle, & de dou^ leurs de poitrine. L’afthme augmentoit pour peu qu’èlle agît ; & il étoit fuivi de palpitations de cœur violentes, qui duroient quelquefois pendant une heu¬ re. Elle étoit fujette à plufieurs aittres fymptomes fucceffifs , qui faifoient craindre à tout moment pour fa vie^ Le paroxyfme étoit accompagné d’une pulfation fenfible dans, les veines dû cou & des bras, qui répondoit exadé- ment.à celle du cœur, & d’une efpeee d’ondulation. On l’ouvrit après qu’elle fut morte , on lui trouva le cœur deux fois plus: gros que dans fon état naturel, la veine- cave plus groffe & plus mince , & plu¬ fieurs polypes ;dans'le cœur qui s’éten- doient le long des artere's ÿ à k;difiance d’un pied & plus. . : : ; : : a. Cardiogmus-Falaggii yljmçiû ^d@ cordis anevrÿmatibus y propef: i Ané- vrifme du ventricule droit. C. . Chanoine Romain, fujef hypocondriaque, avoit.une palpitatiôa de cœur périodique, accompagnée d’uà* M V|: 2,7<5 Classe VIÏ. pouls inégal & intermittent, laquelî© ^ugmentoit lorsqu’il fæfoit de Texer- çiçe, ou qu’il étudioit un peu trop. Il étoit de plus fujet de temps à autre à un afthme fufFocant^ & au vertige. l’ouvrit, & lui trouva les vaî* vules de l’aorte offeufes ou cartilagi' neufes, la veine-cave, l’oreillette & le ventricule droit fi extraordinairement dilatés , qu’on eut pu fourrer le poing dedans. Le ventricule gauche étoit dans fon état naturel. On ignore fi cette ma¬ ladie étoit occafionnée par des accès d’épilepfie ou non. Le même Chanoine ©voit eu la main droite fphacélée. danus rapporte un cas tout-à-feit fem« cmtur. %. ohf. Il paroît par l’hmoire 49 que Bomt rapporte üb. z. feà. y. & qu’il a tirée diÉorflius y que l’offification des val¬ vules de l’orifice de l’aorte, avoit caufé une plus grande dilatation dans Je-ven¬ tricule gauche que dans le droit. B confie parpiüfieurs autres exemples,, qu’il peut y avoir des anévrifmes fans polypes ,/& qu’il y a quantité de con¬ crétions polypeufes qui font produites à l’agonie par la coagulation de la lym*- Douteurs de poitrine^ &c. 277 Senac parle d’une femblable maladie caufée par le rétréciffement de la veine pulmonaire, qui étoit devenue carti- lagineufe ; Garnier d’une autre, caufée par un farcome entre l’aorte pulmo- naire ; Blancart d’une autre, occafion- née par l’offification &: le rétréciffe-* ment de l’aorte. 11 confie par une infinité d’obfèrva- tions qu’il y a des anévrîfmes du cœur,, fans aucune concrétion poîypeufe, & qu’ils font accompagnées des fympto- mes du cardîogme. Senac,4. cap^ S. S. Voye^i ce que P. de Marchems: & Senac y pag. 400. difent de cette efpeee. 3. Cardiogmus aurîcul/s, Senac, tilL 4. cap. 8 , n'^, 8 , Anévrifrae de l’oreii- îette. C. Une fille de vingt ans étoit fujette à une dyfpnée , laquelle augmenta par degrés au point qu’elle ne pou voit ref- ter couchée , qu’elle ne courût rifque d’être fuibquée. Elle fentoit une palpi¬ tation violente au-deflbus du cartilage 32yphoïde j elle n’avoit prefque point de pouls , & peu de temps avant fa mort, il lui fiirvint une enflure œdé- mate;afe aux pieds, oc aux ïambes, ayS Classe VIL lui trouva le cœur auffi gros que celui, d’un bœuf, le ventricule droit princi-. paiement, & l’oreillette droite étoient extraordinairement dilatés, la veine- cave inférieure &c fupérieure étoient auffi greffes que le bras, la partie gau¬ che du cœur étoit dans fon état natu¬ rel. La foiblelFe du battement ne ve- . noit-eile point de la îaxité du ventricule oC de l’oreillette affeftés ? La pulfation ne doit-elle pas plutôt fe faire fentir du côté droit que du côte gauche. L’ondulation des jugulaires n’eft-elle pas plus fréquente ? Lancijî ajoute à ce$ lignes la grandeur & l’égalité du pouls. 4. Cardiogmus cordis finifiri , Poteriij^ emmr. 3. pdg. 22. Anévrifmé du ven¬ tricule gauche. C Ceux qui en font affeélés , reffen- tent de temps à autre en marchant une certaine difficulté de refpirer j ils tombent tout-à-coup en foibîeffe &; s’ils ne s’appuyoient, ils tombe- roientàla renverfe. Ces fortes de per- fonnes meurent pour l’ordinaire fubi- tement. La veine pulmonaire , qui eff extrêmement diffendue, fe rompt, le fan g s’épanche . & fuffoqiie tout-à-ccmg îe malade., : Douleurs de poitrine , &c. 17^,. 5. Cardiogmus aortce ^ Senac , pag»^ '407. n^.€. Anévrifme de l’aorte. C. ^ J’ai connu, dit-il, un homme fujef; à des palpitations violentes^ elles fe faifoient fentir au-deflbus des côtes- gauches, & elles étoient accompagnées de douleurs très-aiguës. Sa maladie, étoit occafionnée par la dilatation de l’aorte, laquelle s’étendoit depuis ion origine jusqu’au diaphragme , & qui étoit devenue de la groffeur de la tête 5 le volume du cœur a’avoit prefque pas augmenté. 6. Cardiogmus a mole cordis , Petr.. de Marcheîtis, 4^. C. . Un^Yénitien âgé de 40 ans, très- adonné à la crapule, fe plaignoit d’une difficulté de refpirer & d’un refferre- ment dans les hypocondres. Il mourut fuhitement, on l’ouvrit, & on lui trouvé îê cœur trois fois plus gros qu’à l’ordi¬ naire ;:feS'ventricules étoient confidéf rabîement dilatés & charnus , il- étoit adhérent de toutes parts au péricarde , & port'oit^fur rhypocondre, lequel formoiî une tumeur. ^ On a trouvé piufieu^ fois, le cœur ' exîrêmementgroffi Se chargé de graiflea, ;Ces fortes,,d’an éYrifînesf• appellée en Latin Môrfus ventricidi, C Tfl: une fenfation incommode dans l’eftomac ou l’épigaftre, qui menace à tout moment le malade d’une fyn? eope.. Elle dHFere de l’anévrifme du cœur, en ce' qu’elle n’eft accompagnée ni d’oppreffion ni de palpitation violent te ; & encore, fuivant les fcolaftiques , en ce qu’elie a fon principe dans î’ef- tomac même, ou dans fon orifice gau-. çhe appelle-; mais les malades ont une connoiflance fi confufe de l’endroit qu’elle alFecïe , qu’ils font fou- vent en peine de le déterminer. ‘ Elle différé de la lipothymie , en ce que dans la cardialgie la douleur fe fait fentir dans l’épigaffre, & que la lipo¬ thymie eft précédée du vertige, de ■a§4 Classe VII. robfcufciffement de la vue ; & lulvîe d’une douleur dans le cœur ou dans reftomac. Elle dilFere de la colique d’eflomac, en ce que celle-ci eft accompagnée , non point d’une fimple anxiété, mais d’une douleur aiguë dans l’eftomac ; & qu’elle n’eft point (uivie de cet abat¬ tement des forces vitales, que les ma¬ lades expriment en difant qu’ils Vont mourir , que le cœur leur manque , leur défaut. Il ed bon de remarquer que les An¬ ciens , par le îiom générique de douleur ou à*aigle ^ ne prétendent pas toujours déligner cette douleur vive & violente que eaufent les plaies ou la difîraâiori des parties, vu que- la fenfation con- flîfe qui accompagne la cardialgie, dif' fere entiérem.ent de cette douleur âcre que caufent les plaies. . Galien met fon iiege dans l’orifice gauche é&V..Hoffmann dans le pylore ; mais il y a plus d’apparence qu’elle réfide dans la cavité même de ce vifeere. I. Cardialgia à faburrâ y liuch. dijfert. Erford. Dolorcardialgkus àcmditatibus eriundus , Fréd. Hofeiann, tojn. k.pag. Douleurs de bas-ventre, &c, jiSi. n°. ( 5 '. Cardialgie caufée par des faburxes ;Douleur cardialgique caufée par des crudités. B. On connoît cette efpece aux fignes des faburres de reftomac, de telle ei^ pece qu’elles puiffent être^ foitque ce ibit iine fabu'rre crue , occafionnée par une crapule récente:, une faburre yif- -quekxfe âcre bilieufe , putride, ou -rabce & jees fignes font:, une pefaa- Xeur dans l’épigafire, les anxiétés, les riauféès , lés rapports , l’amertume de -lu bouche, la faleté deda langue., les -borborygmesi ‘ . ' ; Dans- le cas ou lai cardialgie eft ■^accompagnéé d’amertume de bouche, dé .vertige ! &' dei pefanteuri de tête , ifans iaucune. lenfion, dans i’épigafire ; ■il faut pour la faire. cefler , donner l’émétique au malade- , & fouvent iliuffit de, lui faire avaler.de l’eaùf tiede pour lui procurer un yomiffemént falu- . taire, Lorfquela faburre efi âcre, il faut dur donner de. l’eau de poulet, où de f^aû avec .deid’huile ; . & mêmè une ;potion légèrement cardiaque , laquelle fortifie l’eftomae dc facilite quelquefois ■le vômiflement. Gn le purgera enfuite •|^,\ir prévenir les ;rechutesi i 2.S6 Classe VIL 2. Cardialgia à veneno\^ Frid. Hdffi. xi^-àrsxixy Cap,^2-. T^-G, tom. z. Cardial? gie caufée par le poifon-À. . : ■ . J’appelle poifon toutes les iubftan- ces, qui étant prifes par la bouthe, caufent-une; irritation violente dans l’eftomaG , comme l’arfenic , rantimoi? ne 4 & même les cathartiques réfineux pris à contre-temps; ' Ses fignes, lors¬ qu’elle ?eft violente , font :1a ééphaîal?- gie, le vertige, rinfomnie, le déiirei, les convulfioùs , Toppreffion de pcâ- tïin.e-, la palpitation du coeur.; la iyîi- cope, la petiteffe, la foible(ffe;{ia daîd- -té, Finégalité, l’inténmitte'ncb dn/^uls, des tranchées,-la conftipation^l^aéten- tion d’urine,'le froid de S extrémité^i, le friflbnnementles lueurs, froides-, ■ couleur livide du vifage , l’altératidh :des traits , &c.; : ^i:- : \ : J’ai connu un ; homme’,v qui pour 'âvoir avalé une drachme d’arfenic , fut : attaqué de tous cesfymptomesdé même de plufieurs autres, comme de l’érolioh de l’épiderme de la bouche & de. l’.œlo- phage, d’un fpafme- dans la verge ; & qui-mourut au bout deihaifioürs, non obftant tous les remedes.qu’o-h luidcm- îîa. Ce malheureux ; avoiî : été trompé Douleurs de has-vmtre , &c, 287 par une efpece d’Enipyrique, qui dif*- tribuoit fes remede-s chymiqües aux iîiaîades en dépit des ordonnances. Dans ces fortes de cas., il faut faire boire au malade de l’eau de poulet, de la graiffe fondue, du beurre fondu , du lait, de l’eau tiede, de l’eau de tripes pour le faire vomir & émouffer l’ac¬ tivité du poifon, & lui donner enfuite :desîavemens de même efpece, & des narcotiques. - 3. CardialgiaJlatuknta^}i{\dbQrtM.dX* cband ^ dijfert. Argcritinr. hahitd anno /y J 4 ; Dôlor cardialgicüs jlatulentus f Frid. Hoffmanni,‘à. cap. %. pag. '^7. Cardialgie âatueufe. A. ■ Cette efpece fe manifefte. par une iumèur de la grpffeur d’un œuf de poule dans la partie droite de l’épigaf- •tre ou le pylore efl fitué , de; raême ;que parafa dyfpnée -que Oaufe la diften- fiort' du ventricule, à caufe des ventsr •qui y font enfermés. Elfe' efl: âufH ac- 'compagnée Aq r-apports fréquens qui «aîme-îit quelque peu la douleur', la¬ quelle, à-ce que dit Hoffmann.^ aug¬ mente après le repas y lorfqu’on ute 'd’aîihîénsflatüèux. \ ç ' Cette cardiaIgie,dontiÿc)J^ÆZ2« nous i88 Classé Vlî. a donné la défcription , paroît être k peu près la mêmè que la colique d’ef- tomac flatueufe , qu’on appelle com¬ munément colique, venteufe d'ejlomàc , convuifions & de fièvre. _ . , On purgera f ènfenî' avec du fîrop de fleurs de pêches, auquel on ajoutera trois ou quatre gouttes de ftrop érnéti- que dé GlàuFer^ àu dèùx.du trôis^grâihs ^.d’ipécacuànha “ SÇéîhe/pîf cerjdè manné', ■'s’il .à deux .pu .trois ;ârisv: C?n' lui oindra Doul. de bas-ventre. Cardialgle. 25^7 - le nombril avec un onguent compofé avec de l’huile d’aneth , & qvielques. oouttes d’huile de pétrol; on le purgera une fécondé fois, on lui donnera de« îavemens, &c. ï2, Cardialgia à cardiogma ^ Bon et ^ ^epulâiret. tom. z.pàg. 8 o. obf. ; Ca»» dialgie xaufée par un anévrifme. .. Antoine de Fo^^s a xonnu un Colo* nel de Cavalerie qui étoit fujet depuis un an après fes repas à une cardiaîgie , accompagnée de dyfpnée, de l’inter- mittencè du pouls , & d’autres fytiip- tomès fâcheux. On lui trouva.le cœur plus gros que celui d’un bœuf^ il por- toit fur les poumons, qui étoient exr- trêmement flafques , & étoit diftendii par deux polypes qui comprimoienîT l’eftomac après qu’il avoit mangé, &; qui caufoient les fymptomes dont ort; a parlé. Ôn a vu cirdefTus ce que c’eft - que l’ailévrifme du cœur. On attribue foüyeht dans la pratique aux faburres & aux vices des fluides, des maladies qui font caufées par des principes mé¬ caniques. x'^.Cardialgiain^ammatoriadTx^ç.Sl- Cardialgle infiammatoire;Q]\.e appartient à finflammation de i’eftomac. A. ’* '■ -, ■ ■ - ‘ K V XXI. Gastrodynia } Colique d’eftomac ; Cordis dolor^ FeL Plate ri, daff, de doloribus , vul¬ gairement appellée Colique ou douleur. d’ejîomac ; Dolor ven- triculi , Boneti ^ Sepulchret. Car-. ■ diaccL , Panaroii. Fréd. Hoff¬ man l’appelle Cardialgie , 8c confond ce genre avec la dou¬ leur d’eftomac , dont Bonet a, - . fait depuis long-temps un genre, diftinft. Cœlius Aurelianus ap-^ pelle ceux qui en font affeélés^ Jlomachicos, On appelle auffi toute douleur nota- - Ble & confiante dans la régioji de l’eft tomac, qui n’eft point âccompàgnée de' fyncopes' continuelles comme'la caf- dialgie. . - . La cardialgie eft prefque toujours' accompagnée de fyncopes ; les malades fentent que le cœur & les forces leur manquent; & les Languedociens ont coutume de dire quz Cejîomac leur di', faut. Dans la cardialgie, au contraire ^ Douleurs de ba^r-vintre, &c. qtidjqiie-'la' douleur foiî quelquefois âfi'ez violenté pour caufor une fyncope, on n’éprouve pas toujours une,pareille défaillance, il ejft même rare qu’elle ait lieu. : , ' - I. Gafirodynia fabw'mlis ; Colique d’indigeftion. A. ■ C’eft celle qui eû caufée parlai^an- tité, la qualité des aiimens, par l’ex- ,cès qu’on en fait, & par l’erreur oii l’én^tOmbe par rapport au temps oii l’on ' en iûfe. L’erreur où l’on tombe par rapport aux âlimens;, eft( d’autant plus grànde j'que la quantitéen efl plus tonfidérabîe, la qualité plus m'auvâife, •& i’éftomâc moinx en él^t'de les fup- pérter; car la même nourriture qui fait du bien à un homme fain , eft fouvent nuifible^ à celui qui a l’efliomac foible, il arrive'quéiqaêfois que l’eftomac fe ^^MrrafTê îde^ice 'fardeau, ou y comme ‘diferftbles M;^cins y de- ces faburres^ pUr'ùn vomilTement : 0 u une: diaïfhéè paflagére-qui fuccede à la cardialgiè ; ïnais-iLarriveâuiii quelquefois que fes ©Mïkés feïefferrent;ji queles faburres i 4 ë^‘ 2 ^uV^t ^évacuer, quf il les com^- primé ÿ ^ cette ^ompreffion: qui JCaufo-déîteiddùIéur vive , qui eû fou- N vj ^00 L A S,:S'É \^IL . :vent accompagnée d’un feritiment 4e pefantenr qui gêne la refpiraîiôn, dç la £evre , de la dureté , de la dépreffion de la lenteur du pouls'. Cette dou¬ leur eft cependant beaucoup plus Sup¬ portable que -dans la 'coliqué' venteufe êc bilieufe. . . ,/b ' Cette colique, comme On J’fibfervè ^ous les jours, éfl Souvent, cauSée, par un lait coagulé , ïpar un morçeau 4a -tard, par des fruits d’été, & par miil^. 'autres Sortes, jd’aîimens difficiles à-dij ôgérert; mais elle ceffe pour l’ordinaire 'à l’aide d’un .•vomiffement .Spontanéqq -^riifîcieiou pàrùine. diarrhée qui (urÿ -vieht^& il u’efl point à propos de rar ientir Padion de l’eftomac ^ qui Se trou- ,ve chargé d’afimens par des narcod? xjues, à'moins'iqne la violence de. la ^douleur n’oblige d’y^a^Oirirecourg. Il îfuffit même pour Itordinaire de:4i|^ .^valer du malade dé 'Pèàit det^'iîd'e i’huile y de. lui donner dé> iayetnensrj, ;dé luipaffer uhe -plumè dans la gorge pour la faire ceder; & dedà îvient que des .Auteurs d^gnent ;peiîie ^ mettre cette efpèce au nombréi dçs> douleurs de l’ellOmac, & qu’dsineslaiÊegardent que comme un/ym^^ Doukurs d& bas’^mtf&f &c, jsf- geftioïj dépravée, du vomiffement, ou, porte la preffion de la main, aa lieu .qu’elle augmenté la doulqùr dans les .maladies dont on vient de parler. , . Ènfuite d’une faignée, au cas'-que le .pouls lapermette,4’im layementémol- .. lient, & .de quelques écueflées d’eau de .^poulet ; fi- la do^ur, n’eff .point trop «yiolente, oqpaîierqà l’hjj^e^d’aman^? 5*01 Classe VII. douce, & enfin au laudanum & à la thériaque récente , ou aux pilules de cynogloffe. La dofe du laudanum fo- lide efl: d’un grain & plus; celle du li¬ quide , de vingt ou trente gouttes ; celle des pilules de cynogloffe , de fix grains ou plus. On doit s’abfiènir des cathar¬ tiques, même des plus doux, julqu’-à ce que la douleur ait ceffé pendant un jour. Pour la prévenir , on doit s’abffe- nir de tout'aliment légumineux & diffi¬ cile à digérer ; prendre des bouillons emolliens, le petit l’ait-, & les eaux'mi¬ nérales froides. ’ . 3. Gajirodynia- biliofa ; Colique dlejîomac ; Cardialgie qui cdufc d’kxmtm Lufitanus , centur. i. ohfdcté- Cardialgie bilieufe'^ Blanchi; atrabilaire -î^!HolÎper & de Zàcutus.; À. ''' ’• , •;/ “ " On la croit cauiee par uné mâtiét^ ■BHiedfe acre , porfacee-; éfugîhëufé. H confie- ’paf les expériences de, Rapportées par Étiéuller que les acides vrtrioîîques donnent Une cou¬ leur verdâtre à la bile jaunes la dou¬ leur eft âüfil violente dans Cette efpece que cèlle que caufé le pbifpriv 'Afnatks obTerve même, qii’elïe %fi-qùdlquefôis iuivir^ de convoi : Fâttribiid Douleurs de bas-ventre , &c. 3'03; communément au poifon : BarthoHn Sc Bonet in fepulçhret. obf. 1. de ventricidh dolorc 5- obfervent que lorfqu’on vient à ouvrir ceux qui en meurent, on leur trouve l’eftomac rouge & prefque ex* corié. Cette efpece eft familière aux fujets d\în tempérament chaud & bi¬ lieux , qui ufent d’alimens chauds & qui boivent des liqueurs fpiritueufes. Nous apprenons des expériences de Louis Davi^ard , membre de l’Acadé- niie Royale' des Sciences , que la bile reflué très-aifémentdu duodénum: dans PeRomac. ■ Cette maladie fe termine par un v€^ miffement & une déjeûion-abondante de bile âcre & verdâtre. Gn peut employer dans le paroxys¬ me même les émétiques légers , tels que la décoâio:n deYemence de raifort^ Poxymeî fcillitique -à la dôfe dé fix drachmes ; mais ula-douleur n^eR point violenté, on -donnera au malade dé Peau de' poulet pour le faire vomir. Rieh' n’eâ irièilleur pour la pfëvehir que Pufage des eaux minérales troidesi ■ • 4. Gàfirodyhia à veneno y Bonet, pülchtét.^ obf;Z 3 , '4, S > '7* CoHquq d’eûoiriac çaufée^ pàrlç pobbn. Aï ' 304 Classe VIT. C’eft celle qui eft caufée par des poifons corrofifs, tels que les acides du nitre , du fel, du vitriol, le mercure fublimé corrofif, l’arfenic, foit qu’on l’ait pris par mégarde , ou que quel- qu’àutre l’ait donné par méchanceté,, ce qui efl un crime qui exige beaucoup- de prudence & de fagacité delà part du Médecin qui le déféré auJuge. Lorfque le poifon eft corrofif, aéiuel, comme ceux dont on vient de parler , il eft évident qu’il doit plutôt affeâer les lè¬ vres , la langue, le palais que le ventri¬ cule ; & par conféquent lorfqu’ils font corrodés , onme peut plus douter que le malade n’ait été empoifonné. Lors¬ qu’on n’apperçoit point ces Symptô¬ mes externes , on peut douter fi la maladie provient d’une caufe interne, ou du poifon. On -a coutume dans pa- reil'cas d’ouvrir le cadavre , de trem¬ per un m.orceau de pain dans le fuc de l’eftomac, ôç de le faire manger à un chien ; & lorfque le chien meurt, que l’eftomac eft corrodé & livide, on con¬ clut que le malade eft mort empoifon¬ né; mais cette.conféquence ne fauroit tenir lieu de preuve à moins qu’ellq ne fqit appuyée d’autres ! circonftance^ Douleurs ât bas-ventre, &c. t^ui rendent la conjeâure vraifembla- ble. _ Voyez-en la cure à rarticle du. choiera. 5. Gajlrodynia ulcerofa , Bonet ,fepul-‘„ chret. obf. 6,6 ,y ,8 , z8, 42., 43 ÿ 4^ ,* & P obf. 3. de Pappendix, Colique d’eftoraac caufée par un ulcéré, par le fphacele du ventricule, par la putréfac¬ tion, l’exulcération, la corruption de répiplooh, du pancréas, du foie qui eft dans le voifînage , obf 2., 18 , ^ 23 , ^8, 48, io. Append. ebf premiers^ fecoTide, &c. K, \ C’efi celle qui accompagne 1 -inflani‘î matiqh de i’eâomac, & lés. phlegma- lies des vifceres qui en font voifins & qui viennent à fiippuration J le pus, la fanîe, les vapeurs putrides qui en for- té nt corrodant Beftomac , du l’irritant continuellement, decafionnent ie vo- miflement , la êevre héâique & les autres fymplomes funefte-squi en font infépârables.; . 6é Gafro^ynia Americana\ Prolapfus "cartilagihismucronat(e,G. Pifo, demorbis fnd. Qccid cap, ^..appelléeparles Por- 'ïügdisjpinela; Colique d’eûomac de l’A¬ mérique ^ iChute du cartilage xyphoïde. Cette maladie eft accompagnée d’une. 3 oé Classe VII. langueur univerfelle , dé douleur d’ef- tomac, & quelquefois de vomiffemént, d’une grande difficulté de refpirer, oc- cafionnée par le refroidiffement de la poitrine, fur-tout par la compreffion du cartilage xyphoïde. Le malade perd l’appétit, fes forces diminuent à vue d’œil, & il tombe dans l’atrophie. G’e^ imé maladie froide & chrohL que, qui n’a rien de dangereux, qui vient peu-à^pèu, &: qui eft par confe- quent difficile à connoître au commen¬ cement. Les Empiriques difent qu’elle' fe manifefte par des varices aux bras. Elle différé de la cachexie, dé i’opi& tion cacheâique , en ce que lé vifagé, quoique trifte & abattu , conferve fa couleur & n’eft point livide , èft ' ce qu’on ne fent ni pefanteur ni dureté dans les hypocondres, & que l’appétit eff languifîant. La cure demande des remedes difi- cuffifs, chauds & corroboratifs , tant internes qu’externes , des bouillons àffaifonnés avec le poivre , l’ail, l’oi¬ gnon , les pilules ffomachiqiies, le firop de tabac, le vin, le baume de copahu, fa décodîonde faîfepareiile & de faffk- liras ayecd’anis &: la canelle. Les exter- Douteurs de b as-ventre , &c. 3 07 h€S fontles venîoufes feches appliquées plufieurs fois fur les mamelles, les lini- mens de l’eftomac & de la poitrine avec Phuile d’écorce d’orange, de tabac d’armoife , de menthe fauvage ; un éculîbn ftomachal fait avec des herbes corroborantes ; enfin , un emplâtre compofé avec les baumes & les réfînes. Le bon effet, dit Pifon , qu’ont pro¬ duit ces remedes dans la colique , l’a- trophie, & la dyffenterie , m’obligent à recommander aux Chirurgiens les Venîoufes feches & les topiques ex-: ternes. • 7 . Gajlrodynta periodynîa. La Périodynie des Grecs efl, fl je ne me trompe, une efpece de colique d’ef- tomac chronique , telle que celle que j’ai obfervée dans un Prêtre âgé de for- xante ans, qui étoit fujet depuis fix mois après avoir mangé, & pendant tout le temps que la digeftion fe faifoit, à des contorfions , des inquiétudes , des douleurs & des tiraiîlemens qui fe communiquoient aux intefbns , & qui lui rendoient la langue très-feche, fans qu’il fut pour cela altéré. II était extrê¬ mement maigre , foible , conftipé ; foiî pouls étoit rare , mais d’ailleurs le mêmst 5o8 C l a s s e VÎI. que dans les perfonnes faines, il fentoit quelques douleurs dans les lombes. Je lui ordonnai les bouillons de pou¬ let, des narcotiques, & enfuite le lait d’âneffe; il les prit pendant un mois, & il guérit. 8. Gajlrodynia calculofa ^ Schneideri, lib. .3. de catarrhis , cap. 7. Elle a été connue de Rivière^ à!ALfarius, de Cru* cius\ de Banholin , & obfervée par plu¬ sieurs autres. C, Un certain Artifan fentoit depuis long-temps dans fon eftomacune pefan- teur incommode , comme s’il y eût eu dedans une meule de moulin, il mourut non obflant tous les remedes qu’on lui donna. On lui trouva dans le jéjunum une pierre blanchâtre qui comprimoit le pylore, & qu’aucun Médecin n’^a- voit foupçonné y être. Voye:^ quelques autres obfervations pareilles à l’article de la Paffion iliaque. Voye^ aufîi Bonet, fepulchret. tôm. z. pâg..yy. obf, 33. de çalculis cyjîicis , obf. de calcuLo gaf trico, ibidem, obf 3a. & iix hiftoires de pareils calculs, obf J’ai vu des calculs gaftriques eliipioïdes, blancs, plus légers que l’eau, plus gros qu’un eeufde pigeon, qui ne s’enflamnK)ienî Douleurs de bas-ventre , &c, 30^ point au feu , & qui différoient par conféquent des eyftiques, qui avoient "'eaufé le choiera niorbus. J’ai vu divers Charlatans , dont l’un entr’autres avaloit des cailloux très- durs , liffes, fphéroïdes, de même dia¬ mètre que l’œfophage, fans être incom¬ modé. L’autre mâçhoit une efpece de caillou teftacé, dont toutes les maifons de Montpellier font conftruites, & en avaloit d’allez gros morceaux , qu’on entendoit remuer dans fon ventre. Je iî’ai pu favoir s’ils les vomiflbient. J’ai àuïE tfaîté uîi foldat, qui' par maniéré de jeu jXafîbit dès verres daft? fa bou¬ che en avaloit des morcèaux.*' • La coliquè d’eftomac accompagne foü- vent celle du foie qui eft caufée par des calculs. Voye^ Bonet $ Jepulchret. toni. z. ^ 33 - ; ; , (). Gajîrodynia ajiringens ; Stomachi ajlriciio Aetii, Lib. j .ferm. /. cap. 1^.. Ref- ferrement d’eftomac. L. ^ C’eRbne douleur que l’on fent pen¬ dant la digeftion,accompagnée de conf^ tipatioh , d’une cKâléur générale , fur- tout dans les paumes des mains, & aux plantes des pieds , de là rougeur du vifage, de la fréquence du pouls , ou j jio Classe VII. fuivant quelques-uns, d’une petite fiè¬ vre. Elle attaque les perfonnes qui ont les chairs feches & épaiffes. Voilà ce qu’en dit Æthis. Pour moi j’attribue cette maladie à la féchereffe & à l’éré- thifme de l’eftomac , au défaut de boif- fon aqueufe, & à la difpofidon fpafmo- dique du genre nerveux. Aüïus confeille dans le paroxyfme, c’eft-à dire, dans le temps de la digef^ tion, de fe frotter oc de fe lier les extré¬ mités 5 de tenir le corps droit, de fe faire porter en litiere, & enfuite d’ufer d’humedans & de délayans, par exem¬ ple , de s’oindre le corps avec de l’huile & un peut de nitre ; après le paroxyf¬ me, de boire beaucoup d’eau chaude , de fe baigner les pieds, & de fe laver fouventles mains. Jèîius dit avoir fou¬ lage fes malades en les faifant baigner avant leurs repas, & en leur failànt boire du vin après que la douleur ayoit cefle. lis doivent uier d’alime ns faciles à digérer, & en faire trois ou quatre repas. , 10. Gaflrodynîa. amrens. Voyez Jo nf- Xoti^ idza m^dîcina J pag, j^^S.Jiomachi aitntîoj ^onot PoLyalth. Periodymajid’" machi d’Hippocrate , qui , à;ce que dit Doukurs ic h as-ventre , &c. 311 vçulu dérigner par là la douleur violente qu’elle caufe, de mê.me que îatenlion dont elle eft accompagnée. L. • Cette efpèce (urvieat auffi dans lè temps de la digeftion, mais elle eft ac¬ compagnée d’un foid dans les exîrémi-; tés&c de la courte haleine, en quoi elle différé de la précédente. Eft-ce une efpece différente de la colique d’efto- mac caufée par des faburres, de la coli-; que d’eflomac \enîe\x(e , Jonjion confeiile à ceux qui en font atteints de s’oindre l’épigaftre avec de l’huile de nard & d’avaler une drachme de poivre. Hecquet veut qu’on ufe dans les repas d’une boiflbn émolliente , &: qu’on prenne dans le temps que la douleur fe fait fentir de la thériaque récente. ,,11. 'Gajîrodynia àperegrînis ; Cceliacm ûffeUus^ àQ Celfe , Lib, g., cap. iz. Coli¬ que d'ejîomac caufée par des corps itrart^ gers ; Affeâion cœliaque. Elle eff caufée par des corps qu’oa avale & qui ne peuvent fe digérer , par exemple, un morceau de fer fuivant l’obfervaf.on de Scholtzius ; une pièce de cuivre , d'’argent , un couteau , une bou^ c/e, un clou , une épingle. Voyez Tiffoî, Avis au peuple , 7?'^. jCJ ; des cailloux:^ 3IX Classe VIL ainü que Cardan ^ Hejjius &c. l’ont ob¬ ier MoLknbroeck^ rapportent qu’un homme en fut atteint pour avoir avalé des pilules dorées & réfineufes qui lui fefterent pluiieurs mois dans l’eftomac. ta même chofe arriva à un autre, à ce que dit Hildanus,3. pour avoir avalé un morceau de iard; à un àtitre,fuivantPlaterus,o^/ lib. pour' avoir mangé une livre de gingembre.- Eile a été caufée dans d’autres par de petites yelîies remplies de poux , fui- vant Heurnius ; par des lézards & des couleuvres, fuivant Gefner Hijîor. ani¬ mal. de /Æcertti, qui rapporte que trois miilè hommes en moururent. Le D; Batigne rapporte d’ans lés Mém; de la Société R. de Montpellier, qu’il a pas long-temps qu’un homme rendit" par la bouche des falamandres, enfuite de l’émétique qu’on lui donna. A l’égard de la colique d’eftomac que caufent les taenia, les vers, les chenilles & autres pareils reptiles qui s’engen¬ drent dans l’eftomac, Voyez^ ce que j’ai dit à l’article de la colique d’eftomac vermineufe. - J’ai vu dés gens qui ont avalé impu- îiéxnent des épingles , des plumes à écrire, Douleurs de h as-ventre, &c. écrire, du verre, des coquilles de mou:* le, des noyaux de pêche, &c. mais tous ne font pas auffi heureux, & il en -a 'plufieurs à qui ces fortes de folies eaufent des coliques d’eftomac énor¬ mes , des ulcérés qui font tôt ou tard fuivis de la mort, il y a quantité de liqueurs propres à diffoudre ce corps, ^ qu’on peut prer^ire en toute iùreté, par exemple , le jus de limon, pour les coquillages ^ mais il eft bon de mettre en ufage les lubrifians ,pour en procu? i-er l’évacuation. . II. Gajîrodyniaà xiphoide.là^lorri^y Mpidem. lib, z.pag. 242. Barbette praB. lib, i. cap. 4. C. . . • Les Lan^edodens appeîleht cette maladie, la palette de Vepomuc tombée^ Barbette & Bonet prétendent que cette maladie n’eft pas rare , mais elle l’elî cependant plus qu’on né le croit com- -muriément. Elle eft occafionnée.par l’af* fàifTement ou la luxation du cartilage xiphoïde, & elle eft accompagnée d’une douleur continue, de vomiffement, d’anorexie , dt fi la maladie perfévere^ d’atrophie^ On rend par la bouche les alimens dès qu’on a mangé, & la dou¬ leur fübfifte des mok & des ani^es^ Tàme Fl, Q 314 Classe Vit, Barhctu veut qu’on applique de greffes ventoufes fur la région de l’épigaffre une fois ou deux , & enfuite un em¬ plâtre aftringent. Bonct rapporté que tous ces fymptomes cefferent dès que le Chirurgien eut remis ce cartilage en place. Wtpf&r prétend que cette mala- ,die ne différé en rien de la douleur du foie caufée par les calculs. 13. Gajlrodynia pulfatïlis. Bontty fipulchm. tom. z. obf. 46 . pag, So,L. Elle confifte dans une douleur ac¬ compagnée de pulfation dàns la région •de l’épigaftre, & qui n’a rien de com¬ mun avec celle que l’on fent dans les autres efpeces. Je l’ai obfervée deux ou trois; fois, & elle n’efe pas rare chez les fujets hypocondriaques & hyffé- riques. On l’attribue communément à la pulfation de l’artere céliaque , qui devient quelquefois de la groffeur du poings fi l’on en croit Bonet, Il eft cer¬ tain que les arteres gaftriques & l’aorte , quand même elles ne feroieftt affeâéés d’aucun anévrifme, ont affez de fenfi- bllité dans ces fortes de conftitutions, pour produire cette- pulfation incom¬ mode. V ^ - - .14. Gaflrodyma hyjkrka / Colica hyf- ÿouleurs de bas-vemre, &c. '315 ierlca,, Sydenham, cap. y . pag, igz, & in pr0cejf.pag. €^^. Colique d’eftomac hyftérique. L. Cette maladie ell: familière aux femi mes hyftériques, de même qu’à celles dogt le tempérament eû affoibîi par les jnaladies , & fur-tout par des accouche- imensilaborieu^, ^ eil accompagnée d’une douleur aiguë dans la folTetfe du g:œur, &^d’un vomiffement de matière yerdâtre. La colique bilieufe a fon fiege dans les inteftins, celle d’eftomac dan;ÿ ee vifcere même. Celle- ci abat les forces à un point extraordinaire , & jette la inalade dans le découragement. La dou¬ leur cefte pendant un jour ou deux^ mais elle revient au bout de quelques femaines avec la même violence; & après qu’elle eft paffée, il refte une fen- libilité dans,, i’épigaftre que la moindre preifton irrite, & d’ailleurs elle eft aflez îbuvént compliquée d’un iâere pen¬ dant. quelques jours; Elle diftere de la paffion iliaque & de la colique bilieufe , ainfi qu’il eft aifé de s’en ^convaincre q)our q>eu qu’on -y fafle attention. i-y Cim. On donnera à la malade du .'poffet y pu du petit lait cuit avec de •l’aile ou de la biere, autant qu’elle O q 3î ê C L A S S E VII. pourra en boire, pour la faire vomir ^ nous nous fervons en France d’eau de poulet ou de petit lait ) '& enfuite 25 gouttes de laudanum liquide dans de à’eau de çinnamome, réitérant ce paré¬ gorique jufqu’à ce que la douleur foie calmée. Il convient même de côtumem cer.par la faignée, au cas que les forces le permettent - / Àu cas que les paroxyfm^s revien¬ nent, on lui donnera dans les interval¬ les qu’ils laifîent, un bol compofé d’une drachme, ou d’une demi-drachme de zédoaire, avec du firop de citron, ma¬ tin &foir pendant un mois, & par deffus l’infùliôn fuivante. Faites infufer demi-once dé zédoairë dans quatre on¬ ces de vin des Canaries pendant douze heures, coulez-le, prdez-Ie pour i’ufage. On peut auffife fervir du baume du Pérou, comme dans la colique 4 ® Poitou. “ 15. Gàjîrodynid chlqràtica ; Çoliqaé d’eftomac chlorotique. L. -- Cette éfpece efl eaufée par la fup- "■preffion des flux mehflruel & hémorr ■roïdal; elle éfl: familière aux femmes -qui' ont les pâles coùîeurs iî ÿ eh a ;|)éu qui eh foient exémptesi' La doüîehlî Doiileurs de bas-venite^ &c. cfl: à la vérité fupportable, mais fiie ^ & s’étend depuis répigaflre-, jufques dans le dos entre les deux omoplates ; efle eft quelquefois accompagnée de l’ènflure de l’épigaHre & de dyfpnée ^ pour peu qu’on agiffe, de laffitude , de pefanteur dans les jambes, de la pâleur dp vÜage, de l’enflure œdémateufe des pieds, & d’anorexie. On la guérit dé même que la chlorofe par l’ulage con¬ tinué des chalybés. 16. Gajirodynia, hypocbondridca ; Co-^ lîca hypochondriaca y Sydenhami, Pro’^. cejfus inteprï de colicâ hyflerîcd ^pag. 670^ Colique d’eftomac hypocondriaque. Elle a beaucoup d’afîinité avec la colique d’eftomac hyftérique, mais elle afFeâe les hommes hypocondriaques, & Sydenham exhorte les Médecins à chercher une méthode curative qui lui convienne , & à laquelle la maladie cede pour ainfi dire natuellement. Les chalybés tiennent le premier rang par-- miles remedes dont on peut fe fervir; 17. Gajlrodynia febricofa , Morton , de proteif. febt pag, gg. hijl, iS. Joufn, de Mid, Janv, lyGi.pag. z 5 . Colique d’eûomac fiévreufe. A, O ii j ^i8 Classé VII. 18. Gafirodÿnia àfrigore de Meyferey n^. 411. Colique d'eflomac caufie par U froid, B. ' v.ü 19. Gajlrodynia metajlatica, Mey<* .ferey, n°. 411, Colique d’eftomaemé- taftatique , caufée par la répercuffion de la matière morbifique de la goutte 3^ de la gale, des dartres, des fêtons, de« ulcérés , des marifcas. A. 20. Gaftrodynia gajirocelica , de Mey-» ferey, , 411. Voyez le gajîrocck. A, Nota. Le mot de colique n’étoit au¬ trefois employé que pour défîgner les douleurs qui ont leur fiege dans le co¬ lon ; on s’en efl: depuis fervi -pour dé- ligner celles de l’ileum, du foie, de la' matrice, de l’eftomac & je ne fai de quelle autre partie , ce qui eft d’une çonféquence dangereufe dans la prati 4 que de la Médecine. En effet, il n’y a proprement qu’un nom qui convienne à chaque genre , à moins qu’on ne veuille confondre toutes chofes ; Sc comme les genres des maladies qui af>; feftent les divers vifeeres font diffe- rens, il s’enfuit qu’on doit les diflin- guer par des noms qui fervent du moins à faire connoître les principaux fymp- Douleurs dt has-ventre. Colique. 319 tomes qui les accompagnent , autre¬ ment il faudra bannir ceux de céphar lalgie, de cardialgie, de goutte, &c. XXIL CoLicA} Colique ^ Douleur au ventre, La colique eft une maladie dont le principal fymptome confifte dans une douleur ou une fenfation incommode dans le gros inteftin, & qui efl déter¬ minée par fa fituatiori, fa figure ^ & fes ufâges. Comme les inteftins, foit gros ou grêles , occupent différentes places, & font contigus aux différens vifeeres du bas-ventre, il eft difficile de connoître le fiege de la maladie fur le fimp'ie ex*‘ pofé du malade, & de la vient qu’on s’y méprend tous les jours. On peut ce¬ pendant à l’aide de la phyfiologie, & lorfqu’on connoît les caufes, les princi¬ pes & les fymptomes de la maladie , la ftrudure, la fituation & l’ufage de l’in- teftin, connoître auffi les différens fymp¬ tome s qui doive nt e n réfulter, aufli-bie n que la partie affeélée, tant dans cette maladie-ci que dans les autres. ïl eft: fâcheux que l’on ne puiffe diftingueï,- O iv 5 10 Classe VIL plufieurs genres de maladies que parle moyen de la théorie ; il feroit infini¬ ment mieux de les définir par les fymp- tomes qui leur font propres , mais il fàudroit pour cela qu’on s’attachât à nous donner une hiftoire des maladies plus exaâe que celle qu’on a jufqu’ici^ Le mot de colique ne s’efi: introduit idans la Médecine que du temps de Plint, Les Grecs ne connoiflbient point cette maladie, ou ne l’avoient point lâéfignée par aucun nom- propre. U» appelioiént iUum cette douleur de Tin- teftin grêle, qui efi: accompagnée de confiipation dhin vomiffement con¬ tinuel, & à laquelle nous donnons le lîom de pafiion iliaque, de même que ïes Arabes appelloient pa£ionem coli- cam , celle qui a fon fiege dans le gros ântefiin. Quelques-uns ajoutèrent à la^ idéfinition de la colique, qu’elle étoit compliquée de conftipation, pour dif* îinguer les tranchées de la colique or¬ dinaire ; mais cette diftinftion n’appar¬ tient point au genre ; car fi la douleur cfl: violente, confiante, compliquée de tranchées & de déjeâions par bas, & qu’elle foit le principal fymptome de m ïïiâladie, ce fera prqprement uné Douleurs de hàs-vemre. Colique, 3 1% colique; & à plus forte raifon le fera- t-elle fi le ventre eft libre comme il arri¬ ve quelquefois ; autrement, il n’y aura point de genre auquel on puiffe rap¬ porter cette douleur, & il faudra en créer un nouveau fans néceflité. • I. Colica jLatulenta , Sennert, de do- lore colico, prima fpecies% Boviqî ^ Jèpul-; chret. obf. / & z. Colique venteufe. On laconnoît i en ce qu’elle s’ap- pàife dès que le malade a rendu le la¬ vement qu’il a pris, ou qu’il a été à la felle, ce qui n’arrive point dans la; colique d’efiiomac venteufe ; en ce qu’elle s’étend le long de l’inteftin ou tout autour du bas-ventre, d’oîi vient qu’elle affeâe fouvent la partie inférieure de l’efiomac où palTe le co¬ lon ; mais elle fe calme par l’éruption des flatuofités & des borborygmes ès. par le changement de fituation ; 3^.- Quoique dans le fort de la douleur il fiirvienne une rétention d’urine , & que la verge fe roidifle fans aucun ai- guüion de volupté; eEe n’efl: accompa¬ gnée ni de maux de reins , ni d’envis- d’uriner , d’aucune ardeur ni d’aucune- altération dans les urines comme danS’ la colique rén^e 3,4°. la douleur n’au^- 3^^ Classe VII. mente point lorfqu’on preffe le ventre, comme dans la colique d’efto- mac hyftérique, & dans l’inflamma¬ tion des inteftins ; 5 elle eft compli- quée de la fécherefle du bas-ventre, de conflipation & de l’endurclffement des excrémens ; 6*^. elle n’a ni les fymp- tomes ni les principes procatartiques de la colique de Poitou. Elle eft caufée par le défaut de dî- geftion , lequel engendre quantité de flatuofités , au lieu que lorfque la fali- ve, le fuc gaftrique & la bile font tels qu’ils doivent être , la digeftioa fe fait fans caufer aucune flatulence. Les ali- mens les plus flatueux font le vin qui n’a pas affez fermenté, les légumes, & les fruits charnus & cucurbitacés. Cette efpece , quoique légère & paflàgere , eft fouyent l’avant coureur de i’iâere', parce qu’elle empêche le cours de la bile dans le duodénum. Il confte par les expériences Stwart a faites fur un homme & fur un chien , que lorf¬ que la bile cefte de circuler, il s’en¬ gendre des flatuofités dans les inteftins; & la même chofe arrive lorfque le bas- Ventre eft conftipé. Lorfque la colique eft: légère, il fuf Douleurs de tas-ventre. Colique. 315 fit d’un lavement émollient, huileux, de l’infiifion de camomille en guife de thé, d’appliquer des linges chauds fur le bas-ventre, & de le frotter pour là faire ceffer. Dans le cas où la douleur eft violente, il faut commencer par fai- gner le malade, lui faire boire beau¬ coup d’eau de poulet*, luf donner un lavement émollient, & fi ces remedes né produifent aucun effet, vingt ou trente gouttes de laudanum liquide. On. lui donnera enfuite toutes les quatre heures de l’huile d’amande douce, fans difcontinuer l’eau de poulet, & quel¬ ques lavemens d’environ une chopine pour lui tenir le ventre libre. Après que la douleur fera appaifée , on le purgera légèrement, & lorfquelafaifôn le permettra, on lui fera boire les eaux minérales froides pour délayer labile, & balayer les premières voies. , 2. Colica pituitofa , Sennert, ibid ^ troijiemme efpece , Fernel, pathoU lïb. G» mp. c). Salmuth, centur. t. objerv. y dm fepulchret. obf. 23. Colique glaireufe. On la croit occafionnée par des hu¬ meurs épaiffes & gluantes qui engor- nent le gros inteftin. Elle caulé la même douleur que fi l’on .enfan;çoit un pieu O vj 324 Classe VII. ou une tariere dans la partie, ce qui; vient de la diftenfion qu’y caufent les- ' glaires & les vents qui y font enfei- jués. Quoique les douleurs des autres- efpeces foient fortes & aiguës, elles ne- ÎKint là.fixes m perforantes ^ à quoi l’on; peut ajouter que cette colique eft très- opiniâtre. Ettmuller attribue cette douleur gra-- y^rive aune pituite , ou mucofité abon¬ dante , vifqueufe, mais fans aucune acrimonie, prétendant avec raifon que c’eft l’acrimonie acide qui la rend tout à la fois gravative & contondante ; it convient toutefois qu’elle efl; fixe, con¬ tinue 5 pertérébrante ; & croit qu’elle- à fon fiege dans l’hypocondre gauche,. & qu’elle afFeâe très-=fouvent leshypo- condres, au lieu que la coliqüe ven- teufe eft accompagnée d’une douleur & d’un fentiment de diftenfion & de déchirement ; la cure prophylaftique. exige l’ufage des fels neutres. 3. Colica jlercorea, Ettmuller, de in- tjefiinorum doloribus , tom. u pag. Colique ftercoreufe. A. ' C’eft ceUe qui eft caufée par des cxcrémens recuits & endurcis qui ne peuyçnî fortir^ Je l’ai plufieuts fois ob? JDoüteurs de has^ventre. Colique. fetvée chez les femmes qui font déte¬ nues dans des' maifons de force , à caufe du chagrin où elles font plongées de la vie fédentaire qu’elles y mènent. Ces excrémens ainfi endurcis caufe nt fou vent des coliques violentes fans fiè¬ vre , qui font fuivies de quelques déjec¬ tions fanguinolentes. On connoît cette maladie autaâ:; les cathartiques les plus doux l’irritent ; mais elle fe diflipe aa bout de quelques jours par le long ufage de l’huile d’amande douce, des fomen¬ tations & des lavemens émolliens, fans aucune éruption de vents^du moins qui foit confidérabie , & les excré¬ mens s’évacuent infenfiblement en forme de gale de cyprès. 4. Colica verminofa^ Sennerti,y 3 cazî- da fpecies doloris colici , Fabricius, centi. 1. obferv. 6 y. Ne feroit-ce point le phics de Ceife ? Coîi<^ue vermineufe. A. Celle-ci eit caufee par des vers, ÔJ elle confifte dans une douleur tantôt corrodante, tantôt poignante quichan^ ge de place, & qui n’efi: accompagnée d’aucune cQnftipation. Les douleurs font fouvent paffageres, accompagnées de foubreiauts dans le bas-ventre, pour : l’ordinaire, de cardialgie, de aauféeSj, 3i6 Classe VII. d’une petite fievre, de déjeftions grî- fâtres, fur-tout chez les enfans, d’une odeur particulière d’haleine, tantôt de la, pâleur, & tantôt de la rougeur du vifage. Comme le bas-ventre efl; ordinaire¬ ment relâché dans cette efpéce , on peut purger le malade avec le féné, la barhotine , le mercure doux , &c. à moins que la douleur ne foit violente ; fi l’on craint la fievre , le délire & les convulfions, & que le fujet foit d’un âge un peu avance, on peut lui donner avec fuccès le firop émétique de Glau- bcr. L’huile & le jus de limon fuffifent quelquefois,, dans le paroxyfme. Les lavemens opèrent quelquefois ce que les cathartiques n’ont pu faire, & pro¬ curent l’évacuation des vers. Lorfque., le fujet eû jeune , on peut lui faire ava¬ ler trois gouttes d’huile de pétrol, & lui en oindre la région d'n nombril. 5. Colica biliofa f Fnd. Hoffmann, pag. 28 & non point de Sydenham ^ qui eft le Chordapfus. Colique caufée par une humeur âcre & fcorbutique de Sennen; CcÀïqaehïlieiffe. Cette efpece attaque les jeimes gens yifs., chauds , colériques, adonnés aux Douleurs de has^venire. Colique, liqueurs fpiritueufes, les hommes bi¬ lieux , qui font beaucoup d’exercice eiï été, quelquefois avec une fievre paffa- gere , & d’autres fois fans fievre. Ses fymptomes font, la voix rauque , la . cardialgie, la cacofitie, un vominement de bile porracée, le hoquet, la chaleur, la foif, l’amertume de la bouche, l’u¬ rine peu abondante, haute en couleur, la confiipation , qui n’a pas tovf|Ours lieu, en quoi elle différé du chordapfe, les déjeâions bilieufes & fréquetes. La douleur fe fixe le plus fouvent dans les inteflins grêles, par exemple , le duo¬ dénum ; le bas-ventre n’eft ni chaud ni tendu comme dans l’inflammation de bas-ventre • les urines coulent à l’or¬ dinaire , le malade a des vertiges, le pouls n’efl: ni dur ni tendu, quoique frequent ; la maladie eft aiguë. La cure exige d’abord la faignée, les lavemens émoiiiens avec la mauve , la graine de lin , la racine de guimauve, l’huile, les bouillons cuits avec î’ofeiîle, les potions acidulées, comme le petit- lait, la limonade , l’oxycrat, l’eau ni- trée, l’eau de poulet, les fomentations émollientes, la tifane d’orge, lesémul- ôons narcotiques. Dans le fort de U ^rS Classe Vif. douleur, le laudanum, ladécoftionde têtes de pavot dans de l’eau de riz froi¬ de ; mais avant toutes choies la purga¬ tion & la décoâion de caffe. Au ca& que la douleur revienne, on aura re¬ cours aux demi-bains. ; 6. Colica phlogiflica^ Sennert , qua^ tmme cjpecc ; Phlogofis intejlinorum de' Eelix Piaterus. Tiffot, Avis au Peuple,- Colique inflammatoire. Elle ne différé de l’inflammation-des boyaux que par Ion degré, je veux dire, qu’elle n’efl: accompagnée ni de fievre aiguë ni de l’agitation ni de la fréquence du pouls, ni de la chaleur excefîive, ni de lueur, &c. on la dif- tingue des autres efpeces par l’enflure du bas-ventre, par Ion extrême fenfi- bilité qui fait qu’on ne fauroit y tou¬ cher , par la rénitence des vilceres du:- bas-ventre vers le nombril, par la diffi¬ culté d’uriner , la foif, &c. On lagué^ rit par des faignées copieules, des fo¬ mentations émollientes, des Iavemens> de l’eau de poulet, comme l’inflamma¬ tion des boyaux. Loriqu’on traite les coliques venteufes avec des remedes -chauds, elles dégénèrent fouvent em . coliques inflammatoires. Les. cathartr?- Douleurs de bas-ventre. Gotique, 3 2^ ques âcres, pris à contre-temps, com¬ me lorfque le bas-ventre eft relTerré , la caufent fouvent. Voye^ l’Inflamma¬ tion des boyaux. 7. Coûta fpafmodica^ Frid. Hoffmann» de intejiinorum dolore , pag. 2.8y ; Coli¬ que convulfive , Sepulchret, pag, zGG» obf, Z, A. Il y en a une t^Iîofftnann attribue à une férofité âcre qui engorge les in- teftins, & une autre qui efl: endémi¬ que en Hongrie. Celle-ci eff une ef- pece de colique de Poitou, dont je parlerai à fon article ; l’autre eft com¬ pliquée de mouvemens convulfifs, mê¬ me dans, les parties externes. Elle afl- feôe, à ce qu’il dit, les fujets goutteux- & feorbutiques. Elle eft ordinairement fuivie d’infiammation , &: on ne peut la guérir qu’en attirant la matière arthri'- tique dans les pieds, la fcabieujè &: la miliaire yOVL la pétéchiale au dehors. Elle paroît donc être la même que la colique arthritique de Muf^rave, cap, 3. de ar- thritide. Baglivi prétend qu’après la fai- gnée il n’y a pas de meilleur remede que l’infulion de camomille en guife de thé. 8. Colica plethorica; Colica Jusnm’y 330 Classe VH. rhoidatis ^ Juncker, Tabul. loG ^ qui l’attribue à la répercuffion de la goutte ou de la fciatique,la confond par conféquent avec la convulfive. Colique çaufée par la pléthore. Colicafanguin&a^ Nenter. tab.zG; Colique fanguine. A. C’eft celle qui eft caufée par la fup- preffion des menftrues, des lochies, des hémorrhoïdes , & qui ceffe dès que ces écoulemens reprennent leur cours ordinaire. Elle eft familière aux hommes & aux femmes pléthoriques & hypocondriaques ; & elle eft fou- vent accompagnée d’un tenefme hé¬ morroïdal , & d’un flux de fan g abon¬ dant. Cette efpe ce exige la faignée , des délayans & des emmënagogues. Colica catammialis. C’efl; celle qui dans le temps des ordinaires aïFecle le bas-ventre, les lombes & les parties voifines de la matrice. Elle efl: fouvent très-violente, & ceffe par la faignée & l’éruption des menftrues. Coli¬ que utérine. 9. Colica Lapponica , Einnæus ^flora Lapponica^p. 69. de Angdicâ, Colique Lapponique. C. Les Lappons qui vivent dans les fo- ïêtis font fujets a une maladie très-cruel- Douleurs de baS'ventfe. Colique, 331' le, qu’ils appellent ullem ou hotme , la¬ quelle eft une efpece de colique appro¬ chante de la convuhive de Scheuch^r. Elle caufe dans les vifceres qui font dans la région du nombril des fpafmes qui s’étendent jufqu’au pubis, & dont les accès font au& violens que les douleurs qu’éprouve une femme en travail, de forte que le malheureux Lappon fe traîne par terre comme un ver, & rend fouvent une urine fanguinolente. On ne fauroit l’attri¬ buer au calcul, vu que ces peuples n’y font point fujets non plus qu’à la goutte. Au bout de quelques heures, quel¬ quefois d’un jour, la maladie fe termine par un ptyalifme abondant qui dure un qûart d’heure. Les Lappons aflurent que cette maladie ne les attaque point tant qu’ils vivent dans les montagnes , & qu’elle ne les prend que lorfqu’ilsdef- cendent l’été dans les forets, où ils font obligés de boire de l’eau à demi cor¬ rompue , échauffée par l’ardeur du fo- leil, & remplie de petits vers qu’il ap¬ pellent gordio. Ils fe fervent pour la gué¬ rir de remedes extrêmement violens , tels que la racine d’angélique , la cen¬ dre ou l’huile de tabac, le cafloreum 3JZ Classe VU. liquide, &c. La colique convulfive dont Shhcuchicr donne la defcription dans fon voyage des Alpes emporta plufieurs Religieux qui faifoient cuire leurs ali- mens dans des vaiffeaux de cuivre,, & cette efpece paroît être la même que la colique de Poitou. Laurent Montîn prouve d’une maniéré inconteftable que celle des Lappons efl: caufée par le gordio qu’ils avalent avec l’eau dont ils ufent, & qu’elle cefîe dès qu’ils l’ont rendu. 10. Colica Japonîca,^œm^^,fajct 3. ameenit. obf. y/. C, 5’e/2Â:i par les Ja- . ponois, c’eft-à-dire un fpafme des in- tedins&: du bas ventre fi fi*équent dans le pays , qu’à peine fur dix adultes y en a-t-il un qui en foit exempt. On l’attribue à la biere dont ils ufent,; laquelle efi: faite avec le riz, ce qui feit que les étrangers qui en ufent y font fujets tout comme îss nationaux. Cette efpece différé des autres, en ce qu’indépendamment des douleurs lancinantes qu’elle caufe dans les intef- tins, elle excite aufli des mouvemens convulfifs dans les aines ; 2^. en ce qu’elle caufe des douleurs dans les muf» des du bas-ventre. 5?. Elle caufe fou- Douleurs de has-ventre. Colique. 3 5 ^ent au malade une efpece de fufFoca- tlon hyftéfique quiafFeâe toute la re* gion depuis le pubis jufqu’au cartilage xiphoïde. 4'^. Après que la maladie a duré quelque temps , elle fe termine parles tumeurs dans différentes parties 4u corps. 5*?.' Ce qu’il y a de plus fâ^ cbeiix eff qu’elle dégénéré quelquefois dans les hommes en un farcocele fiftu- îeux, & dans les femmes en une quan¬ tité de fies au fondement & aux levrés des parties naturelles, ( ils appellent ce farcocele foH, & les malades fobimots^ s& ces fies , indépendamment de la coli- -que font fréquens & endémiques dans tie Japon.:-ii: - ' Les habitans de la Corée, de la Chiné M du Japon fe fervent de deux-fortes ide remedes dans toutes leurs maladies , .qui font le moxfa^Xzppnâioti. %€mdxa. tefttune petite cienîé de figure conique tfaite avec ies filamenÿ de rarmoife des boutiques j laquelle eff de ta groffeur du doigt. On l’allume par la pointe, & on -la îaiffe brûler jufqu’à rendroit oif elle retouche la partie^^La douleur que cette cbrûlure caufë eff fi légere^que les enfans -la fupportent fans pleurer , ainfi qu’- 4 /- 'pïnus S>c K.oerhpfer l’affurent. Lès Arabes 334 C t A s S E VIT. fe fervent pour cet effet de coton bîeu ■ & les Indiens de la moelle du jonc de marais. Ils fe fervent pour faire la ponaion d’aiguilles d’or ou d’argent qu’ils enfon¬ cent dans les chairs de la longueur d’un demi-pouce, ôc rarement d’un pouce, pour procurer une iffue aux vents & aux -vapeurs auxquels ils attribuent prefque toutes leurs maladies. Ils pratiquent en¬ core quantité d’autres ponélionsfuperf- titieufes qui à ce que dit Kœmpfcr, fou- Îagenî ou guériffent les mabdes fur le champ, Ges fortes de brûlures avec: le ^Qxa-^ font très en ufage dans plufieu^s autres contrées des Indes. Les Japohoîs C>nf ùn préfervati'f contre la çoHque, le¬ quel confifîe à faire.quatre .piqûres fur i’épigaftre idiftantes, d’un pouce l’une de llautre, de qui; forment un qùarré. Ils pratiquent- la même opération furies : autres"parties , êc. varient ces figurési, . fuivant la nature desimaiadies. : - II, Colica rmfmt&rica.YojQzSeput‘ :Cln£1^ vhf, idi: :ôhf. j» ax. zS. ^Q. n9. ;/, /a, rj , /4, /i ,utT, viy, itemi0^^ 4 , ^i.: oÈL.iIefl: traité dés -dbftruâiions , de l’endürciffement du gonflement, des glandes du ;méfén-_ -Douhurs de. h as-ventre: Colique. 33^ ^eré ,obf. ^y y ^8. où il eft parlé des abcès du méfentere. C. I Colica fchirrofa , Sepulchret. obf. 8, La Motte, obferv. 108. des tumeurs. C’eil une douleur caufée par ua fquirre dans les inteftins. La tumeur eft dure, indolente, tuée au deffous des tégumens du bas- ventre ; elle comprime les inteftins, &la douleur vient de ce que les excré- mens ni les vents ne trouvent point d’iffue. Cette obfervation dp la Motte fert .à mettre au jour la faute des Chirur- ,gièns, qui ayant pris cette tumeur pour un phlegmon, l’ouvrirent avec la pierre à cautere, au moyen de quoi ils perce- reiitrileum, le pus & les matières s’é¬ panchèrent , & la malade mourut trois jours après l’opération* Ge même Auteur obferve, obji ro^, qu’on a réfous ces fortes de tumeurs par l’ufage continué d’un emplâtre de dia- 'Chylon,;de'méiilot & de mucilages, & par rufagemterne des apéritifs, ûbf.r //-©. 13. Colicapancreatica. Voyez. Sepul- -ckret. pag. < i6o. obf. 34, 3Ï. .^8.- &ic, • Ventris dolor ob apojlcma pancrcatâs , IHeurnius, in Aphor. 41. S. G. iftppor 33 ^ Classe VII. crat. Highmor. Difquif. anatom, llh, i; pan. %. D. C’eft urie douleur fixe dans le bas- ventre, autour du pancréas, occafion- née par un fquirre -, lui ulcéré, un abcès dans ce vifcere , laquelle augmente après qu’on a mangé, &; qui eft affez fouvent accompagnée de vomiffemenî ou de naufées.On peut, lorfque les fu- jets font maigres, connoître le fiege de cette maladie, qui efi: d’ailleurs très-obf- cur, en les vifitant de bon matin après les avoir fait agenouiller. 14. ColicapulfatilU.Yojez Sepulcret, Vmtrls dolor pulfativus ^ oh/, j 48. ào C leur vin dans des vaiffeaux de cuivre ^ où ily avoit du verd-de-gris. On trouva dans le corps de ceux qui en moururent le foie engorgé de petits follicules en- taffés les uns fur les autres , de petits corps en forme de pois verdâtres Sans les inteffins , & une férofité verdâtre dans le péricarde. 6. Hepatalgia farcomatofa ^ Manget , Bïblioth, Tïied. praB^ lib. 8 . pag. y 8 y 8 S> Excroiffance du foie. L. Fuldenr&ich ayant ouvert un homme qui avoit une douleur gravative & une tumeur dans l’hypocondre droit, accompagnée d’inappétence , d’un vo- miflement bilieux, •& de foif, luirroü- va un foie qui pefoit quatorze livres, indépendamment d’une excroiffance charnue dans le méfentere , laquelle étoit auÆ greffe que la tâte d’un en¬ fant. Un autre malade avoit les mêmes fymptomes, mais il rendoit fouvent par le nombril une matière blanche.& lereufe. Son foie étoit fort gros fquir» Têuxj-dctdçéré en trente endroits,.di& C 1 A s s E vit férens. Celui d’une fille qui étoit atteins te de la même maladie , étoit pareille¬ ment d’une groffeur extraordinaire, d’une couleur pâle, & occupoit toute la capacité du bas-ventre. 7. Hepatalgia apojlematofa^ Bartho- centur. Abcès au foie. C. La douleur que caufe un abcès au foie, eft accompagnée de fievre, de fi-iiSbn, d’enflure comme celle de Petit^ laquelle étoit caufée par le gonflement de la véficule du fiel; mais i^. la dou^ leur au‘ foie caufée par un abcès, aug¬ mente lorfque le pus commence à fe former, au lieu qu’elle s’appaife lorf¬ que la véficule fe gonfle ; 2°. la pre¬ mière efl: pulfative, celle que forme la- flagnation de la bile ne l’efl: point; 3®.. la douleur que caufe l’abcès dure plus long-temps, & abat davantage' les for¬ ces; 4®. lorfque le foie vient à fuppu- ration, le pouls efl: petit, le friflbii dure plus long-temps, & fe termine par des fueurs.- Dans lé gonflement de la véficule du fiel dont parle Petit, le pouls efl: plus fort, le fi-iflbn plus court & n’eft fuivi d’aucune fueur ; 5®, îe_ gonflement de la véficule dufielfe ma- rafefle au dehors fous la forme d’usi^ Douleuns de has^ventre^ &c. 351 tumeur enkyftée, ferme, égale, cireonf" crite : l’abcès eft plus étendu ; 6 °. on ap- perçoit l’abcès dans la région de l’épigaf- tre ou dans l’hypocondre droit, mais non point la tumeur de la véficuîe du fiel ; j 9 . la fluâuation ne fe fait fentir que dans le milieu de l’abcès, fes bords font fermes, & à mefure que la fuppuraîion augmente, l’endroit oü l’on ientla fluduation augmente auffi. On le guérit en faifant évacuer le pus par, le moyen dr’iine incifion, & enfuite par des injeâions déterfives ôc balfamiques. Foye^ la maniéré dont Mrs, Chkoyneûu $C Soulier s’y (ont pris pour traiter cette maladie, dans les Mém. de VAcadémie de Paris. ^eyej^auffilesMém, de l’Acad. de Chirurgie , mm, 1. par Petit , Amiand , ê’c. L’pbfervatioa d’Heurnius , Vaphor. 46.fecl. 7. & quantité d’autres dans la Biblioth. de Méd.lib.8 .pctg.yS Un jeune homme idérique, qui aVok rendu plufieurs fois du fang par le nom^ bril, avoit un abcès au foie , qui, au lieu de pus, étoit rempli d’une matière pareille à du jaune d’œuf pilé. Je me fouviens de l’avoir vu à Alais.. On ne peut mieux faire que de lire 354 ^ C L A s s E VII. fur cette maladie la dilTertation de Caje- tan Tacconi, d& raris hepatis morbis. imprimée à Bculogne en 1740. 8. Hepatalgla Pctitiana , Petit, Mém, de rAcad, de Chirurgie., tom. 1. Cette maladie conMe dans une dou¬ leur & une tumeur dans la région de la véficule du fiel accompagnée de frif- fonnement,de fievre, d’un fentiment de fluûuation, de la circonfcriptionde la véficuîe du fiel qui eft remplie & dif- tendiie par la bile'. Elle eft difficile à dif* tingiier de l’abcès au foie , & l’on ne peut y réuffir qu’en comparant leurs lignes les uns avec les autres. Les void, i^. la tumeur diminue à mefiire que la douleur augmente ; la douleur n’eft point pulfative, mais diftenfive ; 3^. les forces font moins abattues, & la douleur moins continue que dans l’ab¬ cès;.4^. le friffon eft court, le poufs plus grand, le premier n’eft fuivi d’ak- cune fueur; 5^. la tumeur eft égale , ferme au commencement, & circonf- crite ; la tumeur eft toujours fituée au-defîbusdes cartilages des côtes droi¬ tes vers la région de la véficuîe du fiel; 7*^. la flüéluation fe fait fentir dans tout î’efpace de la tumeur, les bords de l’ab¬ cès font fermes rénitens. Douleurs de hàs-ventre, &c. On le guérit au moyen d’une ind- fion , pourvu que la véficule foit ad¬ hérente au péritoine ) & que la bile ne s’épanche point dans la cavité du bas- ventre , ce qui cauferoit bientôt la mort au malade. Voici les figues auxquels on juge que la véficule efl adhérente j 1®. La tumeur eft fixe, & ne change point de place ; les tégumens font rouges & mollaffes; 3°. ils s’enflam- mentfouvènt. 9. Hepatal^deeepdva D. Billebaulty D. M. M. Journ. de Méd, fept. t’y62 p, 24y. Douleur trompeufe du foie. C. Cette éfpeoe , qu’on croiroit occâ» fionnée par un abcès au foie , dépend d’un amas de pus & de petits calculs dansle rein droit,qui eiî fort! de fa place. Une femme ètoit attaquée de cette maladie. Me£kurs Winjlow , Gaülard G Morand {mt-at d’avis , qu’il falloit lui faire une indfîon au foie. La malade s’y oppofa; elle mourut, l’ouverture éêfon cadavre découvrit le vraifiege de fa maladie. Voici les fymp’tomës qu’elle avoit éprouvés ; elle fe fentoît fiilFoquée toutes les fois qu’elle fe mou- voit avec plus de vîtefle , qu’elle fe Irouvoit dans-une fiîuation imprévue 3 35 ^ Classe VIÎ. ou qu’on lui preffoit légèrement l’hypo- condre droit. Le moindre taâ excitoit une douleur très-aiguë dans cette partie qui étoiî tendue & rériitente, ,& qui n’éprouvoit d’ailleurs qu’une douleur obfcure, mais continuelle; elle fe plai- gnoit d’un fentiment de ftupeur & d’en- gourdiffement qui s’étendoit depuis le même hypocondre jufqu’à la cuiffe , ce qui l’empêchoit de fe mouvoir & de s’incliner en avant, de forte qu’elk étoit obligée de fe tenir^ebout,à moins qu’elle ne fôt accablée de fommeii; elle ' ^ avoit une toux feche, quoiqueiie cra¬ chât de temps en temps des matières purulentes, ou fanglantes ; elle était travaillée d’une fievre quotidienne hec¬ tique , do'nt les paroxyfmes fe termi- noient par une fueur huileufe répan¬ due fur la poitrine ; elle vomiffoit de temps en temps une fi grande quantité de îàng noir, qu’elle en tomboit en fyncope ; ce vomifîement étoit précé¬ dé la veille par une déjeûion de fang noir & fétide, & par un écoulement abondant d’urine, lequel n’étoit accom¬ pagné ni de dyfurie, ni d’ardeur ; il n’y avoit dans les urines ni fable, ni pus ni aucune mucofité ; outre ces fymp- Douleurs de h as-ventre, &c, 3 tomes, la malade étoit fujette à une diarrhée habituelle, tantôt féreufe, tan¬ tôt purulente ; elle étoit d’ailleurs bien réglée ; fon appétit étoit.dérangé & bi¬ zarre , quelquefois fuivi d’anorexie ; elle mourut enfin dans le dernier degré . du marafme. On l’ouvrit; le foie & les autres vif- ceres parurent fains, à l’exception du rein droit & des poumons. Ce rein pa- roifToit ample , confumé intérieure¬ ment, & rempli de pus & de petites pierres. L’uretere étoit entièrement obftrué ; le poumon gauche confumé ^ le poumon droit farci d’une matière fableufe, qui remplifoit chacune de fes véficules. XXIV. Splenalgia ; Douleur, de la rate ; Dolor lateris, Sen- nert. lib, 3. cap. lo, part. 4. C’eft une maladie, dont le principal fymptome efl une douleur opiniâtre dans la ré^on de la rate, fans aucune fievre aiguë. On appelle ceux qui en font atteints, /pleniques^ rauleux; fple-i netlci, lienoji. l. Splenalgia infarUus ; Obftru^on 358 C L A s S E VIL de la rate ; ObjlruBio l'unis, de Sennertÿ cap^. Ub. ^.part. 4. C. On ne fent au commencement qu’une pefanteur dans l’hypocondre gauche, laquelle eû liiivie d’une douleur aiguë, lors fur-tout que l’on fait un peu trop d’exercice. Le vifage devient livide,. on fent une pefanteur ou une laffitude dans, tout le corps , accompagnée de dyfpnée ; lorfqu’on agit, d’une 'toux feche, quelquefois de palpitation de cceur, de la gale, d’alFeélion hypocom driaque , de boulimie , &c. & la mala¬ die eft très-opiniâtre. -- : Elle exige le même traitement que l’obftruâion du foie. Les remedes dont on fait le plus de cas dans cette mate die , font la poudre de lamium blanc, à la dofe d’iine drachme tous les ma¬ tins, la. décoûion de racine de fougère, l’ufage. continué de laliqiaiUe de fer , dont on prend quelques grains tous lès matins la. terre foliée de tartfe, dont on donne dix grains deux fois par jour au malade, pendant un mois ÔC plusi La plupart de. ceux qui ont eu plufieurs . accès de fieVre quartefont lujets à cette obflruâion, & ôh f’attrh' hué communément au trop fréquent Douleurs de bas-ventre, &c. 35^ ufage du quinquina ; mais j’ai peme à croire qu’il produife un pareil elFet. SplenaLgia fehirrofa ; fquirre à la rate. C. On le connoît à une tumeur dure, accompagnée d’un fentiment de pefan- teur, laquelle a la même figure & occu¬ pe la même place que la rate. Tout en¬ gorgement eft bien accompagné d’une tumeur dans i’hypocondre, mais cette tumeur ne reffemble en rien à la rate, elle n’efl; ni dure , ni circonferite, ôc la douleur aigue qu’elle caufe, dégénéré en gravative , après que le fquirre efi: formé. Cette tumeur augmente quel¬ quefois à un point extraordinaire, elle efi: rarement couverte d’une croûte cartilagineufe , elle fuccede à la fievre quarte , ôc dégénéré affez fouvent en afciîe. Les fpléniques font maigres & ont une couleur plombée, ils ont de la peine à refpirer, ils fentent: dans la gorge une pefanteur pareille à celle que cauferoit un poids qui la tireroit en bas vers le côté gauche, ils fentent une opprefîion d’eftomac après avoir mangé , leurs pieds s’enflent , il leur vient quelquefois des ulcérés aux jambes. • . - 3 '&> Classe VIL Le fang circule très-lentement dans la rate ; car fi la feftion tranfverfale de ce vifcere efl: cent fois plus grande que celle de l’artere fplénique, le fang doit circuler cent fois moins vite dans la rate, que dans cette artere. Je me fouviens qu’ayant une fois adapté un tube plein d’eau dans l’aorte d’un ca¬ davre , ilfortit pendant une heure de fa rate une fi grande quantité d’humeur noire, que je défefpérai de pouvoir la vuider entièrement. Dicmcrbrocck a vu rendre à un fplénique trois pots de' chambre d’encre ; & quoique la veine fplénique conduire le fang dans la veine porte, & non dans le couloir des in- teftins, je fuis cependant affuré que le feng peut refluer & engorger les vei¬ nes méfaraïques, lorfque le foie eft obftrué 5 & le frayer un chemin dans le Conduit inteflinal, ou fe rendre dans i’efliomac par les rameaux les plus courts. Je fuis convaincu par quantité d’obfervations, que le fang reflue dans les fujets vivans des veines dans leurs ramifications ; & cela ne répugne point aux lois de la circulation, vu qu’elles font les mêmes de l’hydrodynamique, qui exigent fouvent un pareil reflux. G’efl Doulmrs de has-vemre^ &c. C’eft ce reflux qui occafionne le flux hépatique noir , vulgairement appelle maladie noire d’Hippocrate , ou dysen¬ terie hépatique , laquelle foulage fouvent les fpléniques. On trouvera la cure & Thifloire de cette maladie chez Manget ', Biblicthé, Med. PraB. lïb. lo, 3 . Splenalgia Jiippuratoria , Cornelii Staîpart. obf. rarior. centur. i. chez Man- get, Biblioth. Med. PraB. C« Cet Auteur a vu une malade dont la rate formoit un fac membraneux rempli de pus ; elle n’eut pas plutôt percé, qu’elle mourut. 4. Splenalgia farcomatofa ; Rate de groffeur énorme Lien ingens, Bian- card. Anat. PraB. Cet Auteur a vu une rate qui pefoît ûx livres , & qui étoit remplie d’une humeur noire comme de la poix. Hel- viggius , chez Riviere , dit en avoir vu une beaucoup plus grofTe. On trouvera quantité d’exemples pareils chez Bar- xkolin , Borrichius , Blajîus , Fahriciusr^ yefale , Schenckius , &c. A, l’égard des maladies qui reflèm- blent à celle-ci, & qui font pareille¬ ment accompagnées de l’enflure du Tome FL Q 362 C L A s s E VII. bas-ventre ; on peut voir ce que j’en dis dans la derniere claffe, à l’article de la Vmtrojïcc. XXV. NEPHRALGIAjT^mgQl^ Colique rénale ; Dolor nephri^ tiens , Sennerti , lib^ 3, pag, Ç’efl: une maladie dont le principal fymptome eft une douleur fixe dans la région des reins & des ureteres, fans fievre aiguë , en quoi elle différé de l’inflammation des reins. On l’appelle communément colique néphrétique, {^collca. mphnnca)‘^mz\% comme la colique a principalement fon fiege dans le colon, on ne fauroit don¬ ner ce nom aux douleurs des autres parties fans tomber dans une équivo¬ que ; & c’eff pour l’éviter que Zwinger a fait de la c&lique rtnah un genre à part dans une dilTertation particulière qu’il en a donnée. 1 . Nephralgia calculofa , Zwingeri dljfcrt. /a. Bagiivi,/’^^. 4/^. Calcîdus rf num , Sennerti ; Calcul des reins. A. P. On la croit occafionnée par le poids d’un calcul engagé dans les reins Ôu les ureteres ^ on la cojinoît 1°. à la DouleursM bàs-'ventrt ^ &c. 365 Couleur cruelle qui fe fait fentir dans _ t’iine ou l’Sutre région des lombes , rarement dans toutes deux , laquelle eû fixe & permanente. Cette dou^ leur s’étend le long du conduit de l’u- fêterê, mais obliquement vers la veffie. 5^. i-orfqü’elîe efi: violente , elle eft accompagnée, dans ies^bdmmes, d’une rétraâion douloureufe du tefticide du même côté ; & 4 ans les femmes, de ftupeur & de douleur dans les jambes, 4? . Dans le fort de la douleur ^ de nau>- fées & de vomiiTemens fréquens.- ÉUe S’appaife io^cpi’on ^efo coiîché-for fe côté malade , 4 ^ augmente lôdqu’oiï fe couche fiEC le côté oppofé. 6^. Les urines varient raù commencêment elles fonf àquev.dês &-en petite quantité ; dans -îàP fuite-, Iroubies âbondantes ; fouverft enflammées &-faflguinoIentes. i - J©n la contfoit encore àiâ dïfpofition hérédttaire, en ce que là doitîeur revient Ibrfqu’on va en voiture ; au Eeu que colique renalé hémorroïdale fé fait principalement ferttir iorfqu’on refte en r^)os de qu’on efl: couché.^ - Dahsiemal dès reins, la douîeur fe fait prmeipalemènt fèntir lorfqii’on fe tfedre^ ^aprèsavoir été quelque temps Q ij 364 C L A s S E, VII. courbé; dans la colique, la douleur le répand dans le bas-ventre,s’ap- paife dès qu’on prend un lavement, ou qu’on va à la felle ; ce qui n’arrive point dans la colique rénale. Gette^ef- pece n’eft accompagnée d’aueune ex-' crétion de jfable nifde ;rnucoli.té, aYêq les urines& on nç lauroit la connoî- tre à ce figne, vu que dans- le^ per- fonnes fujettes àu calcul, pourvu qu’il ne foit point dans la veffieiji’ürine-ref- iemblé à\de l’eau def leûive extrêmè-» ment claire.; ■ ■ c/ jiWir 30 i:;:. ' ;La ÇQÜqué rénale- diffe^^^ n.éè' phf étique ealçuleufe ,.é)neé qu’elle accompàgfîée d’-aü€im% 'fievre, ou dii moins en ce .que celle-ci efi: plus le^: gere. Ile calcul des.rei|îs ne caufe fou« yent aucune dpulèur ,'à moins qu’il ne toit mis en moMemènt-4)a®; du régime j par une^paifion véhémegt^». un éxerciçe yiôient, par le cabotenivnf d’une voiture O V . nc'fr^îol Les. remedes propres-àÿalmer cette douleur, font i®. la:#gnée ; iV. le r©^ pos ; 3 ®..:les p^tims délay^t^^p mui ciîaginèufés., compofée-s avecja grajie de lin , lès 'feuilles de maüye‘j; de.vioft lette, la limonade ; 4° ides nafpçfi^uesÿ; 'Douleurs de haÉ-véntfe ^ &c. 565 5°. l’huile d’amande douce, de lin, &c. 6 °. les bains ; 7°. une diete légère ra- fraîchiffante. On doit s’abftenir du trop grand ufage des eaux minérales, des diurétiques chauds j qui attirent l’uriné dans les reins, mettent le calcul en mouvement, & occafionnent la né* phrétique. Gomme là néphrotomie pafle pour une opération impoffiblê, on ne peut parvenir à une cure radicale qu’au moyen des lithontriptiques , dont les plus ulités font l’eau d’écailles d’huî¬ tres réduite en chaux, fuivant la mé¬ thode de Robert ÎFhitt, àoïit j’ai éprou¬ vé le bon effet ; mais il faut en boire des mois-& des années entières. 2°. Le favon blanc en forme de pilules, dont on prend tous les jours demi- once ; elles calment affez fouvent la douleur, &: diffolvent peu-à-peu le calcul. 5^. Une légère infiifion de l’ar- bufte, appèllé ra^n d'ours , vulgaire* ment huxerola , laquelle défunit les cal¬ culs, & les rompt par petits morceaux ; mais. qui étant prife fans précaution, occafionne uné dyfurie, & un écoule¬ ment copieux d’urine-, de mênie lïnfufion de pariétaire , fans prefque ^66 Classe VIL diminuer le volume du calcul, ainfi que i’ai eu occafiotî de l’éprouver, i A. Nephralgia annofa , Sepulcknt. obfi ^1 , 22 , &c. aâ appelîée vulgaire** ment la gravdlè. C. P. Les vieillards font les, feuls qui y fpient fujets. Elle affefte rarement les reins, mais fouvent les ureteres & Tu* retre ; & après que la douleur eft ap- paifée j on rend de temps eh temps de petites pierres de la groffeur d’une len** tille, rafaoteufes, rouges, & extrême* ment dures. îl n’y a jamais de gros cal* culs. Ces petites pierres fe forment ra* rement dans les reins & les ureteres ©n îîê eoîifioîî aucun Sthosîriptique capable de les diffoudre, & ils tour^ mentent les malades jufque ^ms un âgé extrêmement avancé, à ce fujet l’article de la Dyfurie:, ' 3 . Nephralgia arthriùca^ Mufgrave j anhritide^ cap. ^.&cap. i^.pag. iS4^ Sydenham, pag. 48S. D. P. Cette efpece e caufée par la matière arthritique, laquelle ne picote point les reins, mais les membranes ôc le pé-* riofte des vertebres des lombes, & y ©î»Afe une douleur approchante de celle de la néphrétique ; mais on la diftingue Douteurs dé has‘Venm, &c. 567 des autres, en ce qu’elle alFefte les fujets goutteux, après que les douleurs des extrémités ont ceffé, & qu’elle ceffe dès rinftant qu’elles recommencent. Les perfonnes goutteufes font de plus füjettes à une vraie néphrétique, & leur calcul eû. une efpece de tuf fem- blable à la craie, friable, & plus aifé à diflbudre que les autres. Les eaux de Banieres palTent pour falutaires dans cette maladie. Cette efpece fe termine Souvent par le paroxyfme de la goutte. 4. Nephralgig. rheumatica ; Lumbago rhenmatica , Sydenhami , de/ Rheuma* îijmo , cap. S. D, Cette maladie con^e dans une dou¬ leur aiguë & fixe autour de la région des lombes , laquelle s’étend quelque¬ fois jufqu’à i’os faerum. On la prendroit volontiers pour une vraie néphrétique , fi elle étoit accompagnée de vomiffe- ment ; car, outre la-douleur cruelle &; prefque infupportable dont elle efi com¬ pliquée, elle caufe dans les reins meme & dans les uretefes jufqu’à la veflie , une douleur qui a fait croire à Sydtm Aæot qu’il y avoit effeftivement du fable dans ces parties , au lieu qu’elle eÆ oçcafionnée par une matière rhumatif- 358 Classe VIL male peccante & enflammée, qui s’at¬ tache à ces parties, & épargne le refte du corps. Cette douleur , à ntoins qu’on ne la calme par les mêmes moyens que le rhumatifme ordinaire, continue avec la même violence, au point que le ma¬ lade ne peut refter couché ; il eft obligé dé fe lever, du de refter fur fon féant, elle lui caufe de fi grandes inquiétudes,, qu’il ne peut demeurer en place, & fe' panche , tantôt en avant, tantôt en arriéré, & fe met en peloton. Voilà ce , que dit Sydenham. Il paroît par cette defeription que Sydenham veut parler ici de la néphré¬ tique plutôt que du mal des reins, d’autant plus que le fiege des maladies étant fouvent inconnu, on ne fauroit s’en fervir pour déterminer leurs gen¬ res. Au refte, cette maladie, dè même que le rhumatifme, exige des faignées réitérées, une diète légère, 6cdes po¬ tions délayantes. 5. Nephfalgia hyfierica Sydenhami, de coîicâ biliofâ ,' cap. y. pag. ig2 & dïjfert. epifi. pag. 430. Colique rénale hyftérique. A. Cette efpece attaque quelquefois les Douleurs de b as-ventre^ &c. femmes hyftériques, & leur çaufe un vomiffement violent accompagné d’une douleur dans les lombes , qui s’étend le long des ureteres, êc tient de celle du calcul des reins, qui les tourmente long-tem4)S, ôc leur caufe quelquefois la mort. . Cette maladie a cela de commun avec les fymptomes hyftériques y qu’elle s’en va auffi promptement qu’elle eft venue. Elle augmente par l’ufage trop fréquent des lavemens , fur-tout des Uthontriptiques & des diu¬ rétiques chauds, ôc s’appaife par les narcotiques. ,dyfurie hyftérique. . 6. Nephralgia hæmorrhoidalis ter , mphritis fpurià , ou pour mieux dire , nephralgia phthorica^, A. P. . Cette efpece eft caufée par la trop grande aftluence du fang dans les reins y Eç on la connoît à la fuppreflion des-flux menftruel &: hémorroïdal , ^ au non «fage de la faignée ou des fea- rificâtions 2,®. en ce qu’elle furvient pour l’ordinaire dans le temps que ces écdulemens ont coutume de prendre leur .cours ; Ÿ- on ce qu’elle eefte d’elle-même dès qu’ils reviennent; 4°.. elle eft accompagnée des mêmes lignes 37Q. Classe VîL 1 que la pléthore ; 5/^. elle ne caufe fou- | vent aux malades ni naufée ni vomiffe- ’ ment; 6°. les douleurs font plus exté¬ rieures , & approchent du mal des; reins ; 7®.. elle augmente lorfqu’on efl? couché , par Tufage d^alimens échauf-' fens, &. elle efl accompagnée de conf- tipation. Elle, exige la faignée lès laxatifs ,; les emménagoguesj.les.nitreux.j.lès dë-^". : làyans,.&e.. 7. Nepkral'gia-pùrulmta-^ Sonet, ji- ^Ichm, oh^ 23 » oii Fon trouve qua¬ torze hiftoirês de cette efpece. Colique rénale purulents. C... ^ L’urine dépofe. une matière Blanche' & £uidê' comme div. lait ; , le malade' fent une pefanteun continuellè dans to région des lombes j lâqueilé eft accom? pagnée de flupeur dans- lés jambes 5^: d’une 0evîô lente, d’ùne maigreur eje?- îrême, fans aucun paroxyfme fébrile-. Elle eâ précédée de néphrétique, otn de colique- rénale , d’ün piôement de.’ fang,, d’Un vomifFement dè bile. BibMôthi Mtd: praB'. tom. 4; Mpk&m. Wapiti €uri&f,. dtcad^ P ann-^ iiSys> • obfirv. 18^. auü.. l’hiflQire dii, Colonelî Douteurs de h as-ventre, &c. jy r Townshend chez Cheyne, the Englisk Malady. 8. Nephralgia à Pancreate , Manget,, BihL Med. prac, de nephritide , pao. 646.. Un certain Chirurgien reffentoit des^ douleurs cruelles dans les lombes & dans le dos, il rendbit avec les urines du fable rougeâtre , ce qui joint à des vomiffemens viblens, le mit enfin au tombeau. On lui trouva le pancréas: enfié &€ affeâé d’un cancer qui avoir percé le diaphragme & rongé deux veitebres^ Ce même cancer avoit auffi alFeûé les- deux reins, & les avoit fait tomber em -pourriture. On n’y trouva ni fable , nü calcul. Voilà ce que dit Hertod. 9. Nephralgia verminofa Zodiaci, Me- dicO'Gallici, Riverii ebf. 4o.pag. 10^^ ceneur. 4. ^Colique rénale vermineufe^. Un jeune homme, après avoir long* tem.ps reffenti des douleurs dans les reins, rendit enfin avec les urines plu- fieurs vers noirs, de la groffeur Si de; là longueur d’une aiguille ordinaire y, cornus & friables , dont Pachecus en^ VOya deux à Rivierc'. 10. Nephralgia mefenteriea, Georg^. 2t&r.chlini- Norimbergenfis, Ephemer^. <2: vj: 372: Classe VIL Natur Curiof. decad. /. ann. i Syj, oB» fCTV. So. Douleur violente dans le côté droit des lombes, jufqu’au fémur, avec difE- culté de marcher; Furine altérée, fou- vent trouble & blanchâtre , vomiffe- ment quotidien, naufées continuelles infomnie , les extrémités froides. A Fouverture du cadavre, nulle altération dans les reins ; mais un abcès dans le; méfentere dans lequel on trouva du- pus ôc trois calculs , indépendamment d’un autre calcul plus gros & noirâtre* dans le pancréas.. I I., Niphral^a monjtr&fa , Coîleâ:* Academie, tom. Pi' P' ^ 9 ' ^^ 7 ^ €.x Ephém. Nat. Curiof. CabroH. dPf. . C’eû une eOÎîque rénale violente avec piffement de fang, dans laquelle la malade rendoitdesmorceauxrde reins en forme de vermiïFeaux. On l’ouvrit après qu’elle fut morte-, & on lui trouva lé rein d’une groffeur monffrueufe ; il pe- foit dix-fept onces, & étoit ulcéré. . 12. NsphraLgia æ carie, V'arîdermott-- de ,, Journal de- Médec. tom^^.pag. 6 i£l par M. Ha^on. C. 13 .. Nephralgia febricofà y MortOîl* Douteurs de bas-venm y &c. j Pyretol. Hijîor. 28. pag. ici. Colique rénale fiévreufe.^ C’eftune efpece cruelle, .accompa¬ gnée d’urines rouges ,■ d’une douleur atroce dans les reins, d’un vomiffe- ment, du froid des extrémités, de- lipothymie, laquelle,met les malades en danger de perdre la vie, & réfifte aux remedes ordinmres les plus ap¬ prouvés , & même au laudanum. Com¬ me elle ell caufée par le venin d’une £êvre intermittente mafqiiée , on ne peut la guérir efficacement , de même, que toutes les autres maladies fébriles^ que par le moyeu du quinquina. Nephralgia miliarisy Hamilton,. deftbre miliàri,. C’eft un fyroptome qui précédé l’é¬ ruption du miilot',. & qui eÜ accompa¬ gné de crampes , d’une fueur univer- felie qui fent l’aigre , &c. 15. Nephratgia fehirrofa , Sachs , mif- . celL curiof. â lienis luxadone, jcpulchreu ohf.^o. Colique rénale £quirreu£e , par la luxation de la rate. C. Nephralgia jcorbutica d-Eugalenus.. Cette colique, rénale , à laquelle on donne le nom de fcorbuîique, ell: plu¬ tôt un. mal de reins, & je me fonde 574’ Classe vri. fiir ce Lindiusn^z jamais obfervéla première dans les différentes efpecesde Icorbut qu'il a traitéesau lieu que le mal des reins en eftprefque inféparable^ Je ne dis rien ici des coliques rénales; ' fympathiques que l’on attribue aux vi¬ ces des parties éloignées des reins, qui font les feules qu’on ait trouvé affec* tées après la mort des fujets , tant; parce qu’elles font extrêmement rares,, que parce qu’on: les attribue gratuite¬ ment aux vices des parties éloignées telles par exemple, que' lé cœur , le poumon , lefqueis dépendoient. peut- être d^un vice des reins qui difparoif- foit après la mort , d’une pblogofe,, par exemple, d’un fpafme, &c. dont il ne refie aucun figne dans les cadavres, A l’égard des coliques rénales mé¬ sentériques, pancréatiques , on ne fau- roitîes exclure de ce genre , vu que' îé nom générique de la maladie ne àé- figne point nécelîairement la partie feftée, mais feulement les fymptomes- qu’on a coutume d’y rapporter ; mais^ rien n’empêche que ces fymptomes ne puiffent dépendre du vice d’une: partie qui en efl proche , & dont les nerfs, font une continuation, des fisns;.. Dmüünd&hea-vemn'y&c. îjf i 6. N&phral^a. gravidarum , Puzos ^ fag. -gc). Colique rénale des femmes, enceintes. A.. - Si la. douleur a fon fîege dans lès; iombes& qu’elles s’étendent jufqu’à la Vêâie, fi les urines ont peine à côur fer^fi là malade efiàffedée d’ime dÿfu^ fie ,,fi elle a- des envies firéquentes d’uri¬ ner, fi lesuriaes.font'aqueirfes & en pe- tite quantité y c’eft une coliqué rénalei. Les remedes propres à l’appaifer lont, lès faignéês réitérées ,.1’Euile d’à»- mande douceles lavemens émoîiiens les potions laxatives , adoucilîanteSé- Elle efl OGcafionnée dans lès femmes greffes par la preffion qu’éprouvent les; ureteres de Ik part de là veffie, par l’en* gorgement que eaufent dans- les reins des urines épaiffes & laiteufes ^ par h diftraâion des nerfs. Chi la cafine: avec des lavemens dans lefquels il en¬ tre deux ou. trois drachmes de philo.— nium' romain.. 17. Wèpkralgid kœmaeuricà;fT'taWes y de.opio iL. pag. giS, Lorfque le fang coule abondamment- dés reins dans les. ureteres ^ il arrivée Ébuvent qù’ii fe coagule y & alors re- Êenu. dans les.üreteresj,; il fait.nâîtrele& 376 C L A s S E VÏL fymptomes de la néphralgie çalcuîeufe j. les douleurs qu’il excite dans toutes les voies urinaires, font très-aiguës Sc accompagnées d’une ifchurie qui met la vie du malade en danger, à moins qu’on n’ait promptement recours à l’o- pium, & aux émolliens qu’on fait pren¬ dre intérieurement & qu’on applique à l’extérieur; le hoquetfurvientquel¬ quefois dans cette maladie. XXVI. D rsTo CI A ; Accouche¬ ment laborieux ; P anus difi-. cilis ; de dys , difficilement ; & tokos , accouchement. On appelle accouchement laborieux^ celui dans lequel l’enfant a de la peine à forîir, & qui indépendamment des douleurs dont il efl; accompagné, eft fuivi d’un écoulement de mucofité de celui de la liqueur de l’amnios , èc d’une perte de fang. Il eft caufé par la réfiftance du foetus ou des voies qui lui donnent paffage,, &,qui efi: telle que les efforts de la mere ne fauroient la furmonter en peu de temps , d’où il fuit qu’il a pour princi¬ pes,, de la part du. fœtus la réMance JDoulèürs de has‘ventfe^ &c. J77 qu’il oppofe par fa grofleur démefurée, par fa mauvaife fituation, fa mort, ou Ion extrême foibleffe ; de la part de la mere l’étroiteffe des voies , leur féche- reffe , la foibleffe & l’irrégularité des efforts, qu’elle fait. L’accouchement facile arrive, i vers la fin du neuvième mois folaire ; il eff précédé de grands maux de reins ; 3^. la tumeur du bas-ventre s’affaiffe du côté de l’épigafire ; 4°. il eff précédé pendant trois ou quatre jours d’un écou- ■ lement de mucofité qui fuinte par les glandes de naboth ; 5 l’orifice de l’u¬ térus commencé à fe dilater peu à peu. Les figues qui annoncent l’accouche¬ ment font, 6°. des douleurs plus fortes dans les lombes, qui reviennent plus fréquemment, & dans les intervalles defquelles la femme s’affoupitaffez fou- vent ; le pouls eff plus fréquent Ss plus fort qu’a l’ordinaire ; 8^. le vifage eff plus chaud & plus haut en couleur, à caufe que la violence des douleurs empêche la femme de refpirer; 9°. les levres des parties génitales s’enflent; 10^. il furvient fouvent à la femme un vomiffement nuifible ; ii*^. àmefure que la femme redouble fes efforts,. & 57^ Classe VII. que l’accouchement approche, elle efl faifie d’un tremblement dans les jam* bes qui n’eft fuivi d’aucun froid; i fort de l’utérus une férofité fanguino- lente ; 13 l’orifice de la matrice fe di¬ late de plus en plus, la veflie ovale qui renferme les eaux, fe préfente, devient de plus en plus tendue à mefure que les douleurs redoublent, Sc la tête de l’en¬ fant s’avance en même temps dans cette membrane ; 14°. les douleurs: redou¬ blant, les membranes qui enveloppent le fœtus fe rompent, & les eaux con¬ tenues dans l’amnios fortent avec vio¬ lence, êcil y en aenviron une livre ; 15^°. Tout d’un temps, ou immédiatement après un elFort violent, l’enfant fort la tête première, le vifage en bas, & peu après le placenta & le refie de la liqueur de l’amnios fortent aufiî; 16°. le fang; s’écoule en plus grande quantité, le bas- ventre s’alFaifîe, la femme s’endort, & oublie en peu de temps les douleurs qu’elle a fouffertes. Cure, Du moment que les douleurs commencent à fe ûire fentir, que l’on s’apperçoit que l’orifice de l’iiterus fe dilate, & que les membranes fortent, il fait donner à l’accouchée, à moins Do-UUjirs de has^ventre ^ '&c. 379 qu’elle n’ait le ventre libre, un lavement «ompofé avec de l’huile , de l’eau & I du catholicon ; fi elle efl: pléthorique , il faut la faigner. On la placera eniuite fur un fiège fait de maniéré qu’elle puilTe s’y repofer. On lui alTurera les genoux , on lui foutiendra les reins avec une ferviette que l’on paffera def- fous, & que deux perfonnes fouleve» . font par les deux bouts dans l’accès des douleurs. On aura foin de relâcher fes fupes & fes habits , pour que rien ne lui prefiè ni le bas-ventre ni la poitrine. On lui fera avaler un œuf, un morceau 1 de pain trempé dans du vin, on lui fera I boire pour la défaltérer de l’eau dans I laquelle on aura délayé du firop de li¬ mon, on l’engagera à faire quelques tounr dans fa chambre ; la fage-femme aura foin de vifiter de temps en temps l’orifice de la matrice, & au cas qu’elle diftingue la tête du fœtus à travers les membranes , elle ne fe prefièra point de le tirer, elle laiffera patiemment agir la nature, & mettra en œuvre tout ce qu’elle croira propre à foulager la ma¬ lade. Au cas que les membranes s’al¬ longent , & qu’elle ne fente point la tête du fœtus , elle appellera fans déî^ . ou le Médecin ou l’Accoucheur. 3§0 C L A s s- E VII. Accouchement laborieux de la part de la mere. ; I. Dyjlocia à dcbilitate , Mauriceau ÿ cap. 10. lib. a. Accouchement labo¬ rieux à caufe de lafoibleffe de la mere.A^ La mere efl: ou habituellement infir¬ me , ou ne fait pas des efforts affezrpuiC' fants pour fe délivrer. Son .infirmité, habituelle vient, ou de fa conftitution naturelle, ou des maladies qu’elle a eues précédemment , ou bien d’une mau^ vaife conformation , de ce quelle eft boffue , déshanchée , boiteufe , fur*- . tout fi les organes de la refpiraîion font foibles, comme cela arrive dans l’af- thme , la phthifie. On connoît fa foi- blefie aéhielle à la pétiteffe du pouls , à la pâleur du vifage, à la froideur des extrémités , à l’abattement oîi elle efi: ; & dans ce cas on doit la fortifier avec du vin, des cordiaux, desconfdmmés ^ des drogues aromatiques. Si elle efi: boffue , déshanchée, boî- teufe , afthmatique, elle ne peut abfo- lument fe paffer d’un Accoucheur. Au cas qu’elle foit timide & fujette à s’ef¬ frayer, on affeâiera un air gai & riant, Douleurs âi has-!vmm ^ §!‘c. 381 pn rentretie/idra d’efpérance, d^ l’ani- niera par-les exemples de celles de fe$ îenpblables qui fe font trouvées dans le même cas. Suppofé, qu’elle ne faffe point valoir fes efforts , foit parce- qu’elle efi adbupie ou dans le délire , 6c qu elle ne fente point les aiguillons de la matrice,pn emploiera la faignée, les Ia.vemens;âcres & les autres fecours qu’on jugera propres à rappeÛer fes fens. L’accoueheur^ ou la fage-femme aura loin en même temps d’introduire fuccefliveipent, fes doigts dans la ma- ijàce f de,dilater fon prifîce , jufqu’à çe tp^pdujrela.main^ fai%r l’enfant parles pieds & le tirer. S’il fur- ■^ent orne perte, de fang , ou que la malade tombe dans des accès, d’épilep-, fie , ou dans des convulfions , le Chi- ]^rgien doit fe.hâter d’i-xtraire le fœtus ïe;plus, pron^ptemept qu’il lui fera pof- ^ojéj^jPerte,. de -fang.des; femmes enceintes.;,,. *: : : t a. DjJiocia, a . coiicd , -Mauriceau CAJ}- lo.lib. a. Accouchement laborieux Gccafionné par une-colique. A. . Autant les^tc^nchées utérines font néceffairesrpopr bâter l’accouchement, amant lao^^e fd-elie nuifible , parce • C L A s s E vn* ' que loin d’agir fur la matrice & de dila¬ ter fon orifice J elle le reffefre, & n’eft propre qu’à caufer une diarrhée. Les îavemens émolîiens & laxatifs, qui ap- paifent fbuvent la colique, font très- propres à exciter des tranchées, & ce font-là deux raifons qui doivent ohli*^ gér à s’enfervir. A l’égàrd dé îa coK- quejion l’appaifê avèc des linges Æauds^' avec de l’huile d’amande doüce , & a« t:as que le pouls le permette, par le moyen de la faignée". ■ 3. Dyfiocîa. kpathémau , MâuriceaU'^ ëHap. I O. pàg^zSS, livi Z. Accouche^ ment labdrieux'occafionné par les pâfo fions;. A; ' ' ' ■ ' ■' Les femmes groffès font fujettes à des palfions violentes, &c elles -fonf extrêmement nuifibles dans l’accouché- ment, tant parce qu’elles épuifent lé^ forces ,-qüe parée qu’ellès les détour¬ nent ailleurs. Je mets de ce nombre la crainte, le chagrin, la pudeur, la pufiî- îanimité , l’îndignatiôn , là colère, &c. Le médecin & là fagé^femtne ne doi¬ vent rien négliger pour les calmer, ôC c’efi: dans eès fortes dé cas qu’ils doi- vèht faire ufage de leur éloqüencè ; ils' doivent mettre en ufage lés promefies ," Douleurs de. has-vtnm, &c. 3S3 les difeours agréables , les exemples ccmfolans, les contes , les récits, & même les fables pour détourner leur ef* prit de l’idée affligeante qui les occupe , les flatter d’une prompte délivrance , &L leur promettre ce qu’elles fouhaitenU Dyfiocia ab anguJUa, Mauriceau, chap. / O. liv.%. Accouebement laborieux caufé par l’étroitefle du pa^ge. Â. - Rien n’efl: plus propre à rétrécir les voies & à rendre les efforts de la fem¬ me inutiles, que les excrémens conte¬ nus dans le bas-ventre , c’eff pourquoi il convient de les évacuer par le moyen de quelques lavemens laxatifs , avant que le foetus foit engagé dans l’oriflce de la matrice-, car alors ils deviennent inutiles , & il n’efl: même pas fur d’en faire ufage« A l’égard de l’urine, au cas que les lavemens , l’exercice & les autres moyens ne fuflifent point pour en procurer l’évacuation , il faut avoir recours à la fondé- Les femmes jeunes de feches qui accouchent pour la pre¬ mière fois, doivent avoir la précaution, quelque temps avant l’accouchement, de dans le temps de l’accouchement même, de s’oindre le vagin & l’orifice de la matrice avec du beurre fans fel, 384 Classe VIL de la pommade émolliente, fur-tout fi l’amnios a percé & que les eaux fe foient écoulées depuis quelque temps. Au cas que le vagin fe trouve rétréci par des tumeurs vénériennes qui s’y font for¬ mées , il f^ut au plutôt & dès les pre¬ miers mois de la groffelTe , fans em¬ ployer les bains, que les femmes en¬ ceintes ne peuvent fupporter, les dif- foudre par le moyen d’un Uniment mercuriel, ainfi que M. Barbcyrac l’a pratiqué avec fuccès, ce qui demande cependant des précautions. Enfin, fi malgré les efforts continués de la mere , l’orifice de l’utérus ne fe trouve point fuffifamment dilaté , iî faut l’ouvrir, non point avec l’ongle , mais avec quelque inftrument tran¬ chant , prenant garde de ne point tou¬ cher à la partie fupérieure. Si la membrane qui enveloppe le fœtus eff hors du vagin, fi elle eft dure, fi elle ne perce point, fi l’enfant efi fuf- fifamment forti, & l’orifice de la matrice affez dilaté pour croire que rien ne s’op- pofera à fa foriie , dans ce cas, dis-je, il faut percer avec l’ongle, ôii avec quelque infirument cette membrane du chbrion. : , Les Douleurs dt bas-ventre , Les femmes âgées ont beaucoup de peine à accoucher pour la première fois, à caiife de la rigidité des parties , & de l’immobiîité des os. Lorfqué les parties font ferrées au point de ne pouvoir y remédier , il faut, fl l’on veut fauver îa mere & l’en¬ fant , en venir à l’opération céfariennei 5. Dyjîocia ab^hyfteroloxid. Voyez laDiJfert. de Benoît Felifier. iy68. Ai AccBuchement laborieux , par la. faute du jœtus, Dyjîocia à mole foetus y Mauriceau,; chap.x^. & aS. lib. 2. Accouchement laborieux occafionné par la groffeur du fœtus. A. ; . L’enfant peut pécher par trop de groffeur, ou en tout ou en partie, mais plus fouvent en partie, comme dans îes.cas oîî il eff affeété d’un hydrocé¬ phale, d’une afcite , ou d’une hydro- pifie de ppiî'rine, comme auffi lorfqu’il eff adhérent à un autre fœtus. Si le Chi¬ rurgien, après avoir introduit fa main dans la matrice , juge l’accouchement impoffible , comme c’eff de lui que dé¬ pend la vie de la mere de l’enfant g. Tome VI. R Classe VII. qu’on ne peut les fauver tous deux, êz que le dernier ne fauroit vivre , vu rhydropifie dont il eft atteint, il con¬ vient de facrifier fa vie pour fauver celle de la mere. Le Chirurgien prendra donc un couteau courbe , qu’il introduira adroitement de la main gauche dans la matrice, le faififfant de la droite, il coupera la tête du fœtus, & lui percera le bas-ventre pour faire écouler les eaux, après quoi il lui fera facile de le tirer; Lorfque le fœtus eft d’une grofleur êz d’une figure monftrueufe, il le cou¬ pera par morceaux dans l’endroit des jdintüres , prenant garde de ne point blefler la mere clans cette opération. Lorfqu’il fe trouve plufieurs enfans dans la matrice, il efl: plus difficile d’y introduire la main. Dans ce cas, il faut faifîr un des fœtus par les deux pieds , on les connôîtra en les comparant en femble, ou en avançant la main juf- qu’aux aines , & délivrer la mere de celui qui fe préfente Je premier. Mais il faut prendre garde de ne point ex¬ traire le placenta que l’autre ne foit forti, de peur d’occafionner une hémor¬ ragie , vu qu’il arrive fouvent que les jumeaux n’ont qu’un feul & même pla- Douleurs de bas-ventre, &c, 3S7 eenta. C’eil en vain qu’on s’en rappor- teroit aux efiorts de îa nature pour la fortie du fécond fœtus; car comme la mere eft foible, de qu’il n’y a pas d’ap¬ parence que les douleurs redoublent , il vaut mieux , à moins que la mere ne foit-forte & courageufe , le tirer avec la main , que de diâerer l’accou¬ chement. - * Lorfquel’enfant eft bien fitué, & ne peche que par fa groffeur, je penfe que ce feroit un crime de le tuer , & dans ce.casil faut avoir recours à l’opération eéfarienne, afin .de fauveur tout à la fois dit la mere & i’énfant*. à fæm mortm, Jimck-er,’ TabuL,- Medic. riz. Ckirurg. loz. Mauri- c^zsXyliv, z.cliap.^o. iz. 14. Accou¬ chement laborieux cccaiionné par la mort du fœtus. A. . : On a lieu cfoi- foupçonner qiie lé feîus eft mort; iorfqae la femme a; été biéffée.; lorfqu’eilê' a eu une perte de fang abondante ; 3^’. lorfque le fœtus m’a point encore atteint fa maturité; 4IK lorfque la liqueur del’am- nios:5’eft écoulée depuis quatre jours ou plus ;-5°. lorfque.les mamelles font Calques ;-6®. que la mere. a ie têinf 38& C L A s s E VII. plombé ; 7*?. les yeux creux, le regard îauguiffant, l’haleine puante, ôc que la matrice fe gonfle par intervalles. Mais on efl: affuré qu’il l’efl ; i lorf- qu’il eft piufieurs jours fans remuer ; Z®. Qu’il fort de la matrice une grande quantité de matière fétide & cadâve- reuie; 3^. lorfque la mere fent une douleur & un poids dans la matrice 4®. forfqué l’enfant, femblable à une mole , roule par fon propre poids du côté où la mere fe tourne ; 5*^. lorfque celle-ci a des fyncopes & des convul- fions fréquentes; lorfque le cor? don ombilical ou le placenta font de¬ puis long-temps hors de la matrice ; 7°..iorfque mettant la main dans celle- ci o:ti trouve le fœtus froid, & qu’on ne fent aucun battement dans la fon¬ taine , ni dans le cordon, ni dans le carpe ; qu’on trouve Ja tête molle, les futures ouvertes ,' &ies os croifés les uns flir les antres. Lorfque le fœtus efl mort, que les eaux viennent à s’é¬ couler , il fe corrompt beaucoup, plus en deux jours, qu’il ne le feroit en qua¬ tre hors de la matrice ou dans Famnios- ; Condum qu il faut tenir dans, pareil fas\ 0.n doit laiiief agir les douleurs . Douleurs de has-ventre , &c. 3?^ d’autant plus, fi l’on en croit Maurlceau, que les remedes qu’on emploieroiî pour hâter l’accouchement fonî nmfibles , ou du moins inutiles. On doit fe hâter d’extraire le fœtus; èz comme cette opération eft extrêmement laborieufe, dans le cas même où il ed: bien fiîué , on ne doit employer les crochets que dans le cas où l’on a des lignes infail- îibles de fa mort; & pour lors, au cas qu’on le tire par les pieds , on doit prendre garde de ne point féparef la tête du corps, & de la laiffer dans la matrice. Si elle fe préfente la première, on la tirera à diverfes reprifes avec les crochets, ou avec le tire-tête, & l’on difféquera le tronc pour le tirer plus aifément. 8. Dyflocia à fœtus Jzm , Moriceau, chap. iT). jufqidau 27. Accouchement contre nature. A. L’enfant peut fe trouver dans plu- fieurs lituations également vicieufes; î°. il peut fe préienter par les deux pieds, ou par un feulement: cette li- tuation eft vicieufe, mais moins cepen¬ dant que les autres. ‘ 2.®. Lorfqu’il préfenîe les feffes, U R iij 390 Classe VÎÎ. meurt pour l’ordinaire dans l’accou¬ chement. 3^, La fituaîion eft encore plus dan- gereufe lorfqu’il préfente un bras. Dans toutes ces circonflances, on doit chercher les deux pieds, faifir le feetus par ces parties, & le tirer dehors, On doit le retourner de façon que fon TÎfage regarde le coccix de la mere , de peur que fon menton ne s’engage dans les os pubis. Le fœtus s’étant avan¬ cé iufqu’à la poitrine, il faut que la fage-femme écarte les levres de l’ori¬ fice de la matrice, & que la mere re¬ double fes efforts pour faire fortir la tête, de peur qu’il ne foit pris par le cou, qu’il ne puiffe plus fortir. 4®, Mais il faut auparavant chercher les deux mains, & les amener dehors. Dyjîocia à fecundinis elapjts ticeau , chap. 0.6 & zy. liv. 2. Accou¬ chement laborieux, occafionné par la fortie des fecondines. A.' Lorfque le cordon ombilical fort le premier, il fe trouve tellement preffé par l’orifice de la matrice, que la cir¬ culation ne fe fait plus , & l’enfant meurt dans i’efpace de demi-heure, plus ou moins. Douleurs de has~ventre, &c. 351 Dans le cas oîi le placenta fe pré¬ fente , ce n’efî: pas l’enfant feul qui court rifque de la vie ; la mere court aufi rifque de la perdre, à caufe de l’hémorragie qui fur vient. Dans l’un & l’autre cas , le Chirur¬ gien doit au plutôt retourner l’enfant, quand même il feroit bien fitué, le. fai- fir par les pieds, & délivrer la femme , avant que de lier le cordon; c’ell le moyen d’arrêter incontinent l’hémor¬ ragie. On baptifera l’enfant, on l’en¬ veloppera dans des langes chauds, & on lui fera flairer du vin, dans lequel on aur-a fait bouillir de la canelle, ou telle autre drogue femblable. I O. Dyflocia à molâ , Moriceau, chapi 3 /. Liv. 2., Idésûer ^ Chirurg. cap. iSS. Juncker ; Accouchement laborieux , occa* Jionnépar une mole. A. La mole ou le faux germe , Îoîfqu’elle g deux ou trois mois, n’efl; autre chofe qu’une malTe charnue lymphatique , fouvent hydatideufe, formée du pla¬ centa , en place du fœtus, qui n’a pu fe développer dans l’amnios. Voici les lignes auxquels on la connoît : 1°. La femme qui la porte, éprouve jufqu’àu quatrième ou au cinquième^ mois les 392. Classe VIÏ. mêmes fymptomes que celle qui porte un embryon, Ce temps expiré, on ne fent aucun mouvement total ou par¬ tiel dans la matrice, à moins qu’elle ne foit aiFeftée d’un fpafme. 3*^. Cette maffe roule, par fon propre poids, du côté oîi la femme fe tourne. 4®. Elle caufe de plus grandes incommodités que l’embryon ; la femme fent une îaffitude dans les cuiffes èz les jam¬ bes , une pefanteur ^ans le baflin, elle a peine à uriner. 5°. Les mamelles ibnt moins enflées, & ne contiennent point de lait. 6°. L’enflure du bas- ventre efl: uniforme; au lieu que dans la vraie groffefle, elle efl: plus forte vers le nombril. La mole s’engendre feule , elle fort fouvent vers le fécond ou le troifîeme mois, & fa fortie efl: précédée des mêmes douleurs que l’ac¬ couchement ordinaire. Il y a des moles qui font plus adhé^ rentes que cLautres à la matrice ; il s’en trouve même qui reftent dedans plu¬ sieurs années. Il y a deux moyens de procurer la fortie de la mole ; favoir,. les remedes & l’art. Dans le premier cas, on eom- piencera par oindre le vagin à plufleurs^ Douleurs de bas-ventre^ &c, 39ÿ reprifes, on fera prendre à la malade un demi-bain, on la faignera du pied, on la purgera, & au bout de quelques heures on lui donnera un lavement âcre, pour lui caufer des tranchées, pourvu qu’on n’ait point d’hémorragie à craindre. Si ces moyens ne réuflilTent point, fi la mole eft adhérente à l’uterus, & que l’orifice de la matrice foit ouvert, la fage-femme y introduira fa main, ôc l’extraira, ou avec les doigts ou avec un crochet. XXV IL HrSTERALGIA; Mal de mere, Portraiture ,Goîiqiié utérine 5 Hyjiralgia. , Haffé;!:- quift , Voyage^ de la Pdleflïnè^ appeliée par les Auteurs Dou¬ leur de matrice ,• Dolor uteri. Memalte efi; le premier qui fe foit fervi de ce nom àlhyfiéralgie dans fon Abrégé des maladies : il eft formé ^hyp teros ^ matrice ; & ^algeia , douleur. 1. Hyjleralgia ab hyflewptojî ^ clajj] genre 4^'. Defcente de matrice. L. C’eft une douleur occafionnée par R V 394 C L A s s E VIÎ. une defcenle de matrice. Voye;i le mot hyfieroptojis^ clajf. /. genre 45). & Aftruc, tom. cap. 10. Vous trouverez fa cure chez Sydenhamf tom. t.pag. 4:^5, 2. Hyfleralgia ab kyjîefocele , Hippo- crat. de morbis mulierum , lib. 3,4, 6* i. Ab Hyjieroloxia, clajf. /.genre Ji. D, C’eft celle qui eft caufée par le dé¬ placement de h m'àXxiCQ .y cyL Hippocrate regarde comme la fource .de quantité de maladies. Ces fortes de déplacemens font ordinairement une fuite de la grof- felTe; mais les douleurs qu’ils occadon- nent appartiennent aux accouchemens laborieux, ou aux fymptomes déjà grof- feffe, de celle, par exemple, où l’emant fe forme dans les trompes , dans le has- Ventre , &c. Voye:;^ la demiere claiTe. 3. Hyjleralgia à menojlajîa ; Colique des mois ; Colicns dolor in purgatione menjirua^ Riviere, cent. g. obf. 26. D. P. C’eft cette douleur que les femmes reffentent tous les înois dans la matrice, dans les lombes , dans les cuiffes , lorf- qu’elles tardent à avoir leurs ordinai¬ res. Elle afteâ:e principalement les filles d’un tempérament fanguin , elle les tourmente tous les mois pendant plu- fieurs jours, & leur caiife même des Douleurs de bas'ventre, &c. 395* convülfions. On attribue communé¬ ment ces douleurs à la diflraftion que câufe aux vaiffeaux de la matrice le fang épais & vifqueux qui s’y amaffe , auffi bien qu’au refferrement, à la fé- chereffe & à la rigidité de ces vaiffeaux,' laquelle retarde cet écoulement ; & en effet, il eft rare qu’elles ayent lieu dans les femmes qui ont déjà accouché, on qui ont eu plufieurs fois leurs ordinai* res, à moins qu’elles ne fe les attirent par quelque refroidiffement. Les remedes qui conviennent dans cette maladie j font la faignée , dans lè temps que la douleur fe (ait fentir, les îavemens oléagineux , les anodins , fur-tout les demi-bains tiedes, l’infu- fion de fafran d’Orient, de fleurs de fouci, de cheiri , les feuilles de pied, d’oie du Mexique en guife de thé, & quelques autres que l’on peut voir dans le Traité des maladies des femmes , par Aflruc, tom. i. 4. Hyjleralgia cancrofa ; Qanc^r de la matrice ; Cancer uteri , Aftruc, cap.-y. tom.y,. C. Cetîe douleur efl caufée par un can¬ cer caché dans la matrice, lequel ve¬ nant à s’ulcérer , eff fuivi de fleurs R v] 39 ^ Classe VII. blanches trèsdouloureufes./^o7c;^Fleur5 blanches. Le cancer de la matrice fe mani- fefte par une douleur dans les aines, le bas-ventre , la région hypogaftri- que 5 les lombes , auffi bien que par une tumeur dure, inégale, rénitente dans la région de l’utérus , laquelle caufe par intervalles des douleurs lan¬ cinantes , & qui eft précédée d’une dureté fquirreufe, limple & conftante. Ce fquirre forme dans la fuite quan¬ tité de tubercules inégaux, durs , que l'on fent au taft, lorfqu’ils affedent le col de la matrice ou le vagin. Cette douleur s’irrite par l’attouchement, de même que par l’exercice. On la calme au moyen d’une diete rafraîchiffante, telle que les foupes fai¬ tes avec la crème d’orge ^ de riz , le lait pris deux ou trois fois par jour, en s’abftenant de vin , des épiceries , du coït, avec une légère décodion de racine de guimauve, ou une infulion de fleurs de mauve, de graine de lin, avec des bains aqueux ou des demi- bains , des bouillons de grenouilles, de poulet, avec du laudanum foHde ou liquide ^ que l’on prend tous les foirs. Douleurs de bas-ventre^ &c. On peut auffi injeder dans le vagin du lait, de la décoâion d’orge, mondé, une infiifion de mauve, de fleurs de violette, de graine de lin, du muci¬ lage d’herbe aux puces, du fuc de /ô- lanum hortenfe^ &c. Fleurs blan¬ ches caufées par un cancer. Hyjieralgia ulcerofa; Ulcéré de la ma- trïce , Aflruc, des maladies des femnzes , tom. 3. chap, ,4. C. Cette efpece ell: prefque toujours compliquée d’un ulcere dans la matri¬ ce, & par conféquent d’un écoulement fétide,fanieux, fangüinolent par le va¬ gin ; d’où vient que cette maladie ap¬ partient à la perte du fang, ou aux fleurs blanches caufée par un ulcere. Au refle, elle efl la fuite de l’inflam¬ mation de la matrice , & demande le même traitement que le cancer de ce ' vifeere, vu que les ulcérés qui s’y for¬ ment dégénèrent fouvent en cancer. On. a lieu de croire qu’il y a un apofteme dans la matrice, iorfque l’in¬ flammation ne s’efl: point réfoute, que la fievre a été violente, que la malade fent une tumeur & une douleur fourde dans la matrice, qu’elle efl fujeîîe à des fueurs J 35 )S Classe VIL 6. Hyjîeralgia fchirr^ofa; Squlrre de la matrice, Aftruc, tom. 3. chap. 6 . Puzos, du fquirre de la matrice. -C. il fe manifefte par une pefanteur in¬ commode dans la région de la matrice , par une tumeur dure, rénitente, qui fouffre le taâ:, lors fur- tout qu’on peut le toucher en introduifant le doigt dans le vagin , ou en repoulTant la matrice avec le doigt, après avoir fait coucher la femme fur le dos , & lui avoir fait plier les jambes. On peut cependant le confondre avec la véritable groiiefîe , lorfqu’il occupe toute la matrice, à moins qu’on ne faffe une attention par¬ ticulière aux lignes ; de même qu’avec l’hydropifie de matrice , lorfque le fquirre a acquis un certain volume, la matrice defeend alors par fon propre poids, caufe à la femme une douleur gravaîive, qui l’empêche de demeurer debout, & qui la menace d’une chute ■de matrice ; &. la tumeur panche du côté ou elle s’incline. Les fquirres in¬ vétérés font fiilvis de fleurs blanches, d’enflure œdémateufe, de fievres inter¬ mittentes , &c. Vous trouverez dans les Auteurs le traitement qu’il exige. La femme fent une douleur grava- Douleurs de has-vmtre j &c, 399 . tlve dans le fondement ; & une dou¬ leur diftenfive dans la matrice, les ai¬ nes & les lombes. On fent dans la région de l’hypogaftre une dureté j^ui caufe -de la douleur à la malade lorf- qu’on la preffe légèrement ; mais lorf- qu’on appuie plus fortement, la ma¬ trice cede , & le remet aulïï-tôt en place. Lorfqu’on introduit le doigt dans le vagin, on trouve le col de la ma¬ trice plus épais, plus court, plus rude & plus dur dans fon pourtour, & la femme y fent même quelque douleur. Les douleurs des aines &: des lom¬ bes atignienîent iorfque la femme efi debout; elle a de la peine à uriner ; & à ces fymptomes fe joignent la fievre, Pinappétence, &c. La matrice devient fouvent fqulr- reufe vers l’âge de quarante-cinq ans., qui efl le temps où les ordinaires cef^ fent, enfuiîe de la fuppreffion du lait, d’un coup à la matrice, d’une frayeur fübite , qui fait ceffer tout à-.coup i’é- eoulement des menftrues. Le fquirre eft extrêmement difEciîe à connoître.au conimencemenî, & ne caufe de la douleur qu’après qu’iLa ac¬ quis un certain volume. 400 Classe VII. 7. Hyjîe'ralgia pmriginofa ; Le prurit de l’uterus ; Pruritus uteri, Rodrigue de Caftro, lib. a. cap. Cj.h. Cette maladie, à ce que dit l’Auteur, confifte dans une démangeaifon incom¬ mode & dans un défir violent du coït accompagné de douleur, ce qui rend cette afFedion beaucoup plus cruelle j mais ce défir violent n’eft à propre¬ ment parler qu’une fureur utérine, ce qui fait qu’on doit le rapporter à cette ciaffe. Le prurit , proprement dit, n’eft autre chofe qu’une douleur dans le vagin, occafionnée par une matière âcre, fouvent herpétique, ou par des puftuies, qui obligent la malade à fe gratter fans celle, à caufe de la déman- geaifon qu’ejles caufent ; indépendam¬ ment de la rougeur , de l’ardeur & de la phlogofe qu'elles causent dans la partie. Cette maladie efl caufée par une matière féreufe , âcre , falihe , quelquefois herpétique, ou vénérien¬ ne , qui ne caufe pas toujours des puüules. On la guérit avec des rafraîchlffans, tels que les bains réitérés, que l’on fait précéder des bouillons faits avec la lai¬ tue , la citrouille, les femences froides. , Douleurs de h as-ventre , &c. 401 dont on farcit ie ventre d’un poulet, & auxquels on ajoute des diurétiques propres à purifier le fang, tels que le fyfimbriam aquatique , le cochlearia, l’ofeilie, auffi bien que des fubftances mucilagineufes, comme les grenouilles, les colimaçons, les fleurs de mauve, la racine de guimauve. On doit comment* cer par la faignée & la purgation, & donner ie foir à la malade des ju- leps , des émulfions ; en été les eaux acidulés de Valls , d’Alais. Les meil¬ leurs topiques que l’on connoifTe font les feuilles de plantain , de vigne , de rofe , les préparations faturnines, &c. 8. Hyjîeralgia ab Edward Hody^ tranfaB. phiLofoph. vol. pag. ic)i. Une femme étoit affligée depuis long¬ temps d’une douleur gravative dans là région de l’uterusde la toux , de la dyfpnée, d’une rétention d’urine, d’un tenefme & d’un afthme occafionné par un fquirre dans le poumon. On lui trouva dans la matrice une fubfiance ofieufe dont on peut voir la figure dans l’ouvrage cité, tab. S.fig, iig. 9. Èyjîeralgia febricôfa^ Morton Py- retol. pag. fievre intermittente qui' tient des douleurs de l’accouchement^ hijior, i zo, &c. A, P. .40X Classe VII. C’eft un concours de douleurs, de fpafmes, de fyncopes, tel qu’on l’ob- ferve dans les femmes qui accouchent, mais qui eft caufé par le venin de la fievre intermittente , & qui revient par conféqiient tous les jours , ou de deux jours l’un. Les femmes enceintes font fujeîtes à des douleurs dans les lombes & la matrice, au vomiffement, à des fpafmes qui. leur font jeter les hauts cris; mais onconnoît cette efpece à fon retour périodique , à la couleur briquetée de l’urine, au pouls fébrile , à la faîeté de la langue, & à i’abfence des lignes qui précèdent raccouehe- ment. On la guérit avec des potions fébri¬ fuges , que l’on fait précéder de la fai- gnéede la purgation & des narcoti¬ ques, félon l’exigence des cas. lO. ffyjicralgia vaporofa ; Colique h3^ftérique de i’uterus. L. P. Ce font des douleurs utérines, cau- fées, à ce qu’on prétend, par la paffion hydériqiie, & que Sydznham attribue à deux principes, favoir aux pertes de fang , ou au flux immodéTré des menf- trues ou des lochies , que caufent les accouçhemens laborieux, ou tel que Douleurs de bas-ventre , &c. 403 celui qui fur vient vers Page de quarante trois ans, avant que les menftrues cef- fent, & aux defcentes de matrice. On dîftingue cette efpece à un écoulement copieux d’urine limpide, au froid des extrémités , à l’abattement de la ma¬ lade , aux pleurs & aux éclats de rire qui fe fuccedent tour à tour, &: aux autres fymptomes des vapeurs. Cette maladie efl; principalement caufée dans les femmes en couche par le défaut ou la fuppreffion des lochies, îaqueîie a lieu lorfqu’elles s’expofent inconfidé- rément au froid ; fur quoi l’on peut con- fulter la differtation de Sydenham , adreffée en forme de lettre à M. Cole. I ï. Hyjleralgia ex abfceffu, La Motte, obf. Sy. des tumeurs. Colique utérine caufée par un abcès. G. Une femme reffentoit des douleurs violentes depuis l’os facrum jufqu’au • pubis , qu’elle prétendoit avoir leur hege dans le fond du vagin. Le Chi¬ rurgien Payant vifitée, trouva au def- fousde l’os facrum & à côté du ccccix un endroit douloureux d’un pouce de large dans laquelle il fentit quelque flnâuation. Il le perça, il en fortit une palette de pus, & kunaiade fut par¬ faitement guérie. 404 C L A s s E VII. 12. Hyjieralgia impmgnatarum ; Co¬ lique utérine des femmes enceintes. L. Dans les groffeffes heureufes , la fenfibilité de la matrice, & les autres fymptomes occafionnés par fon exten- •fion & par la rétention des menftrues, ceffent ou diminuent pour Tordinaire dans les trois ou quatre premiers mois , ce qui eft un ligne d’une bonne grof- felTe, parce que la capacité de la ma¬ trice , lorfque fon <üametre devient double ou triple , e 11; à fa diHenfion , dans le rapport des mêmes diamètres. Or la capacité qu’elle acquiert dans le premier cas , ell à celle qu’elle ac¬ quiert dans le fécond, comme les cubes des diamètres , ou comme 27 à 8 ; fa capacité dans ces deux cas ell à fa dif- tenfôn à peu près comme 5 à 2, par conféquent elle augmente deux ou trois fois plus que les douleurs , de forte que dans la fuite le moindre al¬ longement des libres faffit pour lui procurer un volume confxdérable. Sa fenlibilité diminue auffi à proportion qu’elle met plus de tems àfe dillendre, & que cette dillenlion ell moindre; la nature s’y habitue, & cette habitude fait qu’elle ne fe reffent point de ces changemens. Douleurs de bas-ventre^ &c. 40^ Les fymptomes auxquels les femmes font fujettes après avoir conçu, fe ma- nifeftent d’autant plutôt, que le terma auquel elles ont coutume d’être réglées eft plus court ; & ces fymptomes qu’occafionnenr la fenfibillté de l’ute- rus, la pléthore, & i’épaifliftément du fang font la cacofiîie , la malade , les nauféés, iei vomiffemens pituiteux, le ptyalifme.viïqüeux, la crémafon acide, la laflitude , les phénomènes hyfté- riques. . _.i Dans, le cas oiï ces fymptomes con 4 îinueot trois ou quatre mois ^ ou aug¬ mentent , ony; re'îiïédie pdr la daignée ^ les Iavemehs;,:.iind nourriture.cbpHie, . .. La colique «térine; àiaquelfedes fema mes font fujettes .vers les derniers mois de- leur groffelfe , .exige un tout autre traitement.i; : : ! r .;0n diilin-gaélla coliqué: utérine des femmés, gip&s de la coHque ordinaire , en ce que i®. la douieitr a; principale¬ ment fèm fiege. dans Fhypogaftre ; x®- ce qu’elle ieft compliquée dé dou¬ leurs néphrétiques , ou dé maux da reins.; ,^3P. de.,vomijËemient ;: 4^. en ce que dés lavemens: m’apportent aucun fôuiagénaent ,-après même qu’on les a 4o6 C l a S S é VII. rendus, ce qu’on doit attribuer â la diftenfion de ia matrice , à la preffion des nerfs qui font dans le voifinage, de même que dans ia colique des mois. Les remedesqui convieanent dans pareil cas font, i^. la faignée ; x®. le régime; un exercice modéré; 4^^, la liberté du ventre. ; Les ièmmes enceintes, font fujettes vers le quatrième mois à des douleurs dans-lés aines, qui reviennent par in»- tervalie dans la nuit, Si qui les font boiter ;. elles .font: occafionnées par la diftraâion des Bgamens ronds , elles fe diffipent-d’eilés.mêmes. : . _ .ilfyjîèralgi'a i iaSea Infiltrations laiteufes- , Vandermonde , Journal di :Médsc. Juîlkt par Levrèt. L. Les femmes en couche y font fujet¬ tes lorfque le lait vient à leur man- .quer, ou qii’eilés^fe refroidiffent ; mais les nourrices font rarement afFedéés de cette maladie- i . : ? - .:Eile commencepar une douleur gra- vative dans le baflin & dans les aines ; par des foibleffes dans les culffes, des douleurs dans-les Hgamens ronds. . A mefüré' que la maladiè fait des progrès, il fe forme dans la cüilTe upe Douleurs de bas-ventre , &c. 407 tumeur de même couleur que la peau , pr.efque indolente, peu élevée. Cette tumeur grofîit & eiifuivie d’une autre femblable dans la jambe, & la douleur s’appaife. Les pieds s’enflent enfuite, & la douleur diminue à proportion que l’enflure augmente. L’état de la maladie efl: fixé au bout de huit, ou dix joursmais lorfqu’elle efl: fur fon déclin, les cuifles fe défen- flent, enfuite les jambes, & enfin les pieds, de même que dans la réfolutioa de Tœdeme. L’infiltration laiteufe diflere de la lymphatique, en ce que i la lym¬ phatique éfltrahfparente, & la laiteüfe opaque ; en ce que la lymphatique commence par les extrémités inférieu¬ res, & remonte vers les fupérieures , au hem que la laiteufe fe j ette des cuifles fur les jamhes, & de celles-ci fur les pieds-; 3:®. l’infiltration laiteufe a fou •fiege près de la- matrice, & fe répand de là dans les extrémités inférieures. Cure. Du moment que la maladie Commence, on doit employer les fu- dorifiques & les cathartiques doux pour réfoudrè le lait qui fe trouve mêlé avec le fang, avant quhlait formé un dépôts 4o8 Classe VIL niais après que celui-ci eft formé , il n’y a point de meilleur remede que le iavoq. On peut auffi, pour réfoudre ces dépôts laiteux, fe fervir d’un cata* plafme compofé avec des herbes émoL iienîes, de la mie de pain & du favon. On peut aufli faire entrer ce dernier dans les làvemens & dans les demi- bains , en le faifant diffoudre dans l’eau. ■ 14. Hyjïeralgia lochialis ; Tranchées îiatuf elles des accouchées , Puzos, traité des dépôts laitmx^ pag. 2,^8, A. L’accouchement : naturel eft fuivi de tranchées périodiques qiii durent pem daiît quelques jours., & dans les inter¬ valles defquelies l’accouchée jouit d’un •parfait repos. Chaque accès de tran¬ chées eft fuivi d’un écoulement de lo¬ chies , ou de quelques grumeaux de fang par la matrice. Ce vifçere qui fe .diftend dans le fort dé la douleur , fe ramollit dès qu’elle ceffe. Dans les in¬ tervalles qu’elle ; laifle , fur-tout s’ils .font un peu longs, la malade, eft fu- jette à des fueurs légères , elle a bon -appétit, & dort paifiblement. , Cette colique utérine diftere de l’in- .fiarnmationdematrice ou de bas-ventre caufée Douhun d& h(is-vmm\ &c. 409 càufée par le lait, en ce que lés tranchées hylîériques font plus fréquen¬ tes ; 2®. accompagnées d’une chaleur brûlante^ de céphalalgie, de foif, de fievre, de douleurs vagues dans le bas- ventre & dans les lombes; 3°. les lo¬ chies font plus ichoreufes ou plus flui¬ des, féreufes , plus abondantes, bien plus à caufe de l’irritation que fouffiré k matrice, qu’à caufe de fa contrac^ tion naturelle ; 4°. l’écoulement des lochies n’appaife ni les f^iptomes, ni ne procure . aucun foulagement à la tnalade. Fvyei inflammation dé matrice caufée par le lait. : Baglivi recommanàe comme un fpé- cifique dans cette maladie la teinture de fafran extraite avec l’eau de cinna- mome , & une petite dofe de firop de cinnémome. Baglivi,^^^.224; i ^ ^ ' . Hyjleralgia ab jparganoJi\lÙ)éçot. laiteux dansi’hypogaftre, Puzos, traité ‘des accomhemens , pag., j J 6 ', L. • * ’ - Voici les Agnes qui l’annoncent ^ i 9 . il fe forme quelques jours après: l’accouchement ; 2^. il eft précédé de tranchées extraordinaires, vagues, im¬ portunes dans tout le bas-ventre, mais qui ont un fiegefixe ; 3^. ceflege efl: Temri» S 410 , C L A s s E VIT. dafts.ks aines , favoir dans le tiffu cel¬ lulaire du péritoinedans les ligamens larges, ou dans l’ovaire ; 4°. ces. tran¬ chées ne caufent aucune dureté dans la matrice, & n’excitent point l’écou¬ lement des lochies, comme celles qui furymnnent apres i’accQuchemerit ordi% nairé; 5 ®.^ il elî fuivi d’anorexie j d’in- fomnied’une fievre ou fynoque ou intermittente ,cdpu^%: Hippocrafe; de epidém. Ub.6^.JèH.pi.. . ':r' '0 _ _^m 7 né,efl:Jnfép.arabîe de lanolir quç utérine qiie caufe le calcul. . . -.J -Dyfi-r.ifé^Bhmmà p 'anatiipfa&x)bjl y4i $rmfy.phihfi~Hoàj ;tîl e ; Jfikurie cauiée par; un eaicutrians ; la i^tn^'. Mphem- nàt.:icür, <üc, /. ann./^* . 7 . cl , -û;.d > [ -Iîimormde $:. caufééS: c par un : calcul dans^la matriceDùncan. Pathok libi n.;pac ja.pétriflcaîion de lâimatrice. .;b . - Gni la guérit pan le moyehrde l’ex?- traérion. que la nature ou l’artipeUvent effeâuer, îorfque l’orifice de la matrice Douleurs de hd^-vmtrci, &c, J41.3 efl: ouvert, ou qu’il defcend dans le Vagin. . . ' ' ■ G’eâi ceHe qui eft cauféqaar un calct|l forme dans Te '^agin lÔrrqueia'veflîe'étant percge, Jl’urine dépofe L’extradion efi le remede que la nature & l’art prefcrivent,, l’orfque l’orifice de l’uterus efl: ouvert, ou qu’il defcend dans le vagin. . - ‘Cla>§' 5 ë Vil! Douleurs 'g R D RE e iîN Q U l È M E. ; pÔULEURS EXTERNES^ Parmi lefquelles font comprifes - - celles des membres, J Ë mets de, ce’’''nombrè' les douîetirs des ■ ïnamélies, du fron ç;^ des Ig mbés \ dés jambes ;.dés pâfîies-jgétîitaies, &ç. que j'e.n’ai pu éÔmpr^dré dans les or¬ dres précédens. , Mastodynia; Dôu^ ■ ïêur dès maméllés, C’eftune douleur notable, êc coîîê-^ taiite, fôit périodique où continue dans les deux mamelles , ou dans l’une des deux. Ce mot eft dérivé de majlos ma¬ melle, & doùlèür. ■ ly Majlodynia phlegmonôdes , Rod. à Caftro , de mammillarum infiamma- done^lib. Douleur phlegmo- neufe des mamelies. B. Cette douleur eft accompagnée d’en¬ flure, de rougeur, d’élancemens dç de externes^ Douleurs desmamelles. 415 rénitence. Elle efl: caufée par la trop grande affluence du fang dans les artè¬ res mammaires & par la force avecJa- quelle il agit fur leurs ^vaiffeaux fan- guins, ainli qu’il eft aifé dlen juger par la dureté, la piénitude , la vîteffe ou la fréquence du pouls., & c’eft ce qui occafionne la diftenfton , la rougeur,' la douleur &la rénitence; qu’on appert- çoit dans les mamelles. . - , La rmfon pour laquelle le. fang agit avec'tant de force fur iesmâmelles, éft qu’il ne peut,circuler dans les vaiffeaux capillaires , ce qui arrive toutes les fois qu’elles font preflees par un corps ferre ou baleiné-, car le fang agit alors avec plus de force fur les parois des vaiffeaü'^ qu’il ne le feroit s’il circulent avec faci¬ lité dans les veines; Cette maladie eft ordinairement la fuite d’une- prefflon externe, d’un coup de la pléthore, de la fupprefflon des menftrues,* > ; On la guérit 1 ® . par une dicte ténue avec des bouillons, des crèmes , des potions délayantes -, rafrâîebiflantes , teiles que la tifane d’orge, de riz; i°.par des faignées -réitérées du bras & du pied, des lavemens émolliens , des cathartiques antiphlogiôiques , après S iv 4i6 - Classe Nil. Douleurs que l’inflammation eft calmée; 3^. avec des .topiques émolliens , anodins & réfolutifs ; des linges trempés dans de l’oxycrat froid ou dans une décodion de feuilles & de graine de lin. Je mets au nombre des réfolutifs les cataplafmes légers cdmpofés avec la graine de lin j le méliiof, la farine de feves , le miel i, le vinaigre ., le fafran , la moelle dé bœuf, le beurre, l’huile d’olive, &Çi . ; 2,. Mafiodynin. puberum , Kraméri , ’Commérc. Norimberg, hebdomi ^œ, B. Tous les enfans qui ont atteint l’âge de 12 ou 14 ans, fe plaignent d’une douleur dans les mamelles, accompa^ gnée^d’enfliire & de démangeaîfon. Les ihamelles , de même que leurs aréoles j s’enflâm'ment, deviennent douloureu- fes , & fouvent même leurs vaiffeaux laiteux s’excorient & fuintent. La cure fe réduit à les preflTer, pour en;faire fortir la férolité blanchâtre qui s’y eft amaffée, 8c à appliquer un em-r- plâtre deffus. E^ai d'Edimbourg ^ tom^ y.pàg.tsLz. 3. Majtôdynîapüaris , Roder, à Caf- tro , lib. 4, cap. %6. LaUis concretio, fc~ bris laciea , du. ruéme i jtpi François U éxurms, Doiilcun des mamelles, '417 poil, en Languedocien y en Grec trombojîs & trichiajis , en Efpa^- gnol pelo.. . . Alfaharavius'Çïétenà que cette ma¬ ladie eft caufée par un poil y que la fem¬ me a avalé parhafard en buvant , mais c’eft une pure fêverie. . Elle caufe dans le mamelion une douleur aiguë, ac- eompagnpe de rougeur^ & de tenfîon j le lait ne fort que: goutte à goutte & avec douleur^ ies.:petites glandes des mamelles".,: de même quer celles des aréoles s’enflent,..deviennent noires j, & on y fent une^ouleur poignante,, de maniéré qujéîa mere ne: peut donner à teter à fon nourriffon; Ces petiteà. grappes, noirâtres , que tes .Languedo¬ ciens'appellent Gats négres \ tourmen¬ tent prôdigieufement les accouchées*. Les mamellôns :fe igerceat, s’enflam¬ ment ,.deviennent extrêmement dou¬ loureux, & cetaccidentéfl: fuivîd’unè flevrè de liait éphémereaccompagnée dé frifToii;, de .céphalalgie & de fueürs» quifentènt le fromage aigre.: On attribue tous ces' àccidens à uiï lait caillé & grumelé dans les mamellesr des nourrices, mais je croirois plutôt: ^u?dsLQifrQCCaâqnnés:pat]i’inflamma^^ , S V Classé VII. DouUurs tion de vaiffeaux laiteux .& des glan»- des celle-GÎ par leur engorgement & par la violence avec laquelle lé lait & le fang portent dans les mamelles».. Elle demande le même traitement que le dépôt laiteux ; mais il faut de plus oindre les ragades avec de l’huile de cire, d’œuf,. dmmuciîage; de grainé- de côing,’ & les; faupoudrer/avec d la. gomme arabique.;Qn :peut encore employer; le traitement de. Téphémere dé;lait, celui de là dôuleuE- phlegmoneufe des mamelles. : 4> Maflodynia cancmfà ;:Canc.&r inani9~ marunij.. Roderc à Canee^au^t:mamelles.;;' n V; s Qn le: connaît à; une; douleur: lancfr nante .qui' fe.i^t fentir par intervaliès. fous les ailTelles ,, ou: dans le -voifinags ^ qui fe.' fixe dans, la; mamelle , qui eft. aufîi; vive que fi on là perçoit avec: une alêne. ElfeeiüàcGompagnée d’üné" %jmeur ; en; forme ; de, verrue : dure profonde ; au;-comihencemeat; fe h-? quelle îîfiiccedè une tuBérbfitéinégàiei, des; variGés;,'. & pîufieurs autres fymp-- tomes, qu’on: peut voir, dans la, dixiemé; Clafié,. au mot .C 4 rcmo; 72 ^i; . r ; . exurms. Douhurs des mamdlts. 419 UU-x aux mamelks, Pùzos. LaBis redun^ dantia , Roder, à Caftro,-/ié. 4. cap, z6» SparganoJ^sôiQ^yl0^conàQ.'^,, Les femmes qui accouchent ont quelquefois une li grande quantité de lait,, que les mamelles ne peuvent plus ie contenir, & de là vient qu’elles fe diftendent & deviennent extrêmement douloureufes. Elles fe gonflent , fe ten¬ dent , deviennent d’une, fenflbilitè fî grande, que la mere ne fauroit donner à teter à fon nourrifîbh y & à moins; que le lait ne s’écoule de lui-même ,, H s’y amaffe de plus en plus y & caufe une inflammation dans les mamelles ^ dont j’ai parlé ardeffus. , La cure devient très-dilKclle lorfque l’accouchée veut faire palTer fon lait4, elle l’eft moins lorfqu’elle veut ou qu’elle peut nourrir, ou fe feire teter par un petit ehiénou par tme femme prépofée pour cet effet. Il eft vrai que cela efl:^diffiGiie.-.& douloureux , mais elle ne fauroit s’en difpenfer pendant quelques jours , jufqu’à ce que le lait ait diminué,-Elle vivra de maniéré à ne point l’augmenter ;elie ufera d’une hoif- ibn délayante diurétique, telle que la; -décoâion de racine de perfil , S Vj; j^io Classe VU. Doulmrs évacuer le lait fuperflu par les voie& urinaires, obfervant d’entretenir & de faciliter l’écoulement des lochies. On réitérera les lavemens , & on ne négli¬ gera point la faignée.. On empêchera la coagulation du lait, on le rendra fluide & on en procurera rexcrétion , au moyen des linges chauds & des cata- plafmes réfolutifs qu’ôn appliquera fut- les.mamelies. Les remedes les plus pro¬ pres àproduire cet effet, font, le mieîy, dont on oindra les mamelles , les cata- plafmes faits avec les feuilles de perlil,, de ciguë ; les.quatre farines réfolutives ^ là; décoâibn de menthe, de fauge, de fenouil, d’ache, dont on Êiit des-bm- hrocaîions &e. 6 . Majlodynia: hutyrofd , Vander^- monde, Nov&mbu 43 /, Eunn-^, Méd.: d’Harlem. D., Une femme âgée dé 40 ans, enfuite^^^ d’unefrayeurqu’elieeut,refrentitpen?- dànt: Iong“^temps des. douleurs très-vi*- ,v,es dans les deux mamelles qufelle ne: vint à bout de calmer qu’én les frottant auprès du;feu:, ce qui-en faifoit fortir une humeur jaune-& épaiffe, mais ellè^ étoit: obligée de réitérer cette opéra- tioiîi piüfieurs:.fQis par jour. On la gué^ externes. Douteurs des mamettes. 411 ïit enfin avec un liniinent eompofé d’huiles aromatiques & d’efprit de vin ^ d’un emplâtre de bafîiieon , & par i’u- fage réitéré de l’éthiops minéral, de la gomme adragant, & de la racine de gayac, réduits en forme de pilules. Cette humeur jaune, épaifîè & fem- blable à du beurre , a fait donner à cette efpece le nom qu’elle porte.. 7. Majiodynia ex terrere., Mém. de l’Acad. de Harlem, part. 3. p^ag. 3 /. Une femme s’étant efrayée, fut at¬ taquée de douleurs violentes dans les: mamelles, qui, après avoir réfiûé à tdus les remedes , s’àpp^ferent enfin dès qu’elle les' eut frottées- devant le feu la chaleur en ayant fait fortir une efpece d’humeur gluante. Elles n’étoient que médiocrement gonflées & tendues. La; douleur cefla tout-à-fait dès qu’on eut appliqué defîus des liqueurs fpiriîueufes & un emplâtre de bafilieon.. S. Majiodynia emphyjèmatofa^ Hodér,. à Caftro , de jlatuofp. mammaram tuma‘ rje, lit, i>. cap. ly. L.. La partie efl: blanche , élafl:ique , ten¬ due ,,douloureufe ,.fans que les, glandes- foient tuméfiées , & fi l’on on croit les AutfiiirS;,5€iie réfonne lorfqu’on frappe.. '4X1 Classe VII. Douteurs deffus. On la diftingue de la première efpece par la blancheur de la mamelle du cancer, par l’uniformité &; l’égalité de la tumeur ; il n’y a aucune dureté dans les glandes., & la rénitence eü égale dans toute l’étendue de la ma¬ melle. La douleur augmente dans le temps des ordinaires, & s’appaife fou-, vent après qu’ils ont ceffé.. . On la guérit avec des emmenagogues; & des topiques réfolutifs , tels que ht décoction des feuilles d’aneth, de mé- Mot, de camomille, dè fleurs de fureau». Fbyeih cure derEmphyfeme,.Clafîe L. & celle de la Pneumatofe, CiafTe X. 9. Majlodynia apojiematofa ; Âbfccp- fus mammarum à Caftro, u cg.p, ! S, pug.i II. Abcès aux mamelles^L.. Get abcès efl; la fuite d’un phlegmom qui n’à pu venir à fuppuration ; il efl: accompagné de pulfationv de douîeuc &: de tenfion. La tumeur s’afFaiffe en¬ fuit e ramollit ^ fa pointe blanchit g-, on y fent de la fluâuation > & la nevre cefle dès que le pus efl formé. Il faut appliquer dêfîus des eatapîafmês matu- raîifs & émoiliens. g ouvrir la. tumeur g,, en faire fortir le pus , déterger l’ul- cere ôc le eicatrifer. VoyeiXt. mot Apo^ g GlaÆe L externes. Douteurs des mameÏÏes, 425 10. Maftodynia portentofa. Ad. Soc.. lond.n^.Sz.L.^ Cette efpece étoit occafionée par le poids énortne des mamelles, dont l’une pefoit 40 livres& l’autre 64. Cette excroilïance s’étoit formée tout-à-coup prefque dans l’efpaGe d’une nuit.- Les mamelles d’une femme de Touloufe, dont les réglés étoient fupprimées g, devinrent d’un volume prodigieux on lui fit prendre des emménagogues ^ & elle eut des hémorragies de nez, qut tinrent lieu de réglés.. XXÎX. RÂCftiAL&ïA / Colique de Poitou f DoLor colicus Fic^ ■ torium^ de Citois ; Pietorum & Figulorum de quelques-uns ^ Colica faturrâîiay de Juncker DammnienjiA ,,d^Huxkam ; eu Eip agnol, ^ E ntri-pado IP Lumbar , riorum ^ de Ramazzini j CoUcœ Dubok,^ annés Pbus devons nouveau genre au eélebre Afiruc .^ lequel lui donne le noms de rachialgie y un mot eompofé; é&: àlgeia douleur ^ & rachis., l’épine* 424 Classe VIL Douteurs 4 u dos , parce qu^il prétend que les douleurs ont leur fiege dans les nerfs de la moelle de l’épine. . Quoique la théorie de M. AJlruc ne fbit pas encore fuififamment confirmée,; cela n’empêche pas qu’on ne doive re¬ tenir ce nom , vu qu’il efi: propre à ce genre y & quHl fert à le difünguer des autres.. Le caraftere de cette maladie con¬ fiée daus des douleurs atroces dans le bas-ventre, lefquelles répondent aux reins & au dos, & qui n’augmentent point par la preffion. Elles font ordi¬ nairement accomipagnées de la rétrac¬ tion du nombril, d’ime conflipation; opiniâtre, d’un engourdiffement dans les mains, & de paralyfie, ou bien elles- fe terminent par des contradures chro¬ niques.^ Elle a cela de commun avec la coli¬ que du foie eaufée parle calcul, qu’elîe- affede principalement l’hypogaftre, & s’étend jufqu’au- thorax ; elle eft/de- pîus chronique & revient par accès% H efibon cependant de remarquer que la colique du foie occafionne fou vent l’idère , & affedé piincipalement la' région de ce vifcere.;iEilie;a beaucoup- externes. Colique de Poitou. 415 de rapport avec la colique fp.afmodi- que, & plufieurs la regardent comme une colique bilieufe & fpafmodique. i . Rachialgia ; Colique de Poitou , Maladie bilieufe qui a régné depuis 1572 jiifqu’en 1606. Cette efpece ell caufée par l’ufage du vin & --des liqueurs aufteres qui ont fermenté, de même que par celui des acides. Morhus Damnonienjls , Hiixbam Londres 1739. TruTzf. Philofoph. tom,^, pag. 242. Mùfgrave & Huxham ont vu cette maladie devenir endemique par l’ufage du cidre. Vandermônde, Jout^ nal, iy 68 . pag. Citais obferve qu’elle a été autrefois très-commune dans le Poitou, à caufe de l’ufage qu’on y fàifoit des vins aci¬ des & qui n’av.oient pas acquis leur maturité. Pifon , Sennert , Citois , Craton , Cardan , Wepfer rapportent que plu¬ fieurs-Religieux en furent attaqués, pour avoir bu du vin blanc qui n’avoit pas afîez fermenté. Tronchin dit avoir connu des gens qui en ont été attaqués pour avoir bu du jus de citron, de l’efprit de vitriol . 426 Classe VII. Douleurs du Ponch ; il admet une troifieme efpe- ce de rachialgie. Ses fymptomes font une angoifle ex¬ trême & une douleur atroce dans l’épi- gaftre, un pouls foible Sc inégal, des lueurs froides, une langue fale, une haleine puante, un vomilTement de ma¬ tière verdâtre , noire , pituiteufe , aci¬ de ; dans la fuite une conftipation opi¬ niâtre , des vomilTemens moins fré- quens, une efpe ce de douleur néphrah gique dans le nombril, les lombes & lé dos, avec un fentiment de pefanteur dans le périnée , des urines épaiffes, la contraâion fpafmodique du bas- yentre. Les bras & les mains perdent leur mouvement, le malade fent des douleurs dans les cuiffes, les-jambes, les membranes & les ihteflins ; la mala¬ die le termine par une paralyâe & des pullules rouges. Sa cure efl: la même que celle de Pefpece fuivanté. Après que la douleur efl: calmée, rien n’eft plus utile au ma¬ lade que les eaux acidulés de 5 ’e//^ ,les eaux martiales de & l’exercice du cheval. Lorfqu-eile efl fuivie de l’ic- tere, c-eft un ligne que la colique de Poitou efl compliquée d’une douleur externes. ColiqUe de Poitou, de foie, à caufe que la bile eft coagulée par un acide, & le malade s’en trouve mieux. ^ 1. Rachiàlgia febricofa ; Colica àb in~ termutentifebre ^ Burlet ;, de Hijpanorum morhis lyi^. EnEfpagnol dolor de tripas y entripado. Tronchin, Colica Picbonum À càufâ ramotâ prima , pag. 4J. Riviere, Prax. Med.lih. 10. cap. i. Colique de Poitou fébrile.1 - Cette efpece accompagne ou fuit les Êevres intermittentes où rémittentes •qui ont été maltraitées. Elles a été ob- fervée parFernel, Patholog. lib. €. cap, to. par Balloni, conf. 6. Spigel de femi’- tenianuy lih. 4. /^. Charles Pifon , conf. 2^. 4. cap. 2; & Tronchin l’a vus épidémique à AmRerdam en 1727. Les anciens l’attribuent une bile érugi- neufe, 6c les modernes à un venin fébrile, principalement à celui de la tierce & de rhémitritée. Elle caufe des douleurs cruelles dans î’eftomac 6c les inteftins grêles, accom¬ pagnées de la conftipation, de l’enflure du bas-ventre, ôc fur-tout de l’épigaf- tre, de rapports & de vomifTement. Cette douleur eft continuelle, revient à la plus légère occafîon , ne cede pas 4 ^s Classe VII. Douleurs aifément aux remedes, & dégénéré en contraftures & en paralyfies. Ceux qui échappèrent à la colique épidémique qui régna à Amfterdam , Sc qui fit infi¬ niment plus de ravage que la pelle,ref- fembloient à des fpeâres automates,; ils éîoient pâles, défaits, ils avoient les mains retirées & pendantes, la voix glapiflante ,,foibIe; & il s’en trouva même qui perdirent l’ufage de la pa¬ role. La faignée, de même que les éméi- liques & les cathartiques violens, font abfolument contraires à cette maladie. On doit donc fe boriier à ramollir le ventre par des fomentations & des bains, & avec des alimens & des rer medes doux, tels que les fubftances oléagineufes , mucilagineufes & fari- neufes, auxquelles on joindra les pur¬ gatifs avec la m.anne, la pulpe de caffe, l’huile d’amande douce, le petit lait tiede, que l’on donnera toutes les trois heures au malade en petite-dofe. Citais abandonna les cathartiques cholago- -gues, &leur én fubllitua de plus'doux. Les narcotiques ne valent abfolument rien. On diflipera le relie de la maladie avec le petit lait, cuit avec du chien^ externes. Colique de Poitou, dent , les bouillons de chicorée , de beccabunga, de piffenlit ; & on réta¬ blira le ton des parties avec les eaux acidulés. : J, Rachialgia metallica; Coliques des Feihtres, de plomb, des Potiers , des Barbouilleurs , &c. Colica Pi 3 tonüm à %eneno , Tronchin ,Jpec. Nîffl©s ÿà Aiàis, &c. ' ‘ ' .. Cette efpece a cela de particulier^ que la paralyfie & la Æupeur n’affeâent qiié les mémbrés fupérieurs , & jamais les inférieurs; Le nombnl.fe retire foït* vent y- les ; excrémens /s’endurcifTenr, les malades font pâles, foibles, & fu- je’ts à des tremblemens fréquens. Il y a deux métiiodes de la-guérir t la première eft celle dont 'Dubois s’eft fervi à l’Hôpital de la 'ÇharitèAide' Pà^ ris,:&; dont,..à ce qué diî oiï a éprouvé depuis long-temps le fuc- cès , au.point que-de-foixante"mâlades. txurms. Colique de Poitou. 43 r on en a guéri cinquante-neuf. C’eft celle qui emploie les draftiques. , On commence par donner au ma¬ lade un lavement compofé d’une dé- ' coftion de deux drachmes de féné de pulpe de coloquinte ^ auxquelles on- ajoute fix drachmes de diaphœnic;, & demi-once de benediââlaxativa, deux onces de miel mercuriel, & ïbuvent auffi deux onces de vin émétique. Sept heures après, on lui en donne un fé¬ cond d’huile de noix ôc de vin rouge ,1^ de chacun fix onces ; lé lendemain, on lui donne quatre grains de tartre ftibiéÿ & aulîi-tôt après que le remede a fait foa opération-, demi-drachme de thé¬ riaque récente, avec un grain de lau¬ danum. On réitéré les lavemens le troifieme jour; après quoi on le purge avec demi-once ;de :diàphœnîe,:deux drachmes de diaprunum, une - ;ânce:de firop de baies de ; nerprun, . &&■. fm ohcés de [’àpozemeifuiyânt. ; i- ; Prenez de cufcute, de p.ôiy;pode ,& de féné , de chacun une once; de fe- mence d’anis=& de. crème de tartre, de chacun dèux drachmes : faites hovullir le tout dans deux livres d’eau ÿ jufqu’à ce qu’elle foit réduite , à. vingt onces* 432. Classe VII. Douleurs Après avoir donné ce purgatif au ma¬ lade , on lui donnera le foir un narco¬ tique ; on hâtera l’effet de ces remedes au moyen d’une tifanne fudorifique, & d’une potion cardiaqiie , avec le Uiium de Paràcdfe , fur-tout fi les dou¬ leurs fubfiflent ou font à la veille de revenir, ou qu’il furvienne une pàra- lyfie. Cette méthode guérit radicalement les malades au bout d’une femaine, ôc prévient l’épilepfie & la paralyfie, au cas qu’elles nVfe foient pas encore mà- nifeftées. Au cas que la cure foit im¬ parfaite, on la réitérera en tout ou en partie, & l’on emploiera les dràftiques dans le fort de la colique. Le Dr. Bu¬ rette a guéri par cette méthode 1200 malades dans l’efpage de vingt-trois ans, à l’exception de vingt. - 2^. La fécondé méthode eft Unlùveî C’efi celle dont M. fe fert à l’Hôpital de la Charité, dont M. Haen fait ufage à Vienne, & dont les Mé¬ decins de Montpellier fe fervent aufii lorfque l’oecafion s’en préfente , ce qui efl: afiez rare. Elle confifie à don¬ ner plufieurs onces d’huile d’amande douce au malade, des lavenfens avec l’huile, txurnes. Colique, de Poitou. 43 ^ rmûle , à employer les fofnentatlons émollientes, les narcotiques, les pur¬ gatifs doux, le petit-lait; & après que la douleur ell appaifée, les eaux fulfureu- fes, foit thermales ou acidulés. Ceux qui emploient la méthode draftique, veu-? lent qu’on s’abftienne de la faignée, ou du moins qu’on n’y revienne pas àdeux fois. Les Auteurs ne s’accordent ni fur la caufe de cette maladie, ni fur la mé¬ thode qu’on doit employer pour la guérir. Quelque méthode qu’on em¬ ploie dans les autres maladies, du moins dans les aiguës, la nature feule fait fou- vent tous les frais de la guérifon ; il n’en, eil pas de même dans celle-ci, .elle n’a pas aflez de forces pour la furmonter,' & elle cede à des méthodes quelque¬ fois oppofées. Ce feroh iciun beau fu- jet de triomphe Montagne lequel prétend que la méthode que les Mé¬ decins combattent le plus, eft ordinai¬ rement celle qui réuffit. Une de fes variétés ed: t . ; A.- Rdchialgia. faturnina ; la Colique de CoLica.faturnina, d’ilfeman^ ’-iySxé ïeVL&t, Docimajia vint Itthargyro ^mungonifath ' Tme FI, r .... X . 434 Classe VII. Douleurs Tous ceux qui eurent le malheur de boire de ce vin, furent faifîs d’un ref- ferrement de gorge , & de douleurs, dans i’eftomac & les inteftins, lefquelles, furent fuivies d’une colique, dans la ré-i gion du ventricule & du nombril', 6c d’une conftipation opiniâtre. Us étoient Couvent tourmentés par des vents qui ne fortoieut ni par haut ni par bas, d’une ârangurie 6c d’un tenefme. Leur urine n’étoit prefque point teinte, 6c fe trou- bloit d’un moment à l’autre ; leur pouls étoit dur 6c tardif, mais pourtant égal; ils. avQÎent le blanc: des yeux jaunes, & à là réferve des Joues, le vifage de couleur verdâtre, la bouche feche, des vomiffemens fréquens, 6c. des ; anxié¬ tés accompagnées d’une palpitation de cœur violente.; ^ . Du moment que la maladie corn? mence, 6c que les. fymptomes fe, ma- -nifeftent; il faut recourir aux vomitifs & aux purgatifs, donner au malade dp riiuile, du lait, des fub:ftances;^,rre.u- fes, telles que le bol d’Arménie, la terre figillée, les yeux d^creviies, da .baume dù Pérou, des vulnéraires» ' Prenez de la leffive de cha_uxi vive & d’orpiment,, mettgzr en: ik gouttes dans une once de^vin frelaté., il fe'trou- txîerms,i Colique de Poitou, 435 ^lera., & ^(^viendra .aiiffi noir que de l’encre.;;'’V’ .-'; ^ , Ou Hièn,,-verXez dix. gouttes d’huile de vitriol fur trois onces de vin ; s’il y a de la litharge, il deviendra auffi blanc que du-petit^lait. la Phamiacppée de Wiilis^ pag. 4y/. ; - ;- 4. ^RaçJùalgiaunkmlca , .Àftmç ^thejl de, .Rachialgiâ,^. £4^. j^uatrienie-. ef- pece de colique de y ©itou,de-Tr^pnr .chin, Zelft,; C’eil celle qui revient tour à tour avec, ies. accèsrde goutte ; je yeux dirh" qu’elle fuccede àrCellf-ç!, du tnqnient que, îa goptte revient. Hip^ pocrate^ îib, C. epidenu^ le premier -ob- fervé- cette .alternative | ,de .I3. ^utte:;& de ia colique y ■Laupent, qmzjl. anatom. Iib. q. qiuejl. R, Roder:;.,À: Fonjèçaÿ ' Mercur-j^Us Mi^gr^ On^peut en dire aUtant-durhii? ' ïîraüune,que de.ï^gputte.,5^.';: , . Si le . malade plé^qdqueï,’ on commencera par la faignée ; :mai^► gardez-vous-des catharliques âcresj & dur-tout des émétiques. Appliquez-Iüî des. yéficatpire§i/lW ;le$;^racdletS;^ des yentoîdes.fecheS/furdaplante'd-eS'piedsj' .6f;)eniiîite un- emplâtre,de galbanum ^ 4 3 'é G L A s s E V11. Douleufs ^u(^uél vous joindrez'ües fomentationü' tiedes fur les jambes & les çuiffes j pour 'attirer la matière arthritique au dëhbr§. 'Appliquez-lui auffi fur le bas-ventre uii ■fachet rempli de fleurs de camomille &: 'rde^furéau , après l’avoir fait chauffer^ donnez-lui un lavement d’eàü;'&: dè lait,‘ èüfâitesdui boiré foiiyeht dud^t '|iUr'>'■ ■ ebrhpte^fuf fi guérifoh. Après “iilue- lesdouleUfs feronîappaifées, dohr- îiez-lui d^U vih«pour rétablir fes forces ; iecommahdez-lui de monter fouyent à -cheval ,^ê£ ;dè fe tenir chàüdèmeHt; tyoili-çe’ qüedit - " À/Cette^ifiüfedie, qui régnidîhfîè "■Hohâfe're i de "Sâvighÿ ,■ commèhybit 'par-ünè^ eàrdiàlgîe grâvàtîvè qui aug-? ■mentoit-aprèi le-rèpas & qui ëtoit -accompagnée d'une -digeftiqn -lentë “fatigante ; rféirvenoit ehiïiite unicdnf dipàtîén-j'-dè’s màttéréS''féèàleS 'étoieiît dures, feçhéS ^ ■St^irftiifës f les lîia'ladé’s fjfé pîa^noiénfd’un fehtimenfd’afdeür ■extrênîe ' a ■ l’eftomac, accompagnée ;dim tic cynique ÿ^^ c-’eïl-à-dirë: d’ün déiîr ^dè riré oçcafîonné par le ehatouiîîemënt ^dü cardia ; il leur fémbleît énfuitë qii^à leur tirmt l’eftpmic àvéc violence vèrsl ^es parties Supérieures j dëdà çetté dd^^ externesi Colique de Poitou. 437' leur aiguë qu’ils reffentoient à l’épi- f aftre, comme fi on leur eût tordit ëfidrnac’ ; lés inteftins fembloîent s’être portés vers le haut du bas-Ventrê qui étoit dur , tendu, aufii plat que s^iî eût été adhérent aux vertebres 5 tous les mufcles fouffroient, cornme fi on les eût arrachées ; les douleurs les plus aiguës fe faifoienî fentir enfuite dans les extrémités, aux coudes , aux genoux, aux jambes;‘J1 Tembloit aux knalades qü’çh leur briToit ces parties;: â ces fympîomes fuccédoit i’impuif- fance de mouvoir les extréaiités , ; ac- compâgnée de raffoiblifiement du taâ^ & d’uiîe douleur qui fe faifoit •fentk’ de nouveau à i’éîiqihac la poitrine foufirpit auffi au point qu’il fembloit aux maîadès qu’ôn leur rompôitle fierjium,^ la douleur étoit plus vive dans cet enr droit que celle d’une brûlure, elle aug- mefitoit au moindre tac! ; lés urines des, maladés étoiépt peu abondantes , leur ventre çohfilpe,,, leur pouls parpifr foit fain , a moins qu’il hé leur mivîm uné fievré maligne. : ! ‘ Ne péut-t-6n point attribuer cette maladie aux matières tartareufes du ddre que boivent les Normands, ou ^ ^ 'T W ^. 438 Classe VU. I>ouïeuri aux fruits peu mûrs qti’ÏIs confervenî dans dès fouterrains abondans en fal^ pêtre ? • ■ ; ' On guérit cette efpecé de rachiaîgîë par le moyen des lavemèns émolliens , des jûleps anti'fpafmodiques & ano¬ dins , & enfin par l’afage des bains ; mais on parvient rarement à dlffiper ïes douleurs arthritiques qui font pé- rtèHiques, & âyétab'lir la force de ÎVf- tbfnac ■&: des extrémités. M. Marteau ^ Journal dz \ ^ juill. ^ j-anv: pag; Voyi^^ nùv, ^ p^g* '4'A- ' . . RacBalgia.arthndca yjy, Strack.^- 'Rachialgie arthritique. C.'" " " C’eïî Une douîëüï aiguë de rabdq* men & des .autres parties du trône, occafiomiée par une égoutté vague, ôti par un rhumatifme arthritique, & toût- à-fait femblable à la rachialgie métalli¬ que , avec cette différence cependant , qû’ëflé produit pltfe mt^ïpehî |ïé l’elpece de ‘ paratyfié appellée puiijis P dans laqtieïïe les extrémités privées de. tout mou veinent, cOnfer- vent un fentiment douloureux. On connoît la goutte yagiie par les .douleurs & les tùmeurs qu’elle excité externes. Colique de Poitou. 439 Hans différentes parties qu’elle attaque foccefîivrtne'nt ; le venin >ar.thritlque fe jette fur .prefque 'toutes les parties du corps , tànt internes qu’externes ; de là le carus, la péripneumonie, la pleu- réfie, l’affhme arthritiques. S’il attaque les vifceres de l’abdomen , il en réfulte la rachialgie arthritique dont voici les lignes. Douleur aiguë fans fievre & faris in- ffamiiiation, pouls petit & lent, ou petit & fréquent à la fois, vifage jaune ou de couleur d’olive , abattertient des yeux ; ces fymptomes font précédés par des douleurs fourdes aux extrémi¬ tés , ou par des laifftudes qui fe font fentir après un léger exercice, par un fofftm'eil inquiet, qui ne foulage pas , par des fueurs accompagnées d’un fen- tirnent de brûlure & d’un picotenient, pour ainfi dire , éleftrique. D’autres fois ces fymptomes font précédés par l’éruption d’un grand nombre de peti¬ tes puffùles prurigineufes , qui tom¬ bent en écailles , par une ffrangurié qui fürvient fans aucune caufe mani- feffe, & par un écoulement d’urines limpides , quelquefois blanchâtres , comme du petit-lait, dans lefqüeites T iv 440 Classe VII, Douleurs on obfervera des raies fébacées; ce font là les lignes les plus certains de la rachialgie arthritique. La cure exige Tufage des bains do-' meftiques, ou des eaux thermales ful- fureufes, de même que l’ufage interne de ràntimoine crud réduit en poudre Vès-fine à la dofe de deux ou trois grains , & d’une décodion de bois ludorifiques ; mais les bains pour foula- ger, doivent être pris en grand nom¬ bre , comme, cinquante ou foixante , qu’on doit réitérer tous les ans. Ç. Rachialgia ah adiapneujiiâ ; QoXi^ que de Poitou par le défaut de tranf- piration, Tronchin , ejpcce cinquième ; Colica SurinamenJis^^Qïh^rt chez Tron¬ chin. Foreft, obf.lib. zi. obf, lâ. Co¬ lique de Surinam. C. C’efl; celle qui eft caufée.par Te dé¬ faut de tranfpîration, ou par le froid, & qui dégénéré en épîîephe ou en para» lyfie. Elle efl: fort commune à Surinam s> ce qui vient de ce que les jours font extrêmement chauds, Sc les nuits très- froides. 11 faut s’en tenir aux eccopro- tiques doux & oléagineux, & y join¬ dre les lavemens compofés avec l’infu- ûon de camomille ^ l’opium mêlé avec txttrncs» -Colique de Poîtoul', 4^1, uneJgale. quantité de cinabre:^.ü les-, dôuîeufs continuent,^ &;faireBoire.-au, njaîâde.dar’ïrdelïusde l’iiiluSpti de B'ois^ de. fada&â$^uOn.ie|-minêraî^.curd Içs eaux thermaiés lulfureuïes.. : ; RucJ^ialgia. •jcorhuuai^ ,Jtxieme efi- pece de TroncHini ap... <^.^4;'teçniînè (Rïnîçd e|ï; &fpefîe j, lySi aux d.l;irer^^iôîîs' „dë. X^pnclimQ ^ lîque~de Poitou fcorbüuiqùe^^C^ . Lindim- ne lait aucune mention dé CQiXe-tÇŸtce. .Frédéric Ho^mann -çpÛQ. d’une colique fcorbptique, jnais p|pie ce nom. pUitô^ pour dedgn^ côUque déi Poitpu en, gener^,, , efpece diftînHe. Les Anciens ont c%i>~ né.;à„oettê maladie, le, nom de ’ coliwe^ biiWé. Dans cette èfpece 5 rndépendammeptl des douleurs cruelles quel’on fent dans-, lé. bas-ventre^ dfèn luî^^nt .d^utre^ dans les^bràs '^- Janstés âidres.meînf: bres , léfquebés Tont p^riodiquesid&- dégéner^t fulyânt Fu^aterins en.para-’- lyfie , ou en fpafmes. Mais f ajoute plus de foi à ce qüe^ dit Ml Tronchm favoir, que les extrémités, inférieures j. fur-tout les pieds ,& les ],ambè%deYiea’t- 443 ^ ■ A s s E V il. Douhurs ■ ■ Beht àpffi noirês j "8c aufli dures ■ que, dù poiffon féché'.au fo'l'eil, & c’eft'ce^* i/c/zi45 par Archigene. , Elle différé de la colique rénale, en qe qu’elle n’eff accompagnée ni-de naU- fée, ni de douleur dans lés ùfeTerès lés tèflicules , tû de 'ffùpeifr dans- les cuifles, ïii de 'ffrangurîé ; dé la colique , en ce que la douleur fe fait fentir dans lé dos, & qu’elle ne ceffe ni né s’ap- p^fê point par i’évàcuaîion dès excré- meîî's. Elle eft foüvènt compliquée dé la fciatiqüe, de maniéré qu’elle empê¬ ché qti’On ne puiffe fe rédreffer, ce qui lui a fait donner par quelques-uns le nom de courbature des lombes. 1 . Lumbago rheumatica de Syden- ham, pag. lyo. Juncker, tab. /p. L. Cette maladié confiffe dans une dou- externes'. Mal des reins, 447 - leur vioienté dans les lombes , qui fait qu’oii ne peut fe redreffer; elle n’aug- liiéhte ni: par le faâ, comme celle qui accdinpagne les plaies, ni par la cha¬ leur du lit, comme la vérolique & la fcôrbutique, le fang que l’on tire att malade eflf cottvert d’une croûte bkhchk Ajoutez ;à cela que les mem¬ bres font ordinairement afieûés d’une douleur vâgûev* " On la guérit par des faignées réité¬ rées, par une dieîe légère au commen¬ cement, & enfuite émolliente , ra¬ fraîchi flan te & légèrement diâphoréti- qOe. Cette maladie affieâe les mufclei èx^ïêUre dû dos, ; ■ 2. LuTfiba^o. drikfiiica * tjoUtte aiïx îombeS:, àppeîlée par Mppo- cratê, _ : . Cette êfpece éfl: familière aux per- fonnes goutteufes; elle provieUt d’une màtiere'fartâréufô qui- irrite tes liga- mens‘&' lé péfld^ des" vertèbres de s’â%îir'par ïà'prefflou- ' ■ ' Hfe âffèâe ré'pine du dos, &;lê plus lôuVént fos facrü'm , & demande les mêmes remedes que la goutte. Lumbagoptetkonc'â^.xéà, Moffinanni iôû. iï, pag. ÎMTniagd ’h^ 448. Classe VIÎ. Doukms dalïsA'àùquel on joignit l’eiixir de vitriol. Doidtufs cMefnéi. ScmtTqiie. 4-5^ Us aîxti^fpafmodiqites titi. emplâtre véficatPite fur k-cuiffe. Elle gitérit par^ faitement. Duncan Baine.. . a. îfckias fanguineum ^'%QrièX ^ fepid- ihm. obf. 1^, .Afangidm , Moroni, di^ : ;:Xafciàtîquê eUfouvèftt Gaiiféedâiïl les, femmes , parria ^fupprelfiôri des- çienilùes & des . locliies j & dans les. hommes ^ par celle' du flux hémorroï¬ dal, & c’efl à ce principe que les difci-. ples^deri’^ÆM l’attribuent. Cette efpeée différé de la ihumaîîqiie, €B:ce .que ie fahg u’efl peint-couvert d’une coeaiine. bkiiche , lorfqifelle efl ffmplemenîXaiifée par la pléthore. So^ÊÊ.prétend-qu’on la guérit,par las kignée & par une diete légère. - 3. îfihia&hy.lïtricimi^Vereqît de cet -Auteur n efl pas afîe^.^ien établi pour qu’on puiffe ajou¬ ter. Jbî-à;fon«écit, :Sçiatiqué . ^ . ' G •$ cauféë une Iüx8tk)iÿïfi^âiifaîtô^-D^ ' La 'diftorfion'viQ'lOTtr'ÜeS^igaiueB de là capfüie àf^kidàifé> -d-dS: te^dtoiï ; ; V ; : - Lorfque l’écorchure tient de |à. dar- ;tre, foit qu’elle foit fimple où vénérien- jië ^ ce^quivsrîiye aflez2.]^équémment externes. Doül, du fondement 473 aux adultes, elle demande une autre méthode curative, & entr’autres celle qu’on emploie pour le prurit de l’u- ,terus. , 5. ProUalgia ex rhagadibus , Sennert, loc. citât. Gerçures du fondement. L. Les rhagades font certaines crevaffes qui viennent autour de l’anus fans tu¬ meur &; fans fuppuration , pareilles à .celles qui fe forment aux levres , aux doigts des gens de la campagne qui voyagent dans le fort-de l’hiver. Ces ulcérés font fecs , douloureux & in¬ commodes ; ils caufent un tenefme, & s’irritent tous les jours par la néceflite où l’on eft d’aller à la felle. Ils font cau¬ ses par l’acrimonie du fang, & par con- -féquent il convient d’abord d’y remé¬ dier par des remedes internes & par le régime, & enfùite par les moyens que la Chirurgie prefcrit. 6. ProBalgia BrafLienJis de Zacutus .Lufitanus , prax.pag. 3^6’. Maladie du ,Bréfil, appellée le ver; par les Portugais, Bicho ; par les habitans du Bréfil Mat- hundo ; par les Hollandois Worm ; par les habitans d’Angola Bims. Hidoire 4 çs voyages. A. ' 474 Classe VII. Douleurs Le principal fymptome de cette ma¬ ladie efl line douleur brûlante dans le fondement , accompagnée au commem cernent de conftipation, d’une laStudé fpontanée , & dans la fuite , du mdinjt chez les habitans d’Angola, d’une îriC- ;teffe profonde, de céphalalgie, de la jdébilitédes jambes, de douleurs aiguës & d’une efpece d’exophtalmie. Il fuffit allez foLivent îorfqu’elie commence:, de fe laver le fondement, & d’y intro¬ duire un fuppolitoire fait avec le fue de citron auffi long-temps qu’on peut l’en- dùrer; car il aigrit la douleur, mais il la guérit. ; Lorfqu’on emploie trop tard ce fup* politoire , l’ardeur & la démangeaifoa augmentent, le fondement s’enfle, s’ul¬ cère, , & rend quantité de mucofité blanche & putride, ou de pus. Dans ce cas, outre le jus de limon , il faut encore laver la partie avec du fuc de tabac. On emploie aulïïavec fuccèsîes feuilles de tabac que l’on arrofe avec du vinaigre , & que l’on faupoudre avec du fel marin ; mais la douleur qu’elles câufent efl: fi violente , qu’on efi obligé de tenir le malade par force* externes. Doul, du fondement. 47^ Les îavemens avec la décoâian de ro- fes & de jaunes d’œufs , de même aue îes linimens avec l’huile rofat & la cé- rufe, produifent aulîi un très-bon effet. Lprfqu’on néglige ces fecours, l’uîcere lait des progrès, le fphaceie s’y met ^ les forces du malade s’épuifent, quoi¬ qu’il rî’ait point la fievre , & qu’il ne l'oit point altéré, & il meurt. . 7.. ProHulgiu ah examâ Chute dit fondement ,, vojtz exaniam y daff. /, gcnr. 47-1^- ; Cette maladie eft affezfâmiHere aux enfans & aux jeunes gens qui font fir- jeîs à la diarrhée, & d’un tempérament foible. H faut à chaque fois qu’ils vont à'Ia Celle, remettre doucement i’inîef- titi en place., après favoir lavé avec du vin dans lequel on a fait bouiiUr des feuilles de bouillon blanc. Au cas que rinteflin foiî dur douloureux , on ne peut le réduire, qu’après l’avoir oint avec de rbuile. ou :dit beurre. 8. proUfllgià ex .marîfcis ., Riviere j’ cent. 3 . Douleur des hémor-’ Ijôides. h. Après avoir feignédeniaîàde, on lui dennerà -avec ttne-petke feringue des 47<5 Classe VII. Douleurs lavemens d’huile, après avoir envelop- pé la canule avec un boyau de poule. Il fe nourrira de crème de feigle, & d’émulfions hypnotiques. On appliquera fur les hémorroïdes du fuc de joubarbe.mêlé avec du jaune d’oeuf, & un grain d’opium. On peut encore appliquer deffus les feuilles du fedum telephium de Linnms , ou un collyre compofé avec du blanc d’œuf .pétri avec de l’alun, après l’avoir en¬ veloppé dans un linge^ - :, , Les perfônnes fùjettes à cés fortes de douleurs, peuvent encore fe fer vit' d’un catapîafme fait avec de la mie de pain, du lait & du fafran, le bouillon, la mauve, la .racine de guimauve, la graine de lin, la fleur de camomille, lés feuilles de jufquiame , 'ou plonger leur derrière dans la décoâion de ces plan¬ tes. Rien n’efl meilleur pour fe garantir des marifca , que de fe laver fréquem¬ ment avec de l’eau froide ou tiede'-, Sê de boire le matin ùne pinte d’eàu dans laquelle on Tnet:un. verre dè\ lait... ' ' ^ 9. Proctalgîa diarrhoica; Douleur du fondement cauféèparia diarrhée. Bi Ceux qui ont une diarrhée violente extern&s. DouV du fondement. Af’j’j' fur-tout bilieufé, ou qui boivent pen¬ dant plufieurs jours des eaux minérales cathartiques, fontfouvent fujets à une douleur vive, brûlante & poignante au fondement , que l’on calme aifément après que la diarrhée a cellé, en le la¬ vant avec ces mêmes eaux. Cette dou¬ leur , qui eft occafionnée par la diftrac- tion violente des intéftins , n’a point fon fiege dans ces derniers , vu, que leur ientiment eft émouffé, mais dans la peaii qui forme le bord de l’anus, la¬ quelle eft extrêmement fenûble. De là vient encore que ceux qui ont le cal¬ cul, ne fentènt, point la douleur qu’il - caufe dans, le col de la veftie où il eft> mais dansd’extrémité du gland, dont le tégument eft extrêmement nerveux. ïoi PtoBàlgia tenefmodes. Voyez-les diftefentes efpeèes de tenefmes , ôc touchant la douleur du fondement, Tuîpius, obf. lih. 3. Cet Auteur dit avoir- connu un homme qui y étoit fujet qua¬ tre heures après : avoir été à la feile, & qui en fut guéri par. la fimple appli- êation des.fangfues-: i - ; 1 1 . ProBalgia :equina. : : C’eft une douleur aiguë &: inflamma- 478 Classe VII. toire qui a fon fiege au fondement des chevaux; elle eft occafionnée par dé groffes mouches qui s’infinuenî dans cette partie, à laquelle elles font aufù adhérentes que des tumeurs hémorroï¬ dales, Voyez les aménités académiques de ldmn