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^.r.

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IpiIIIIIt,(|[)S<DIPIDIII2 (QIDffiâŒIIItimilt RECUEIL PÉRIODIQUE

iB conniltu TOUT ci qui ui scrhcm

PAR UNE SOCIÉTÉ

DE UTTÉBATEURS ET EE SAVANS FRASÇAIS £T, ÉTRANGERS ;

DE M. A. BOBTNETTT,

Cherilfer de l'ordre de niiit Grégoire>1e^raii4>

De l'Audémle de la Religion Cttholjque de Rome et de la SociélC Ailltique

de Pariï,

DIXHUITIËHE AHNËE. TROISIÈME SÉRIE.

TOME XVI.

(35* DE LA GOLLICnO!().

PARIS,

2lu bnrrau lits 2lnnalrs lie jai)ilo0opl)tr ctjrctîrnnr ,

(Roe de BabjlODe, 6^ (hab, si-GernMln).

0mmmamm

Imp. .d'EDouYRD Bactbucbb, rue de la Harpe, 90.

TABLE DES àRTICUS* S

TABLE DES ARTICLES.

( Voir à la fin du Tolnme la table des matièrei . )

91. joiLLiT 1847.

Eiamen de Fouvrage de M. le ch. de BoDien intitulé : la place de TEgypte dans lliistoire de Thumanité (6' et dernier art.) ; par M. le yicomte de

ROUGÉ. 7

Nouvel examen de Topinion de saint Thomas sur Torigine de nos con- naissances ; par M. A. Bonneitt. 31

Études critiques sur le rationalisme contemporain , par M. l'abbé de Yalroger (3« art.) ; par M. Tabbé Caltighy. 49

Dictionnaire de diplomatique, ou cours philologique et historique d'an- tiquités ciyiles et ecclésiastiques. Lettre G, avec explication des abréviations commençant à la lettre G que Ton trouve sur les monu- mens et les manuscrits; par M. A. Bonnettt. 66

Si nous avons donné une fausse explication des textes : La parole de Dieu est une semence ; c'est une lumière pour nous guider ; lettre de Gh. M., et réponse de M. fionnetty. 75

Nouv elles et mélanges. Encyclique de notre S. P. le Pape Pie IX, pour la réforme des ordres religieux. 80

92. AOUT.

Légende de Krichna et preuves que quelques circonstances de sa vie ont été onpruntées aux évangiles, par M. l'abbé Bertrand. 85

Le Fouriérisme devant le siècle (!«' art ); par M. de Lourdooiix. 107

Lettre de Dom Gardereau exposant ses opinions philosophiques et théo- logiques avec la réponse de M. BoinfBTTr (S* art.). 136

Nouvelles découvertes sur les ruines de Ninive, par M. Layard; la ville de Nemroud. 145

Didier, abbé du Mont-Cassin, et pape sous le nom de Victor III, ami et ferme soutien du pape saint Grégoire VII (!«' art.) ; par Dom Luici TosTi, traduit par M. de Montrond. 150

Nouvelles et mélanges. Nouvelles des missions catholiques extraites du n** 1 ] 1 des annales de la propagation de la foi. 163

No 93. SEPTEMBRE.

Le Fouriérisme devant le siècle (2* art.); par M. de Lourdoobix. 165

Quelques observations sur les travaux de M. de Bunsen, de M^Leptius, et sur l'analyse qu'en a donnée M. le vicomte de Rougé; par M. le ch. DE Paravet. 182

Didier, abbé du Mont-Cassin, ami et ferme soutien de pape saint Gré- goire VII (2* art.) ; par Dom Luigi Tosti. 189

Lettre de Dom Gardereau exposant ses opinions philosophiques et théo- logie (4* art.)i avec la réponse de M. Bomisrrr. 209

Quelques observations sur les voyages exécutés en Orient et sur la di-

6 TABU DES ABTiaES^

reettoB qifll conviendrait de leur donner, par M. Juies Mobl, de rinititut. 230

Nouvelles et mc'iangfi. Nouvfllea dep mittioQf catlioliqttei eilraites da

n* 112 des j^nnales de la prvpagaHon de la foi ^ 243

N* 94. OCTOBEB.

Examen critique de quelque! reproebef et de quelques conseils adressés au clergé français^ par M. Fabbé Gioberti ; par M, BoirNErrr. 245

Examen du Christ et TEvangiie de M. l'abbé Ghassay; les rationalistes Allemands; par M. Tabbé Andr^. 268

Nouvelle adhésion donnée à nos doctrines^ par un moPESsByR de raio-

LOGIB. 285

Lettre de Dom Gardereau exposant ses opinions philosophiques et théo- logiques (5" art.) ; avec la réponse de M. BowiiEm. 289

Des mœurs et des coutumes des tribus Koukies> (1" art.): par M. l'abbé Barbe, missionnaire apostolique. 304

Nouvelles et mélanges, Bref de sa sainteté Pie IX contre l'Hermésia- nisme. Allocution de S. S. portant création d'un patriarche résidant à Jérusalem. Paris. Nouvelles des missions catholiques extraites du 113 des Annales de la propagation de la foi, Nombre des ^ églises rendues aux chrétiens en Chine. 313

N* 95. novniBaB,

Examen critique de la Christologie rationaliste de M. Jean fleynaud ; par M. Tabbé CeASSàT. 325

Spicilége liturgique, ou recueil d'hymnes, en usage dans l'église avant le 16" siècle (3" art.) ; par M. A. Gombeouille, 342

Examen de quelques erreurs rationalistes et panthéistes professées dans les écoles au 13« siècle, par M. A* BoHifErrr. 35T

Lettre de Dom Gardereau exposant ses opinions philosophiques et théo- logiques (6' art.), avec la réponse de M. BomiEnr. S81

Des mœurs et des coutumes des tribus Koukies. (Suite et fin); par M. Tabbé J. Barbe. 411

Nouvelles et mélanges, » Rescrit du Saint*Siège sur les collèges mixtes fondés par le gouvernement anglais en Irlande. Bref de sa sainteté Pie IX adressé au P. Péronne. 418

N"" 96. -^ PKCE1IBI19.

Exposition du système de M. Cousin sur la philosophie de l'histoire, par M. Tabbé Cauvigmt. 421

Notice sur la première découverte des Védas, par M. Bacr« de la so- ciété asiatique de Paris. 434

Lettre de Dom Gardereau exposant ses opinions philosophiques et theo- logiques avec le réponse de M. Bonnettt (7^ et dernier article). 444

Nouvelles et mélanges. Allocution de sa sainteté ;^Ple IX, prononcée le 17 décembre 1847. 481

Compte-rendu, à nos abonnés, par M. Bonretty. 488

Table générale des matières. 493

AMl^MJE

DE

IPIDniL(D8(DIPIIIIIia (BiniBâviiisiirai2<

m SÉRIE. TOME XVI.— N* 91 ; 1847.

nie SERIE.

AVIS-

Le titre de ce volome serft dooné à la ftp, avec la table de tous les artielesy sans préjudice de la table des matières^ qui sera placée à la fin du volume.

Comme les Annales sont lues par beaucoup de personnes, et sont un livre d'usage, nous nous sommes décidés à employer un papier colley qui permettra d'écrire sur Us nargei CQmme sur un papier ordinaire, •t un papier mécanique fabriqué exprès, beaucoup plus fort que les pa- piers ordinaires , comme on peut le voir dans ce numéro ; c'est une augmentation de dépense que nous faisons volontiers pour l'avantage et la commodité de nos abonnés.

ANNALES

PS PBlbOSOPSIE CBBÉTIBKirG.

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numéro 91. -^ 3ttilUtlft&7.

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:^^é0l00te €0^pti(nne rt fSibliquf.

EXAMEN

DE L'OUVRAGE DE M. LE GUEVALIËR DE BUNSEN

IKTITOLÉ : LA nXCR DB I/ÉgVfTB DAffI VBI0TO1IUB DE I/HUMAtf ITI^

3* volume de Maoélboo. 20« dynastie, roU fainéans, usurpation des grands prêtres d' Ammon. ^- Les monamens complètent la dynastie Bubastite, mais ils forcent à en corriger le chifTre ainsi que celui des dynasties éthiopiennes et saftes. Résumé. Concordances de lliistoire é^ptienne avec Thistoire hébraïque, jusqu'au règne de Seheschenk I*". Recherche des pharaons Moysê et de Joseph. •*- Ce pttriarehe t geuvemé t*Bgypte sous un roi iwtioiiaL -^ lucertHude considérable dans les dates, avant la 2^« dynastie» -«- Sssai d'une détero^inatiop ebroqologique fondée sur la nature do l'année vague égyptienne.— Autre essai fondé sur l'ère de Ménopbrès.— Doutes sur toutes les dates antérieures à Abmès, Vérité des données générales de Tbistoire de Manéthon et de la très^baute antiquité du peuple égyptien. Doutes sur la possibilité de fonder une chronologie exacte sur la généa- logie d'Abraham. Moyse ii^a pas fiié les dates du déhige et de la eréation. ^ Ces dates sont étrangères à la portée des grands faits par lesquels la G«nise commence rhistoire de rhomne.'-* Intime union des étwdei égyp^ tiennes et bibliques.

Le 3* volume de Manétbon qui commençait avec la 20*^ dynastie ^ le 5' article au b" 90, lome iv, p. 405.

8 ' TRAVAUX DE M. DE BUNSEN

n'a pas conservé son total, et c'est une perle inestimable ; car, con- naissant avec assez d*eiactitude le date de Scheschenk I*% nous en déduirions par une simple soustraction la durée des 20 et 21* dynas- ties. Ce secours nous serait d'autant plus nécessaire, que les monu- mens obligent de faire quelques corrections à chaque instant et prou- vent que les chiffres actuels des listes ne méritent pas une confiance entière. G*est ici le cas d'apprécier le caractère particulier des extraits d*Eu8éhef dont nous aurons quelquefois à nous servir. Uniquement occupé de raccourcir l'histoire àeManéthan^ Eusèbe lui accorde si peu de confiance , qu'il s'étonne de le trouver à peu près d'accord avec la Bible à la captivité de Joachaz. Il fait mourir Josias sous un autre roi que Nécho^ ce qui ne Tarrête pas dans ses calculs ; aussi ne remarque-t-il pas qu'il est en arrière de 20 ans à l'époque de Tar- haka ; enfin, il place hardiment le règne de Scheschenk I*', 120 ans après la prise de Jérusalem par ce même roi. Nous sommes pleinement de l'avis de M. de Bunsen , qui s'atudie à l'Africain dont la mé- thode est bien supérieure ; cependant, comme nous ne possédons ses listes que par le seul extrait du .Synce/fe, et que celles d'Ëusèbe nous parviennent par trois voies différentes, comme le canon chronologique de l'évêque de Césarée nous fournit de plus, pour les dernières dynas- ties, des chiSi*es qui n'ont pu s'aitérerpar la négligence des copistes, ces chiffres méritent d'être pris en considération toutes les fois que les mouumens forcent à rectifier ceux d'jéfricain , ou toutes les fois qu'Ëusèbe , malgré sa tendance évidente , porte un nombre d'années plus considérable. Ce n'est pas une pétition de principe que de modi- fier amsi la règle de M. de Bunsen : la méthode d'^/ricaiit toujours» mais quelquefois les chiffres A'Etisèbe.

Manéthon ne donne pas les noms des rois de la 20"" dynastie, mais l'ordre des mouumens amène ici , presque avec certitude , Ram- ses II J"" hikpen , et les 10 Ramiès qui hii succédèrent II n'est pas probable que le nom de ce grand conquérant ait été primitivement omis dans les Ustes, et nous pensons que c'est ce nom qui , primiti- vement placé en tête de la 20' dynastie, est plus tard venu remplir la lacune qui suivait Ménéphthah dans la 19".

Le total d'Africain est de loô ans» que M. de Bunsen change en 185 ans , sans que nous en voyions une raison décisive. La fin de

SUR LES DYNASTIES ÉGYPTIENNES. 9

cette dyaastie présente une complication qui peut fournir à Thistoire un curieux chapitre. Je veux parler de l'usurpation habile des grands prêtres A*Ammon, qui réduisent peu à peu les Rarnsêg au WHe des derniers Mérovingiens. Il sera intéressant d'étudier h série de ces envahissemens successifs dans les salles du temple de Chonsp, que M. Prisse a fait déblayer à Karnak. Le grand prêtre P^Aor*se*u^iit- oun donne encore au roi les titres officiels des Pharaons , mais il prend déjà la qualité de seigneur et gouverneur des deux régions ; un peu plus lard il renferma son nom dans le cartouche princier* M. de Bunsen voit dans ce personnage et dans sa famille , les derniers rois de la 21* dynastie , celle de Tanis, maïs il reconnaît lui-même combien les noms sont différens ; d'ailleurs, au lieu d'être placés à la fin de la dynastie suivante , ces personnages sont contemporains des derniers Ramsès. Piankh qui succède au pouvoir de Péhor ne paraic pas avoir porté le titre de roi , mais son fils Pihem ' , s'en attribue tous les honneurs, ainsi qu'un second Pihem et son fils, dont le nom propre était le prénom vénéré de ThoutmèsUl% Rameuter . Tous ces noms sont martelés et n'ont échappé à la réaction que dans quelque» parties peu accessibles à la vue . Ceci nous indique pourquoi nous no trouvons pas à Thèbes les noms de la dynastie Tanite. Les grands prêtres d'^mmon purent s'y maintenir tout pulssans, longtems après la mort du dernier Ramsès. Leur famille succomba plus tard, comme le prouvent les outrages faits à leurs noms , mais pour se relever plus éclatante sous ScheschenkP' y qui se rattache à P^Aor par le sacerdoce héréditaire A^^mmon^ que possédait aussi sa famille.

L'histoire de cette usurpation donne une grande valeur à la con- jecture émise par GhampoUion * sur l'identité de ces Ramsès avec la famille de Rampsinitès, dont l'histoire est rapportée dans le 1er livre

« M. de Bansen lit Pitckem, La valeur du caractère médial, ia gousse ttac»

eacia est égale à la lyllabe hem dans une variante du nom de la eine âfout hemei ou ia mère de la grâce ; § y est remplacé par

I MUl OU I

-^

Setande lettre au duc de Blacas.

f 0 * tftAVAllX DE M. M «CNSRN

âè Diffêofe^ On est hêuroutc de pouvoir pnrêt imdfté A^ M^ avec un de ces précieux morceaux d'histoire que lês Grées (mt cott« sénés. Cette identité entratite celle de Ramsiê III {hik pen) avec le Rûmpsinitéê d'Hérodote et le Remphis de Diodore, le roi aut im-^ menam trésors» Le roi qui le précédait s'appelait Kétèg ôu Kttnùy suivant les divers iiMnuscnfs ; Diodore avertit que c'est le Protée , êgaleoient prédécesseur de Rampsinitès, à qui Hérodote rapportait la visite de la belle Hélène or» le dernier roi de la 19* dynastie eët également désigné dans Maniihon comme contemporain la guerre de Troie. Son nom propre égyptien, en retranchant toute$ les épithètes, se lit h ^ Set itakht, ce ^ui ressemble beaucoup à Kttna,

comme le remarque M. de Bunsen. ChampollioUy ne possédant point alors la véritable série de tous ces rois, ne pouvait vérifier tout ce fragment de Diodore, à partir des troubles qui précédèrent Protêt jusqu'à l'anarchie qui termina les rois fainéans.

Tous les textes sont d'accord pour donner i 30 ans à la 21* dynastie, La 22e a été toute mutilée par Eusèbe. V africain cite fort exac- tement les 9 rois en nommant seulement Scheschenk P\ Osorchon I^ et Takellothis. Les monumens nous ont rendu les six autres ', mais en nous apprenant que les chiffres 6! Africain sont altérés. Nous con- naissons en effet la 22'' année^ de Scheschenk /*% à qui Y Africain n'en donne que 21 ; la 15^ de Takelot /«% qui n'en a plus que 13 1 et enûn la 29^ de Scheschmk IIL Ceci nous oblige à une correc- tion assez notable ; nous lisons 160 ans au lieu de 120* M. de Bun- sen, plus hardi, lit 150 ans.

ftien ne parait suspect dans le chiffre de 89 ans donné par YÀfrin caîn pour la 23» dynastie; mais il a fait une réduction immense sur le règne de Sokkoris. Ce roi, qui compose à lui seul la 26" dynastie, fut , suivant Diodore , un grand législateur ; son pore , Tnipacht « avait fait une invasion en Arabie^ et cependant Manéthon ne le cite pas comme souverain. Cette circonstance nous fait croire que Tné^ pacht et Sokkoris lui-même ont régné pendant un Certain tems ap- partenant dans le canon officiel à la dynastie précédente. Busèbe ,

' La série complète se compoie maintenant de : 1*' Scheschenk /«, Osor- kon !•% 3* Péhor, Osorkon H, 5* Scheschenk 11^ Takélot I«% ûsor* koD ni, 8* Scheschenk ni, 9t Takélot II,

SUB 1.18 DYNASTIES ÉGTFTlBNnES. 11

qui n'aHonge pa^ foloiiiler9, Inl donne kk ans, nAi^ il rédnii énormé- ment la dyiiasti» préeâdente. Aaaai regardosa-^Bona lea 6 ans à^jéfrù coin non tomma une fonte de oopisia, œaia connaa le rteultat d'un travail chronologique.

Ladynaaiie éthiopienne, qui conunence au triompha èt^Scké' vek J**, n'est plus portée dans uàfrieam que pour M ana, mais Ew sèbe en donne kk^ ce que , d'après sa méthode^ noua ne pouvons re- garder que comme un minimum. En effet , les inscriptions vont jusqu'à la 20* année de Tahraka^ ce qui dépasse le chiffre à'Jfrin eain >. Heureusement Hérodote, en parlant de Subako^ dit que son règne a doré 50 ans ; ce que nous entoidons, avec M. de Bunsen, de toute la dynastie éthiopienne.

la 26« dynastie présentait deux écueib pour la justesse des calculs. D*une part, les Ethiopiens n'étaient pas encore complètement chas- sés» puisqu'ils tuèrent, suivant Hérodote, le roi de la dynastie, Nécho, père de Psammétik. En effet , EUsèbe compte , en tête de cette dynastie Saïte, un Ethiopien Jmméris. M. Lepsius à trouvé à Tk^eê une reine nommée Ammtitii^ qui, vers cetu époque^ prend les doubles cartouches, et s'arroge ainsi le plein pouvoir royal. Il y eut donc ici quelques règnes parallèles jusqu'à PsamméUk /". L'es- prit judicieux ^AfHeain a évité cette faute d'£uaé6t, ^ui noua a néanmoins valu un précieux renseignement. Us ont évité l'un et l'autre de grossir leurs listes des 12 tyrans ou souverains partiels dont Piantr mètik réunit enfin le pouvoir ; on voit comment tous ces faits font apprécier la méthode vraiment chronologique d'^/rtoaîn. Une er- reur s'est néanmoins glissée dans le chiffre des règnes de Nécho 11 ou de Psammétik IL Deux stèles , appartenant l'une att Mu$é9 de Jjeyde , l'autre à celui de Florence , prouvent qu'il faut compter à peu près 10 ans de plus à l'un de ces rois. Si la correction est appli- quée à Nécho^ elle dmme 15 ans et un mois pour la durée de son règne. Hérodote, qui devient un excellent guide, même pour la chro- nologie, à partir de l'arrivée des Grecs en Egypte» lui donne en effet 16 ans ; aussi n'hésitons nous pas à lire avec M. de Bunsen 160 ans an lien de 150, dans la liste d'^/ricoîn, pour la 26* dynastie»

* Voir dans LeemanSi Mre à Saholini^ les deux stèles tanérairei des dein^

Fsanunfltievi,

12 TRAVAUX DE M. Dfi BUNSBN

Le canon de f/oUm^e accompagne les dernières dynasties avec son autorité souveraine, depuis la conquête de Cambyse. M. de Bunsen a fixé l'introduction de ce roi dans le canon égyptien à la année de son règne, en se fondant sur ce £ut qn* J/Heain lui compte 6 années de règne en Egypte. V Africain se trouve ainsi dans on parfait ac- cord avec le eimon a$tronofmque.

L'AFRICAIN.

ans mois 37« dynastie Persanne, 124 4

3a- Salte. 6

29^ Mendésienne. 20 4 30* -. Sé^ennyte. 38 Derniers persans. 8

196 8

CANON DE PTOLEMKE.

De Cambyse. 6

Darius !•'. 3G

Xérxès. 31

Artazenés I, 4t

Darius II. 19

ArUxerxès IL 46

Ochus. 31

Arogus. 2

Darius UI. 4

196

Après avoir ainsi recherché la valeur des époques partielles^ M. de Bunsen sent enfin la nécessité de mesurer l'ensemble de sa course; d'asseoir une récapitulation sur un point fixe et reconnu. Ce n'est, en effet, qu'en partant d'une base commune et certaine qu'on peut met- tre à profit les synchronismes fournis par l'histoire des peuples voisins. Ce secours était bien nécessaire, car, si nous n'avons pu trouver V Africain en défaut quant à la méthode, ses chiffres partiels et même les totaux des dynasties, n'ont pu supporter la confrontation dés ins- criptions , sans déceler des fautes ou des altérations. L'histoire Bibli- que fournit jusqu'au 8* siècle le moyen de vérifier nos corrections. M. de Bunsen n'a garde de négliger ce précieux moyen, mais fidèle à sa désolante méthode, il commence par s'éloigner du calcul ordinaire pour l'histoire hébraïque, sauf à publier plus tard ses raisons ; de sorte qu'il nons est impossible d'apprécier pourquoi la victoire de iScAe- sehenk I*' est placée par loi en 962 (av. J.-C,); les calculs du P. Pétau la plaçaient en 971, et ceux de Yohiey en 978.

Le tableau synchronique de M. de Bunsen, et toute sa récapitula- tion, reposant donc d'une part sur une discussion future du compat hébraïque , et de l'autre sur une chronologie ^ptienne dont nous

SUR LES DYNASTifS ÊGYPTIENKES.

15

avons atiaqué toutes les bases, nous n-y arrêteroBs pas nos lecteurs en ce moment; toutefois, nous n'aurions pas osé leur faire parcourir cette série de chiffres isolés, si Ton n'en pouvait tirer une donnée gé- nérale d'une haute importance dans l'histoire de la race humaine. Essayons de rassembler brièvement ces membres épars, et de voir avec quel degré d'erreur nous pourrions mesurer la grandeur du colosse entier.

En remontant jusqu'à l'invasion de Cambyêe, nous avons détaché un premier groupe qui nous conduit avec certitude à l'année 527 avant Tère chrétienne '. Si nous étudions une seconde période , qui comprend 183 ans jusqu'à la ihmaéed'Ezéehias^ les premières corrections qu'Hérodote et les stèles des deux Pmmmiticus nous ont forcé de faire aux 26 et 25*" dynasties, se trouvent vérifiées par quatre événemens de l'histoire hébraïque '.

i\

586

603 607 6S8 710

DATE BIBLIQUE.

ÉVÉNEMENS.

U* deSédéciaf.

.4e de Joakim. 31« de Josias. 48<! de Mataassé. 14« d'Ezéchias.

Jérasalem prise, Jérémie chez le roi Hophra.

Nécbo battu sur TEuphrate.

Nécho tue Josias à Mageddo.

Sanchérib se retire devant Tirhaka.

DATE ÉGYPTIENNE.

Ouahpbfahet, anuée.l

Nécho 11, 10» année. Nécho II, 6e année. 36« dynastie, année. 3&« dy.Tébarka,6« année.

' G*est la 3" année de Cambyse , le canon fait cesser officiellement le rè|^e de Neetaného //. Le texte du SynceUe dit la ô» année , mais comme Camtiyse n'a régné que 8 ans, qu'il est compté pour 6 ans dans la dynastie et que le total garantit Texactitode de ce dernier chiffre, il est certain €ifilJfricain avait écrit la année.

> Cette période se compose pour Thistoire biblique, 1** de 59 ans comptés dans le canon de Ptolémée, entre la année de Cambyse et la 19« de Nabo- colassar, époque de la prise de Jérusalem sous Sédécias (iv Rois xxv; Jérémie, ui, 29) et puis de 134 ans et 9? moisainsi distribués : Sédécias, 10 ans 3.^ mois ; Jéhoakim, 3 mois; Eliafcim, U ans; Joachaz, 3 mois ; Josias, 31 ans; Amon

H

TBAVAtfX DE M. DE iTONl^EIir

Rien de pins difficile qtie d'âcedfder les diflérens c^hifl^s dés mis à* Israël et de Juda, à partir à^Éziehiaê , et les chronologues y ont vainement épuisé letir érudition. II nous paraît plus sage de s'en tenir à la liste des rois de Juda, qui dut être inscrite pins etactement dans les livres sacrés de Jérusalem. Mais elle présente elle-même quelques difficultés dans les récits du Livre des chroniques et A^s Livres dès rois. Yolney , après un examen attentif trouve un total de 252 ans jusqu'à S* année de Rohoam ; M. Jrchinard \ dans un travail spécial sur la chronologie sùtrêe, va jusqu'à 26^ ans. Les recherches de Ydney nous ont paru les plus satisfaisantes potit* cet endroit Nous y ajoolerotis toutefois un interrègne de li ans, clairement itidiquépar cette doublé mention du iV Livre des rois (ch. tiït, 20 et 25 ), que Joràtn régna 8 ans, et que son fils Ochozias ne monta sur le trône que la 12* année. Nous sommes ainsi d*accord avec M. de Bunsen qui a compté S55 ans po\]r cet intervalle.

P9

-H

K

-4

720

738 744 833 936 965

973

DATE BIBLIQUE

4«d'Ezéchias et ta «> d'Hotéfe.

14e d'Asa. S^deRoboam*.

»ii'>i I m*

ÉVÉNEMENS.

ti III li^«^^^

Hosée secouru par Soua.

S5* dynaflie (50 ans)*

34« dynastie (6 ans).

33< dynastie (89 ans).

Il bat Zérah TEthiopien.

Prise de Jérusalem par Sches- chak.

SS« iynaitfe (140 aM).

Date égyptienne.

I liiilMil

UMaM*B«ifa^n^kM*

Schëvek II.

SobéTek Itrtl'tf année.

Bockoris, V^ année. Péiubaslès, l"' année. Ousarken !«', 13« année. Scbe8chenk1er,8e année.

Scheiebenk I«^l~aiuiée.

iÊfÊmÊ^MaSÊÉÊÊÊlÊÊ

3 ans; Manassé, 55 et fin du règne d'Ezéehitfg, 15 ans. Total 59+1^^=19^ ans. Elle correspond k 160 ans 1;2 poar la 36« dynastie, et 32 ans et quelques mois de Téhailia.

' Chez Cherboliez) Paris, 1841.

Il 7 eut 29 ftjns entre cea Hea% éténemens, 12 de I^obom, 3 d'Abia et 14 ûl'hH.

su» LBS DYNASTIES ÊâYrriCNNES. tS

U eoMOManèê de cm éèm dérâie» événem«n» futnl^e i}fî*im peut placer la priite de Jérasâlem Terâ la fin dtt rôgoe de Sekêêohmkj car te roi OuMrken téfioiid à Zdf aA, malgré la différence apparente de ces deux notns ; la nasale eêi omise comme dans le nom hébreu Sekêêthak pour Seheschénkiét le h n'est changé en h aspiré, chan^ gement qni se rencontre même dans les divers diolectéi^ égypti^ls.

Les difficnltéa qne nons ayons signalées dans chacune des dent série» forcent d'avouer que malgré tous ces synchronismes, une errenr d'aviron 15 ans serait très^acceptable à celte première limite de nos calculs ; mais ridcertitade va prendre de bien plus grandes propor^ tioDS en nous éloignant du r^ne de Scheschênk P'.

Les divers auteurs qui ont calculé la période de Thistoire sacrée « qui s*étend jusqu^è la sortie d*Égypte, iM-ésentent une diflérence de plus de ] 50 ans dans leur résultat > suivant qu'ils envisagent les divers gouvememens des Juges, comme partiels on comme successifs. Mais « le Livré déê rois S'exprime d'une manière assez positive pour que nous pensions devoir nous y attacher etclusivement. La détermina^* tion chronologique de la fondation du temple a pour nous une bien autre autorité que l'addition de nombres partiels dont nous ne pou^ vous maintenant connaître les rapports comme on les Connaissait à l'époque cette date importante fut fixée dans le Livre sacré *.

Il est bien regrettable que Moyse n'ait pas donné le nom propre du PAaraon son persécuteur ; en le vouant à Toubti, il nous a privé d'un secours Inestimable pour les calculs égyptiens, africain et Èusèhe sont d'accord pour donner ISO ans à la îl^* dynastie, mais â la 20% Eusêbe , donnant un chiffre plus élevé , nous autorise a croire que celui à'jéftiûam a été altéré; nous emploierons ce chiffre de 178 ans*»

Oii pouvait alors consulter le Hvre des guerres du seigneiir, et ttvrt def allions âisi rbii de Jtida^ Auxquels la bible se réfère sôuveat datti ses réélu, et que noua ne possédons plus. Remarquons eependatit qne ni saillt PûtUi ni Josèpht ne se sont crus obligés de se soumettre au sens de ea venflt qui nous ptrattai clair i yii<?4fii» est ergô quadringinUêimo €l «oUgtùiê» anno ^gressionûJUiorum Itraéï de Isrrd Egyi*th "^ ^^^^ quarto^ maiS€Zio{ips< estmensis seeundus) œdificari cœpit domus Dominv^,.. m fiois^ c. vi^ Y* 1.

* 178 ans dans le SyncetUy dans le texte arménien 173; mais le méibe texte arménien emploie la même dynastie dans le canon pour 178 ans, c'est donc le vrai c^iiffre d'Eusèbe,

16 TRAVAUX DE M. DE BUMSEN

en notant le doute qui s'y rattache , puisque la série monuinentaie n'est pas assez complète pour y suppléer. Ce doute s'étend jusqu'à la série royale^ puisque nous ne savons pas au juste comment l'usur- pation àfi$ grands prêtres thébains était introduite dans les annales nationales. Nous avons reconnu Ramsès JIl" ( Hikpen ) comme le chef de cette dynastie. Le chiffre de la 29e dynastie nous a de même inspiré peu de confiance» puisque la seconde partie de la liste est toute viciée ; malheureusement cette partie répond à U souverains dont les dates nous manquent sur les monumenset les papyrus; mais ce n'est pas une raison pour les supprimer, comme le fait M. de Bun* sen, jet nous nous contenterons , faute de mienx^du total A' Africain (209 ans).

Nous avons vu qu'£usèfre avait allongé la IS'' dynastie par suite d'une erreur qn* Africain n'a point partagée, nous nous en tiendrons au total de ce chronologue ; mais en remarquant que les nombres de détail peuvent difficilement guider au miUen de ce dédale de règnes et d'usurpations. L'histoire des successeurs d*Horusi est à faire, nous ne pouvons néanmoins effacer cette partie de la dynastie en face des textes et des monnmens qui s'y opposent , mais nous ne serions pas étonnés de n'avoir déterminé le règne à'Amos qu'avec un siècle d'er- reur^ puisque depuis U dynasties nous n'employons que des chiffres probabUë-

C'est ici que se présente la difficile question du séjour en Egypte et de la délivrance du peufde hébreu. Si nous suivions aveuglément Josèphe, Userait évident quelestraditionségyptiennesauraientrapporté cet événement au dernier roi de la IS*" dynastie. Mais il pense lui- même que cet Aménophis a été forgé tout exprès pour donner un corps historique aux infamies qu'une tradition haineuse attribuait aux Hé- breux. Nous ne comprenons pas mieux sa place au point de vue des monumens-, car rien ne laisse soupçonner jusqu'ici un règne entre Ramsès P' et Séti I"' ; nous avons vu d'ailleurs que les deux légendes de Séthos ne peuvent guères s'appliquer an même personnage , ce. qui nous autorise à penser que la confusion de ces deux récits est la source de ta confusion des listes en cet endroit, et que l'existence d'un Amé- nophis à la fin de la iS^ dynastie aurait besoin d'autres preuves. Le récit de cette invasion des peuples d'Asie que Thistorien attribue à

SUR LES DYNASTIES ÉGYPTIENNES. 17

rinstigatiou des juifs n^a d'ailleurs rieu de couimuii avec ia narration de Moyse qui n'indique ni une invasion, ni une supériorité même momentanée de son peuple. Quoiqu'il en soit» les cbifires d'Africain» pour ces trois dernières dynasties, amènent la sortie d'Egypte vers le commencement du règne de Séthos V.

«S 965

m

HISTOIRE SâCRÉE.

HIST ilSYPTUNNE.

MOfIDlIfiNS.

5e année de Roboam.

Expédit de Sche£- chenk.

SchescheDkIe',8e.

1006

41 ans.

Construction du temple.

,

1103

21e dynastie, (130 ans).

1281

%

20« dynastie, (178 ans).

Ramsès bik pen.

1486

480

Sortie d'Egypte.

Séthosy 4e année.

U90

19e dynastie (209 ans).

1566

80

Naissance de Moyse.

Acherrès, lOcanP

?

?

Mex noviu* Persécution.

Successeurs d*Ho- rus.

Acberrès?

1631

65

Mort de Joseph.

Aménotp 111,13?

1701

70

Venue de Jacob.

Amessès et Thout-

mès 1er.

1711

10

Elévation de Joseph.

Amessès et Thont-

mèS 1er.

1778

18» dynastie (263 plus, 25 Africain).

Ahmés,l reannée.

Nous regardons comme un point bien établi et de la plus haute importance , que l'administration de Joseph eut lieu sous un prince de race égyptienne et non sous un roi pasteur^ comme on Ta plusieurs fois prétendu. Toute l'histoire de Joseph le prouve dans chaque dé- tail ; il est acheté par un fonctionnaire dont le nom est purement' égyptien ; son beau père, prêtre du soleil à Héliopolis, porte le même

IB TRAVAUX DE M. 0E BUNSEN

nom , sa femme elle-même {Astntt) rappelle la déesse Neit Le roi lui donne son anneau et nn grand collier d*honnear, et noas voyons la même scène représentée à Thèbes dans le tombeau de Poéri, La parfaite tranquiliieé qu'exigent ses grands travaux d'approvisionné-^ ment ainsi que les changemens quHI introduit dans la propriété, sont paiement incompatibles avec le régime de troubles et d^incurslons propre à la souveraineté des pasteurs. Joseph est enûo salué par le roi da titre tout égyptien de sauveur du monde à toujours '. Lors-r que ce ministre se sert de l'aversion qu'inspirait aux Egyptiens les pasteurs de brebis f pour obtenir à sa famille un domaine séparé dans la terre de €k>schen, il est évident qu'il parle à des Égyptiens^ chez qui saigne encore la plaie récente des pasteur^. Touts ces fai^s donnent une limite supérieure qui ne permet pas de placer radmi-> nistralion de Joseph avant les premiers rois de la 18" dynastie. Il en résulte encore un enseignement bien précieux quant à Tévaluation des erreurs que nous avons pu commettre; c'est que nous ne pou* vous pas avoir exagéré la longueur de l'histoire égyptienne pour ces }2 dernières dynasties, puisque nous avons employé un minimum pour la date de VExode, et que néanmoins^ cette date recule encore l'administration de Joseph jusqu'au règne de Thoutmês I"^.

Toute erreur considérable consistera donc nécessairement dans un chiffre trop restreint pour les 19, 20 ou 21* dynastie. Joseph mort , le respect de sa mémoire protège les juifs tant que la famille des Thoutmês et des Aménotfdi conservé le trône ; mais les révolutions qui accompagnant et suivent le règne é'Hùrus^ amènent des sonve-* rains d'une autre race ; le roi nouveau qui ne connaissait pas Joseph^ et qui commence la persécution, serait-il précisément le superstitieux JBekhenaten ? son nom propre ( Aménophis ), aurait encore aidé à augmenter la confusion dans le récit de Josèphe.

Avec de pareils élémens de calcul, nous admirons la confiance de ceux qui ont cru pouvoir reconnaître dans les listes égyptiennes si le Pharaon qui poursuivait Moyse avoit succombé dans la catastrophe ^ mais nous ne la partageons pas. Si l'indication de la Bible était plu$

> Voyez V excellente dù^er talion du^r^ UngareUi, sur le litre ^o^iQ^uf^ny^ dans les annales de phUç^ophie^ t. \ii, p. 3i0 (St série).

SUR LE3 DYNASTIES £GYPJl'ieNN£S.

10

poiiitive à cet é^rd v nous penserions que la défaite dans la mer Rouge doit appartenir au roi qui précéda Jiam$ès r% c'est«ii*dire qu'elle aurait eu lieu environ 6 ans avant Tépoque indiquée par nos chiffres. U nous serait sans doute très^facile, en choisissant k propos parmi les cbiUres de» différens textes , d'arriver k foire cadrer exadement ces événemens avec d'autres périodes de l'histoire égyptienne. Bien n'est plus aisé, par exemple, que d'amener la $arÊi$ d$$ juifs en con** cordance avec l'i^opu Jiton des pastsurs^ comme le pensait jifrimn^ en choisissant un calcul plus long pour la série des juges d'Israâ* On peut, au contraire» amener U sortie d'Egypte sous Ménéfkikaki fils du grand fiçitmès, en prenant des chifires plus large» pour les 1 9, 20 et 21* dynasties ; cette dernière concordance satisbit, en effets parfaitement k l'histoire sacrée comme k l'histoire égyptienne et nous ne nions pas qu'elle ne puisse être la véritable '•

* En plaçant V Exode à la \0^ année de MénéphUiah^ on aurait la série suiTante :

I

6. U8Çay,a.-C. 5.

2. 1631 1. 1701

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m t-

flB9R

•mm^-r-'^S^

$ortie d'£im[>te*

Retour de Morse après un long régne.

mim

Ifaisiaiieedoifteraa, Roi Bouvean. Penéeution. (65 ans) Mort de Joseph.

(70 «ns} Venue de ^acob*

!

wmmmmmm

Ménéphtab. Ram6ésIl«(66aiM).

$éthof. Ramsès 1er? Tenis des troubles. Horus.

IQb aanée»

ftl* année.

Cette coneerilanea expliqua à merveille lea évéaaaieiis qui préeédeat la sortie d'Egypte, mais on conçoit moins bien que le pouvoir de Joseph se soit exercé à Tépoque pleine de troubles qui accompagne et suit le roi Soruf. KUe exigerait une correction de 1^ ans dans les chiffres ^Africain pour les 19e, 20e et 2U dynasties. Elle répond a-t-on dit, à une grave difficulté . Moyse n'a pas parlé des grandes expéditions de Ramsès II et de Sèthos^ parce qu'elles se sont passées avant la sortie d*Egypte , et n*ont pu incommoder les Hébreux ; mais la même question se présente pour les campagnes de ^am- ses ///«, hik pen. Or, dans tous les çaS| le» Hébreux étaient partis avant ce dernier roi. Cette questiop «'éçliirçit an çoniidéran^ l'état du peuple bébfeu

20 TRAVAUX DE Iff. DE BUNSEN

Nous disons seulement que les bases sur lesquelles on l'avait fondée . jusqu'ici n'étaient pas acceptables , puisque en reconnaissant Ram- ses IlPf Hik pen pour chef de la 19* dynastie, au lieu de le placer en tête de la 20", les noms donnés par les monumeps contredisaient ceux des listes historiques avec une persévérance qui rendait toute confrontation impossible. Nous noussommes contentés de poser dans chaque série tes chiffres que la discussion nous a indiqués, sans nous permettre aucune correction arbitraire. Cette méthode est loin de trandier toutes les difficultés, mais elle amène TExode vers l'époque même la tradition Manéthonieime plaçait l'expulsion des impurs.

Le doute raisonné est le premier pas de la science et nous croyons qu'on en est encore par rapport à l'enchaînement chronologique des faits si nombreux que nous possédons entre le règne d'Âhmés et celui de Scheschenkr', Cette réserve plaira moins peut être à beau- coup de lecteurs, que les résultats des diverses chronol(^ies .^p- tiennes qui se sont succédées depuis 20 ans» et qu'il faut changer chaque fois qu'un nom mieux lu, ou un fait mieux étudié vient dé- ranger les hypothèses adoptées ; mais l'étude de l'histoire présente bien d'autres parties il faut accepter de longues séries de faits im- portans sans le secours d'une chronologie exacte et satisfaisante.

Frappés des vices inhérens à la méthode des additions successives, les esprits les plus distingués se sont depuis longtems appliqués à chercher l'indication de quelque phénmnène céleste qui servit à me- surer un des grands pas du tems, pour vérifier ensuite les appréda- ciations partielles. La première épreuve fut faite sur les zodiaques ; nous ne reviendrons pas sur leur histoire, l'erreur avoit pris dans leur interpréittiou des proportions tdlement coloss^es que l'on n*est plus tenté d'y lire une date des monumens qu'ils décorent , ce qui

â son premier pas dans la Palestine. Les ordres de Dieu le conduisent à roi[ieDt du Jourdain , et ses conquêtes sont d'abord assez restreintes. Les rivages de la Méditerranée étaient occupés par de belliqueuses peuplades sur qui tombait Teffort des armées égyptiennes, et le monument de Beyrout montre quelle était leur marche pour envahir TAsie. Ce n'est qu'après les victoires de David que le royaume des juifs se trouva en contact nécessaire avec tous les conquérans égyptiens; aussi la première expédition après les rois fainéans amena-t-eUe la prise de Jérusalem par Scheschenk /er.

BftGUElL 0'MYAIIi£6, I^Hoili^^^fHrËlSCtS, ETC.

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Taodem fluctiisr; ' ;- ' ' ' ^■ Tandem loctus. Sol erumpens tempera fj^ sHutïc aurora,

Knpiâ mofâ,

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Lacem tetani nuucial. .

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MuDdi bellus Sol ocèllusy Teras sol justitiîe Sigoal orlum, monstr^t p^rtum, Commorads in Virgioe.

Jaièiijlilisdl^ DeliKWcil,' Iii isto zodiaco; Mox in luGem Verum Du'ceni'

L Fro^ pour vAvent.

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Proteret cam gaudio.

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Sol dam spleadet

Para tuAkimtmtKAài Naevo, parens

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£n6n les flols, Enfin les plaintes ' ' ' " •' i Se calmeni anx pré^è/eiliiéûl's d^-'sOlei). Maintenant ranrbt?."'"' " ' '" ' '* Sans plus de retdrti;'' "" ' '^ ' * Annonce un jour yAM'^ë^'imt'' '^

Le soleil, brillant œil du monde. Le vrai soïéff'di-ii jû^tWé^' "'-^'^^'^ Signale son lever ""'i-'" fl.'' 'oi i-i

Et nons montrent' jiBl'i/""''' ": "^ Dn sein de la Vierge '''*' ''' '" ' ^ il a choisi sa dénièut^.' ' ' «*" •'

. . . f . V < ' » t* «

II repose #A«0re,^«tté, Daos cette const<;|{j|tio(i i,', Du zodiaque mystique ; Bientôt à sa Inhtièk'è^- 1 ' ; Le vcrilableRdl" ' ' •• ' " ' Paraîtra avec allé^ssé'; •' ' '*

L'ennemi frén|il>) i. . ,'. •,. |.r;. » Tandis que le soleil «miaiflnee àoçaplendir Sous la pure.e^. téevoe.anée^.. ; «» Car il n'y a nnlle t«f;)w^ ... ;.^- ., i Dans cette tendre Vierge,

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Lucis, hartr Tirgniiculà^, '' ' ' Mère de rétcfitdie Wniièré:' " ''

Palso.jMi44)9^-.;^ ;. tu* i^.'niO Rnptolimbo, . :;.,î s ;. ;r

InsiAC-Jiis vieiot*ia|f- -i ;, .jiu. - : \ Qnos patraMm ' •. .i j;. li . . j/ Per peccaluaa »j-. :..< . «.fj» -i» •» ) Alligâranf utrtara^

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Le nuage se. dMpe» Levoilese rompt;. i. nr . q .w. La victoire reste laoadaia ^ < .. ->*. Aux infortunés Qne l'enfer.ifléokMi^ Dans les liens du péiifcéi

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Ergo gaiMfe, ' Terra, pladdtf, >c Bedde Deo gratiam, Qnandorore Bianiorr--' Mabes pInnoigriiAaiii;:

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' l.J.t.ll « » > A

Iir SÉRIÉ. TOMB XV.— W 85 ; 1847.

Réjouis» toiidoBC, n . < '•: O Terre, applaudis!! ?(. >' . I Rends gloire à<DieiS', . En ce jour les maées > : j Font pleuvoir k.gaéc»^. ; t > i . : . En Doe rosée plps abonâfuits. '> {/ 10! ;.' ... =• . •....' î

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IL /autre ^rose, pour.. V Avenu

Est Virgo cœli rore Replets desaper, Ctti par id décore .Jîott dmwr.««Mf|f,; Hanc veneremur 9^ , Et sa actif moribiiii^ . EtsauciM.apo|E« Di?ino cordibos.

l' f.

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NoTum s^titam^ cr«aivil la terris J)omtoai.

Tirgo ?inim porta t^ , Castis mceribas ; Qui, sicat ouaciaTÎt De cœlo Gabriel, Geret post regem DtttM Sceptrnm io Israël. ' '

Fioisiappropi^qa^ltl Jam novem meosiuip, . Et Virgiais ioitajl^it Naoc paerperiunif Cùm snbiib descriM AfifiMCat impurat Orbem towai ifaw sibi Roma sabje«Mr«t.

Moz Joffipb ff sUfiJi)»^ Promptes ia Bethlehem i Iodé oam nmagwtbt SDam progeoiem. . SpoDso pndiod'oanei - •: It mater Nominis, ^ -

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Quam anllas Infecit crimioMt > o'

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O ! urbiam cuaciantm Begiaa Betblehem! Exurge tam praedamn Visnra faospitea»; . .. Qaidt|uid palatittuml . Apud t#i|iltiBdic«t» . Id omoe jam cceiorum Rectori patcat.

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La Vierge est tonte remplie De la céleste rosée: Elle n'a point d'égale en bf anté Entre tontes les femoies. Honorons-h par nos chants Et par nos mœurs saintes, Et par nos cœurs blesses Da divin amour.

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« .-..• ■.

Le suprême Souverain a créé , Smr la terre un nouveau prodige ; Une Vierge a porté un homme Dans ses chastes flancs : j%

Et c'est lui, comme Gabriel

» ; I I •••11,

Est venu Tannoocer des cieoz, Qui, soccesteur du jm D«^4)« -■ Tiendra le sceptre dans liMilio <

Déjà s'avançait Le terme de neuf mois .

Et s'approchait L'enfantement de la Vierge^ Lorsque, par un sojidaMS dDaïaMUdement^ Auguste ordonne - - Le dénombrement dtt «Modo ' ■■ Qite Rome avait soumis k sea enipfre.

Aussitôt J9S<;p|f.f'eQipr«^f . ... D'aller en hâte à Bethléem ; Car c'est de quoiti Tirait son origine. En compagnie dn'^luMsrépon», Marche la mère de Bleto, - Celle que n'infecu jauMis La moindre souiUoM dt péché.

I

/.

iV.i

Oh ! de tontes les Princesse et reine , Rdihléem I Lève-toi, et vient recevoir '• < Un hôte si auguste. 1

Que tes palais les plus sompineak:

Et les plusspliMiMtidfSH ^

S'ouvrent tous

Au Dominateur du ciel.

K£GUKIt D'H¥l|llBa>il«OWSV>tlXïfWI«aS, I^ÏC K

S^èca^i héè «rbcilot&f -' ir \ Mais hélas! dans. «Diit*ia.'viU»^^''

Qaaerant bospitium ;!.,):. S lU cherchent lliospilalttë j ' : «: :

Nec mmile éwa'cicrolè i i ^,.i { Et il n*est pas une AaèyieDK^.i A^

Est ulhis civiam Entre tous les habitans,

Ut Vffgltfl'iJÀI&^er ' ' * ' , Ponr donner à la Jfftrgèi ' ' ^

Datnrae Filium, ' ' ' '" - ^' Qui va nous donner ïé9fhéë\>M;

Vcl unins die! ' ' ^^^ ' ?.^' Asile et abri i t - ' /«ai.uii

DetdWcrsortttlii'.' ' ' '" '' Pour an seul jour.' ^••''•'' 'y' -

Cogunt m.vdinoié . . . i: . ' Bs sont contrainU kKàbufiêia^pr*' ,< -

Adirent stabula ; ^ . ^ Dans une étable en ruine.'

Haec Deo prêt iosài ' '^ ' " ' Une masure offrira iOléi/ ' * '^

Dabant canAtala',' * '' ' ' " Son précieux bertreaa^.' ' "'^ '"''''*'' '

Pa«ïierUséTo^W!;'''\**' ;■ ''^ ;; Glorieuse paÉiteUi!" 5 ...-î ..m

. Tu, quantnhl'es hominV ' '' " ' Autant tues odièilM' " ' i" ' ''■"■

Yilissimo perosa, '• * A Thomme vile créature; Mi»

Tamgratt eét'liafliînir '* ' ' Autant tu es chè^Htl ih^letn*: *

Adésfe, poste'rorum " ' ' Acconrex, deiriHefli îrëj^nk '

Adae reliquiœ, ^ > ' > d^ la postérité d'Adani ; '

;f « ,'<•'/

Gaudete 0aadiornm '' . ; ' Béjouisses-vou*^' trtfcs#mer

' Quidqnid'est undiqti^; ' ' ' '■ ' De» transportt de tentés kfs'jHëk:^ '

En prodi^ exoptatus ' \ ' '" ^<)ic> ^^^ après tant de sfecksi

Tàm diù gemibus, ''" ^''* " Le Désire des naUod* ' ' ^'

Succurrere paratus ...,i Qa« vient, prêt à porter secours

' i/ji .«^ t}' ■'I"'", ' ^i

Gnnctis langueQ|^U»«*,, .,i.^■ .- A toutes les infortunes, '

Quoique les deijii prp^àsQ^t reM«îuables pa^un^jp-iu^? sim- plicité, elles demeurem. Uen au-dessous de celle qui^^it ;. pous la ciions, moins cmm^méfémte H'arl que comme minMipir^l'aaiDur échappé d'une tospé^éU^,,4e foi et d'hùmiUté. On j reconpatira sans peine un ai|[! dtt.nêiBo<iiMiiUe avec nos anciens NM^I^fmnmi^^ si populaires et si diimanlr. Là'poésie classique j»'a»i^&dftieov|)a- rabie en ce genre, è^ pôqr Ipàpirèr un chant d'une teik'riunifé, B ne fallait rien moins qo^' \ç.'n?y§|j^!^ d'un Dieu dans une'étîilile pour le salut du monde. La critique n'a rien à feire : prions, soupirons el répandons ntt^tiûBtiri^ défait U crèche de BetbMfckn. ' ' '^ :^

. ■•• ,»• -...II.*'

'IIV firtné pour Noël. :

In Bethlcm transeipms . . : Courons à Béthléei», , , ' ,

Amorit sr«fsè^iifi| .i.» ., > , Sur les pieds de VamQWx Kl Natum videanius Considérons le Nonveau-né

24

Mciiiîs czcèaiibas.' £ia!Ei«|

•»

Dans les tnait|Miu 4e fa6»Att«c) . •! EialEia! .-

- ' Dans les transy èm 'A»»Éi

CttDCtis desiderate, Salve^ graiissime ! .

Eia ! Eia 1 Sal?r^ jraiitsiaie !

♦•t; f '

j :•» .. •• 'i 1 II.

Voos ^e les sièclas^f^^f^deni^ , O très-doux Jésoj ! . .„ f Objet de tous les dcsirf ^ .. Solst, très-ainablc epT^iiii.! EialEia! Salot, très-aimablesaafiuité ' * /'*

^••-,IM

1 II

« •"> I

Ergo Rex i(9€a|orua|, Creator omniaiB^ . . j Bex terne, Bez cœbKBW Fit frater bomiovsi.!

Eia! Eia!.,. Fit fracjer hoorittuul' ! ,.•

Si regif b^c J9^e«as« , . x . Ubi sont £iiiiqUi,, : '•- Aida« tbr9oiw,.|ii^cs|a» ... Etstral|i|pJ«£taU? ....

Ei«i©a! Et stratam lecmli ? ••; . .

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: M'/

Hùc âmor te vocaVit Hamani generis ; Hùc met reclinavit Te noaa scelens ! '

i . I .' I- »

« i !

Ainsi donc le Boi des siècles s, : Le Créateur de raniTer%i ,/, {

Le Roi de la terre, .le Boi des cieox^. t Devieatle frère des boinpif»s I ^

EialEia! ' "' '.'

Derienl le fr«;re.4jîs.Jio|)pi|^,l,. ...

S'il 7 a ici la majesté d*un coin ' sont les senriteurs ? ' Le palais, la trone^ la puissance.?.,, tA pompe da berceau royal ?

EialEia! La ponpe du berceau royal ?

;<] . f

>•>■•

Ici vous a condàtf L'amour de rbamamîilé ; Ici vous a concbé '»î»î^'i" ^ tW^rds de mon'crime !

'fcîàî'Ëla! P ''•'-''> "^-^ ''"*''''"*^>-^'*» '' W*î *8* *''"'' ' ' '*

<• -'Oame. .àiiM«i('e, '" '' '••'» ^"'" ''> '= "*'■*»««' «••nta«M•^"i ■'•• ;•' î ' . '

V L 17' t Eia ! E^a ! . 1 1

Bleo repencïite. . . , . GFoiré et actions de grâce I

Qoid unt« cbari^liUi} a •!; {i An^yiPl^V^f'^^^''^''^ Qoid, Jesu, deferam ? Q«« ^*>«» ^«°°««-' ^ J««« '•

Ah ! qnid humaoitati .\ .> / '. .> ^ AjW^« cbèW humanité

Tn« nunc referam ? Q°« P«*« i«^ °ff"' « «*^ 1°"' ? ,

. rt . . ...5. -.J Eia! EIh! ' »*• ' ''"' ' •"

h'j.'j .1 •:.î' Que puivje offrir en 'et jour ? * * '

M

Eia! Eia* Tuae nuue referaïki?

» -d'il .<

RECUEIL D*H¥WNE8> fBOfm&i SâQUENGÊS, ETC. 95

Corpos pro «tramine , , J*oftre mon corps pour litière,

' Ctiri^pittwpi dedb '*'■' > > '^ Mon coeur iitftai<i6l4:hél'i^«<> '^ '•> Et j^^âUttinto ! ' I J'- : >• •>' r ^ Et pour coniftÎÉCi^W,

Eia! EU! Eia!Eial '

•1

H<pf^'«AiBiiiie| ^ -.l».. i i.ii Et pour coMbltt^Df - »

i' ••:;■• t •,. * . ij i.'j: »J» -II, .1 .1»;;-. >l'o •• ; fc»j;*t

0 Verbum incarnatam ! O V«rbe in<^n9(ç :! . ., «.i

»«™»;Pr-»»Wo<»î . i ,o ' P"tt«peéieignf|fle«ç^ofÇi •;,.,;

Fra me hwmiliatum . , , t .. Vous voilà himuUp po|ir .910! ,

Velat mancipioinl , . , .^ . , Ainsi qnW <9ji(|avel, . ^ , ,

Vel4a ii,an«i|giifp 1 _,,^, ^^,^^ ^_, , Ainsi qu>,^p^V2;,! , ^

•t.j.

Après ayoir çélébr/^l^' pâjssaace du^Djeu àaiivéùr et' Taugaste mateniité de Uaiip» noua Uirioinerons par oacbaî^ en,rbpiiDeiir d'an des plus grands saints dont» TÉgiise honore la , mémoire dans cette partie çTiidyct'e sàcr^'t^SÂiNT ÉTiENNB,'prttnicr cKaere^ pre- mier martyr, premier témoià qiiï ait rendu librement et volontaire- m^t; ^ Jtî|,foi cbrét^eopei .témoignage du san^ ; ^igne à tous ces tiuresd'dtro.phcé.lepi^iecàcôté du berceau 4e. i>n^^^ Dieu, en compagnie de Jean le bien-aimé et de ces heurenu enlaïus^^ui ont niérilé le titre di TleuTrà dès nitiriyrs. ' ' ' ' •»

' séquenèe suivante,' forme atec celles qui précèdent'" bfti 'con- trite, piX)pnejk:faH!e;i;Qi^^,l% richesse de la littéi;a^ur<^ çatjiioliqne. Béus d^onSi celte compMitiQn kli verve d'un de8:piiis>graa4s poètes du moyen-âge, Adam de Saint-Victor, dont le& proses- rehaussèrent dnrlinl tant s^èctes,1e'misite( de l'Oise Parte et deVîiirent po- pulaires en Allemagaëi Vt^ A^^téterre et généralement dans toutes les églises Aq pordi 4e rpuropçj Quoique ici la p^çif» vjiei|^.4u fonds da.sujet,ideila|;raiidear,^t4e la noblesse de'la tpenaôe^ kioHttein'en est pas moins d'une bea^liéfrappante. Les hommes de 'goût'apprécie- rbttt sans46bté'cettëex))6sit!oft pleine de moûteWèifl!; 't6ii^ 'à| tour épî^é, lyrïqûé|^'4raiuai^(^iie,^^^^^^ des mots et'cli^'^plirases

toqjfMirs élég^wt^j Ipt jai;ipc^ parfajiteiiipiit J^eM^i V^U

mdgvé de grandes^ifleq^lés^.eoulf comme un flotUinpidedStiharmo- nieax. ' ■••■* .•'^" •' •■ "^\ •-

2ft , sHciLfeittfUTnimQSi^

lY. Séquenté m thônnmf de $a%nt Etienne, pren^Sermtniyr'.

Heri m«od«t «K|ill#iît . . Hier a treuailU. if «Muiti 41. «M •!•

Et exnluns ceV^ti* < lêgrestc féuitUN«ti!irMé4iiGlin«li -

Chriftii naulitia. ' . i ....4

Heri chorus Aqu^Amtiwi , ... Hier« ancfaœar à'^<^9l^^mmi%x9M''

Protecuins eit cœlorum tonr da Roi des deux, en graode liesse.

Regem cum irftf III. ^i'' ''

Protointirty^tttiê^tà >i Voici leProtonalt^«frlJMi^,ftnieas

CUraslTd^, dàrdi^, ' " '' par sa foi, par m vi« IllMtMV ' NiUeux

GUrus et miraifuKk, " ' ' auiti par ses miracy: ' •> '' Sub hic luce triumphâVit ^ Ea ce jour Etienne É triôttfphé, et^

Ettriompfaans'ii&satfâtil:' ' ' dans son triomphe, tt È h^àfé tel iuifs

Siephanns incrednlis. , incrédules,

^remunt erg6 unqtulilâ (^keV^ ' tll tMbfokeûV d*an^ AltèAr sÂùf^ge; '"QltiavItïtidëKi^e' ' •• ; '(«" MélMs«lt^indM|iUd4lliUèttl<]M'MN '•'LiMUMAVefiikiriii.''-: ''! *> .,.A jnim^.da'kliiiinti^i .^' w m* ':

. ?tle9aMsipssta^«nt|i. . y i:\ -, jjif prodiiiiem de fiiw \^w^\. i»t, . El lincnas exacuuni . . . . aiguisent leur langue, ces Bis de viuères, Viperarnm filii. , .....

' 'Àgontità.ttnlîiciJre; *-'»'•' ï^e ë4de>ié;Mft âlWèt*!' cttiAts',^it<ii^' i'* «èlî4,ééf^k'dildlM-dMè;'t ^«'- 1:^ -d«l»r«6iiii|lei%T>6teliiM»^^*»^»M.. ;Nt) :* PefMtèCMi flie|ibufetj * •:/ :.];:-< ic, 0-.: , 1. a '<* rc . -: 1

Inita falsis tesUbn.» ,.^^,. ,||mUi«. aji» fii^F \if^^\ .yw.f*»»*^.

Gonfnia sermonibns ' psr tes discours, la Synagogue de Satan.

. SynagogamSatinae. , ■• '' téiUl'toûs'êkf ihiîa^si' '^ '• ^'^ '»'tôn'tiihMn'At'*n'<i«,\ftîtotte WfW*l' ' - •'fleè^VeUlz^^lilM^ J<<J •• ''' ^ '^ fclè M'iliili,)4élttoittttt'lAtt'litlbc«IMkr

r».

.IV " I- t

Te toroienta decet pati faau nac les tourmens. vȎriter la coa*

Pro coroni gioriae. ronné de gloire.

'^' ' l>r^ift>r^M'lib6itf^fc»ttii ' '^ i )^'r vbé é<mh>tanè'iilfl|ttHsifck«,'Hip^' \\ ''nPfeii»>b«lUi«iMiM|rtiHeàé:'-'" t«ipèrlÉ- l««rf|lpBtfè:d\lilfn»Én)lk$' l4'«iéiN

ri ,. c.7rn9i^;vi^q«} ,... j . ... :wi|ii:k'9Hèldf/.<: .::i;';. ,. . ... - J

^ Tibi p<»na lerminalis , dernier touruent sera pour toi le pre-

Dat viue primordia, mier insunt d une ?ie noutelle. '

'-' ''riilf)klhi6clàSt/M{(tV''i'<l --''''- >Réiiipir-<lit^fei(lriîViiAnk;'ft(MiA^,- '• . mieltetkMliaM! t<<>) l'<: M:f .,..-. lÉÉH.mii 'i«|giii;;tMa«lNi4ai r^i«iMA«<f Stephanus ccelestia, lestes. ,, ;•. i

< Noof empmiitoni la tradaction à K Année Utnrgiqne de dom Gaérangtr,

BECDBIL Xt'mmni, nMV», ttfOtlfeNCBS, ETC.

27

»■« •■^^%

Videos Dei gloriam^ Grescit ad victoriam^' Suspirat ad praemia. En à dextris Dei ttantem Jefum pro-te «U^içaçtem, ,

Tibi cœlos reserari. Tibi Christam revèftiri, Clama, .TQce lilperâ. ' Se eotehkendat ^ivàiorf *

Pro qao daice dncit mort;'

Sub ipsit Upidimus. Saulus servat omniali Vestes lapidantium,

Lapidans in omnibus. Ne 'pfeèc4ltim*sMtttàtiir| - lii à quibtti k^^làatiuv i Gêna foait et prteaiuir Goadoleas insaoiae, . In Cbristô sic obdormivit. Qui Cbristo sic obedivit !-

Qiiod «ex su$çiiavçrit ••

U voit ia gloire de bien, it s*étance à «ioiQÎr«i il aspire II la récompense.

'* "CoBtldère, debout à la droite de Dieu, Jésus qui, combat, pour toi, •Etienne!

i

Pour toi les cienx s'ouvrent, à toi le

"Glirisi •• révèle i publie-le d'une voix

intrépide. ^

^ ' ' '11' recomoÀiAle m Âattrettr pour

' qttt la niort lui parait douce, jusque sous

.. . le^<|>iei:ries qui Codent sur lui.

Sanl garde les vétemens des bonr- ff««i»;il lapide Etienne parla main de tous.

Que U' péché lie aèît' jias%Ép(rté à' ceiti qiii le' k^èatt Etièiniê, à ^Mèuûx, h AétÊnmàB, èompatitimtk^ à:ltfiiréM«ar .avMiglè. .

il fut fidèle au Christ, et avec le Christ iWit à |«liiiSiyr«lir«i'4ttt fbria* l«l|^lAl*ices ; j.dfsManyrfl4 '• ."..,.. , •• : ■\:'\

_ ^ _.„,_. P^r. lui six morts .révisciièrent, aui^

Mortuos in Africa, plages africaines; Augustin 1 atteste^ la

'•• Adôuktliiosalfcerit, •'*"• 'renommée l'a répéta. '' '

fld^ndo datyr pluvia Siccitatis tempore. Sdlo nigtiiMc odore MidrborëcdàiilionlÉV'. ' J|#iidie4ieitnàHI|i>iM«!e;

Martyr, cujus est jucundqm. Nomen in Ecclesiâ.

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ÏU '.

» : < r ' IHw «etti,: d«Ba .' ^ f»iséra4oi^le^ ! qw(^^

, .répand sur le monde tourmenté par la sécheresse. '

La seule odeur de ses reliques met en

î^iHtë \t\ maladies et fer détnons ; Il est (&J

guide létttfn|l« «t^dfhoniMttf^. digne 4'é«'

■-. tfmie «ié^9irt» .4 a; ■':-: w

' ' ' ÔmVtYf) dent iloDi eiîj {f A i^itjetde*

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Lai^gneicénteal «Vé feurtdut»*,' = jOW^olb f^llt*^ pëfcti» «Mll«' fMH'

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29f: ,1 ! .^iliii J»pfiîMî*.:^1A¥?^ , H.j .'Ki! . I ;

^

LE V StftAUSS Et SES ADYfîllSïîïlES

EN ALIiEHAGlffi.

PÉFEIjBSE ||El,^'j|VAf(GltË CONTRE LÇS t)ATIONJitlST£S

. GQDIT^IAIPORAINS. .,

, ., , ' ; LE D^THOLUCK;;,

,.fikiiiireU^ft.AlUM|ueii4»ii^Mre i'églisç. 7- Négation du. iW^nrd. ^. Raisoo- acietdè SliiMii «-t. CQnuneot.cei idées se sont mpUntéeii^s les écoles fraDçaises. Le docteur Tholack, sa manière ; sesi^ualité». -^Ses traraai poor défeiMii'e le GhTîsilniisine biltorique.

Quand le ProlestaQiyfiiBe eut brisé la cbatoed'ordela^raditioa catholique, les préteotlonsde Tesprit humaio étaient ))lelBeâ(Paadace et d'étiergie. L^ëxpéilëirce fatale des siècles palel^s était profondément oubliée. L'homtné fort Ae seâ conquêtes et de s^s progr^ récents, croyait pouvoir se passer dans l'avenir de la tutdie: ipatomcile jde la sainte Eglise de Oie»» Les dééenfteurs de ratttorit&4«iieiiti beau mon- tiref'daiiffFàvéîiiir le gôoffi^'Mîijoors béant du ScepCfdSâie;t)n féjl^tait que leurs terreurs étaient Toiles aiitant qu*inlére»siSës. Les siècles ont passé et avec eux If^s douces et gracieuses illnsionç qjui pajssjçnt à l'an- ge, d^ toutes .les réyolùtiôii^^ .Q0^veiles. L* esprit raiionali$iei loin de se. consolider. dans UiCompi^îe liberté qui lui <a> été failie en milieu de nations chrétienneBr^^eat-déoMisidéré par ses appHciatidtis. Il est à r^yre depuis, JLuibçjfK ^} U^'S^^ble écouter toujours âvéi: angoisse qni^le mÂn diffji les .secrels 4«.<U vie et de la tnart^ .1^ trî;steç^ du doute -et décÀnragement'eenfale avoir gagné touâesi-ks.âaMB que son souffle mortel a touchéeÉi! Le principe de l'oiltori/^ eaiholique se relèye du mniëd des ruines qu'ont faites autour de nous les ardens adversaires de la Foi. Le soleil des intelligences qui les échauffe et qui les vivifie, brille d'un '^clat plus pur après avoir dissipé de ses

SES àxmmsàmmma MjjBUkGM. av

u^HMrfle pâ!? eiftorti AidMii§ qêeU» fleoi^ parfiimécfft^e la ^ek^to tié nijsttteat ^ sur le sel fééoiid^ de 1* véiitd ? La reûâissapee in sea^ saafiaine |)al«iii*eSraié-veUe pas déjà umu» (es iBblHg«QCc»d*éUtet Les âmes^ dégoutées de la Fei se seAt crattipcmiiétes aux choses du^ monde - avec ane ardente frén^iè: On éw les'sooîélés foulant aux p\&às h tradition chrétienne, Flsté\li1ûfèr a«x penchaiis ànarcluqtfes etseasuèis âéi*anden Pagaàteme. LesaditiirabiesiËkiÉictsdèdévoae- ment que TEglise avait tersés dans les cœurs . comme une rosée fécondée ont- éièétonilês par l^égôîsme dévorant cki i^làisir. lîa dvilisa-' tîon ehrédenne a éié menacée dans ses bases, dans l'iesprit de sacrifice et dans l'amour la vérité. Lesdéveloppemens'da Rationalisme qM nttlle pnissaince atfoionde ne saurait plus contenir, deviennent donc pour ses admirateurs- une raisou d'inquiétude fonntdabte. Les esprits pensifs et priidens se détachent naturellement d'une doctrine dent l'impuiséatiee organisatrice est maintenant démontrée.

Les «caurs jeunes encore s'inquiètent tl'on égobinè qui leur versé goutte à goutte le tebuVèment et la vie. L'éternelle et vaine fatigué' du Ralionalifime a déjà ramené dans l'Eglise bien des jeunes bommesL qui som maintenant lés plus lémies et les plus xélés dèTenseurs de Pautorîté eàthoHque: fies' immenses agitatîods du cœur et de l'espritf 4ue rinâréduKté leur a- autrefois si largement donriécs, les vaines iUusioiiffdom elle les a iiércés, les atudMnt par le fond desentrailléB au calme si-doux que Jésus-dhrisi leUr a fait daus sa miséricorde. Le nède neisédoira jmaisplus ces^Smesqui ont L'expérience desit^istesses» du dbute, et des angoisM de la tempdie^' La Foi est devenue en^ elles cboinks imesedondévie ^m ksrsi nouais et fortifiés. Lesouvenirées foltes annééé perdues dans le Scepticisme leur rappelté qu*«Besont beaucoup à iaire- pour la- vertu et pour :1a vérité. lin fitein. de sos>^. ruprtion ratiovaliste'sbnt sertis des siddats du Sadueur éprouvés pÉt b^ souffrance et le repentir. Puissent ils en combattant l'erreur vietter. câmtiaâssnis'iet .uûldres. pour^eeux'qufiatte^ séduit et^qu'elle avfni^le eBGarei'QufilkmniÉle jaia celui <éBs i^iêtres et jamais', celui des PiuH Nsieps !>MisK,ebaoi)e 4e(sebtim«il^(lé leur ^lifalssse pandé leur.fokre.' squÀir.aiX^mB^iiMee.bMiiè rendupcissenientcdâftdiis et to-jcqièra. des autres. , .

Sfr ' . .f£ ixxncm STB41M . < i

à ie9:p^ Dcvmûi te co0ipieQCQQ^9t du 19^ siècle, il0*e9t4<vBiié.4wAki d'organisateur m dAr^fOTOi^r; jkppàf avoir iQDgteûBspirl^flnriiea toasie9p^u»dJi3CQirda»ft>4^J9ifii« deTImim^ ^td» ht^ertai ttaeisayé: da 89 po^D pamQ6.ie. 14gi$l»tQ«r ^ b aoci^ moderne^ Ga.a latoéi. aux eiiprita,arri^réft ks^qpestiooii jNuremQQt çpéculati^fig, pour se J4ler. avec uoieardeui; de jeunesse d^a ie d(N(naiae des faitei II ll*eat j^ de . si ininc^ peniijçur jqiiir pe vou^t rebâtir, sur imi jEondeomt d'airain»'. l*édifie^, çl^acelapt de la s^iâté ^oaveH^. C<es /OttTriera de.JBaM. se r^metuifiat tems )çs inatios. ^ }*ffiii|re, avec uoe meneiUeusaiiilTelé qi9i: âisait sojurirQ (cilx^.i^eas^ catholique. Le RatkNaalisiQe. nlgaiKei bieaplu&caodide ga'oa ue L'imagjueitf jouissait ÀJCaTaocedo beobeur parfoitdeissocMtiarj^nâréesipar la philosophie. 1.' .

U h^t ayoir c^nfeiupié de près ia candepr parfaite de ces boune» âmes pour se faire uue. vérita^ idée de .l'eoiQhaQtemeDt <}ue l'esprit de . système peut produire danpi les. maBses^ i«a .tbâor^eshnaissaient eQïBm lesifloto sfirune mer ti>uraieot^.PUi>(^Dgeait.touSil€# huit jours cequ'oa appelaitj avec |iuejsiaie6tueu^.,emi9tbaae« Je,(K«ioçipe eoust^feutiif de J*avuijiir. Toute! pieii'efiêMlit:beiu»e khitir aairf h pierue augulaire de rEgUse^, Oa organisait, l'ayftrjûae» Ja yolukfitéi l'ig^^me ec I^rgueili peiK^uvque! Toad^larait ^œ^brCibarité des Yûieeatde Paa|> et^dest Jean-4e^0ieii ue ppiivailiinHi9«r,aa (>hit« dabsile noitvel otdni. se.cial M:.I^ AUoèesxiJul.siiiiîireiH l4<iiéi^akiîioiirde4iBlft butt wbtartit. des.tb^esiraMoaa^es,! «»illfii pr(ôet»>deiit4foi:»w;k l'iuiiaM ilea^f veintaipar Ja ifâsiataucQ 4a boA^eua natioual LeBihomiiiesdiintlell»** getM. superieirer.se Muatviii^tapiarçns^^ue^c fiaiiôoalisBieiÉemiaitià llaDarcbieqeoiile,.eii mêmd.temsqu^laicaBflisioiiidfyiidéesies pIoÉ essftatiëlies an bonheur dès obtion^ ^ jugétcomdiitflysaàaie «pécnlatif^i kAilàtnaits^e était aussijugâtoiiHile ihéeriBide réfbmètietd-àfgft^ aisatieiieoeiate. . - " )"/ .' ! >v * i- - !•

•dépendant»' on> apprécieftili.biea flial b| aiiuatioD nligîaaaeDdei» France^ ai V^ ^'imaginait que la krihe* eët .finii. La protida^cè , fom laissera U liberté boiBidne tootb iàplèmuidedelBoadiidépeBatfÉce/peiw

iBet'qiie4'ei*reiMr>seitiitipériaBafaie dans èe iMndarelafi€e4te4a>iaÎMtê

« Voyez L. Rcybaud, Etudes sur Us reformatées, - . f . «^ ' ^

ET SES ktviMikxtvi 'tk aliYmagne. ai

qu'elle doit attaquerjusqu^à' la fîp des tems. Ce combat, (|ui remplira les siècles^ a commencé daa$ le coeur du premier homme , et il doîf finir qu*4vec l'éternité. Il n*y a donc pas de repos pour Téglise^ L'é- pouse du Sauveur, qui porte dans ses mains les destinas du mondoi^ n'a pas, comme le Christ lui même , une pierre solide réposer sa tête. Depuis qu'elle est descendue du ciel, elle a toujours subi Tm- CQnsol^ble ejinui.qu*6n verse dans j'ame de^ exilés. ïi*avenir qu'on .lui réserve n'est qas plus jCalme que le passé rempli de combats éternels. Le nationalisme pour dissimuler rauarchie qui le dévore, poih-âoi- gner les âmes égarées e( souffrantes de rentrer dans la paix de I unité catholique, va s^attacher à développer de plus en plus avec persévé- rance la seule tactique qui puisse maintenir son empire qui chan- celle* Elever coutre la doctrine dei'JSglisé mille vaijns systèmes qu'em- porte le vent <dle, la, tempête ,. c'est faire peu de chose contre uQ^ doctrine oui n'a qu'à vivre pour voir bientôt mourir ses adversaires d'un jour. Les systèmes d*impiété . d'ailleurs , se combattent si bieii les uns les autres , qu'il suffit de les laisser s entre égorger dans leur arène de gladiateurs. Du haut des tours de réterneliè cité ,r Eglise voit paàser dans la plaine Ces combattants fougueux , ^vec leurs millç drapeaux flottants et leurs cris tumultueux de victoire', bien sûrè qu'elle est de les vçir bientôt s'endormir fatigués dans la mort Àussii depuis Arius joisaVà Voltaire , jquels puissants génies elle a brisés par son calme et sa uouceur invincibles ! Vivre vis-à-vis du Rationalisme, cest triompher....

Je ne m'étonne pas si les esprits clairvoyans ^u parti oQt senti besoin cle modifier profondéniéiit tpnté leur tacti(|ue guerrière. 0^ ai/ait beau dire aux défenseurs, de la fol : Surnaturel èsï impos-

:o-"

i perpétuité de l'église cathôliqi corruption et des agitations du siècte i Qu'y à-t-il plus merveî^eui que rétablissement du Cbristianisme par les pêcheurs de tialflée;, vamqueurs. de la sag^se et dQ la force, ffoiy urées contre la plus çton<- nante falolesse qui fut jamais? Qu'y a-t-il de plus surnaturef que lek fùti de kl fjo^dor Sauvanr, .attesté9N{>ir ^^ 4)omo^ ,q)9i se iSfontiait «goiic»|iottr M(Biier4eie«r Mûg kmiéÉMignageciidnr fHKoM Q«*7

a-^-ilçIeplus surprenant que cette sqite^de prophètes qui dessinent.bien des siëctçji à f avance les traits mérvéitleùif au SâdveUr^titek nâtioukY Comment' é^^pliquér cette /suite de miràâes qUi iremplit^ranciea' mbndè^' et qui prépare par des moyens dtvîbs et' prodigieux' tbùté^ les merveilles du mondé nouveau ? , , " ' .

' j^our; répondre à ces formidables objections , ilfaîidi'ait démdti- ifer'la. théorie que nous allons résumer en quelques mots : ' '^

/, ta' 'doctrine catholique n*a ni rùnité , ni la sainteté ; ni la perpé-' tùUé qu'elle s^attribue. EJle a, comme les doctrines liumaines, grandi par dés causes naturelles. !Elle a ramassé sur sa route , dans l'espaôé et dans le tems , , les préjugés et les ôpinîonis contemporaines. Son origine n*est pas phis divine que sôii développement. Les livres Nouveau-Testament sur lesquels elle s^âppuie pour démontrer ta di- vinité de son fondateur n'attestent nullement les faits surnaturels. L*Âncien-Testament peut servir à prouver retfsténce d'orâclés oti à'événemens destinés à prédire ou bien à préparer le Chrisft de Tave- nir. Le système historique sur lequel TEglisé s'appuie ëàt donc posé sûr un fondement ruineux '!..•.. » » .

Telles' sont , en dernière analyse , les ôbjectioù^ bouveOes que l'on fait contre Christianisme; c'^est la fond de tous ie^ i^aisonhémén's de Sçrauss. ' r. . ,

' On doit coinprendre assez, diaprés cef exposé^ fimportahce prodi- gieuse des questions (Texégèse. C'est sur ce terrain que doivent se li- vrer certainement les combats les plus décisifs de/Tàyenir.' Nous croyons donc tout-^-fait nécess^ire que lesi défenséurs'de l'Eglise tra- vouent de toiitè leur force.à déjouer xin complot' perfide qui menace d'enlever tant d'intelligences K Faction bienfaisante de îâ foi caihoti- ^que^ C'est cette pensée qui nous fait donner à ce travail des propor- tions qui paraîtront peut-.être démesurées. Nous nous proposions d'abord de ne faire connaitrjç apx uiéologiens français qu'un matire et qu^une école ; mais à mesqre que notre regard plongeait dans les prolonaeùrs de ce monde inconnu , nousj. avons découvert derrière 'èet h6m,me «derrière cette école, tout une multitude , tôbt ùbë con- juration tu^oulenté avec ses éhéfs audacieux et ses norhbreùx sbidats \

••' ' "i-, '■! I •).: .';' '.l' ' .' i( - ■?» ! r J ...,( ... ., . «"4:..'; ■. , ,'.

Y'^-^PiniiriJvigiePide i'avdtfli^'de téunf Hiiéaiiflt ftyeïlos oiritiifniettaiH^iii 4e

ET SES ÂDiVIASAIASa £N AIUMA6ME. &&

Néi»iio»miimes4ipcli^9'b|Mii6t:<|o'it ne.s^igUbak (iasscalpaiatt dfnii «ipMèaié ; mife qu'on préieiidait mecfre di qaèétmtomcs lés prem^biMorHiiieg de ta RèfâatUm dMMl.-P(Mir on eéÈttmàMAre d'effirià; sufpérfiwiêb en FrtiAcè , M seirible qae'iKnHfi^tew tidutHâP- 6it désarmé» dcurantee^ aAtaqties1ttit)réÉiio. Jiéiié^iMiiisAàê andaciéiii et moehaat deti éod^g» gk-àiapiqM» a* proAini! ebèt ntoos,' «éh» ^daife les «gprfts disliiigtél^, iiiW'réritaUëift8omfiiii:)iMl Çoic^iêiaaétô^ îrippé ^ese^ ImigsroiuvlieMiaYec .ânMorik, «vee deUfffslfevet 6Qr^ toat afec Schkiermaeher ' pour léaéwfr coÉifJCwuuit ^«feliéb. Hftwa aiDHs drfgibTirc|ftelIdiiiipse88loà radticein^^^ ieàiinfiÉies

hfÉu&eBftisaM sÉrleflpritwl anteard*i<tfMMmi$mf e^(r/âiMe^''|ll Saifw set^ lotit fKénétnÉK Iqnïi est, i a sdbi jusqu'à an certain > point Fadnii* ration commune'. Le prêtre qui effraie le nnm'dev du 'scandale •île son apostasie vieitt' A'intradoiro. dans ooe saK^ytgjd'ttmiwiion de PEtiÊmgih^ ka résnhât» de rhyftodièse >âe Stiiauss f; hLEierrt 1^ fBwx^ dans le liirre de Viiumdmté a ap^li^né- à rAndeiiirTe6t9meDt JeBpft*ineipe8'da<s]fi*èmeaiytlnqQe. M. SahadoTî dans bmé litre sur Jéiti$*€hHàt^ €!BipruDté>à fox^^ rationaliste son iaberpnétation des prophéties et plmneors 'autres idées'. Une (iiiblicatiâii nauf elle et tsè^ répandaev* dMt nous Imnons à raparler peitf-^re, popolariaé^ïes utot pies germanaques lesipkià o«tréë9.el les pUs in^ûcscoàlire la divinité des Uirçs saints?. Ckyetdant lesi^reufestltistoriqiiesjdelajdivjflîtédiBb éfangiles ne peuvent pas être ainsi jetées à terre jwriiii sovffle^dV ri^ NcH|s noûrrisseBs iaok^ààHe' çspritle IcrÉie espoir de : les'réta- bHr toutes ks unes à))rè8 le»«iitres; IS'eat certainementvttnfl ceinrè deloegue baleine i maïs dansfcecte voie seakée« 4*ofaslaol6s , nous n'i»

l'outmife deMv Ott dans laqiijl iljugé'lek ii0«vei«:i)<Btiènies gartiiaiiKiuéi^

' Heiffu /fmç^^à yh il^hVL. de» l^afaQogor» ^a4i^ mr iô.\nffiimafîsfw

cfmleufporaitu , „• . ... , ... ,..^ .. ; ... : •.:>♦;... :

^h. Q^xïxxti^ Revue des deux^mmde^ii^^^*^ . : ' > : /

' Voyez ce qu'il dit de iStrauss, Essaie, ^tmÉMjkCA du Vollairiam^me.

* />j évangiles par Lamennais, p. 104, 129, 165", Uô, 247, 253, 268. .

* Voir moti trayait «urSiiràdor dani ^^mVérjr/^' catholiquts, t. xii, p. 230.

* Voli' Ënùycbepédie mbdertit; iirt. Aétëi'^ Alfred Mtury et Àpùcryphts parie m«)M^.>.- - ' 'j •'■ '• ' .•^■'' îm;» <. . - :.- / .:i •..•. -t ^. ^. '•

. .USFllOGrT£U&.AnAVM/ i.

nédaiitéi^iîfa de iiM':adMMtince«iSi to'Nati^MSiift^Xf^^ •ireot* •oootréAndéMcteonirptÉéMiuiéi, il «irtaié Mtikéf^iiéùufsatM JialHle8«t lAércft itUies wAlig|eti$preV eii;AUam9i^ atea France» -Mais coeme le BatimoliaMie n'a «Mçi ipie da M. ptoples ittdf m ^ â fsttoal iiamiie qu'ilJes.ii^uce'àa leliiëdaiiae. .fi'tililihiiDeiaçtkiaë ftfdc €t«tXlDiIklode-lflle.Fall.•Élei^coDBt^^ qaap^il

a^agltdoifdèfenflearaérfelUaAaildiv»: *\ sv^

Panm iesr>iapelogistiqi}ile8 )fi«a cflifcragx^i FJiiglpiie/éâpÉg<Kqae ^i^ait prodWl llSpoqnç oontémponiiie -, dc8|Ba|irili k^^Av diaiai<- goéa estxertainaiBeiiti le.&» TlipUmk iV»itéu'\ié.iÊi€kiê4ëKMié:de

' Ge Bimi flBt derenapar diamieiwes MYaot^ uae ^a»lif Mîii fet|pifaie , iii)eéntdifionâepreiiH0rovdre« esCdrfedn^dia^ jinteneotlafMidable k tous les adTeniiiîea de ia'^évélàtiw. «Saek dootoy rèndaest^ pnrfaa- sear est Mb ^d'àroir toutes' lea qoalitils q«e aoe» aut»es qàthoUqacé «i^ens le droit ééderaaadbBk An apolt^igle GOiD|)lQt<du;€liristiaiiisiiie. il ]ifajaiDaislagnlèfir.flérïb4e)deiFéDèlon, Ai JaTi^iiettr éiie»gplqiie«l précise de Bdffirpet, dI imfaiie :1a fliv^M spirituelle etpiqeuite^ 49Ué- née : on fiherd»rah4p»iTaîii<cliei tailla itoordaÉieironkiér Joseph de MBisb»». h.tlj^^ li|ddeêtlk perp^aellerëditfd^ d'idées <fa-eÉ re«- UHmvedaBS'Bîam|)onBgrf •. •• ^" ; - ; '•- u { - •:

< L&controivr^bte'faÉçaîs aeqael^hali^ •rassaatde'le pluà, c'est Bsrgien tSaUBiiavoir sa» ada|iràble ocûméokiéfiï rappeBe sa'auniière s6os bien- des *«fipirtr>4itiéi4Ui^s.''II«^d<tM4^he^ lente, quelquefois même 'un peu lourde. li ne redoute pas plus les

disoussioB» épifiodiqne». qjnfi Taiiteqai te, Oéi$me ré/ktê^ 'ilv.« '«et souvent ni plus serré, ni plus pressant. Mais qui peqrra* cëntenaï qn^ n^iftgide tonjom merwAlfeoi^ ^érUdition^du thdologleÀ de Besançon? La science de Técrivain allemand n*est pas ^ètiiéinetit comme celle de Berçîer pVittti^afteinebt spécutativb/ H est peu de ti'ésors littéraires qu*il n*aît fouillés dans ses immenses travaux. Il tpwclie topt , comme Strauss ^ r^f^arqqé lui-m^iï^e^ .pajrqe. gui'il ^it. tout pour, d^ diirf . Ç^^^t ;(U4niliett d^ ce» çoanai^^ances admirablement variées^ ce qui frappe du premier coup.d'iBil^A'eot

sa pre^i&é(mi^SBskn6e4饀ké^è^: 'Dangte» niiiimfd'oii bonmie cemoie 7lb/fi<^; (3etté^dc(énce>devièîttiMisiifriMÉ>for^ leg'prélttifiottl da RMîoaiÉtMtiei It U inttiis «véc*ie»ciikHie elle.Hiii|^ froid d'QU athlèteieiiielrcé |Mlp4é<l«iigset^^6Bi]9lëâ oimlM^ v«rtU dffioUtoMM; je etbki rien det>lBS fcimei de pla»itigQiifepK et de plus odiidàaHtf 'qae- h partie de isear^lim iqui traite de ii'ailtbeti- tidié de saiiit Lub-, et dantf 'laquelle il ravrenexaviec.ttiie m pïodi- gîeiise aisûoe^léifrèlef OoUlice it^dijeotkni» entassées par ks iSapriofs de FékégêM ralioMisie< TIb seol eiiapitn: éomaie oahM^ sufiriit •paw aasttt^r û fertttaëé'it&'Iinie; auetqaitplaid Rafagil dè.^^ii^ ttotis A eai^le» ei'qtit téuttfèMMtbiwaliiAiîéi da ChristiaD^itie

Je n^ài t)OQrfai!t pàisr hipeMie d*atâneer q«e le livré de Thcrfuiek renter^ «èmplététiieiit téotes tes- prétanim» de i'eié^èae Bo«veU^ Qa*oo tiel^onMîe pas, Thohic/k est protestant. Quaùd en nie la Tr^r- ditioii cathotiquè, (m motitrti'lDajciirs à reiiDcmLdesplaoes ïéffie peat frapper. Les ébêles hitbéiiénnes éproaTeront tonjoilrd uo> certain embarras tpmiA il s?agtra de défendre^ dans vqniè: pléoUiidQJie GhristiaiHsme lilstoHqtiev Gomme ïùé pveayes >de TiÈgUaè soiU 9mii celles de la Riêtélâtiôti , jaittaisuti est»it prcitesunt ûë .iiioQtFer4;Mr le terrain des faits, stog- froid profond v ce oalne parfaU> oeMe tranquillité iserelne i}u\Ul remarque i pour aiad dire ,idaiischaii«e

*pagedel^idtiiirri>le Jfis^ôtVié d^sWfhM^Mme.' - ;.;(.;>.. la plupart des défatits qti<r&etls avofiSSignaMs^daBS Tholtt^kMt côiSiplétefflént d\ip2[ti!ékilt^'Védiî^ni^(»npéiti$ cjuiwa JNenAôtipai^at- tre; Le savant profMiiëttt< Mèmand a lângulîèrfiaeMë gagaétfoi Vcww^ sâût fatxnbsphère dd* bod'seitts^ pipatiqué 4è> la fraacej LaritcaduoU^ que notis âmiobçàis'èt^'liirâè ilotfs^aiMs^^^

^timétii pXtiséeiiûiiè, tfè^piSftc»ioiiiet^ ctaiitôliiiei'oriplialélleMnd. Oh à retrabché de'cét arbi^ vlgoufe^i eétte^é9éteUon<paflf<ûip d'ipi- stiâts et de discùssiefri^ chtditfîpiqtiês qui gâtenadcfs îiàBilleMri^nt^av^ni^ de rÀlleuiagnè sainte. ILés éorlvainsde ce payshioauteolraott^pt, seuiemeilt pour ràâilriter;-disisfa tient po^v diaouter^^stiairégvlarilié parfaite' et rëncbàtii«mé^t rigoureux d'un phui inAtbodiqiiei.flOvt presque toujours la dernière de leurs préoccupations. Il est donc facile de ix)mDrendrç ÉK)urqUûi les lecteurs de notre pays habitués au mouvement ra[Hde et à lueureuse vivacité des ecnvams français.

éproatem na ieoqai si sénens ei  mipcibh) ^^imimI, il s^igjit delà adeace d'atikidà da Bbiau D'ailte^i», il est rare q^ \m ém%9m» alkmaÉds^ sàrtoiit iaa aotMra'proteMaaai 9e ;c|i»r§wfc j^ loms ■KiHedfs.trafaiix é'iii^palbèset aTaUtaroiiaeii'e^ iapi^stiqQes^, Il fw4t qat'm AHeaMigaè ceasoirtes de.biigiieiiraiiatidi«aaea.M»iia diauraç- tion la^j^ioa dMce «t paariaÉMî dire Ja p^im da« .^avapt^ .

SfTan veat donc atiliser les travaux deU swiig^ genoaaiqMc '|Mr la déftsBse die m». livrés sffKsriSi M Init s'en .serwiavicQuaae Jvéserve proionteet même jaa (MÎa défiwte. Il a(i( 4'#illeitm 4apaia dasikiéè de résprit cadiDlîvie de ^9l traosiaqi^,^ df I^HH^rjfier. Il y a ina sorte d'éoteelisflMlstipàieiir davo {aat^mc^qu CMl; i^- ner à ronité et à rbarmonie les éléoiens les plus variés ai lei plifs

disooidaDâ. iindéfeafeoisiie T^lgUse^f^ti^ so^t pw sa

j)àrole>tt pir'soh énsttgBeamit, peaiNi^ tropver dans k^ écn\s mêmes de se» adveiçairea^ Wea des ffitê et des aisaw^na firmes défeàdre m jour k* védté« La pcatidence.c^^ ne permet jpasqipe lé^ travail de f eiieor soit complélemeDt sfiénte* Fias d'une âme.^garéa»

7 A

en époîMaiit sa vie pomr le triomphe, d'ona ip|^piq« travaille souvent* sans s'en dealer Jamais, peul^être» pour rjmpéri|»ab)e vérités Qnand Bullui pnbliait sa savante apologie du. cancih de JVieée , centre l€;s nooveanz: ariens de l'Ani^terre, il croyait travailler sealement jtja dtMse de l'Église tehlie par la loi : l'éy^ae anglican ne défeindait-il pas pourtant alors un dea points les pins importans de la tradition eatholnioe T Ve- nooi fonroîssaH-il p^ ^ Tasance des ?fms, . çoptre -tesadversaUesdeja dtnnilé ^n Verbe, qui dei^^t s'éli^ver après lui parmi auNia et: kaaTor s^ec audace l'emieignement de rÉglisyetJLe grand Bdssilet n'anât-ii danc fas raisop de, dire avec cette admirable nanfveté d'eapnskîon qal ^t «a des. cv|kCtèreS;d^ ce bjeau génie.: « Mea bénisse le savant. BnUas i peureux c^x de nos frères égarés pour lee^pMk 4a défense d& la vérité d§T|ent. .un com^ieoc^^t d'amour et de loi pour l'épouse immaculé dn Gbrist I Telle a été rheureute destinée des TïeCkt des^Frédéric de Schl^el» des Zoéga, ' des NovaliSt des Adam MuUer, des Joscgph Gcerres. des Brandis» des Phiiipa^ des Wemer, . des Stdberg , d^ Overheck. et des Hartor !.« .

, ._ , .. L'abbé F. Edouard Chassa Y,

tf9ftmurd9 philofopbie au grand séminaire de Bayeux.

REVUE D£S ROMAJSS CONTEMPORAINS. 37

CtUéiaturr Contmporainr. REVUE ANALYTIQUE ET CRITIQUE

DES ROMANS CONTEMPORJlINS.

VàA M. ALPHONSE DU VALGONfiiElL \

Une plaie vive ronge et dévore la société actuelle. L'ennemi dômes* tique, qu'un célèbre historien pamphlétaire représentait naguère in- visiblement assis au foyer de la famille, à sa table, à son chevet, n'est pas celui qu'il voulait dire. Le véritable ennemi domestique, le véri- table danger pour les familles et pour la France aujourd'hui, ce n'est pas le Jésuite^ c'est le Roman ^ tel qu'il est compris et réalisé par l'immense majorité de ses auteurs. Ce que Mirabeau disait de la Ban- queroute à l'Assemblée Constituante, nousserioqs tentés de le dire de ce genre de Littérature : o Le Roman est là, qui menace de la perte » de la vérité^ de la vertu, du bonheur, de la vie même, vous^ votre h femme, vos enfans, la patrie entière, et vous le- lisez

Ou plutôt nous renverrons à un livre dont la publication est une bonne œuvre, et un éminent service rendu au clergé, aux chefs de famille, à tous ceux qui tiennent par quelque côté à la jeunesse, à tous ceux qui ont encore quelque chose de cher et de pur en ce monde. Pour notre compte personnel , nous remercions sincèrement M. du Yalconseil d'avoir consacré ses veilles à un travail aussi utile, et de s'être voué généreusement à ces pénibles analyses, à cette dé- goûtante anatomie^ qui a coûté beaucoup, on le sent, à son cœur chrétien, à son esprit tout pénétré de la grandeur et de la beauté du devoir. Nous définirions volontiers son livre, le cri d'alarme d'une probité calme, impartiale^ mais indignée.

Dans cet ouvrage essentiellement pratique, M. du Yalconseil s'est proposé de disséquer les principales productions du Roman contem^

' 1 vol. in-8, chez Gaume frères, 4, rue Cassette. 1845.

m* SÉRie, TOME XV. ;k" 85; 1847. 3

BS lUiVIJS ANAiYTIQUB £t CUTIQUB

porain : tâche pénible à une époque tant d^Smes" se sont fiâtes chair et pourriture I Cependant^ on peut dire ces études ne por- tent pas directement sur le sentiment corrompu et dépravé : l'immo- ralité ne se réfute pas. Sans douté, ii flétrit énergiquement les excès délirants d#s plumes sans pudeur, en exposant les ainiai>les traits de la Tertu et en rappelant l*homme à ses obligations et à sa dignité d'in- telligence; mais il ?a droit an cœur du mal, il en Tent à IHdée 2 il sait la saMr quand elle serpente dans les sinuosités d'un drame habi- lement tissu et saisissant; la condenser, quand elle s'érapore dans les Tife élans d'une fausse mais étinceiante poésie. C'est qu'en effets l'idée est la source de ce poison qui circule dans toutes les régions du corps social de la capitale aux provinces, du savant qui fait des li- VI es à l'eniaut qui les épelle , du salon des villes , à la veillée des hameaux.

Le Roman modemci il est facile de s'y tromper, n'est pas unique- ment la peinture brûlante et effrontée des passions» Les idées les plus audacieuses et les plus dévastatrices y ont une large place, souvent la première : l'art consiste en ce que le lecteur en soit imprégné, à son insu , et en subisse Tinfluence. L'état de la siociété depuis un demi siècle donne raison de ce phénomène. Le Koman est an miroir qui reflète le cœur, ou l'esprit humain, souvent tous les deux ensemble. Or, cette époque- ci n'est pas gaie, elle est même triste. On ne rit guère, et Ton pense mélancoliquement Tant de questions graves et inquiétantes ont été remuées depuis la reconstruction des choses, après l'ouragan d'il y a cinquante ans, que chaque âme a une teinte plus ou moins sérieuse. Les passions ne sont pourtant pas assoupieSf et elles réclament leur aliment. Mais, quand oa a contemplé, de près ou de loin, le sombre problème des destinées humaines, on ne peut manquer de sentir tout ce qu'il y a de lâcheté, de dégradation, d'a- vilissement^ à se livrer aux passions, qui toutefois ne perdent rien de leiur fascination puissante. Il s'agissait donc d'assouvir la honteuse iiaim du cœur dépravé, et de ièrmer, du même coup, la bouche à la raison importune qui condamne le désordre et le mal Uaintenant, il était tout naturel dlmagioer que les sentimens, les idées, les actions, s'enchaînent invinciblement, fatalement, selon les circonstances le hasard a placé. Ou iifioxe qu'il y ait des passiottii mais on accepte,

D£â ROMANS a>i)iIËMP<i^AAii>iâ. 39

comme VU malbenr irr4parabUde notre oatuço, iauUté qj^i lea fait BaiirOy on cède» comme à un tyran inflexible^ à la nécessité qui y en- trakfl. Il semble que le» feuillets du cœur corrompu se tournent d'eux-même« et l'on croit y lire, à chaque page, comme Claude Frpllo sur lea murs de Notre- Dame» le mot sinistre ; ahamkjè, Satisiaire sa pas&iou n'a donc plus été, dans le Roman, uae chose ignoble et hoU'- teuse comme jadis; mais une chose naturelle, juste » raisonnable, bien plus, une chose Bainte^ comme le dit Ai. du Yalconseil. C'est pourquoi il fait dater de J.-J. Rousseau, de la Nouvelle Hélaise ei des Confegsionij le Roman moderne. C'est pourquoi aussi celte branche de la littérature, exploitée sous ces influences^ présente au* jourd'hui de» dangers inconnus auparavant. Auparavant, le Roman . avait été sensuel, sceptique, héroïque, voluptueux, pire encore, saii-r riqoe, politique, et c'était déjà souvait bien, périlleux; mais il n'avait pas encore été mis au service de la plos déplorable philosophie. Autre- fois, la passion et le génie du mal pouvaient subjuguer le Jxéros,' mais il pleurait d*avQir outragé le devoir, et regrettait le funeste usage qu'il avait bit de sa liberté. Depuis J.-J. Rousseau, la théorie chré- tienne du devoir a été remplacée chest les rooMaciers, par la théorie de la loi ncUurelUt c'est-à^re delà nature corrompue, et corrompue jusqu'au raffinement Autrefois, l'esprit était respon^^able du cœiu^,ou plutôt le sentiment et la raison étaient solidaires; depuis h -h Rous^- seau et comme lui, on en a fait deux sortes de mondes à part : le cœur aux choses basse» et rampantes, l'esprit aux idées grandes et pures* On s'est cru vertueux , quoi qu'on fit, parce que l'on concevait la v^tui Vous verrez, dans M. du Yalconseil, qu'il existe tel et tel livre, il est démontré, clair comme le jour, qu'un âme de vierge habite très-souvent on corps de courtisane, et que c'est même en* ce» sortes de corps qu'elle a son plus noUe et son plus commode asila

Phis d'un lecteur, qui vient de dévorer quelques pages drUL Victor Hugo, de Georges Sand, de AL Sue, etc. , croira difficitemeot quêtant d'art et de talent recouvre timt d'horreurs et de misère; et que le Boman actuel, dans cenaines de ses prodnetiotis du moins, prennesa source dans d'aussi tristes régions. ^^ Prenez et liseï M. du Yaicon* seil. Le poison a une action d'autant plus sûre qu'on ne croit pas à sa présence. L'abeille peut extraire du miel, mais un miel mortel^ des piaules les plus vénéneuses.

40 REVDC ANALYTIQUE ET CRITIQUE

C'est sur le vénéneux principe de la nécemté et de h fatalité ûes passions, que M. Victor Hugo, qui ouvre la Revue des Romans, a construit sa Notre-Dame de Paria, œuvre remarquable sous beau- coup de rapports et la pensée philosophique se dessine avec cette hardiesse et ce savoir-faire qui caractérisent l'auteur. Notre-Dame de Paris et le Dernier jour d*un condamné sont les senls^ romans de M. Victor Hugo dont l'examen et la critique rentrent dans le cadre de M. du Valconseil. Il nK>nlre fort bien que le Dernier jour d*un condamné est un factum contre la peine de mort.

Mais c'est surtout dans Georg?s Sand, que les mauvaises doctrines ont rencontré un éloquent et fervent défefnseur. Cet écrivain a sou- vent reproduit, avec un génie que Dieu fit visibteipent pour la ve^ rite, la philosophie de Rousseau, mais sa philosophie beaucoup plus mûre et encore plus passionnée. Il a essayé son venin sur toutes dio- ses, sur la société^ sur la morale, sur la religion. Sous cette plume égarée, Noire-Seigneur Jésus-Christ n'est plus qu'un philosophe^ la. Providence, une cruelle erreur, une amère dérision; l'Eglise catho- lique, une hérésie religieuse; la forme actuelle de la société, une hérésie politique ; le mariage un mal; l'adultère, un retour vers le droit imprescriptible de la femme; le concubinage^ une phase des relations de f homme avec la femme^ forme aussi innocente que toute autre; le suicide un droit et quelquefois un devoir '. In- diana, Valentine, Jacques, Horace, Leone-Leoni, Lélia, le Compagnon du tour de France, Spiridion, Consuelo, sont la mise en drame de ces formidables doctrines. Ces livres, soumis par M. du Valconseil à un examen approfondi, prouvent que de pardiles intentions les ont réellement inspirés. Pour Georges Sand^ le bonheur, c'est la passion ardente et assouvie ! Ajoutons que si quelque personnage vertueux est introduit, comme ombre et par grâce, parmi les héros scandaleux de ces romans, c'est pour y jouer le rôle le plus sot et le plus mépri- sable, peut être même le rêie le plus impossible.

M. Eugène Sue, qui vient dans le livre de Ai. du Valconseil, après Georges Sand et après Victor Hugo, tient de l'un et de l'autre : il se rattache à l'un quand il fait de Part pour de Part; h l'autre, quand

'' Ilevue analytique y p . 5 1 1

DES ROMANS CONTEMPORAINS. 41

il jastificj jusqu'au sophisme, le suicide, et qu'il attaque le mariage. Souvent le disciple a dépassé ses maîtres ; le Dernier jour d'un con- damné n*e»i qu'une page assez pâle des Mystères de Paris» €es Mystères de Paris^ qui paraissent inspirés par Notre-Dame de PariSf surpassent aussi ce roman, par la licence et TelTronterie des peintures. Quant au point de vue philosophique, U. Sue ne présente pas un coup-d'œil uniforme : il y a loin de Plick et Plock au /«t/- errànt. Cependant, M. Sue parait vouloir généralement démontrer la fatalité sociale : la société est tellement construite aujourd'hui que son oi^nisation n'est profitable qu'aux mauvaises passions. AL du Valconseil donne une analyse patiente et inexorable de la ^t- gie de Koat-Fen^ de Thérèse Dunoyer^ des Mystères de Pam, du Juif errants et dit ce qu'il faut penser des autres œuvres, si nom* breuses de M. Eugène Sue : Plick et Plock^ la Salamandre^ Allar- Gull, le Morne-au-DiablCf Latréaumont^ Maihilde^ etc., etc.

Pour cette école littéraire dont la devise est Varl pour Vart^ et à laquelle M. £ugéne Sue appartient par un côté de ses œuvres. M. du Yalconseii la stigmatise en ces termes : « Elle n'a reculéi pour » faire de l'art, ni devant l'odieux, ni devant l'obcène ; » elle a fait des romans « parfois purs> parfois dégoûtants, parfois inoffensîfs, M presque toujours pernicieux et immoraux. » Tout le livre de l'an^ (ieur rend cette définition palpable.

. fil, Frédéric Soalié, dont l'examen termine ce volume de la RevWf. ne se rattache précisément à aucune école: l'auteur des MHnoires du Diable «« est de toutes, pourvu que dans toutes on «.retrouve uo besoin absolu de présenter sans cesse l'inconnu, l'ex- » traordinaire, et que rinconou et Textraordinaire puissent y être » pris dans les types les plus inunoràux, les plus bas. M. du YaU conseil n'a pu trouver le moyen de n'être pas laconique en rendant compte , de ces exjêcrabies prQ4uçtions. Ce qu'il laisse entrevoir est cependant plus-que suffisant pour faire naître le dégoût et Je serre* ment de l'âgie. .

Ça. été bonne fortune pour les nuuvais principes, si déplorable- mentacti&denos jours, qu'on ait entrepris de les révêtir de cette enveloppe saisissante et populaire. Les pré(;epteurs de la loi^le ne sont l'as les écrivains de philosophie transcendante ; ce sont ceu)( qui ont

A2 ftHTE ANALVTlQrE ET CniTÏQUE

le IdDgageTîf et passionné comme elle, cenx qni se créent, eux et eurs personnages, I son image et I sa ressemblanee. On ne Ut pas les traités d'économie sociale on politique, mais on sait par ccenr les Mystères de Paris. Les lourds ouvrages de M. Pierre Leroux ne servent de manuels % personne, mais Connueh est In et relu de tout le monde. Inconséquence étrange ! il n'est peut-être pas de père qui voulût permettre à son enfant, même un' seul instant, le spectacle de ce qui se passe dans le cœur de» romanciers, et Ton esr tranqtiiilé quand ils s'abreuvent à leurs sentimens et k leurs idées, en lisant leurs ouvrages ! Quelle mère conduirait sa fiRe voir nudité et lei contorsions des gladiateurs mourans, s*{l y avait encore des gladia- teurs? Or, il y a dans les romans actuels, quelque chose de plus hideux à voir et de plus odieux \ connaître qn'nne douleur atroce et une sauvante agonie. Que les parlemens élaborent et Ascutent des lois savantes : la voix éloquente et soi-disant moralisatrice de leur tribune ne devrait-elle pas demeurer glacée an bruit sounl de la presse qui route pour confier au papier les romans comtemporains !

M. du Valconseil sait trop ce que vaut un homme, pour faire peser sofi énergique intolérance sur les personnes et non sur les erreurs : il poursuit le livre, mais II respecte les auteurs et l'hommage quMI rend à leur latent atteste la hauteur et la pureté de ses vues. H «désiré, par des&us tout, d'être utile au clergé, en lui consacrant ses loisfrs d'Aomme du mofMfe, comme il le dit lui-même. Le clergé, à la vie active et absorbante du saint ministère, ne peut dérober au pauvre oa au malade^es longues journées nécessaires pour lire cette effrayante multitude de romans qui se publient tons les jours. Et cependant» il doit avoir k diriger un grand nombre de personnes dans des circon- constances délicates et importantes rdativement I leurs lectures ; i faut qu'il guérisse le mal qu'on s'y est fait, qu'il ferme les plaies qu^on' s^y est ouvertes ; comment rempin' t-il cette portion de sa tlché, s'il est étranger au genre littérature dent on est le plus avide.

L'auteur a eu également en vue, en faisant son livre. Tes personnes^ piensés qui, par principe ou faute de teitts, s^interdis^t'dé Hre des rotnans; mais devraient pourtant pas les ignore^,' à cause de la surveillance qii'èlles peuvent être obligées d'exercer et de fa direction qu'on attend dédies:

D(3S ROMANS CONTEMPORAINS. 43

Il n^a pas oublié non plus cette classe nombreuse de jeuues gens et de femmes xpA se permettent les romans uniquement parce qu'il est devenu ridicule, le plus souvent, d'y être étranger, et pour se met- tre en demeure de paraître dans un cercle quelconque.

Nous recommandons, de notre côté, lelivre de M.. du Valconseil aux personnes pour lesquelles ce genre de littérature, telqu^onrii h% est une passion^ un besoin presque insurmontable : nous leur re- commaÉdons ce livre si elles veulent absolument guérir, Ea le lisant, elles comprendront qu'il enste un art pervers. Jadis un gentil- homme espagnol fut chargé par le m, son maître, de conduire à la sépulture royale une reine, la beauté même. Avant de l'y descendre, il leva, d'après l'ordre qu'il avait reçu, le couvercle du cercueil, afin de s'assurer que c'était elle. L'instant d'après, son existence n'était pas tarie^ mais elle avait changé son cours.

L'abbé G. -U. Rxdihâ.

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1

I I

Uk TRAVAUX DE M. DE BUNSEN

2licl)éModt^ (iêjjgpticmu si biblique.

EXAMEN

m L'OUVRAGE DE M. LE GBEVÂLIËR DE BUNSEN

INTITULÉ : LA PliAGË DE L'ÉGYPTË DANS UHiSXOlRE DE I»*HUMAKIT£.

»

EXAMEN DES DYNASTIES ÉGYPTIENNES.

Etat du canon d'Eratoslhène. Système proposé par M. de Bunsen. La méthode de M. Barucchi est plus logique— !'• dynastie; le Papyrus de Turin confirme Manéihon. La dynastie n'était pas partielle. Supi^ressions arbitraires dans la 3«. Recherches sar les rois auteurs des Pyramides de Gizeh et d*Abousir. La ôe dynastie a possédé Memphis quoiqu'elle porte le nom de llle d'Eléphantine.

Nous avons exposé dans notre premier article le système chrono- logique de M..de Bunsen^ en ne dissimulant aucune des considérations générales qui pouvaient établir en sa faveur de fortes présomptions: il faut distinguer maintenant ce que nous regardons comme des faits acquis à notre savant auteur, de ce qui ne paraît encore qu'une série de suppositions habilement coordonnées, et qui ne pourrait prendre sa place dans la science qu'autant qu'elle supporterait, sans se démentir, une confrontation suivie avec les faits historiques et ceux des monu- mensque nous pouvons interpréter.

Lorsqu'on étudie impartialement le précieux fragment attribué à Ératosthénej on reconnaît qu'il porte avec lui le certificat d'une bonne origine; nous verrons que ses traductions des noms royaux prouvent la connaissance de la langue sacrée et que d'autres parties dénotent un travail puisé à de véritables soutxes égyptiennes. Ce ne sont pas des noms étrangers introduits dans les listes comme ceux de «Spanîosetd'^m^arc/iosdans le Syncelle. Malheureusement ces noms royaux sont à présent très-déûgurés et les mots grecs de la tra- duction sont quelquefois tout à fait méconnaissables. Cet état d'alté*

« Voir le 2* articleau n" 84, t. xiv, p. 355.

SUR US DYNASTIES ÊGTPTIENIfES. 45

ration vieat Ittirmôine à l'appui de son histoire s le Syneelk île nous Ta transmis qu^ de troisième main et il Tavait déjà reçu sans doule en assez mauvais état. Aucune véri&oalion n'est possible, puisque nous ne le possédons que par cet auteur ; l'a-t-il au moins transcrit fidèle- ment ? Ici commmice l'incertitude.

U n'est accompagné que d'un commentaire de 5 lignes» qui con- tiennent une fausseté trop évidente. Le Syneelle enregistre sous le nom à*JjHdlodore la supposition toute gratuite par laquelle il intercale ces rois entre l'an du monde 2900 et l'an 3975. Cette fraude ou cette négligence, bien -digne de la légèreté de cet auteur, laisse craindre qu'il n'ait pris bien d'autres libertés, d'autant plus qu'il s'est cru obligé d'employer la liste A'Eraioêthine dans sa chronologie; or nous savons ce que sont devenues entre ses mains les listes ^ptiennes qu'il a fait entrer dans son calcul. Nous ne devons peut-être l'état beaucoup meilleur de ses extraits de Manéthon qu'à l'heureuse impossibilité il s*est trouvé d'en tirer aucun parti ; de sorte qu'il les a rapportés comme simples renseignemeqs. et tout à fait en hors d'œuvre. George$ le Syncelh^ qui voulait faire courir dans sa chronologie ces prétendus rois Thébains à côté des rw d'Egypte, peut donc être raisonnablement soupçonné d'avoir remanié et raccourci chaque partie de ce double catalogue qu'il fallait bien iaire taire, de force, avant l'époque l'histoire mjeux connue ne lui permettrait plus de supposer deux royaumes paj^altèlesà Thêbes et à Memphis,

Après avoir fait cette réserve, nous rappellerons que le. nouveau système de M. de jff uns^n consiste dans le rapprochement des pro* poisitions suivantes :

L'Egypte jusqu'à l'époque de la 18« dynastie a été souvent di- visée en plusieurs royaumes.

. 2<' Les extraits de Manéthon renferment ces divers dynasties et ne sont point une suite chrono{ogi|Ç[ue choisie parmi elles.

3^ Plusieurs souverains, régnaient souvent ensemble dans la même dynastie, et iHaneïAosrt rapporte les années de leur règne sans faire les soustractions nécessaires.

U? Les ^finales 9 telles que le;>af>j/rus de Turin^ étaient rédigée^ avec le même défaut d'esprit critique.

Le canonà*Erato8thine, tel qu'il nous est parvenu est la clé

Û6 TRAVAUX M. I>E HtmftBN

ehroDologiqae des 12 premières dyftafidesy -il écarte comme coUaté* KileftceOef^^ioe portent; pas le nom de 3§eimphi$ ou est Tkébeê^ iet dans chaque 4yQaâtie4e$ rois qo*il a jugé contem|k)raitîs; - ..Rbmaniaons d'abond que AL de Butmn^ besoia'de tontes oeslif* pothèses àlafoiS; de telle sorte qa'iràeseateieiis^éoraQlantébrabltt^it font le s^itéme. H ne duffirah pas par exempte de troater nue Téritd)le dynastie partielle. Il faudrait encore fidre toir qu'elle a été enregistrée <ndo!i]d)leemploiv par Manétkonr c^r.s*il se trouvait contraire qae eet historien Teût réduite ou passée hjous silence, le sens efaronologi-» que de ises listes n*^ deviendrait q«e plus pr^iaMe. La véritabfe {rierrede louche du système de M. de i^unsan sera donc l-étude com- parative des monomens et des souvenirs historiques malheureusement si rares pour ces premières époques.

La méthode suivie par notre auteur diffère entièrement de celle qui a présidé an travail que le savant directeur du musée de Turin ^ M* Burueehi vient de pubiief sur le même sujet*. Ja recherche com^ mence ici par Mén^èt^ c'esNi-^direpar TiBeonÉu. Mi BatueûM, au contraire^ nous semhte prôeôder d'uâe mamèro bien plus logique; il part d'iin point parCidiemèntfixei la oonquête d'Alexandi^ (333 avaîic J.^i) pour i^Ècio&tar le cout^^des ^es. La première pérhkie étudiée lui j)érmetdéUM)mparer, jusqti-au ï^ne ieSe^eàéhenkj leS'histxHieos grecisd*«b6rd, ei ens^te lés livres saints, avec Manéihon eilesnom* breoses fnscriptions égyptiennes: Une suite à peu près complète de monumens accompagne encore Thistorien national jusqu'à Texpulsion iespàsteûrs'r s6rté qo\û' arrivant & cette époque, le fm'ain est si proMdétheht crevassé, îiibùs avoni^ acquis des notions oeirtainéÉ non-seulement sur la véracité de notre guide, mais encore sur sa mé^ thî6de'étsui*l%spjril;dé8esetîi^aits. m.dé^Éunsëtt, au tioàtrahref en entrant de prime abord dans le domaine i^atifs éotitrftlè'dei^'plrëmiérè dynakàby, i)rivéWs léàédi^dkknd^^ faciles â ac^iiérir

dansla reconsthlctiHn des'i^poitii^^^ ii: Éà^ccHii

àîtîtlé Sii t^âs'desp^M*^y,^^*9à toriîsm^ réîeter'^çmœre-

iiiiedt irâ/o^s/Aihiê/ït à àh moifas prouve sbt) 'drôtt à suivre M'À^tK&é.

Les noms des 5 premiers rois à*Erato8tHine sont assëibîéfn doà* serves pour'qùll ii'y ait aucun doiitë qù'îlïaîlle reconnaître ici uhWrait de la i** dynastie. La durée des règnes ddè élle-méine à la Compai^l^n .

« Barucchi, Discorsî critîci sopi^a U dînastfc de' Famoni\

srn ï,ns dynasties toVPTiENNF.s.

Hi

. i

Dy^hmiie d* après M. êe Bunsen

uàxttmeiK

i i

eoBMCfruNfs

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YRAOtOTlOir '

DjptS l'aFBICJUN.

8.

62

DE M. BUNSEN.

D'éRATOSTBÊNB.

*

62

' «

D*ÉRATOStH&NE.

t

1 Menés.

i Menés.

Aîwvio^ étemel.

2 Atbotbii,

3 Renkénèf>

?1

Kftnkérèf.

S AtboOiiif 8 AthothllIP.

^9, 32

^rv^V^i, fiii de Tholh-hcrmès,

4 Oaénéphès.

23

supprttMm

. »

-'•,

■'

5 Oosapbnidos.

20

supprime»

\

*

«Mtebidoi.

26

Ma^e»,

4 Diables.

19

<(»XErA)p«f,

7 SémempiAf S Biénéchës.

18 26

Sflmpiof.

supprime.

5 Pempkos.

1

18

HâicxXtt^vjc fils d'Hercule.

ToW

2^3

* *

190

Vûiei oonmieiitfharmaalé s'étfMii entre ks deurlbi^ : ' Les (ieuâ? première rois sont identiqaes 9 le nom dé*^e<néft09l n'est pkmr notre autenr que le prénom r<»yal du jtihoikis-l la dnrée de knin règnes est trèS'^emblabk s mais^ eotnme nnprfooin royal contient toujours le mot Bé^ soUil^ tl penso qu'en doit lire ifen-i hirès. Cette €ôrr«ctî(Mi À'étaft peut^^être pas nécessaire ; en effet , on n'a i^soonstafté jusqu'ici de prénom royal pour les prémices dynas-^ fiesT', mais les plus andiené «ourerains itoi tous sur teur étendard une espèce de devise qui leur coklatitue réeitement un second nom propre, et suffit pour- les faire r«eonnàttre. nom d'enseigne contient àsseîi rarement le mot 'iM,«^/»tt. ^* .a \

* > M. Ampère a èbptë Mu^GÉtretine intk^iptfdn hféroglytyldqué strrlé <îer^ cuèii dHiti indf^ldù ^nlMStaltiquâlifié prêifià'dé dltners'dfent «t' roi Mènes f^X pulii ensuite prêtre dék Âilmëè' dlear (Stjïtf rof^r ôû Sor^'te^iMùiêàr^ tïi '^6^it S^, àètîe dispôéiljon Axaît pnj faiî^ penser qûie ce èartôbctae était'tih préàoé roi ifénè^Mk Prisse ï] prfs ensuite pour 5or«>, chef de la 4* dynastie. NoWfen|SfîSl[UCc, roi^tait le cliefd* une ÏÏés dynasties ^'^m^a^j antérieures kl^Ienèsé qù'Eusèbe appefle les Mânes, En èffeti son cartoucbe figure dan

48 TRAVAUX DE M. DE BUNSEN

L*identificati(m des deax noms ^thothis «t Kenhénés no choqnc idosc attCttn fik connu , et nous aurons pluflieurs fois la preuve que Manéihan n'aimé pas à répéter deux fois de -suite le mâme nom propre, sans doute de peur de confusion.

Mais il nous reste encore ici trois rois Ouénéphèi , OusaphaïdoSi !et Biénéchès , chacun avec un règne assez ioAg et qui sont évidem* ment omis dans la liste à* Eratosthéne.

M. de Bunsen regarde ces trois àoms comme des transcriptions diverses du 6* roi Miébidos, Nous ne le suivrons pas dans les évoia* lions linguistiques à l'aide desquelles il cherc)ie à établir que les co- pistes doivent avoir quadruplé le nom de ce roi ; car tout cet échafau-> dage vient se heurter contre un fait important ; c'est que le chiffre 4otal de la dynastie s'oppose à cette suppression Or , ce chiGTre pro-* vient directement des annales égyptiennes, comme le prouve un ftag^ tnen^da papyrus de Turin. Suivant le témoignage de Champol- lion', on y lisait (col. 1 , L 11). « Les rois des rois Menés ont régné 200.... ans, » et il y avait des traces de dizaines on d'unités après le thiflre 200 : le nombre a maimenant disparu du papyrus ^ qui jest bien plus- dégrp^é qu'à cette époque. Or, les cinq rçjs à\EmU>s- théne n'auraient pas r^né 200 ans » et l'erreur ne peut pas être rejefée sur les nombres partiels qui sont certaioement ex9«ts, pui^qulila noi|s s^rrivent aussi semblables, dans deux listes si radi^ calemept différentes , et que le seul qui soit conservé dans le papy^ fus , celui du roi Mènes « se rapporte adm^r^ybtement avec Mané- thon* On y lit, en effet à la 12*' ligne de la première colonne.: « le roi f> Menés a exercé les fonctions royales 60 ans » ; plus un certain nombre d'unités dont oa n'apençoit plus qiie les traces.

Noiu& n'avon4 encore fait, qn un pas, et déjà nous avons trouvé Eratosthéne en contradiction flagrante avec le papyrus de Turin i

le papyrus d^ TttriD>> eolonne, ligne 5«;iil y «utt de fort prés la dynastie di- yine (}opt ^ous^^Tom donné le ditail; il çommience une dynastie, et le nom de Sjon sMccess^jur pe ressen^iblant en |i:len. h celui, de SoupàU. ckottfvu^ ce ne peut* y^ JT \1 être la. 4'. D'après Tordre, actuel du Papyrps^ le roi Seni,

I ir ,4^^-, I qui avait également été Tobjet d*un culte à Memphis, à V y . y1^ une époque reculée, appartiendrait à la dynastie du roi

5^r,niais te rapport entre les deux fragmens du Papy rus ne parait pas certain. ' * Voir Hrvae cncycîopediqac, juin 1845, uo article dejM. Ch. Figeaè»

SUR LES dYNASTIËfl £<ïYPTIHM«£S. k^

la sappression ces trois rois n'a été appuyée d'aucone rason, cap nous ne pouvons regarder comme telle nne simple analogie entré les consonnes de lenrs noms et celai d'nn &* roi; Manéthùrit ad contraire, nons à donné une première preuve de fidélité.

Nous ne quitterons pas la l'* dynastie sans parler de deux impor- tantes corrections que M. de Bunsen y a introduites. Le !•' roi Mié- hidos ou Miebaîs, suivant Eusèbe , correspond au Diabiès d^Ëratos- thène; la traduction, ausn altérée, porte maintenant 9tX6Tatpo<. La pre- mière racine ayant le sens d'aimer répond au mot égyptien maï ou méî; la première partie du nom royal s'écrivait donc mai ou mié comme dans Manéthon ; dans la seconde partie haès , hiès^ M. de Bunsen reconnaît le nom du taureau sacré d*Hermonthis Bisa-Basis '. Le nom entier signifiait donc aimant le dieu taureau, Basis, et le passage se trouve rétabli : Maëbaès^ (ptXo-caupoc. Cette correction est extrêmement ingénieuse, mais malheureusement nous ne possédons pas le cartouche qui pourrait servir à la vérifier.

Le dernier roi «S^mempsès est nommé par Eratosthène Pemphos, La faute doit encore ici être attribuée aux copistes de cedemier texte, car ce nom est traduit par Eratosthène Héracléides^ et plus loin le même auteur traduit par le nom d^ Hercule le mot sem, dans le nom du roi Semphucrates. M. de Bunsen est donc bien dans son droit «en lisant ici Sempsos ou Semempsos avec Manéthon , dont la traduction d'Ëratosthène vient confirmer la leçon ; mais il a voulu également retrouver ces deux rois dans Thistoire et sur les monu- niens, et ses efforts ne nous ont pas aussi bien convaincu. Le roi Maëbaês devient pour lui le très-ancien roi Mnévis de Diodore de Sicile. Mnévis est le nom grécisé.du taureau sacré d'HéiiopoHs imyi I Mena, fort différent du mot Boiiê ou BaèSy mais absolument ^^^^^vv\ ^ identique avec le nom du roi Menés; il est donc bien diflBcife dépenser que le Mnévis de Diodore, le premier législateur des bords du Nil,, soit un autre personnage que Mènes lui-même. M. de Bunsen avait identifié le roi Semempsès , avec VIsmandès ou Osymandias des Grecs d'une part, et de l'autre avec le roi Smcn-tet qui paraît

' V. WUkiDSon, Manners antUust, it, 198. Ce taureau devait avoir cerlaines parties de son poil rebroussées pour marquer^ suivant Macroôe, la course rc- irograde du soleil.

&a TftAYAVX DS M. W BUMWH

occuper h première piaoB k !• chambre des rote de Kumak '. Il t

abaodoiuier la première idée depuis que M. Lepsius a ouvert la pyra- mide du labyrinthe* celle que Strabon attiribuail à soa Igmandê$, et qu'il y a trouvé le nom A'Jminemhês lU', Tauteur du labyriathe* Quaat au roi Smen'4et ' » son nom se compose de deux mots bien déGnis et signifie : celui qui donne la stabilité au double monde (l*Égypte) : Sémempsés^ au contraire^ signifiait /î/s d'Hercule; com- ment pourrait-on confondre pour une. légère ressemblance, deux noms aussi radicalement différensT

M. de Bunsen est plus heureux dans le rétablissement de la figure historique du roi Mènes. L'appréciation de ses travaux et des sou- venirs qu'en ont conservé les historiens nous a paru un des meilleurs morceaux de son ouvrage. Conquérant et législateur Menés fonde la uatijnalité égyptienne par la réunion des diverses provinces sous un même sceptre; et le sol conquis sur le fleuve, Wemphis étalait orgueilleusement ses palais» a su se défendre jusqu'ici à l'aide des digues de Ménis » et atteste encore la réalité des travaux que la tra- .djtion luiaUribuait .

La 2* dynastie Thynite a été , sidvant M. de Bunsen , totalement écartée par Eratosihène; ce serait une branche de la famille de ifends qui aurait régné dans. quelque partie de la haute Egypte, pen- dant qu'une nouvelle dynasde, la 3% s établissait ii Memphis, Celle-ci aurait pour chef le roi nommé Sésochris par Manélhon , et qui avait . l'énorme taille de Scoudées, et 3 pahnes d'épaisseur. Ce renseignement rideniifie d'une manière certaine avec un roi dont le nom très-défiguré se Ut maintenant dans Eratostbène Momcheiri Memphilés suivi des jaaots vtifi dv^ » débris sans doute d'une traduction , et puis du mot jHê^QQ^^t gigantesque. Ceci prouve que ce fragment de liste con- tenait outre la traduction du nom royal^ quelques remarques qui ont été méconnues souveot par les coj^es \ Mais ce roi Sésochris , le

1 .Voyez le cartouche n** 1 de la planche que nous avons donnée dans notre 78, tome xiii, p. 439.

*Smen'lo en suirant Tancienne lecture de Champollion.

^ Cétait une méthode égyptienne; on lit encore quelques gloses sembla- bles dans les annales royaUs de Turin.

sua JUKâ l)){MASTi£& ÊGYF£I1UNJN£S. 51

géant, fait patrtie de la â* dyaa^tîe Thif/niie* L'asBeitioJi de M. de Baih- seo sar le choix de» dynaatieft dans le ooÉoii d'EratoathèÉe, se tromne donc ici contredite. L'olqection saalait^ anx yén% nàd la réponse. €e n*est que par erreor que Sésochri^UXéua la Sedysastie} Era^ tosttène l'appelle AfempAi^e, il doit donc £ue le chef delà V dynas- tie, la l'« McmphUe^

Voyons si les rois omis n*anraient pas tout autant de titres, que Si» sochrisdjx nom* de Memphité^ et s'il est possible de tes relouer dans un coin de la haute Egypte. Le P*" roi est nonuné par Man^ti^^n Bq^ chos. « Sous son règue^ disait la Chronique, la terre s'était ouverte, » et une foule de gens avait p^xi par suite de ce phénomène. » Oi cela s'était-il donc passé? À Bubaste dans la basse Egypte! Conçoit* on qu'au Ueu d enregistrer cet événement sons le nom du souverain de Memphis on Tait rapporté au règne d'un prince de la Thébaïde? Le règne du 2* roi Kaiékos fut marqué par une innovation religieuse ; c'est de son tems que fut introduit le culte des animaux sacrés': A fis à Meînpfais, Mnévis h Hétiopolis , et le 6ouc sacré de Mendès^ Snpposerons*nous que les annales ne nommaient pas ici roi qui gouvernait Memphis et Héliopolis? Ajoutons qne nous avons un cartouche de la plus haute antiquité; et dont la ressemblance

U

avec le nom de Kaiékos a fr!q>pé M. de Bunsen lui-même ; or, ce nom, qni se lit Kékéou ou Kakou , a été trouvé dans les tombeaux de la^ plaine de Memphis. SI ces deux rois avaient été partiels » ce n'est donc point dans la. JAebolda qu'on devrait les placer.

Les souvenirs du Z^ roi Biophis ou Binothris sont encore plus si^ gnificatifei c'est sous son règne que la loi rendit les femmes aptes k succéder à la couronne ; un tel changement dans la constitution d'un peuple qni a si peu changé n'a pu provenir d'un prince partiel et snb^ alterne. Sésochris^ successeur de ces deux rois, petit donc être nommé Memphite sans être éliminé de la dynastie. On ne peut , d'ailleurs , remanier ainsi à volonté les dynasties de Manéthon , car les totaux de chaque dynastie se trouveraient vkiés , et le papyrus royal nous a déjà prouvé que la méthode et les nombres eux-m^es étaient confonnes à la tradition. U nous semble donc que la 2*. dy- nastie n*élait pas reléguée eîi Thébaïde, et que, de plus, Ératosthinc

52

TRAVAUX DE M. fiUNSEN

ne Ta pas éortée complètement Les principes qui aimient présidé à |a composition de la clef chronologique sont bien ébranlés par ces .deux faits. Le nom de Mameheirit que la précieuse glose, le Gigan- iesquey nons a ùit reconnaître pour le roi SéiochriSy nous prouve à quel point le texte est défiguré ; aussi admettons-nous fadieraent que cette liste contenait cinq ou six rois de la dynastie.

S' Dynastie suivant M. de Bunsen.

NOMS

p

MANBTHON.

<

E5AT0STHËNE.

<

CORRECTIONS.

LES UONUUEXS.

11* DYNASTIV.

9* Sésochris.

48

Moncbeiri.

79

Sësorchéris.

...Keoura.

0- Chénérès.

30

Stoichos-arès.

6

Toikarés.

A

Tetkera.

ni* oyuastib.

l«Néchérophè8.

28

Assa.

3* Tosortbros.

29

Gosormiès.

30

Sésortosis.

Askef.

3" Tyris.

7

A* Mésocbiis.

17

Mares.

27

Sësochris mares.

Soyphis.

16

Anoyphis.

20

An, ou Soyphis

An,ottChoufou.

Tosertasis.

19

Sirios.

18

Sésortasis.

Sahoara ?

Achés.

42

Chottbosgneoros.

22

Sésortasis.

Aakéou?

8e Séphouris.

30

Kerphéréf .

te

N

IV* DYHASTIB.

Ratoltfès.

25

Rayosis.

13

Rasosis.

Rasésor.

Bichéris.

22

BiyTis.

10

ToUl des et dynasties 516 ans

; Ëratosthéne 230 ans.

SUR LKS DYiNÀSTlES ÉGYPli£NlN£S. 53

Si nons examinons d*abord quels sont les rois qui ont été admis dans le canon d'Eratosthëne, nous trouverons très-probable avec M. de Bunsen, que ( Tosorîhros, Sésortos), dans Ensèbe, est ictent^ue avec Co5ormiè5, et que la première moitié du nom doit avoir répondu au mot sésor ; la darée des deux règnes est aussi extrêmement sem- blable. Le second roi Stoichos, suivi du mot ares, Mars^ devient pour M. de Bunsen Tùikarès, Celte correction est fondée sur un cartouche trouvé à Sakkarali, qui se lit Teikéra, et que M. de Bunsen attribue à ce roi. Mais, ainsi que l*a fait voir M. Prisse ', ce cartouche est le prénom royal du roi Asm. Le nom de Sioichos ares est encore suivi du mot àva{9tv)ô6<, qui peut signifier insensé et qu'on peut prendre aussi bien pour une remarque historique que pour une traduction ; M. de Bua- sen le change en HXtoOYiTo<;, qui répondrait bien au sens de Teikéra, établi par le soleil; mais nous craignons que la correction poussée à ce point ne ressemble un peu à de l'invention.

Le 5* roi Anoyphis était bien certainement écrit Soyphis comme dans Manéthon ; car la traduction d'Eratosthëne est extrêmement semblable à celle du nom du roi Souphim^Vune et l'autre signifiant : celui qui aime la bonne chère, les festins ^.

Maris est un nom bien conservé, comme le prouve sa signification : donné par Ra, le soleil. Mesochris peut en être une altération» sans supposer comme M. de Bunsen un second Sésochris. Les deux noms Siriosei Gneuros ressemblent extrêmement à Séphouris et Kerphé- rés, mais ils n'ont aucun rapport avec Sesorlasis et Ackis, leurs cor- respondans dans le tableau de M. de Bunsen. Il nous paraît donc très-probable que ces deux derniers avaient été omis comme les deux premiers de la dynastie. Rayosis et Biyris sont évidemment de légères altérations de Ratosis et Bichétés qui occupent la 5^ et la 6* place dans la dynastie suivante et qui ont ici subi un déplacement

> C'est la seconde fois que nous trouvons cette racine dans Eratosthéne et malbeureasement la traduction n'est pas plas lisible que celle du Dom de JUomchtiri. Noos verrons, à l'occasion de Sésoslris, combien ce secours eut été nécessaire.

Notice sur la salle det ancêtres,

^ Anoyphis, èmx(d;/.o;i et Saophis, }&ei)p.aorré;* , .

Iir SÉRIE. TOME XV.— «• 85; 1847. U

a jViii\jL\ix m. bunsen

cooiidérable. AvMusrOous m^int^oant queh|ue suUe dç^ çartQuctes qtti aatx>ri0e Ëratoethène? Oa remarqiiera aa coQtr^e à, quel point le$ noois hiéroglyphique» que M, de Buoaea t cru devoir ranger ^aup cette dynastie répondent mal au^ noms yraiment égyptiens cepen- dant, que nous ont conservé les listes.

Nous ne possédons point encore le cartouche de SisochrU. M* de Bunsen pense avoir reurouvé ce nom dans un fragment provenant de it ttfl ^ pyramide en briques située au nord de Daschoun. ; hè^ I U Ll I ou kéou , au pluriel , indiqué par la tripiication di| carae* ytJJ tèrc« en suppléant Sé9or^ et ra deviendrait Sésorchérès^ Mais ^ ' cette fin de cartouche peut appartenir à plusieurs noms royaux déjà connus :. Texisteoce antique d'un nom royal composé 0 j^ n A ^ des élémens répondant à Séioehris ou Sé$or''ké-rat I I lU n*cn est pas moins certaine à nos yeux; mais elle re-

«Ks^ I pose sur une autre coQi>idéraiion. tes Fiolémée^f qui ont chargé leurs cartouches des qualifications les plus pompeuses et les plus vénérées, y ont admis ce groupe, comme on peut le voir fréquemment dans les cartouches de PtoUméê La§u$ K On en doit conclufe de plus que oe nom avait appartenu à. un souverain. qui oc» cupait une place iiiiportante dans la tradition.

Noos avons dit. que le nom propre At9a ' et le prénom .Teikéra^ appartenaient à un môme' roi. et ce serait le premier e^mpte connu et ce protocole royal complet» si cette circonstance eUe même ne nous fiiisait pas douter qn*il fût ieî à sa véritable place.

jiikef^ diaprés la remarque de M. Ampère, a vécu peu- de tems avant Choufou^Souphis^ 2* roi de fa 6* dynastie. Il doit doncappar*- tenir aux derniers tems de la dynastie qui nous occupe et peut ré- pondre au roi jtchésûn Mauéthon. La prononciation du oarloache (N' 6, table de Kamàk) Sahin^ra^ est aussi douteuse que celle que M. de Bunsen avait d'abord adqptée j4mchoura; elle ne peut donc servir à identifier ce nom avec Sirios, Ce nom, dont la traduction nous garantit les élémens^, est dans tous lés cas radicalement différent

* Rosellini, Mon. religieux^ pi. clxt*

« Voyez takle de Karnak n. 4, danc le tome xm, p. 438.

' uioc xofvit, filf de la prunelle, /i irû

SUR LbS.nX^ASlIES iGYPXJ£Ki>'£S. 55

du carlQUcbe doat uoua parlons., .^^* sebil^Je, d'après 3t iu fiunsrca lui-même, être le noio prapi*e CQ^respoudantraupréii^ foiyal : Ce cartouche devait se lir^. /2a*«&ar9 suivant M* de Bun^eo» M. Lènorman^ ayant remarqué l'extrême resseoiblailce qui exfste entre le l^osertaêU de Uanétbon et le nom d'un phar raoa célèbre, commençant par cette racine que GhampoUioii lisait Oiorlasmf proposa pour le 9C€ftre à tête de chacal ia valenr /o. toser; le nom du roi /iatoys^ confirmerait cette idée. Ce nom dans Ëratosthène est devenu Rayosif et a iiubi un déplace- ment; mais nous ^ en possédons heureusement une traduction îisftle à^yioifixtù^^ ce qui donne pour la racine to$er ou sesar Tidée de puissance, ou de domination. Ce roi Ratéiw^Au et soii voisin (Sahoura?) sur la table de Karnak se trouvent sur cette table elle-même et sur d'autres monumens en rapport avec des rois que de Taveu de Eil. Bunsen on ne peut placer ailleurs que dans la 5* dynastie ; si donc Ratosis et Bichérès sont placés dans Ëratosthène avant SmphUti Menchérès^ rien n^aulorise jusqu'ici à supposer que Terreur soit du côté de Manéthon.

Quatre rois ont été passés dans cette dynastie ; Texplication de H. de Bunsen est toute prête, ce sont des princes secondaires ou des rois partiels de même famille ; mais ce rioureau système joue vrai- inenl de malheur ; Un seul souvenir historique nous est parvenu sur «n de ces rois, et suffit pou^* prouver qu'il gouvernait Memphiê^ siège de la dynastie. «< Les Lybiens, dit Manéihon , se révoltèrent sous » Néchérochis-, mais, effrayés par un phénomène lunaire, ils rentré- » rent dans la soumission, n Les Lybiens, peuple du Nord pour les Egyptiens, avaient nécessairement affaire au souverain de Memphis ; l'omission du roi Néchérochis est donc une de ces coupures qui heur- tent les faits et dont on ne peut rendre raison.

> V* iaéie Kamak n. 5. Ce nom a été qu^Yquefoiâ la j^m ou Aan en donnant aq powan la valeur phonéikpie d*ane voyelle. Mais ee earactère, eommc l*a bien êiipiiqoé M Lepsiuf, est un hiéroglyphe miite; il signifie ^it foit à lui tout seul, loit avec des compi^meas phopéiiqiMS doimaot 1*», ou

Va et Vn, en ces trois manières •K y^vvAA®'* I aaa/v\* ^ coûlilîl même

nn« variante ^"^^ qui sort des règles ordinairti*

!

56

TRAVAUX DE M. De BUMSËN

Noas arrivons à une dynastie qui a laissé ia trace de son passage sur les plus célèbres monumens de l'univers. Sans doute iiuelques unes des pyramides encore eiistantes ont donné asile aux souverains des premiéreidynasiiest puisque l'historien national atteste que cette niode grandiose avait commencé sous OuénépMi dans la l*** dynas- tie; leurs noms ont jusqu'ici échappé aux recherches, et nous avons vu que la place historique attribuée par M. de Bunsen aux hôtes des pyramides d'^bousir ' était contredite par Manélhon. Avec ia ti* dy- nastie, au contraire, commence l'accord parfait de tous les témoigna- ges historiques avec les monumens. Le tables^u suivant fera voir que les seules difficultés qui se présentent proviennent d'£ralos(ft^e, ou plutôt de la manière dont M. de Bunsen propose d'employer sa liste.

4* Dynastie suivant de Bunsen.

Soris. Souphis. 3* Souphit II *. Menchérès. 5< Khatolses. 0" Bichérès. 7cSéberchéré8. 8e TamphthU.

S

BBàTMTHiiNI.

39 6S

56

I 63

25

22

(sapprimé. )

Saophis.

SaophU II.

Mofchérès.

Mosthès.

(iraïuposé.) 71 (supprimé.) 9|P«minèt.

ta

S

NOMS SUR LES M0NUM£NS.

29 27 31 33

.

Total. 2761

35

155

Chou fou. Cnoumchoufou. Menkéra. Menkéra II.

iNefrouirikéra. Scbafra.

Dans la gr. pyramide Dans la gr. pyramide. Daiu la pyramide. Dans ]a'4« pyramide

Haine de Giseli. Plaine de Giaeh.

j

Avant de pénétrer à la suite de notre auteur dans les merveilles de la plaine de Gizeh, remarquons que la liste ii Ératosthène passe le chef de la dynastie, Soris, Ce n'est, dit 1^1. de Bunsen, qu'une altération du nom de Sauphis : il est permis de prêter bien

^n et (Sahoara ?)

s Noos disons 56 ans de régne par une correction très-probable ; le telle a 66» mais alors le total e»l trop faible de 10.

SUR TES DYNASTIES ÉGYPTIENNES. 57

des errews aux copistes, mais il est assez difficile de comprendre le double emploi d'un nom mal écrit d'abord, et puis ensuite copié exactement. Les deux rois Raloïsès et Bichérês ont éié transposés, comme nous l'avons vu. Dans le.roi Seberchérès 1^1. de Bunsen recon- naît une altération de Népherkèrès, répondant à un roi, Nèfrou iri ra^ dont le nom se trouve dans les tombeaux de la plaine do Gizehy qui remontent à cette époque ; mais comme Ératosthène donne au dernier roi un règne beaucoup plus long, il pense que les années de son prédécesseur y ont été comprises. Si nous n'avons jusqu'ici trouvé aucune bonne raison pour adopter les énormes coupures de la liste d'Eratosthène, nous n^avons pas tiioins reconnu que chaque nom resté lisible était exact, les traductions précieuses» et les nombres d'années souvent vériGés dans Manéthon, Ce document est donc bien loin d'être sans .valeur, et nous le croyons très- important en ce qui concerne le détail de la 4'' dynastie. Trois règnes successifs de 60 ans ne sont guères probables. M. de Bunsen remarque que le» 56 ans de Souphis IP sont justement la somme de deux So^ phis d'Eratosthène : 29 et 27 ; le Menchérês de l^lanéthon aurait également à un an près la somme des années de Mosckèrês et de Mostês. Ératosthène traduit Moschèren ' par don du soleil, .

Mostès n'a point de traduction ; cette liste ne traduisant point un nom quand elle le répète, c'était sans doute un second Menchérèn.

' Cette traduction est conforme an son du mot Men chères, mais non pat i la racine. Men signifie stable, ma signifierait don ; au reste, la faute appar- tient peut-être au copiste; HXto^oro; est près d'HXtc<hf]To;. Ce qui est plus re- marquable, c*est qu* Eratosthène, dans ce nom ni dans aucun autre, ne traduit Ula syllabe qui semble i ses yeui n^avoir été qu^nne prép&silion, li 1 est cependant indubitable que cet hiéroglyphique représente souvent un ifi^/fitn/^qui parait avoir été mis indifîéremment an pluriel ou au singu- lier dans le nom de Jfîrn^^^/.

■'o THATACS DR H. BE BUM9R\

Ceci coDdtrlt M. deBnnsen k une explication extrememeDt îDgënieuie

l\ /^K^ /TrT^ ^^ '™'^ premiers cartouches qui oiit laissé

f KSi ^ quelques traces sur h table d'^bydoi, M

qui seprfspHient dans l'ordre suivant. Lèpre-

niier aurait renfermé le nom de Souphii

2' ou Cnoum ckoufou; car le serpent ter-

. mine fort souvent son cartouche en omet-

m

u.

u

\°°(p^-

tant la Toyelie Itnale : % ( ff -T^ , * I ^""^ '^""f

Le signe "1 te divin, dai» le cartouche suifant, est an fait fort marqnable, | c'est leaeul roi k qui la piété de ses ilescendans ait serve ce titre sur de semblables monumeos. Kicn ne s'accorde mieui avec tout ce que nous savons de Menchérë* i cet excellent roi sou- lagea, suivant Hérodote, ses sujets fatigués par Jei eiariions de Sou- phi» et ruifiés par l'orgueilleuse construction des grandes pyramides. Son nom retté en possession de la vénération des peuples était encore l'objet d'nn culte, et le rituel funéraire confirme, ce souvenir blsto- ^(^oe d'une manière bien frappante. Lorsque VOiirien apr^ sas longues {preuves parvientkU sphère lumineuse du Dieu loleil *., il doit y trouver le iQÎMfnchiris déifié pir la recoanaiaMncej>. Hérodote plaçait sa sépulture dans la 3* pyramide de SleiapbtR, et sa momie respectée par les paiteura qui ne paraissent pas avoir violé les tombeaux , fut trourée en place par les Arqbrs, d'aprëij le témoi' gnage d'£/ Edrisi, et les vandales se partagëreut le pcix de quelques lames d'or, sang dqute,c«uTertes d'insaiptions, qqi étaient le but detantde fonilleNStdadeBiruiGtion».

' Le non du dieu c^ow» ait nprésenté pat le,t»HeR,laf^n>iin fOtn de mn nom nam, et par le ie'lier emblème de l'ime; C^owti était appâta to- pril de* dieux. Le vase on le bélier lafHieDt leali pour écrire «on nom. Voj» Vatlat du colonel Wyse, pour cette nriante.

Cbapiire 64, édiiiou de Lepiiui.

' Un autre MuveraiD a pirligé cet honneur: c'eit lflroi(7>li P) meutioanf

■uni dan* le pnpïnu de Tarin. Ad chapitre 130, parmi te* plaiiirt des Spbèrei

. célcstee, le déTunt M réjouit d'habiter lea palaii mui le gouvernement du roi

TéliX^Jmlifié, Mail la place hiatorique de ceHUvenlQ eit encore inconone.

^ SUR LES DYNASTIES ÉGYPTIENNES. 50

On sait comment les recherches du colonel Wyse ont valu au Musée britannique le couvercle de son cercueil, te morceau de bois le plus antique et Tun des plus précieux qui soit au monde. Ces débris, témoins de la profanation de son tombeau, contiennent une courte, invocation le roi Menkerès est appelé fik du ciel et enfant de la déesse Netpé* . On peut remarquer dans la seconde ligné que le signe "^ lui est déjà appliqué. La conjecture de M. de Bunsen est donc I aussi solide qu'ingénieuse«

Le cartouche suivant appartiendrait au 2* Menkerès d^Eratosthène, la somme de leurs deux règnes aurait été réunie dans Manéthon sur une seule tête. L'attribution des diverses pyramides a présenté de grandes difficultés à M. de Bunsçn qui veut que chaque roi d*Eratos- thène ait construit la sienne. Le cercueil de Menkerès enlève tout espèce de doute pour la 3* et il confiriiâe le témoignage d'Hérodote qui l'attribue ^ Mykérinos. Cet auteur dit que la grande pyramide a été bâtie par Chéops que Manéthon nomme Souphis, et Eratosthène Saophis, ce qui se rapproche extrêmement du véritable nom Egyp- tien Chou fou. Mais Tcï commence la difficulté : d'une part, la grande pyramide contient trois chambres sépulchrales, et de l'autre le colo- nel Wyse a trouvé deux cartouches royaux différens tracés à la san- guine sur les mêmes pierres, dans de petites chambres situées au^ dessus de la salle du sarcophage et destinées uniquement à la décharge du plafond. Ces chambres avaient été fermées poar jamais pendant la construction elle -même, et l'on n'a pu y pénétrer qu'en se frayant un passage à travers la masse de la maçonnerie. Cette circonstance pré- sente naturellement l'idée que les rois Choufou et Cnoum Çhoufou, les deux Souphis, ,Siuraient régné simultanément; et. quand on re- marque que cette pyramide est la seule .qui renferme trois chambres sépulchrales, on ne peut ^uère douter qu'elle n ait été construite pour Irà deux monarques dont on y lit les noms. M. de JBunsen veut que le second Choufou ait construit laseconde pyramide^ parce qu'il aThon-

» Voit l'itttériWMiBH: UroOnim 4«%M« Lanomuml ^ EeUurU$tmmiê iW U

* Cnoum Choufou est fau 4QNile.l* Chmmit «imimI D}«4ote.tttriiNl« W gAmde pyramide.

60 TUAVAIX J>K M. m. lU'NSf.N

neur de figurer dans Eratostkènc; mais Iléroclotc nomme ici ® un autre roi Chéfren' , or esl-il possible de jiégliger son témoignage sur un sujet il vient de nous fournir deux renseiguemens aussi complètement vérifiés. Les tombeaux voisins ont conservé le nom d*un roi Raschafou Schafra ' dont le cartouche est souvent suivi d'un titre ou se 'W^ remarque une pyramide « et dont l'analogie avec Chéfren ne A peut être méconnue. Dans le système de M. de Bunsen ce roi j^ Schafra termine la dynastie; la traduction archondés que Ton trouve dans Eratosthène au roi correspondant. Pammès, a sans- doute quelque analogie avec le mot scha^ en copte Shôi^ qui répond au principal caractère de ce cartouche; mais ces idées sont trop communes dans les noms royaux de l'ancienne Egypte pour suffire à rapprocher deux noms aussi éloignés que Schafra et Pammês on Tamphtis,

Hérodote racontant que Fauteur de la grande pyramide n*avait pu jouir de la sépulture qu'il s'était préparée, M. de Bunsen suppose que le roi Schafra aurait terminé la grande pyramide pour en faire son tombeau ; remarquons cependant que les chambres supériem^es ont été trouvés réunis sur les marnes pierres les noms des deux Chou- fou, sont nécessairement la dernière partie de la construction, sauf toutefois le revêtement extérieur. Le groupe qui accompagne le nom du roi Schafra et qui, suivant notre savant auteur, signifie le grand de la pyramide^ ne prouve pas qu'il soit ici question de la grande py- ramide plutôt que de la seconde, ou de tout autre monument du même genre. Rien ne s'oppose donc jusqu'ici à ce que l'on retrouve Ams Schafra le roi Chéphren de la seconde pyramide de Gizeh. Il serait, suivant les auteurs grecs, lesuccesseurde Jou/>ftis; maisilest assez naturel de penser que les auteurs grecs ont ici rangé les pyra- hudes dans l'ordre leur grandeur ; car Manéthon ni Eratosthène ne placent aucun roi eniveSoiipRisei Menkérês^ et la tradition histo-

' Diodore le nomme également Képhren,

« Le# noms àt Ménk-efêi M AV/T^^r-A^^r^'^i^veiitiiafBifiMllèÉt'q^ temot r«, MleiL se prononçAit souvent à la fin da nom^ mais on «*rpii eileMv flié Iti régies qui |»réBiilaieBt 4 eetta espèeê dinvantoft.

SUR LES DYNASTIES P.GYPTJENNfiS.

U

riqueqtii rappelle les bienfaits de MetdUrês semble égalemept 9*y op- poser. Il faut donc chercher le. coi Schafra-Képhrm ou vera la fia de la dynastie, comme notre auteur» ou avant Soupkis P% et alors les élémens de son cartouche se rapprocheront naturellement do Séphou- ris ou de iSbn>vChef de la dynastie.

Nous a.Tons vu que les successeurs de Menkèris^ Ratoisês et i^î- chérès avaient été transposés dans Ératosthèue. Le premier de ces rois a été reconnu dans le cartouche sculpté dans plusieurs endroits, et entre autres sur les rochers de la pres^ qu*1Iedu Sina!;des inscriptions semblables à celles des rois Choufou, tracées sur les pierres de la moyenne pyramide d'Abousir, attestent que ce monument est Touvrage de ce roi Raséêor. M. de Bunsen possède une statue votive dont les in* scriptions ont été publiées il y a quelques années par M. Lepsius *. « Il est dit, sur une des faces que le roi Sésourlésen /*' l'a fait « faire en mémoire de son père (ou ancêtre) » le roi Ra s^ soum; l'autre face répète exactement la même Inscription, si ce n'est qu'elle contient le nom du roi An {Table de kar^ nakf n^ô }. Si l'on rapproche ces légendes d'un monument tout semblable * le roi Papî Maire est ainsi rappelé sous Èes deux noms séparément, on trouvera extrêmement probable qfué le roi j4n est enseveli dans la pyramide d'Abousir. Il est vrai que le der- nier signe /ww\ ne se trouve pas dans le cartouche copié sur la py- ramide; mais dans le variante sculptée au mont Sinaf, ce caractère IjQÎ représente une préposition, et qui est souvent supprimé, suit immédiatement le disque solaire, et cela n'empêche pas d'y recon- naître le même nom. Un autre nom de la chambre des rois ( n. 22 ) reproduit exactement l'oràiographe de la statue votive s mais on ne peut croire que les cartouches n. 5 et n. 22 aient appartenu au même roi, ni que la statue ait été dédiée à deux roisdifférens^.^car elle était dit Tinscriptlon , faite en image , ou en ressemblance "^^^ ^^T iri n touôU Jr

Le papous de Turin nous prouve que certains prénoms royaux,

' Choix de numumens, pi. ix.

* Wilkinion Manners and emionu ete. t. ni, p. 282.

62 ' TRAVADX DE M. HE' BimSÉN' '

et entre autres celui-ci, ont été portés par plnsietirs rob diflérens ; U e$t donc fort natarei de croire que la sfatoe à ^té dédiée au roi "Rasêsour-Ah^ qui n'est point père, mais tin des ancêires de SèsouttésenV . ta chose est d'autant pilùs vraîsemWable que le roi qui précède An sur la liste de la chàîfnhré de Kamak précède^ îm- médiatement Rasésour dans d'autres inonùmèns % et quMl reposait également à Abopsir dans h pyramide ta plus septentrionale de ce g^rp^pe, à côté éeRàsésour. De ces deux rois inséparables) nous avons irèCQnau te premier dans le Ratoisés Manéthon et le second dont ;la lecture est restée incertaine pourra fort bien répondre à Bichéréé^ comme l'avait d'abord proposé M. de Bunsen. Ces deux noms sont smvîs, sur le monument cité par'Wiikinson, parle nom royal Néfrou iri ra, que M. Lepsîus croit être le vrai type AQSeherkérèSt suc- cesseur ARÈichérès dans Manéthon ; à Karnak ils précèdent tous les - deux ta 5"" dynastie; tout se réunit donc pour les maintenir à la place od aous les trouvons dans Manéthon.

lHovce chronologique nous a paru jusqu'ici composée d'une maniè^e.fbrt arbitraire», mais nous arrivons à une suppressiou beau- ^up piusiinpor^nte, et ici du moins une des rç^lei? de de Bun* 'seif.j^étéo(^Vjèe;,£ra(Âo^'téne passe la ^* ^^nasue tout entière, JElie.^fl^e^ je Aom de ViUffEUphflniine et, suivant notre savant au- teuç^ el|e .possédait q^efques pitrties de 1^ bautç Egypte, pendapt ,i](uela ,6! djjfrîaf/i^^ gouvernait ^emphis. Il.rapproche ainsi la ^i>(^ ,4u^/rtfa^ deJa.^Wf. d'4liy^$ et des nQrosfovi:(iis.par5te ji(ipyru$

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^ y. Wiikinson Manners àndcusloms. t. m, D. 250,

* ^'- ,t '.. ...

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Sm LES BYffASTIBS £6YPtIENflES.

5* Dynastie diaprée M. de Bunsen.

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•4HI

L'AFEICilir.

1 OQScrMfèt« 9 Sepfarès.

3 Néphercliérès,

4 Sisîrèa.

6 ftalhourèf.

7 MeDchérès.

8 Tanchérès.

9 Obnoi. Total d48

NOMS LES 1101ICJ1IEN&

Ooiéierker% Néfroukéra.

OttlM»^

BOELfiPAPTBCS'.

■«Ml*

SaéfroiiP

18 noma déclil- réi,iiiâi8l«aan« Dées y scunt en^ core.

Menke hor Tel (ké ra). Ouoaii'

. I

TABLE D'ABTOOS.

w«»««

(Aprèi la vol -Mail-

kéré»].

Néfroukéra. Néfroul^ézi mbu] Tetkéra Ma...

Néfronkéra chèntou Meri çn hor..

, f *

\

SQéfr.Q^^. : ... Râottkéi : KefroullDéra rérel; Nefrouké Papi aanb Snéflnoiiké Ànnau.

m^

M. de Bunsen pensé qae h table d'Jihyios contient après le car- touche de Népherkèrity tine branche'de b méniê famille, et comme lesâoms ÎBoht fort dilTéi'éns de cenidéf Mànéthon, ce seraient non des

'Ce fragment du papyrus, qui compote actuellement la 4* colonne, est asiei entier. Lea années des régnes sont Consenrées; malheuieusement le total est dédiité. On peut aussi tfoutersi le caftoudïedu xtîSéê^roû eiik sà'Têritàble flaM^carUno-lieBipaiau-rBsio. •/;:*. .i ,«•..• o--.;.-;;' ^jî,»?.^»

* Cartouche trouvé par Nestor Lhôte à Berehé et depuis dans la plaine de

s TaéU de Éarnak, d^Y/étsur Nombre dfe monument. 4 Cartouche identique à celjii du Papyrus sur des vases provenant d'Abydos.

6A IRAYAUX DE M. DE BUi^SËN .

rois, mais des princes subalternes, auxquels se rattachait par quelque endroit la souche des Ramsês. Nous verrons un semblable rameau princier dans.la chambre de Karnak ; mais on ne peut admettre que jcette ligne de la table d'Abydos coDiienne autre chose que des noms de rois, car la plupart des cartouches renferment un prénom royal outre le nom propre du personnage. Il est, au contraire, presque cer- tain, comme on le voit,- que la k'' colonne du papyrus raycd retraçait cette dynastie; Il contenait plus de noms qii'jéfricain n'en a donné; [Eusèbe parle en effet de 31 rois. On ne peut nier qu'ici et ailleurs, y Africain^ ou Manéihon lui-même, n*ait abrégé les listes, et Ton n*y peut supposer d'autre but qu'une correction chronologique.

Pour qu'on pût retrancher la ({r^^i^^*^ d' Eléphantine du comput régulier des tems, il faudrait au moins que les faibles souvenirs qu'elle nous a légués provinssent exclusivement de la Thébaïde. Or la plaine de Memphii a conservé dans les tombeaux le nom ^Ouséser kef. C'est le seul cartouche connu qui se rapproche d'Ouser kérés^ la (terminaison! ordinaire rès est sans doute l'ouvrage des copistes. Ce roi ^possédait donc Memphis, puisque ses fonctionnaires y habitaient.

Les serviteurs des rois Snéfrou* et Népher kérés, Néfrou kéra, .ont gravé leurs légendes sur les rochers de la presqu'île du S%nàï\ Ce très-ancien domaine des Pharaons n'appartenait pas à un petit jprmce d*£léphanfîne pendant que Memphis était le siège de l'empire. 'Mais le roi Snéfrou a laissé à Memphis même une trace pins impor- tance de sa domination : ce spuverain déîGé y fut l'objet d'un caltç que les siècles n'avaient pas fait tomber en désuétude au tems d.es Ptolé' mée$. Son temple, situé dans le quartier du mur blanc à Memphù% est rappelé dans plusieurs stèles érigées par ses prêtres^ Les rois et

' ' 1^9 Jf^y^l^Ç ?^^ m' ^^^ souvent omise daps ce nom et en géi^éraLdaos la racine T _ nefirou o\knofre, car il n*efit pasdu t»«l cevtâitf ^liéfti'ydy^rile

eu écrite après la racine ne fût pas la voyelle médiate, ce qui est le cas en copte pour tous les mo.ts correspondaos : nér/ry«,'ei^ copte nofre; ckensou-^

Lâborde.

i ^ Véb les ptonettes du voyage dis M. de 1 y *' ILéëmàns, teUijp à Saholini^ pi. sxtxii.

SUR LË8 DYNASTIES £GYPX1£AMES. 65

les grands étaient régulièrement appelés par leur famille après leur mort Dieu grand. 1| Gela se voit assez souvent sur les monumens ; mais le nombre || n'est pas considérable des Pharaons auxquels l'admiration ou la piété du peuple égyptien accorda l'honneur d'un culte durable, et c'est un renseignement qui méritait d'être recueilli par M. de Bunsen.

5ne/row justifia, sans doute, la devise de son étendard, le,^ Seigneur de justice. Gomment prétendre, en tout cas, que ce demi-dieu Memphite fa( étranger k iVlemphis ; mais aussi comment justifier Éralosthène et M. de Bunsen de l'avoir supprimé, lui et toute sa dynastie, comme contemporains d'une dynastie memphite.

Ce que nous pouvons ainsi prouver pour ce roi, nous pourrons , sans doute, l'établir de même pour tous les rois de cette dynastie ; car M. Lepsius, dans ua Aperçu sur la construction des Pyramides ' , annonce qu'il a lu dans les tombes de Memphis tous les cartouches de la 5"" dynastie.

Les monumens sont malheureusement trop rares pour pouvoir ainsi contrôler Manéthon à chaque pas ; mais on voit qu'il en reste assez pour nous prouver qu'on ne peut fonder un pareil choix parmi les dynasties sur les noms que l'histoire leur a donnés.

Nous craignons de fatiguer nos lecteurs par trop détails ; mais il faut songer que, suivant le calcul le plus restreint de tous , celui de M. de Bunsen , ces dynasties se placeraient plus de 33 siècles avant l'ère chrétienne. Tout étonné de se trouver au milieu de l'histoire , dans un éioignement il ne soupçonnait que des mythes et des faUes, Tespric hésite et. s'effraie; et lorsque des monumens delà grandeur des Pyramides viennent écraser ses doutes et le convaincre de la réalité du monde qu'il parcourt ^ il interroge alors afvec une avide curiosité chacune de ces lignes si frêles, et que tant de siècles ont poiurtant épargnées.

V•^ Emmanuel de Roug4. > Berlin 1843.

P^Q^

66 OHiai^Ë 4>^ i;R4i»iri(^Mtp Bifii4QV&$

•I.

ESSAI

m rORïGINE DES TRAblTIOîIS BIBLIQWES

TAOVTttS BAlfS tM LtmS HmiHft , YAt H. 18 CAPlTAIHiB VlLPOKD.

J|utli^me 3lrUcU\

6. Suite des rapports des Indiens arec TOccident et principalement a?ee les empereurs Romains.-* Ambassades, saTans, troupes Hindous, qui viennent en Occident ^

Polybe nous uiforoiQ* que, dans l*aniiée correspondaiite liJa 251* a^antle Christ* MéieUiia défit ^êdrubat ea Sicile et loi taa 2% tié* phans, en prit iOft et les eovoya Si Rome afoc leors condoctesrs qui étaienlL Hindona* Quand^ selon le nièine auteur , Ânaibal traversa le Rb&ne, 21.tt .ana avant le Ctiriat* les conducteors de ses, éiéphans étaient aussi Hindous^ Après cetie époque « noDs troutons on nom Hindou pour désigner Tèiéphaut appelé juMfue^ià Gramd'^Bûmf: ce nom nouveau était Barrui ou Baro, comme il est écrit par Isidore, qui dit. que c'était une dénominmioa hindoue*; l*accosatif latin donne daronem et l'iceusaiif sanscrit Barcma et Bamnami. De i^arms ou Baro^ les Latins ont biibarni^$ poor exprimer on bruit seodiiaUe h celui que Ikit. Télépitant ; ils en ont fait aussi le verbe barrire; et, probablement, le mot ebur^ tt?oire« en fst «ossi déri?é«

En marchant à la tête d'une armée à travers la Carie et la Fam- phylie 189 ans avant le Christ', Manlius arriva sur les bords d*,une rivière, voisine do fort des TAabtiston, appelée Indus, ou de Vllin-

> Voir le article au 84, t. xiv, p. 444.— Et ^siai. Aesc.» U z, p. 106. Poljbe, 1. I, p. 42 etliv. vm, p. 300* ^ Isidore de OngirUàw.

.■« ••-■^

ïiUHiy^iis lUÀS m^ LIVRER L\mi^s. %1

dou, parce qu'un nakot ou cornac hindou, y tomba de £on élé(>bapt et s'y noya ' : c'était sur lep, frontières cle la grande. Phry^ie«

Quelque tems avant cette époque, nous lisons dansiez lettres,^' 41^ Cjiphron que des Hindous des deux sexes étaient qonununs chez les Grecs en qualité de domestiques. Il se fit plusieurs émigrations, de rinde, et nous trouvons (des tribus hindoues établie^ en Colchidç^ il y a eu des. Hindous jiisqu'è ce jour,, ffésychius avance que le Sindi de Tbrace vint originairement de l'Inde *, Quand Metellus Celer était proconsul des Gaules» 59 ans avant J.-C., le fanieux Jriovi^^ roi des Suèves, .lui fit un présent, de quelques Hindous naufrage sur les côtes des Germains : c'étaient des marchands qui s'étaient ainsi aventurés loin de leur pays ^

Dans le P^rihalcatha, on lit que quelques Hindous , visitant les tles sacrées de V Orient^ firent naufrage et devinrent esclaves , mais qu'ils furent assez heureux pour obtenir leur liberté et pour revoir leur pairie. Il est dit qu'ils firent une grande partie du chemin par terre et qu'ils s'embarquèrent dans un lieu nommé Itanca^. Strah- lefikerg vit un Hindou à Tobolsk qui vint de Tlude en ce lieu pa^ la Chine^ Bell vit un autre Hindou de Madras sur les bords de IV^** gotiét^i M. Dunçan^ gouveineur de Bombay« m*en fit cqanaiire ^^ qui y était allé aussi. La disunce de l'Inde à TAngleterre est ^ d'vii quart moindre qtyq celle de Madras à Tobolsk jkar U Chine ^.

Les ambassadeurs de forus allèrent jusqu'eii Espagne il\ ans avant le Christ. Les ambassades çontipuelles envoyées de l'Inde aux empe- reurs de Rome et de Gonsuntinople sont biea connues des savans, même jusqu'au 6' siècle; mais dans le 7% la puissauçe musulmane, qui croissait comme une mer , devint un obstacle insurmontable à toute relaiioo ultérieure, Eooutre» l'état de la société d'alors et les m^ors politiques de l'Ouest rendaient pour un Hindou ks voyages impossibles

' TUusLivIùa, xtxfifi, c. 14. •' '

A Jlfyifêofûgie de Brysfit, U iir^ p. ^17. >

* Cornélius Nepos apud Plin. 1. ir, c. 67> n. 4. Sueton. Cic^r. m f^/«i., c. 10.— Plularchud. '

* f^rihat-catha-Umbaca^on section 5, appelée aussi C%a/ari/ar<Va. On men- tionne aussi un autre port soûl te nom de Pauta^pam'; Je reviendrai lUr Ce sujet quand je traiterait des Uei saerése,

^ Strabieoberg, p. 103. Attialie Retewck, 4. ti, p. 48&«

68 OMOIKE DkS X RADlTiOMS BIBLIQUES

en Eorope. Il y eût été arrêté k chaque pas et souvent enfermé. Au lieu des aumônes, il n'eût reçu que des insuttes de la populace. Mais Fambassade la plus fameuse de toutes fut celle qu'envoya Parus à jiuguête. L'objet de la mission des ambassadeurs était une alliance avec lui : ils allèrent le trouver jusqu'en Espagne, il était alors {2k ans avant le Christ selon Orose). Gomme le tems se passait sans succès, d'autres ambassadeurs furent envoyés quelques années après par Parus : ils trouvèreht l'empereur k Satna9.

Dans sa lettre. Parus se vantait d'être lard paramauniou seigneur suzerain de 600 rois. Dans le supplément du Shavichya-poU" rana, il est déclaré que le fameux f^icramaditya n'avait pas moins de 800 rois pour vassaux.

Aux envoyés de Parus se joignaient aussi ceux de Pandian , roi des parties sud de la péninsule. Ils avaient à leur suite un brahmane natif de Brigaugacha (maintenant Baraac). Il s'appelait Chadga le sarmana. Il aima mieux rester à Rame et s'attacher à Auguste : il demeura quelque lems à son service en qualité d'augure et de devin '.

L'empereur étant à Athènes, Chadga le Samanéen voulut se faire initier aux mystères sacrés , quoique ce ne fut pas au tems ordinaire dés initiations. Aussitôt, il mit lui-même fin à ses jours en se brûlant sar un bûcher funèbre *.

CalanuSt qui suivait Alexandre de son propre mouvement, monta aussi à Pasagarda sur le bûcher funèbre. Il y eut un fort parti d'Hin- dous qui suivit Alexandre en Perse, et nous les trouvons avec Eu*' mènes sur les frontières de la Médie huit ans après la mort du grand conquérant 11 était commandé par le brave Keteus , probablement Ketu ou le méiéare enflammé de la guerre. Cette troupe n'avait pas été levée forcément par les Grecs puisque les soldats avaient leurs femmes et leurs familles avec eux. Keteûsmonrvit en combattant vail* lamment , et ses deux femmes voulaient se brûler avec lui sur le bû- cher, mais on trouva que la plus ftgée était groise et on l'empêcha de

Voir Straboo (liv. xv p. 730) qui nous a conservé ces détails, diaprés Ni* colas de Damas pi nous donne encore répitaphe qui fut mise à son tombeau; il rappelle : Zap^vox^^o;, ou ZôpfAflwoç x^^* "" ^^^^ Cassius (fftst.jï, lit, p. 527), TappeUe Zap{ta^ov Voir en outre PloUrque.

* Diodore sicul.j lih. xix» c. '2,

se joindre au corps de son époux dans les flammes , la plus jeui^e y alla triomphante; son frère, sesparens, ses serviteurs la conduisaient au bûcher funèbre '.

L'empereur Claude reçut aussi une ambassade de Ceylan , et lorsqu'en 103 Trajan marchait contre lesPanhes, quelques princes de rinde lui envoyèrent des ambassadeurs pour l'établir arbitre des différens entre eux et leurs voisins, probablement les PaiHhes. Il ^t remarquable» que pendant cette expédition > Trajan fut constamment fourni d'huîtres tirées de la Grande Brelag^Cy et conservées fraîches par un procédé particulier, découverte d'un des premiers épicuriens de cette époque, ^ntonin le pieux , Diocléiien , Maximien , Théo- dose, Héracliue et Jmtinien reçurent aussi des ambassades de l'Inde, et nous lisons * que deux rois Hindous se mirent sous la {M'otectîon de Diocléiien et de Mactimien, et que leurs noms étaient Gennobon et Esalech, En 274, Awrélien prit Pahnyre et fit prisonnière la reine Zénobie, Il y trouYa un corps d'Hindous qu'il amena à Rome pour orner son triomphe. Nicolasde Damas, conteniporain de/usfifit>fi, ra- conte, dans sa vie dijsidore^ plusieurs anecdotes curieusessur i'i^i^^re, romain d'origine, mais africain de naissance, et qui vivait du tems de l'empereur AntMmiue. Sévère était un philosophe des mœurs les plus austères, d'un grand savoir et d'un goût prononcé pour la société des savans. Après la mort de l'empereur en &73, il se retira à Alexan** drie, il recevait chez lui plusieurs Brahmanes dei'Inde qu'il trai- tait avec l'hospitalité et le respect le plus gracieux. Ees dattes et du riz étaient leur nourriture , de l'eau leur boisson. Ils ne montraient pas la moindre curiosité ; ils refusaient même d'aller voir les plus superbes des palais et des édifices dont cette cité fameuse était ornée ^

Il est remarquable que les anciens voyageurs ne font pas mention des statues monstrueuses des Hindous. Les histôrieus d'Alexandre signalent les Sïbœ ^ comme portant sur leurs étendards Timage d'un

Dioc. st'Cf I. MX, c 2.

y^nc. hisL univ,, vol. xvnij p. 98. .

3 Photii BiôUolk,, p. 1040.— Et Suidas, au mot Se'verc.

4 C'était sans, doute rimage de Civa, le dieu exterminatpury que l'on dit et prononce aussi quelquefois 5^//<Va, 5^///^^ oa 5^^/^, ce qui nous donne le nom de ce peuple qui^par conséquent, aurait été sectateur de ce Dieu. Cependant Hama dans l'Inde a peut-être encore plus de rapport avec THercule hellénique.

s£ftl£. XOMii iV. N" 85 ; 1847. 5

70 oaiClUB Bis TKADitlONS B[6UQIM

Htf^te^M qu'il iûl. Lés Sontruêeni ûéèeùultùHi de MuUrà , mt JmmHùs ènt atisëi uhe Btatoe é*ffereHl$ > ou de "Bàtà-dtM.

Philostrate a remarqué quelques figures taillées dâds te iN)C att'^esSbtiGi de MéHmaf. Mais » «êloâ te iùêiiie àutëut", cèd statues n'ôlil Hen de ilftliiBtruent^ pa4 plus Que éeUes des tartistes grées dans te Pundjèb \ .

Il tt*e»t dette pas itnprobabte qu'lt cette époque fei HiudoM n^AvateUt pas encore essayé de représenter pat* la pten^ ou te IWiS teùrs motl^ tiiiëuses di^itiMs. iTut ptt les Juifs qu*e&es Vittreut à notre 6o(L» ûAissiinéé, séton €ttmd%en qui éeritftit dans te S^AMt et iqtti dft i

..iJarn fnigibus âptum ifiqUMr) él assttStiini 8|tvlk del^lMi tldsbo :

^am iBOQbteifthDmibef junetofttquiéquid isafie

fiîHiffil Judtucûi qwBJuogiiiir/K^, veâi« \

n Déjà la mer est propre au Commerce , et je tais voir te dàljqibia maat dans tes bois, rhoimae Joint è une coquilte tx toutes les chi^ 9 fiièrw qtte nourrit l*Iûd^ et que tes Juifs peignent sur leurs vdies. ^

û'«pf«8 ee ^aâsage, il parait ^u*à cette êpot[uê les RtMBaaîtifl omaient lentvsiaiioosde iapiamfm * {rites par tes /«i/Si^ et représentant toutes tes sauvages et monstrueuses figurés de la my ttietagie hindoue» tels qnedesèomflaes sortant descoquiUageiiL C'est Ii6e aUuaiott râiUe à iSanchawwra et. à sa tribu vivait dans des toqoilies (et i$»ént f bote d'eltes, dans le Semi^chiûuipa ou te Zànguebar.

Sjù 529, le roi des Npkmiritet en Arabie^ appelé j^j-MMcten mm général pour les rois de cette tribu et râudant d'ôtdiiiaire à Mirah^ tavahit h «Syrie ^ et lès Ësarques ou gonvemeirs limlaiiia

' 4fiAlic Mesearch., t. v. p. 294.

* Vie ^AfpoUomus^ liv. iix« ch. 14^ p. 104. . Claudien, de bello getico, 1. v,

^ èï toutefois il faut traduire le mot velis de Claudien par tapisseries^ ce qui ne ïne paraît pas certain. Claudien parle de la mer, et il me semble gûe velis ici doit être plutôt la voile des navires que les tissas 4mpérlés. DliH^ùrs ces tissus ou toiles, s'ils avaient été imporHés, taî^éuSMfnt ^hU ^'éJftteMiques^ mais indiens. £t pikî)i te poète n'âuratt^l pas t'rù devoiîr oùrèttre ieHi m lieu èè WhP Cèk c^ànj^ft ri^A li son Veirs et Ise rapproèfaait un peu phxs du èéns de iajtfssieriè.

* fs^ani : Je me )ieis ici de ce terme blason qui teutdîrè sortant, M)e

XROUTÉBS DANS LES UYftfiS IMOlEUTSi 71

furent éUgés de fuir et de m umer dans Vlnie^ phr mer sansâôufe^ les fiàmaiflsitaiit en guerre avec leB /Certes ^ ^

Alors ciuri il y avait d^ augure» et dèH devins I Rome de fvésqué loaiès les nations, mais aàinoQt de UtChûldêè. M y ea avait )i* Armé- nie^ é^ÉgypU^ iféelques-aas même de fudéeî et paitiroltèrement des feomies. 1 y avait égatemest, dit Juvénal S des listrologaes de la -^hrffgiB et de r/nde i les ridies seuls les ponvaienC employer. C'était v«B le miliea dn 1*' êiêde, Ik y avait de même plusieurs fftfidom à Alexandrie, selon Pioiémêe qui Vivait au commencement dn ^é!e/ Les hafaîtam de rEorepe , dès ufte époque reculée, ne durent tertai-* nement pas montrer moins d'empressement à quitter leur terré natale pour visiter les contrées lointaines et ilnde en particulier. On ttofis dit que PyiA4Êgore et Démocrite visitèrent les sages de Ftilde^ mais ces récits sont donnés d'une manière trop vagae pour niêriter qadque crédit.

7. Européens qui yisitent T Inde depuis le 5c siècle avant J.-Ç.---ScyJax«-<»t^hé« don. Commerce sous les Ptelémée et les Romains. Rois grecs de la ftactriane. -* Tribiis hindoues répandues dans toute TAisie.

Le premier Européen qui visita l'Inde» dit-on» fut Scyloa: »grec et habile marin, qui futenvoyépar Darius Hystaspes^YtisVfinSOOfi'vgat le Christ , pour explorer Vinde, Dans ce but il alla à Casfatyrus ou Caspapyrus, maintenanl; Cochabpour sur VMydaspe Sippelé autre* ment Indus et par les Hindous le petit Sindhu ou Je Sinah» Ayant pris ses arrangemens nécessaires» il descendit un grand fleuve qui cou^ lait vers l'orient, puis il enu-a dans l'Océan et revint par La mer Rouge au milieu de laquelle il pénétra. se termina son voyage de circon- navigation sur la rivière et dans l'Océan, qui dura 32 mois ^

Malheureusement /^6rocb/e appelle Indus la rivière descendue par Sqfldx; autrement, d'après certains détails tels que le cours de cette rivière et le tems que dura cette circumnavigation , feraient croire

n'ta eomais pas d^mlraqai rttuÉe Biknl*ln»ga<dteit il est •qttesUon^ cTesl le mot consacré dans ces sortes de figures, « Du Fresnoy, Chronologie, an. 629.

^.So/y» yi« veri &50 61^85.

' L*ouYrage de Scylax existe encore : on le trouve dans la conectien d^n Pclifs géographes^ sous le litre de ïlepiTfXouç ffiç oîwu^^yyjç.

72 OElGtMÊ DES T&AlilXlONS BIBUQUKS

que c'était le Gange* En effet plosîean savans sont de cette opinion '.

Le deniième Enropéeli qui visita l'Inde fut le philosophe Pkédanj vers Tan 430 avant le Christ Mais ce ne fot pas de. son propre mou- vemeat. On dit que c'était. un Eléen» probaMement parce qu'il était é'ElU dans l'Asie mineure. Il est dit de lui qu'il bat pris et détenu par les Indiens, et ensuite vendu par eux comme esclave. Il est pro^ baUe qu'il avait été vendu d'abord à quelque noble Persan commis dans la suite au gouvernement de quelque district de l'Inde, Phé^ don fut enlevé par un parti d'Indiens. Quoi qu'il en soit, nous le trouvons dans la suite à Athènes encore esclave d'un homme qui tenait un lieu de prostitution. Il fut racheté par Âlcibiade, à la requête de Socrate dont il devint le disciple. Il fonda V École dCElii^ appelée ensuite J^rétrienne pour avoir été transférée à Erétrie eu Eubée par Minèdémus^ son successeur '.

Depuis l'avènement des Ptolémées au trône de l'Egypte jusqu'à la conquête de ce pays par les Romains, il y avait un commerce régulier avec VInde; il continua sous les Romains et ne s*arrêta qu'au milieu du siècle devant l'infranchissable barrière de la puissance musul- mane. Sous les Ptolémées f les Grecs avaient des établissemens à Callian près Bombay, mais ils en furent chassés par les rois indigè- nes. Il semble aussi> d'après la Table de Peutinger, que les Romains avaient un établisisement considérable à Muzirisy maintenant MirjU ils avaient élevé un temple en l'honneur ^Auguste *. Ils y avaient aussi deux cohortes ou 1,200 hommes pour protéger leur commerce. Les objets d'importation et d'exportation étaient les mêmes qu'aujour* d'hui» comme il parattd'après le Périple d'Ârrien etle Code Justinien.

Les rois grecs de la Bactriane r^nèrent sur toutes les contrées riveraines de V Indus, et même jusqu'à Sirhind pendant un laps de 129 ans, c'est-à-dire, depuis l'année 255 jusqu'à l'année 126 avant Jésus-Christ. Quelques-uns d'entre eux étaient même en possession des provinces du Gange^ et Démétrius est mentionné comme l'un d'eux. Selon Bayer, il ne fut jamais roi de la Bactriane ou de Balk^

m

' Hérodote, 1. it, ch. 44.

Voyez Suidas au mot Phe'don, -^ Hésycbius de iitustribus, -^ Diogéne Laërce, 1. n, p. 59.

^ Voyez la Taàlc de Peutinger.

J

TB01I\KES niNS fj;S MVRF.S INDJENS. 73

mais de quelque partie îniérieure de Flnde sur le Gange^ viBrs Tau 195 ayant le Gbrist. Sou prédécesseur Ménander conquit, selon StraboD».le$ contrées qui sont à Torient ieUfff^panis jusqu'à la Jumna'. Son empire s'étendait depuis Paitaléne jusqu'au Zixérus^ que je prends pour être le petit, mais fameux lac,. appelé lid-ger^ ou la source du Jidt mentionné par Ctésias sous le nom de Sid^ et un peu à l'ouest de la Jumna et de Dilli ^

 ces conquêtes, Démétrius ajouta quelques contrées maritimes à l'est de PattaUne, tels que Sigertis et le royaume de Theêsariostus quiformentmaintenantlescontrées de ^acMaetde Gur/ara^, comme je le montrerai dans l'appendix.

Il y a encore aujourd'hui des Hindous errans dans toute V Arabie^ la Perse jusqu'à Jstrakan^ ou établis pour leur commerce dans cer- tains lieux d'où ils reviennent dans l'Inde après peu d'années '; car je ne parle point ici des nombreuses tribus d'Hindous consMérées comme indigènes en Perse, dans le Touran , dans la Colchide ou la Géorgie; elles sont appelées Hindi dans toutes ces contrées eHes sont établies depuis un tems immémorial K De la côte du Malabar ils vont à Mosambique ils ont des agens qui généralement y rési- dent 7 ou 8 ans^ et Slrahlenberg fait mention d'un marchand de la côte de Aïaiabar établi à j4strakan. De Surat et de Gurjarat ils Yont à Mascat et à d'autres places de commerce dans YAràbie^ l'on trouve aussi des Brahmanes selon Niebuhr. Dans son Périple^ Arrien dit que les babitans de l'île Dioêcoride^ maintenant Socotora, étaient composées d'Arabes et d'Hindous avec quelques Grecs établis pour leur commerce avec l'Inde. Le fanoieux Pran-^pouri me dit que lorsqu'il était à Baharein dans le golfe Persique , il fut informé par les Hindous qu'il y trouva établis, qu'ils avaient coutume d'aller jadis en Egypte ils avaient des comptoirs, mais qu'ils avaient cessé d'y aller depuis deux ou trois générations. Ceci montre qu'il y eut

, .

> StraboD, Lit, p. 116.

s Voir Maurice , ffisL moderne de tUindoustan, 1. 1, p. Ô5. C'est celui qui est appelé par erreur Bhedar dans \Ayin Acberi, t. ii^p. 107.

* Voy. Forster, travels, t. it.

* D*aprèft le dernier Nabad Mehdi-ali-Kan , natif de Mesched. Voy. Tessai iur V Origine de la Mecqne» dans lès Recherehes asiàliifuet^ t. y.

Ik ORIGINE DES TBADinONS BIBLIQUES

entre le» Grecs, les Romains, les Carthaginois ' et les Hindous des relations continaelles et réciproqnes depuis 500 avant josqa^à 700 aos âprèftle Christ^ c'esl-à-dîre pendant une période de i,2#0 ans, et que le torrent de rislamisme Tint seul înterromiNre ces relations et isofer ces peuples. t

S. Pourquoi les Hindous se sont donnés une antiquité si fabuleuse. ^ Epoque

de cette exagération.

*

En visitant les sages de la Babylonie et de I*£gypte , les tl%ndou$ durent être grandement surpris et sentir leur vanité humiliée , lors- qu'ils entendirent ces sages leur parler de leur haute antiquité Alors mais non pas auparavant, selon moi, ils résolurent de ne rester en arrière d^aucun d'eux et à coup sûr ils y ont merveilleusement réussi. Ni les Greci ,. ni les Romains , ni les Turditans , nation Gallique^ bien qu'établie en jBspagne selon Strabon, ne reportèrent l'histoire et le'commçncement dès choses au-delà d'une période de 6,000 ans, exactement comme les Juifs, et s^Ion Mégasthène, comme les Bin- dous primitifs, tes tribus gothiques avaient aussi les mêmes

*Ce n^était pat seulemeat av«c ces jMuidei.que les'liindouf (eurent de^ rapports ; ils en enrent, auMi,. d>prè» plusieurs passages que je pourrais citer, d^ plus anciennes et de plu^ nombreuses avec les Juifs qui étaient dès-lors, comme ils le sont aujourd'hui, quoiqu'avec de moindres moyens, les agens les plus actifs, lès plus nombreux^' les nomades les plus ttbiquilaîres du com- merce de i*Oricntv îl ne faut patf oublier que mafgré'Ienr Idolâtrie de Bay^ roufk , Tyt,^Stdon^mA bien >tae P/b/^mÀ» fâlsafent pêrti«;dè la Térre- Sâlnid et touchaiept à 4|i tribu èiAser, Le -génie Juif u'était'pas étranger I ce mouvement des floites,^nicleiine& quiicpumnenl i^mersetfafo^^rttrept lemoi^^e aat|qyey. ^ Juif aUbijV . ^ a'babiti^aiv partout t4Qtôt: k. Çal^ylionf^ UPVi^t, en Egypte, tantO^dap^^le dés^art^ tanfi6t en Pçri^; pourquoi ue seraU-|l yias allédapsTInde? Il -parait que ce fut lui qai la fit connaître à TOccident

Les ^uifs connaissaient et fréquentaient l'Inde, il n'est même pas étqnnaot non plus que les lïindous connussent la Judée. â'iÏYaût en croire Wii fora dans un de ses autres essais, on en trouve dans les Pouranas une description si curieuse que ie l'ai voulu citer daus mon Hisloiré et tahleaa de tunivrrs (t: m). Ainsi tbul^ Ces ^n^lions antiques se fréquentaient' mutuellement et ss connaissaient mieux qu'aujourd'hui. C'est ce que Jes historiens romains p'ont ,p^8. as^ez.con^u. PU dv. «poiPj* pa8..a-;çse^.dftt;el ça.^e nous, ifjnorions. nous- mêmes, qui lopgt.et|[is p'ftyqps ftit (J^eJ^qs copier^ |Ç|\npHseusoipmw tairement tenus à leur science.

TROUVÉES DANS LES LIVRES INDIENS^ 75

noUons, comme il parait d'après la cosmogonie d'Orphée qai était ua Goih '.

Les Hindous avaient le système des yougas longj-tems auparavant î mais ce système ne leur était point particulier, car il prévalait dan^ tout L'Occident ; et Hésiode ^ qui vivait entre la 900* et la 1»000* an- née avant le Christ, déclare que' Tâge de fer, le Kali-youga^ venait de commencer, et de leur côté, les Jaïnas ^ secte l^ndoue, assurent qu'il commença vers cette époque.

Quoique le système des y6uga$ soit d'une très-haute antiquité dans tout l'univers , tesHifidous ne pensèrent cependant qu'è une époque relativement très-moderne à en étendre la durée à une si énorme longueur. Les yougas j dani^ l'Occident , étaient aussi les élémens qui formaient le grand calpa ou la grandie année, composée , comme dans riade , de 12,000 ans ^ mais avec cette différence que^^ dans l'Ocçi-» dent , les années étaient considérées comme des années naturelles ^ et qu'en Orient il n'en est pas ainsi, du moins maintenant.

La première fois que nous entendîmes parler en Occident de cet extravagant système de chronologie , ce fut vers le milieu du 9^ siè- cle, alors pou^ fûmes informés par Ahu-Mazar^ fameux astronome qui vivait à la cour à^Al-Mamoun à Balkh , que les Hindous comp^ taient depuis le déluge, ou le commencement du A a{/-you^a, jusqu'à VHégy're 720,634,^2,715 jours ou 3,725 années. Il y a visible- ment ici un^ erreur venant du copiste ou du traducteur ; mais elle peut, être aisément rectifiée. l{ y a exactement ce nombre d'années depui^. le commeijicement du.Âa^t-yowja jusqu'à Yffégyre. Mais ce nombre immense de jours se compte depuis la création jusqu'au Kali-youga selon le système de Brahmagoupta. IVï. Davis, après avoir lu ce pas- sage dans mon manuscrit, entreprit gracieusement de l'examiner plus particulièrement; et je demande la permission de m'en référer i sai note savante sur ce point, qui se trouvera la fin de l* Essai sm Fiera* maditya et Salivàhana •.

Jusqu'à cette époque, les nombres exlravagansdes Hindous furent inconnu^. au]C Grecs et aux Romains avec lesquels ils avaient en des

' VoT. les noies de Qesner sur \es/ragmens d'Orphée, et Fabricius, dans ton Codex pseudepigraphus. ' ^siftf. Research y t. ix, p. 242. î

76 ORIGINE DES TRADITIONS BinUOCES.

relaiioos coji&taoles. Que les Hindous leur aieut empruaté ce système de nombres infinis, c'est ce qui est inadmissUMe ; car il est naturel de supposer qu'ils étaient aussi vains que les autres penjdes, qui se gar- daient bien de cacher leur antiquité ; aussi connaissons-nous très-bien les prétentions des Égyptiens et des Chaldéen$ k cet ^ard, et cer- tainement, ils ne se donnaient pas la peine d'inventer des fables pour les cacher. Au contraire, MégasthèMt homme d'une capacité peu or- dîniire, qui avait passé la plus grande partie de sa vie dans l'Inde, revêtu d'un caractère et de fonctions publiques, et auquel les systèmes chronolc^ques des Egyptiens, des Ghaldéens, des Juifs , étaient fami- liers, fit des recherches particulières daus leur histoire , et déclare , scion Clément i^yilexandrie, que les Hindous et les /ui/s étaient les seuls peuples qui avaient une idée vraie de la création du dionde et du commencement des choses', et nous apprenons de lui que Thistoire des Hindous ne remontait pas au-delà de 5,0^2 ans, à partir de l'inva- âon de l'Inde par Alexandre.

Les manuscrits diffèrent : quelques-uns portent 5042 ou 6042 ; d'autres 5402 ans et trois mois, car il calculait même les mois; mais la différence n'est rien dans le cas présent.

Celte période des Hindous fut ensuite adoptée par les Perses y ou bien elle fut coouuune aux uns et aux autres.

Les derniers reconnaissaient depuis la création jusqu'à l'ère de Melich'Shah 1079 (du Christ, 6586 ans*) c*esl-à*dire qu'ils plaçaient la création 5507 ans avant le Christ 11 parait, d'après Georges de Trébisonde, que les Persans reconnaissaient , depuis le déluge jus- qu'à l'an 632 du Christ ou l'ère de Yesdejirdj 3735 ans 10 mois et 23 jours, selon les idées ùiAhou-Mazari ce qui nous ramène à la pé- riode du kali^youga des Hindous.

Depuis l'entrée d'Alexandre dans l'Inde jusqu'à cette même ère de Melich'Shah, il y a 1408 ans^ qui, déduits de 6,586, laissent 5,178; et c'était originellement, je pense , la vraie lecture du récit de Me* gasthéne sur l'Jnde. Mais, quoi qu'il eh soit, la différence relative n'est pas considérable, et n'a point d'importance dans le présent cas.

Le Cap. WILFORD,

Clément d'Alexandrie, Siromaies, I. m, c. 2, p. 505. « Bailly. ^stron, ind,, p. 251.

DÉCOUVERTE. DU FULMI COTON ET UU PAPJER- POUDRE. 77

Qiç'mwB €l)tmii|ur0«

HISTORIQUE DE LA. DÉCOUVERTE DU FULMI- COTON ET DU PAPIER - POUDRE,

Les j4nnales ne peuveat pas suivre les essais et perfection* nemens qui se font tods les jours dans les sci^ces physiques et mathématiques : ces essais sont si nombreux, que toutes leurs pages pourraient y être absorbées ; mais quand une découverte a été fixée^ elles doivent la consigner dans leurs pages » c'est ce qui nous engage à tracer ici Thistorique de la découverte du fulmi-coion et du pa-^ pier-paudre.

On ne pouvait s'imaginer que le colon, trempé dans fadde nitri-i que, pût acquérir des propriétés fulminantes ; on hésitait à croire aux merveilles rapportées par Sdiœnbein en Allemagne sur la substitution du coton détonnant à la poudre de guerre, dans les mtriesde Gor« nonailles en Angleterre , et dans les expériences dn tic à la carabiné faites en Suisse dans le canton décerne. Ûii répète néanmoins la pré- paration du chimiste allemand, et les savans français sont fort surpris de reconnaître, dans nouveau produit, la œyldiéinet substance trouvée pour la première fois par M. Braconnot, de Nancy, et étuAée en 1838 par M. Felouze, de Flnstitut M.Braoonriot avait découvert l'action de l'acide liitrique sur l*amidon; M. Peloùze varia l'expé-"^ rience , et soumit au contact de l'acide diverses matières or^îques végétales, le cotén,' le chanvre, le papien €es matières, tout cnoMi^ servant leurs fonnea, prenaient feu vers 180 degrés, et brûlaient presque sans rétddu avec une excessive énergie. At. Pdonae pensa qu'une propi^iété si remarquable ne pourrait rester hmgtenis sans application ; ihais il avoue , avec toute franchise ^ qu'il n'eut paa im seul Instant l'idée d'emptoyer la xykndine dans les armes^ an lieu de poudre. . «frtf

€'est à Schœnbdn, savant allemand / que le mérite de eetfe appit-

78 HISTORIQUE jSè tk DÉCOUVERTE

cation revient tout entier. La simplicité de la préparation da coton à poudre , appelé aussi fulmi-eoUm à cause de sa fulmination , a fait proposer divers procédés qui ne diffèrent entre eux que par des points insignifians, mais qui, pour quelques chimistes, constituent des modes piartiqUlipi^ d'mie cf rt^ine {mportanoe* plu^ieniv chimistes allemands s'étant saisis avec empressement de cette découverte , ont voulu/en qiielque éôrte.se larendl-epersônneHe: Voici la formulée laquelle Scbœnbein s*est arrêté : on prend deux mesures diacide ni- trique concentré et fumant, et l'on y mêle une mesure d* acide sûl- fitriqui ordinaif9. Le mélange opéré , oo y plonge le coton e* le lassant en aussi grande quantité que les acides peuvent en mouiller. Oo le laisse en cet étatpendiNitdi'^ ou quinze minutes. Le coton, loin de «e dissoudre I preod^'-dant l'acide , plus de consistance, e| même de transparence^ Ûès ce moment,' TopArtlion cbmique est terminée y et il ne reste qu'à laver le produit à grande eau et à le faire sécher à une douce chaleur. On peut rendre le coion d'autant pins exf>lQiille;qu*0Q le plonge k (ilnsieura reprises dansun nouveau mélange >d'acide siilfurique et nitrique. Alors il acquiert desftçulté^ détennanlties nu-suprême degréi Ce (pn eitlrès^ essentiel, c*est le aoin donné an lavage. Les dernière» traces f^'^cide sont très-difficiles h faire diaparattre; S le eoton conserve Tacide dans seamaillffii^ il sent^ qnandil edt sec» Tadde nîtreùx. ^

i La. promptitude' de. la combustion d'nne faolrktte de eotota sur nn^ assiette^de poroelaitie estle^meilieiir'signedc la perfection da produit Sifi9n»tMçiie.âA'1)eiuleue<ave&iia*chaFbonronge^ eUeidoit lolgurer oemmeiâi pondre kioanotf , , tnaii sans: laidser de réAitt. Si , an cbu*. ti^m; toile .prend ien leMeipenl.et laisse des; cendres, alors )a fNr6pa-< nttiçnies^iniprofiin'eu service dés atones; Â.feo* Gette faonHé ànVn- flanmif hune feibln .température, et le peu de fcbaleop qu-tl donne ^ en brûlahtvnleat paaune tlea 'propreté» les inpi|ia«nrièuseB du fulmt«« eeton^ iiidétanntt sur la main :sans la brûler, el:surnn tas de pondre ordinaire- ^antf reuâamner.LTenn entre les doigts et chauffé devant nn liayeir ardent» il prend feii, s'il est «ee ,. avant qne la chaleur aft fftroè la main à se recolen Macé^ur mie fenille papier att^^desans de la fiamme d'une lampe ou d*une bougie, il fulmine, a vaut que 1q plliier ail'«etttemènXjattnii;To1i»iC8s:faiQi doivent donnérlfidée' des

DU FULMI-COTON ET DtJ PAPIER-POtJDRE. 79

précantions excessites qii*il fimt employer cUns la dessicaf ton. Le fulmi-coton ne devrait donè être desséché qa*à Taîr libre , dans un endroit sec on dans une étuve à une faiUe température.

Et maintenant n'est-ce pas un sujet de stopébction que de tofar cette petite boulette de coton qu'on ne peut distinguer extérienrement da coton non préparé, pas même par une altération d'éclat et de blancheur, lancer la balle d'un pistolet avec tiolence , et renvoyer 8*ap)atir contre une plaque de fer, \ 2$ mètres de distancé î En eifet, six grains de coton lancent des balles de ftisii 6 &5 pas , et ces balles s'enfoncent de plus d'un pouce dans de fortes planchés de chêne. Un kilogramme de coton poudre fournirait aîns trois mille coups sem- blables. Des charges de qnatre k cinq grains ont permîis de faire les plus beaux coups de fusil avec du pteoibde chasse ; c'est à raison de /^,000 coups par kilogramme, c'est-indh-e la charge ordinaire d'un SQul mulet.

On comprend qn^ la nouvelle de résultats aussi extraordinaires le comité central d'artilterie ah votihi voir par luf-méme si t(>ut ce qu'on rapportait du fulmi-coton était exact. Mais par un hasard qu'on petit appeler fâcheux , les échantillons dont il s'est servi étaient ibal pré^ parés, en sorte que les expériences ont été foin d'être eoncluantes éà faveur du nouveau produit, et le cbmité, ajournant son opinion défi^ nitive, a dit cependant que la poudre à^tanon n'avait rien à dr^lndré de ce concurrent inattendu. '

Plus tard , ?est-l-dire peu de jours aprës, les expériences ont étë reprises par M. Suzanne, capitaine d'artiiîèrie à la direction dte pon^ dres et salpêtres de^aris. On a préparé le coton, d'abord non cardé et ensuite cardé; en le faisant tremper dans le mélange acide, bn a obtenu ainsi dès échantillons variables suivant le degré de force. Seh avamàges réels sont : la propreté , la conïbttétion vite et sails réridn solide, l*âbsencé de mauvaise odeur, sa légèreté, la p<^^ibilitèide manier sans danger, loin du feu, bien entendu V pas de ponssiène ni de tamisage possible ; iine force incontestable et qu^oii pfeut évalbet dès à-présent an triple de la force de la poudre de guerre à poids ^al Le seul inconvénient est la production d'une grande quantité de vapeur d'eau dans lés armes, vapeur plus gênante dans le tir^ qûè 'amssedèlapoodfe'ordinairé.- ' v'i ' ♦^' ''^

^ niiiTOBfOrE m la DfeCOUY£r.TF.

: £^ aitci^dant qu'on parvienne à trouver le moyen de dégager le fulmi-eoton de cette imperfection , voici une variété de poudre qui contient les mêmes éiémens chimiques que la précédente et qui mé- rite aussi les honneurs de la description. G*est la poudre-papier. Celle-là est due à M. Pelouze. On Tobtient comme le fulmi-colou par le contact des acides concentrés. On pourrait aussi bien se servir de la filasse, de la sciure de bois, du chiffon de linge; Uaction des acides sur CCS matières oiganiques végétales est toujours la. même. L*acide nitrique se combine en partie avec elles. De là, dégagement d'azote, d'acide carbonique^ et de vapeur d'eau dans l'explosion. Le papier- ministre est le papier qui parait le mieux se prêter à la préparation.

On le trempe pendant vtn^^ minutes dans de l'acide nitrique fu- mant, puis on le lave à grande eau et on le dessèche doucement. On ;essaie sa force et voici ce que répond l'expérience : avec 100 milli- grammes seulement de papier-poudre, une balle tirée à trente-deux .pas contre une plaque de fonte a été réduite en une véritable lame de répaisseur de 2 à 3 millimètres, et elle a été repoussée à dix pas de la plaque. Une autre balle a été lancée avec non moins de force contre ^ne muraille élo^née de cinquante pas. Une autre fois 250 milii- jgrammes de papier ont été brûlés dans un petit pistolet de poche ; et non- salement le canon a été forcé à l'endroit était placée la balle, piais encore il, a été fendu dans sa longueur. Une balle qui n'avait pu sortir du canon d'un pistolet avec une charge de 5 décigrammes de poudre de chasse a été lancée avec le même poids de papier-poudre bien isac, et s'esA enfoncée de cinq millimètres dans une planche de sapin.

M. Séguier, membre de l'Académie, lui aussi, des résultats non moins poiatifs. Il a citerché quelle était la plus peiite quantité de poudre de chasse nécessaire pour aplatir une balle de plomb contre une plaque de fonte,, et il a trouvé 28 centigrammes. Un pareil poids de papier préparé. par M. Pelouze, placé dans l'arme dans les mêmes IDonditions de chargement a, par suite de la percussion , divisé la balle en paillettes. Les effets du papier-poudre, ou papier azotique, ainsi qu'pn le désigne également, augmentent avec la longueur du canon de^ l'arme, surtout si le papier a été bien desséché auparavant en le pressant dans des feuilles de papier à filtrer, et en le comprunant avec

DU rULMI-COrON £T DU PAPIER- POU DUE. 81

un fer à repasser légèrement chauffé. Dans ces expériences, le papier azotique a été employé tantôt chiffonné en forme de boule , tantôt coupé en petites bandes à la manière des rognures dont on se sert dans l'emballage des objets fragiles. Pour s'assurer si le papier-poudre est parfaitement préparé, deux élèves du laboratoire de M. Pelouse oiit trouvé le moyen suivant, auquel le maître donne sa sanction : si le papier se dissout dans Téther, c'est que sa fabrication ne laisse rien à désira ; s|il ne s'y dissout pas, c'est qu'il est mal fait, alors on <k)it recommencer l'immersion dans les acides.

Une telle facilité d'obtenir un agent fulminant doit, dès & présent, éveiller l'attention de l'autorité. Que devient le monopole de la poudre de guerre en présence d'un procédé qui permet en quelques instans, et à tout le monde, d'avoir des munitions ! Le fulmi-coton , ou le papier azotique, sont appelés à jouer un rôle inattendu dans les évé- ncmens de l'avenir. IN'est-il pas effrayant de penser qu'une main de papier-ministre et un bocal d'acide nitrique suffisent pour obtenir des milii»^ de coups de fusil ! En 2li heures , quelques personnes pour- raient fournir des munitions à toute une armée. Sans doute , le pro* cédé, tout simple qu'il est aujourd'hui, subira des améliorations qui le rendront d'une certitude et d'une puissance bien autrement grande. Mais en attendant, nous pouvons dire que c'est une des découvertes les plus importantes de ce siècle*

***

]

82 NOUVJOJXS ET AlÉLAfiG£S.

}Xaw$ilt^ H illiUiigff .

FRANCE. ^ PARI8« «— Nw^Ueê tf«t Miêêim$ caihoUqtMi

extraites da n* 100 dés Annalet de ta Propagation de la FoL

1. Miitionw iFitmériqué^ *^ Lfetitti âmV.éé Smed jéniUe, ^hriéede la tmmon dt Saini-J^uL «m- Fandattan da k «iSiBiim ^ Saint-Vraiiçoia Xavier daiM le territoire de XOrégon sur liviért de Af1i^i&mi#^i visita dai aavrasas. AbjeciioB de ceak qui Juliiteat la* rives de la (MÎmhie. -— Miiiiaii i^imi lai Kalitpdt ; grande ferveur ; tous n'y oai qu'un eœuv et qu'use âme,— Viûle aux cceur^ eCJlènei mœurs admirables, sainteté et simplicité de vie.— EfTortjr tentés pour pénétrer chez tes Tëles plates; mais la neige et le mauvais tems Ten empèclient, il passe Thiver dans le Cdimp àe» Xalispeis ; leurs mœurs; célébration de la fête de Noël ; baptême de plusieurs ; la plupart conservent leur innocence Jasqtt*à leur mort ; bHieire de leur conversion presque mira- culeuse; ttianière delea ausefj^er $ leur aile; leur latelligence; fol des pre- mieri égas} un viiiaga esl bàli, toute la laiba vient se réanir après les grandes chassas. Des terres sot été ansemaiicées, et Mesièt ka sauvages y trouveront une ample et sûre fubsistance.

2.. Lettre du P. Josel, missionnaire, datée du village du Saint ctmr Jésus f 2*2 février 1845. Difficultés des voyages; les serpents à sonnettes: racine noire , spécifique contre leur morsure. Détails sur leurs mœurs et les chasses; leurs mets sont des racines et la mousse. La pomme de terre introduite chez eux. L4urs maladies, rhumatismes, dérangement d'estomac ; point de cheveux gris. Leur gouvernement. Les commandemens de Dieu et de TÉglise forment tout leur code. Le missionnaire est chargé spécialement de donner les leçons et Texemple de la culture des terres.

3. Lettre du même, datée delà mission de Saint-Ignare^ 10 octobre 1845, donnant des nouvelles du P. de Smet> qui est arrivé aux sources de la Colombie. Course d un mois en évangélisant des peuplades dociles. Le mis- sionnaire se dispose à visiter les Pieds noirs^ qu'on lui dépeint comme les plus barbares des sauvages.

I 4. Missions de CAvutrdttt, îftKle OTt le ttistêie de Perlk, nouvellement érigé en ce pays. L'Australie, qui en 1820, était sans autel et sans prêtre, est devenue^ sous la direction de Mgr Polding, une province ecclésiastique Ton compte Tarch, de Sydney^ les éYéchés d'Adetaide ti d' Hobarlown^ une église métropolitaine, 25 chapelles, 31 écoles et 56 missionnaires, par- tagés entre le soin de la population civile > des colonies pénales > et des sau-»

NOUViiULtô bT MJËLAKUlbfif 83,

vAgM d9 la |fi»tt¥«Ue«Hi>UaDd6« M«i» l«» tfgîMM é^ roiMstéUksi.stDs secours religieux; c*est qu'en 1840.4 SaïBtrSlég» érigé -an évéahé k ville de Perik » siéff» gw?«nieitieiit e^iitliitl, teqttel comprend 2|000,000 d indigènes et 8,000 colons répandus sur €00 Umm da UMquU JL TalM Brad^ élu premier évêque, y est arrivé le 8 janvier 1846, emmenant avec loi 30 persontiei, parmi lesqaeltfes on compte des enfans de saint Benoit, des religieux du Sacré Cœur de Marie, et des sœurs de la Merei.l^ti des missionnaires , M. Bouchet , est mort peu de jours après son arrivée « Le » succès ttlB t>^t manquer à tootrè mfssion , ont écrit les dévoués apôtres, » ptûsqu^te tomifienee par un satHficè. k . '

Ô. L^tfé et dofli Lè^Mare , bénédictin , datée èe Pttth;^ t |attvltgf 1846: Détails sur leur arrivée et leur installation ; les sauvages quM! îbût' civiliser' sont peut-êltré ceux qili WtkX tombée le plus bas dans féchelle de la barbarie $ une seule th08« \H tente, t>sk tle manger; leur paresse est sans exemple; et cependant sol «st très^evtilis. C'eét d(mc la yle morale, intellectuelle et natéfiellc, qttM s*a|g;il d'apprendre à ces sauvages.

6. Lettre dis M. Thîthst\ du Sacré G(teUr de MaHé, datée de Pti^h, 8 février fH46. lïmiveaut détail«aurte j^ys et les sauvages; quelques cbefs sont déjà venus tes visit^r^ et leur ont promis d<e pourvoir à leur nourriture, S'ils Voulaient tenir se fiker parmi enx pour Mfè iostmire; il se dispose à partir pour atltst à 160 ttiNes Pmb, fonéet la mlftsion ^o la Smtle.

7. Missions de fOeSam'*. L(Htre du P. Chanftiin y marbt«, tfaléé de SHn^Ckrisfàvàl (aitblpel Salomoto) , ^ maris 1846% Détaîli sur la mort da U^Êfféittk Ces contrées n*av«{eiit pas eùéOre été rhiiées pat le commerce, Unt les balritans m étaient inli08|()ltaliM«. Ce fut une raison de plus pouf exciter le tèle ée6 missionotiires- Sadré évèqtte à tlome, )e 'il Juillet ItAh Mgr Ejpàlé Mklht^ (dfocésè de Lyon), arrita au Ceuttie de son tUotèie, ie 1" décembre 1845, i ta tété ^e T prêtres «t t frèrtes. Après avoir visité éifféraMes liesi tl desoMd ltV%c \ pi^tires, un oiftcieir et frtosienrs matelots sur lUe isithdît^ et ifkvance au milieu dès sauvage» tassemblés sur rivage. Mi^è pèino «iilolls téfultt liet tbnVersatiou avec èUl quSm coup de 1»<^6 «Et' porté è m^ Ept^, )ès cultes sout ausfsi ^ OU moin^ l)lessés. On eai^oflKi la fitélat avec peine, e^ fi meurt le )^ «ur te uavire. capi- taine veut venger la mort de Mgr et la blessûte de Mm officier ; mai$, sur tei iasiaiices'Aee mi8il(mMire»>îl u^ccotoplK pat ses projets. Le corpâ du premier martyr ^est déposé dans l'Ile déserte de daitit^i^eOrgeS! LëS ttisslOnnaireà se fixent à rHë de 5teii»t)Mîni»t^, éont les ^abitaos leur semblent plus doux, en attendant «le r^mir évangtitoar les assassins de leur évéque.

8. Lettres de S. S. Pie IX au conseil central de Lyon et de Paris, pour la propagation de la foi.

84 ^UiiVEtLt& £X M£LANG£8«

9. NottTcllM de U mîMioB des PP. CapuetM en Méfepoteniie. Deui évé- qae> Jtcobites ont sbjuré leun erreurs.

Nous reoeYons la lettre sniTUte, qui nooi signtle une ineiactilnde que nooi nous empressons de rectifier.

Marseille^ le 29 noTebbre 1846. , MoBsieitr,

Dans yotre numéro de septembre dernier, tous avez publié, diaprés les AntuUes de la propagation de la foi y un extrait des lettres écrites d'Amérique par les PP. ^ubeH et Laverlochére^. tous leur dojmez la qua- lité de Marittes.

Je suis le frère du premier de ces deux missionnaires , et à ce titre ^ Je pense qu'il me sera permis (si bonorabiement qu'ils soient qualifiés dans votre recueil) de revendiquer pour la Société dont je fais moi-même partie, le mérite de leur dévouement et de leurs travaux dans la sainte carrière qu'ils ont embrassée. Ils appartiennent Ton et l'autre à la Congrégation des Oblais de Marie immaculée et non à celle des Marittes^ qui est assez riche des œuvres de se$ membres, sans avoir besoin de rien emprunter à d'autres.

Les Oélats de Marie immaculée^ ainsi nommés par le pape Léon XII, qui a canoniquement approuvé leur institut, ont pris naissance dans le midi de la France, ils évangélisent un bon nombre de diocèses en même tems qu'ils dirigent les séminaires d'Ajaccio et de Marseille. Mgr l'évêque actuel de cette dernière ville fut leur fondateur il y a plus de vingt ans. Ils ont formé deux établissemens en Angleterre et quelques autres dans le haut et le bas Canada, Leurs travaux du côté de la baie é^Hadson et auprès des sauvages de V Ottawa ont déjà produit d'beureux fruits de salut, et Ton est fondé à espérer que le bien, dont ils sont l'instrument, prendra un accroissement toujours plus con* sidérable, en Angleterre et dans le nord de l'Amérique. Leur ministère n'y sera pas moins béni de Dieu que dans toutes les autres contrées ils sont établis depuis plus longtems. Il y fera régner l'évangile de paix et la loi d'amour, comme dans l'Ile de Corse, il ne cesse de réussir à réconeilier entre elles bien des populations ennemies, et à arrêter le sang que faisaient couler des bras armés pour la vengeance. .

£n accueillant ma réclamation pour l'insérer dans votre estimable publica- tion, veuillez «gréer, monsieur, etc.

0

C. AuBiAT, prêtre O. M. L Directeur du Calvaire.

ANNALES

DE PHILOSOt>HIE CHRÉTIENNE.

ms^^

numéro 86. Jirtvicv 1847.

<End(t0n *tnrnt <Satt)oliqur.

_ »

DISCOURS

DE SA SAINTETÉ PIE IX,

ADRESSÉ AUX PASTEURS ET AUX PRÉDICATEUaS DE ROME.

Il est d'usage à Rome , que lorsque la prédication du carême va commeiicer, les jtasteurs et les prédicateurs qui doivent distribuer la parole divine au peuple se rassemblent dans une des salles du palais pontiûcal, et là, en présence du souverain Pontife, renouvellent leur profession de foi et reçoivent, par quelques paroles du chef des pasteurs^ une sorte de nouvelle mission pour évangéiiser et convertir les peuples. Cette cérémonie a eu lieu comme de coutume, le 11 février; mais au lieu des brèves paroles d'usage , SA SAINTETÉ a prononcé le dis- cours suivant que tous les prêtres doivent avoir toujours devant les yeux, car c'est à tous qu'il s'adresse. On y remarquera surtout les puissantes recommandations de charité, qui forment comme le fond du caractère du saint pontife. Les fidèles aussi recueilleront avec bonheur les précieuses paroles de celui qui est chargé par le Christ de conserver la vraie tradition^ et de guider les pasteurs et les brebis vers le di\in bercail.

« Mes très-chers frères ,

» La parole de Dieu est un bien si grand qu'il nous serait impos- » sibie de l'exprimer si le nom seul n'en exprimait suffisamment lu » louange.

lir SÉRIE. TOME XV. W 86; 18ù7. ir

86 DlSGOUaS 8A SAl£«T£x£ PU IX,

» Tout ce qu'il y a de bon dans nos âmes et sur la terre est le fruit » de la parole divine , dont la prédicatiott ebange la face du monde. n Tous les trésors de la relira «ont lea bienfaits de la parole divine, » et la religion elle-même n'est autre chose que la .parole de Dieu » descendue parmi nous, qui se communiqua aux apôtres, et par leurs » successeurs est venue jusqu'à nous avec la même force et la même » efficacité. De sorte que nous tous nous ne faisons qu'une chaîne » qui descend de Dieu et dont chaque anneau a toute la force de la » chaîne entière et de son commencement.

» Je rends grâce au Seigneur de ce bienfait , et en ce moment je » prie pour vous. Que l'esprit de Dieu descende sur vous , qui allez V prêcher la parole de Dieu, soit avec force^ soit avec douceur !

» Si c'est avec force que vous allez prêcher les vérités éternelleSi » vous fortifierez les faibles contre les erreurs et les illusious du monde, M vous arrêtez les injustes par la crainte du jugement de Dieu.

» Si vous allez prêcher la miséricorde du Seigneur avec douceur , » vous ramènerez les pécheurs, vom brieerez leu» oœon en les ram- n plissMit dfi i'espeir ^t' du désir do pardon de Dieu ; tous ramener» 9 au .bercail les brebis égarées, vo«s guérires leurs plaies et vtms re« « donnerez la vie à leurs ânes..

» Elevez-vous contre le péché avec une saint» sévérité et recevez » les pécheurs avec une sainte douceur.

» Il est du devoir de font chrétien ; mais & plus forte raison il est 9 du devoir de tout prêtre d'iadter Jésus-Ghrist dans toutes les vertus » dont il nous donna l'exemple, de l'imiter surtout dans ce que disent » de kn <^ deux paroles : Cœpit facere et docere S

9 Faire avant é' enseigner. Il faut donc que vous fassiez déjli ce » que vous allez enseigner, fi faut que défà vous soyez saints. La » sainteté triomphe du monde. Soyez comme nous renseigne l'Apètre: » Exemplum estoie fideliwm, in vferko, in cémyersaHone^ in tha' » ritate, in fidd in castitate '.

» Voilà déjà vingt ou vingt et un ans que j'exerce le ministère. J'ai » vu le monde et ses malices ; mais je n'ai jamais entendu de la bouche

' Il commença à faire et à enseigner. ^cUs i.

" Soyez Texemple -des "âdèles, dans la parole, dans la conversation, dans fa charité, dans la foi, dans la chasteté. 1 Tim. iv» 12.

AUX PÂSTEUaS ET AUX PBÈDIGATEURS DE ROME. 87

» des hnpîes des médisances et des murmures aussi scandaleux que 9 ceux qui sortent de la bouche des mauvais prêtres, semant la peste » au milieu du troupeau du Se^jMur îEstote exemplum, in verbo et in conversç^tiam^

» Et in charitate. Le caractère de la mission divine^ c'est la cha- » rite «avers tous; et son signe principal , c'est d'évangéliser les « pauvres. Lorsque saint Jean-Baptiste , voulant enseigner ses dise!-* » pies sur Jésus-Christ , lès envoya auprès de lui pour lui demander » s'il était le Mes«i^^ JésusrQhrist leur dçniha poar dernière preuve de » sa mission divine qu'il évangélisait les pauvres, les pauvres de toutes » les conditions. Car tous les hommes sont pauvres et sont obh'gés de M mendier la nourriture spirituelle auprès de la parole divine, en de« » mandant la lumière de h fQi> h force de l'espéra^/^e et le feu de )a N ct^aritét Répandez donc sur tous, sans distinetioa d'état et de eon- » dition, cetteamnâme céleste ^ préparant les sentiers du S^gneur, n reprenant et coosohqit selon les bssqins dechaeuii, pour porter » secours à toutes les misères.

» In castitate, 0 vous qui, chaque jçur, pendant de Ipngues heures^ 9 exercer le ministère de juges et de médecins dans l'administration » du sacrement de pénitence, pour délier les liens du péché et pour. n guérir sa lèpre , vous comprenez parfaitement combien la vertu de » la chasteté est nécessaire au prêtre,

a Enfin, in fidç. Vous êtes les apôtres de la foi, soyez doqc hoiuçie^ » d'une foi vive, modèles des croyans;'car ii fa^t que tout ^^ moftde n voie combien toutes vos actiops sont dictées par la foi.

» Vous avez à combattre principalement deux sortes de maux qui a inondent notre siècle, la vanité de l'esprit {vmità del 9firi(o) et iy l'endurcissement du cœur {e la d\irez2,a d^l cuore),

» Si vous êtes le^ imitateur^ de Jési|s^Christ, vos paro.i^> pleines » de Dieu, comme le souffle d'un vent impétueux, dissiperont toutes » les fumées de cette vaoitéf

9 Si vous êtes les imitateura de Jésus-Christ^ vos paroles seront » brûlantes de charité ; et devant ce feu, les cœurs endurcis s'amol-* » liront, semblables à la cire qui se fond, tanquam cera liquçsçens.

M C'est dans cet esprit que vous recevrez de votre premier pasteur » la mission divine. Puissiez- vous l'accomplir pour le salut du peuple » et pour votre sanctification !

88 NOUVELLE DESCRIPTION

Titcliiolo^t 2ii»^t'utm( ti biblique.

NOUVELLE DESCRIPTION

DES RUINES DE PERSÉPOLIS

ET DE SES ENVIRONS. PAR MBf. FLANDIN ET GOSTE.

Voyageurs qui ont Yîsité et décrit les raines de la Per^e. Mission de MM. Flandin et Coste. Leur traraui. Persépolis n'est que palais des rois de Perse. S( description. Deux tombes royales; tombes et bas re- liefs dits de RoutUm, Explication des inscriptions. Le pehivi était la langue officielle des rois Sassanides.

Le palais de Persépolis > fat incendié, dit-on, avec une torche qu'Alexandre alluma au banquet d*uûe orgie , à Tinstigatioa d'une courtisane ivre\ D'autres disent que cet acte de barbarie fut la repré- saille des dévastations que Xerxès commit en Grèce ^ La première opinion a l'avantage d'un sens moral que justifie la ruine des grandes cités de l'Asie et du monde entier. Toutes, elles ont péri par la volupté. La flamme du bûcher de Sardanapale consuma Ninive» Labynet ou Nabodonus était assis à un festin, lorsque Cyrus entra dans Babylone ; et Astyages enleva l'empire d'Orient aux Mèdes, cor- rompus par la mollesse. Athènes, qui envoie contre les Perses le Macédonien, son vengeur, et Rome vaincue par le luxe et les arts frivoles d'Athènes, prouvent l'une et l'autre celte loi constante de la

* L'arrivée des monumens ninivites qui vont bientôt occuper le public sa- vant, nous a fait penser que nos lecteurs liraient avec plaisir les deux articles

^ue nous avons reçus de notre ami, M. Eugène Boré« sur les travaux de re^ cherches que le gouvernement français a fait exécuter en Perse. A. B.

Quint. Curt., liv. v., n. 7. 5 Arrien, liv. m, n. (i.

DES RUINES DC PBBSÊPOLfS. 89

justice divifieclmUant les nations et- les hommes tombésdans Tcscla- Y9ge des sens et de la convoitise.

Le Christianisme, en fixant le siège de sa domination dans la ville romaine, la sauva de Tanéanjdssemeht, et lui assorii réternité promise par un orade. Mais les métropoles de TOrient, dont les peuples ont dédaigné la doctrine régénératrice de TËvangile, ou qui n-oQt poiint été fidèles à son observance orthodoxe, gisent humiliées dans la pous- sière ; le signe de la malédiction décrit par les prophètes reste empreint sur leurs ruines. . . ,

^n», dernière capitale du peuple arménien, séparé par le schbme de la communauté de r£gUse, en est un exemple vitant, de même que Persépolis chez la nation persane.

Cette dernière ville, capitale florisante des Perses aux siècles des Mhéménide&i est connue chez les poètes, sous le nom d'Istakhr. Lea^ Persans l'appellent actuellement TakU-Djernchid^ ou le trône de Djemckid , souverain que les traditions nous peignent, au berceau de la monarchie, avec les traits imposans qui caractérisent le père et . le législateur d'un peuple, personnage toujours élevé au-dessus de la nature, et tenant à la fois de l'homme et du dieu. On la nomme aussi Tckéhel minar^ « les quarante minarets » , et Bazar soutoun^ « les mille adonnes , nombre arbitraire, qui exprime seulement ridée de sa première magnificence. Quant à la dénomination de Per- sépoliSy que les grecs créèrent pour cette ville-mère de la Perse ^ elle est perdiie^ aussi bien que le souvenir de leur conquête.

La curiosité des voyageurs a été constamment excitée par ces ruines, que le tems a épargnées,, comme un témoigoage de l'antique grandeur nationale. Le premier qui en parle est un certain Jasaphat BarbarOt lequel e$t tellement émerveillé de leur aspect , qu'il ne craiot pas (jL*en attribuer l'œuvre à 5am8on. L'écriture inconnue qui les décore était alors, considérée comme formant autant de caractères talismaniques dont l'explication devait êu*e tirée des secrets de la magi(^yetquelques-uns osaient même, y lire les nqms d'une dynastie de rois despendans de Cain et de Lamech, Pendant que les Espagnols avaient des comptoirs à Boiichire et à Djoulfa^ Jntonio de Govea^ Gardas de Sylva et Figtieroa^ ùtent ,ua examen sérieux de ces monumens ; et*le dernier, ambassadeur de Philippe ///près la cour

90 fimiVÉLL£ DfiSCniTOON

d*fiipabaD, en «ntoya à son «mTerain «ne description dénUite. Après eux nous avons l'italien Pietro délia P^aUe, VsAemtndj^lhreefii tm Mûnd^kohn et les français T^w^rnler, Thérenot^ et svriout àir Ckardin^ avec le naff paysagiste Grelot, qui, malgré rSncorrectSen de ses eopies, donnait cependant une idée plus exiacte de l'aroliiteotufe et des inscriptions. Trois mois durant, le Hollandais Bruyn exerça son pinceau, sur ces lieux, si dignes des études d'un peintre. Fuis, dans ce siède, les Anglais, appelés fréquemment en Perse par leurs intérêts et leurs rapportspolitiques, ont fourni le reste desdocumens et des travaux qioe nous devons à Tartetàk soienee. SirJi^n Mateom, Morier et principalement K^r- Porter, ont «tiiement i^téaux essais de leurs devanciers.

Toutefds, après tant de dessins et de gravures, représentant sons toutes leurs faces ces restes de la haute eivilisatton asiatique, et mal-» gré le soin de Kœmpfer et de Niehuhr h en relever les inscriptions, il restait encore une large part de mérite et de travail à ceux qui, vérifiant les observations des autres voyageurs, devaient eondtier les diUférences, remplir les lacunes et dissiper les derniers doutes des savans . L'époque, le style, le caractère propre de rarchitecture, le plan de la ville et celui des édifices ruinés, les caractères qnîen sont comme Tépl- taphe, formaient autant de questions que ^archéologie, fart et la cri- tique des orientalistes ne pouvaient entièrement résoudre qu'à Taîde d'explorations nouvelles et plus complètes. !4nsîenrsde ceux qui avaient visité' Persépolis avaient les qualités requises pour cette opération im- portante ; mais la fortune qui conduit les voyageurs est chanceuse ; et le succès d'une excursion dépend de mille circonstances accessoires et imprévues. Ces lieux ne sont pas également aceessaUes li toutes les sai- sons de l'année. C'est ainsi que Ker-Pwter, incommodé parle soleil de la canicule, ne put terminer ft l'aise ses esquisses ni copier toutes les inscriptions. Â d'autres plus versés dans la science des antiquités, il manquait le talent si nécessaire du dessin. Quelques-uns, pressés par tems, devaient renoncer à embrasser l'ensemble des monumens, tâche plus compliquée et plus difficile qu*on ne l'imagine. Tel autre, peintre habile, n'avait pas les connaissances indispensables de l'archi- tecte, et réduit à ses seules ressourcés^ succombait soiis Fimmensité du travail. * ' ' ^ *

DBS Rmms ftê pcrsékmlis. 91

Le mùfm de remédier à ces inconTémeiis tait d'aiMcler des hommes capables de.rsprodaire ûdMement la tne de ces mine», sons le douUe riBpport de la perspectiTe et de l'étendoe, et d'enfermer pour ainsi dire to»t Persépolm dans leurs carions ; tellement que désormais la science européenne ne craignit plus lesratages du tems et de la bartuirie. Llnslitot de France, qui portj^ sur tous les points dn globe son regard observateur^ etqui, tout en ne négligeant aucune brandie des connaissattces- humaines, 'cherche avec prédilection à pénétrer les mystères les plus obscurs de l'antiquité, pensa que l'envoi d'one mission diptomatiqi:^ en Perse était une occasion favorable de faire reconnaître et étudier ses vieux monumens. Il proposa donc aiî gouvernement d'adjoindre b l'ambassade un peintre et un architecte; et le gouvernement, condescendant avec une complaisance éclairée à ses désirs, accepta les deox artistes qui lui étaient présentés. MM. Flandin et Cosie eurent rhbnnenr d'être choisis par les suf- frages de TAcadémie des Beaiix-<Arts ^ et môles aUi jeunes diplomates députés vers le Chàh^^n prouvèrent aux Persansque la France savait allier les intérêts de hi science à cenx de la politiquie.

MM. COste et Flandin, revenus à Ispahan an commencement d'août 1 840, après avoir exploré les monumens sassanides 4e Ker- muncAiA/», attendirent les premiers jours de l'automne avant de 8'e:q)0ser dans les plaines brûlantes du Kermeair. tls partirent au mois d'octobre pour PerUpoU», C'était habilement choisir son tems. « lieu'id'allery à l'exemple des voyageurs attirés par le même but, demeurer an viUage de Kanara, distant des ruines d'une parasange, ils ronlarent habiter la solitude royale des monarques àchéménides, comme ponr évoquer leur ombre, revivre dans la société de leurs souvenirs et <s*inspirM* de tout ce qu'ils rappellent la gloire, de rinstaUlftéet du néaqt des choses < humaines. La tente fat doncdres- sée au pied de l'escalier que lés satrapes, ces petits monarques de la grande monarchie^ les courtisaiîs, les chefs de tribus, les guerriers, les pontifeSf ies sonverains vaincus et captifs montaient à cheval, six de front, ponr venir abaisser leur tête devant la majesté du roidesrois. Us établirent leur cuisine dans un de ces mêmes palais qui furent autrefois le théâtre des intrigues de Smerdis le Mage, des conspirations tragi- ques des eimuqnes et de^ colèlres sanglantes de Pary«a/Î5. Lès chevaux

93 ' sowEUif. iSscftimoK .

couchèreat au tatlieu âes eoloniiades, h readroit le eocirmer de Darius^ fils d*ffy9i€»peri^i gagna la couFODuepaFsoaheDiiisseme&t luatiDaL ils pouvaient à loisir observer les effets capriciàux. des ombres, glissant, le soir, sur les fûts et les chafiteaax mutilés, oit admirer, à Taube, celte lumière pure etvi?èque les prêtres à'Ormaxd saluaient de leurs hymnes et de leurs acclamatious. Lorsqu'ils étaient fatigués de calquer les inscriptions, ils clieixhaient un délassement dans le dessin de Timmeiise bas-relief qui orne encore de ses 612 fi- gures la double rampe de ce même escalier ; ou bien ils mesuraient la hauteur des< blocs ma9$ifs, le diamèure des trooçops: ç^vemés, l'ouverture, la coupe des portiques et la superficie enti^ede rédifi^e» Us en retrouvaient l'ordre et les dimensions, 9ks$Mgnaientauxcok>nne$ détruites leur epaplacement et découvraient dai^ ce palais, ayant près d'un mille de circonférence, six autres, palaisvqu'il contenait syméui* quemeat disposés. En un mot, le volume, ia forme et la place de clique pierre étaient soUmis à unexamenscrupuieux et méthodique, ^n même tems ils entreprenaient etdirigeaieàt dès fouilles qoi, :exé« entées sur une échelle plus vaste et avec d'amples ressources, devaient prouver la vérité de cette conjecture , qu'il reste autant: de ruines sousierro qm.des$us\

Effectivement» quelques ouvriers^ en déterrant la basedesiiokmues, et en enlevant la couche de terre amoncelée p^ les siècles, le Teotèt le lavage des pluies au pied dès bas-reliefe^ restituaient leurs parties inférieures. Et quelle n'était pas la joie de nos arttstesde les retrouver fraîches et intactes, comme si le ciseau venait de lea sculpter l L'art persan leur était révélé, avec son style et ses* nuan<%s.; et,- avant de copier chaqpe figure de ces longs tableauxâ, dont î'actton est un sym^ J)ple retraçant les principaux événemens de la mooarcihiQei lesi •céré- monies de son culte politiquey leur .0811 avait pu safoi' l'eleëiàble et l'harmonie générale qui coordonnent toutes ses parties.:

Deux mois d'uneétude;a$siduè.leor permirent âè refaine ^. que Ja précipitation, TinexaclitMde ou l'incapacité avaient défiguré ou changé dans le^ dessins que nous possédions; Dads lèa uns4 Jesatti- tudps étaient fausses, trop rddes et malexpriméesi; dans les autres ^

DES mmBS m mti^kimjs. 9%

l*iinâginaiioh vrait prêté ant objets des formes qa*tis n*aTafent pas. C'est ainsi qu'un crayon assez habile a donné à un. Hippogriffe une épine dorsale de tigre ou de taureau, au lieu d'une queue.de seorpioa délicatement burinée, avec ses nœuds, ses artères et son dard aigu. Les pieds, les jambes et les plis des robes traînantes que le marteau musulman n*a point endommagés,- sont d'une finesse de travail que n'offrent point les sculptures altérées par l'action esttérieure de l'air. Du reste, MM.-, Gôste et Flandin> n'ont point eu la jdouâe de certaifl^ antiquaires, recouvrant de terre etde sable les chefs-d'œuvre de l'art égyptien qu'ils avaient déterrés. Ils ont voulu laissera tous le plaisir de leurs propres décoBvertes. Ce qui a été sauvé de l'oubli reste exposé à l'admiratiôt) future des voyageurs. : La ville é'Istahhr 9 qu'il faut distinguer soigneusement du palais i fiommé s^l et improprement Persépolisten est éloignée d'une lieue et demie. Elle s'étendait sur les. bords de la j-ivière qui descend du Dord, et que les Grecs ont ràpfielée Araxe* Des fragmeos épars maçomierie et. lés excavations du sol indiquent sa. position l'endroit Ja vallée du i^taieni s'élai^t. et donne naissance à la;plainedite Merdacht* par les uns, et JKimara pu: les autres du nom du village voisin. Le palais de Djemchidy où. JPers^po/ts, apparaît au midi i adossé à la montagnOi etidominant à l'ouest tout le plateau quis-enfuit à perte de vne vers Chinaz. Dans cette direction, Toài aperçoit trois monticules rangés sur une même ligne et couronxiés |»ar autant de forteresses qui défendaient les approches de la capitale; La situation était des plus avantageuses et pouvait fournir à la subsistance. d^unei cité populeuse. Les eaux de VAraxe servaient à tous les besofos des habitas[s;:et, distribuées ensuite par des canaux d*if rigation dans campagne, elles y portaient la fécondité.

Mais laissons de côté Istakkt ,1 qtti n'oSre plusqu'iine seule co- loùiié à ratteotion des anti<|uaires« et suivons nosariistes^dans rinvesï- tigatiott dois rninl^s duipà/ats; Il est.assissuir une plaie^forme dont la longueur du nord au sud . est évaluée par M, Gosie.jà 473 mètres / et k lai'geor à 286^ de l'est :au oouGhanli Son élévation au-^dessus de la

' Elle prend le nom de district de Merd€ehidu côté gauche de la rivière et de district de ^o/rrr^/ du côté droit. '■;;.: : .•

9k ' NOQVBtui MSGmraiov

ptaioe dépiste mi feu h mêsnHB de 10 mètrèi» Xa .tenraUte qui F«i<- touraUv brbée en quinze angles rentr^aa €t sailtana , est oonstniite ayec des blocs m^ ^ dors d*iine pierre calcaire extraite' de la mon** tagne,! posés sans ciment Les uns sur tes antres,, avec la solidité régo* lière des ooTritges cydopéeasw Ck)iBtDe op ne tromne anpmi vestige des deux antres enceintes de mur doAt parie Diodon de SieiU^ dans la description -son- palab, on peut douter de Fémditieii des savanp qu supposent soki identité avec œlni de J^iépolià ' ; ou du mdnà regarder les renseignemens de ^historien grée comme inexacts et l'ayant iednit en des «rréors de -détail .

^On monte à cette plate-forme par le grand escaUef tourné Tere Touest, composé de 106 degrés.' Sur son ake s*élèvf le portique , à rentrée duquel veillent quatre sphinx à proportions colossales. A sa droite, commence un second escalier dont les ^cea^, déeorées de 61S figures^ sans compter les'omemens accessoires, pifésentent un 'déve«i> loppementde 83 mètres. U aboutissait à ta magnifique colonnade qui a folt doimerau monument entier le nom de Tehéhel-Mnar. Des 7S «olonnëa qui la composaient, ilnV» reste que 18, dont les bases, les fûts cannelés jet les .cbaphèam^ sodptéa avec un goût ei^quis, doÎTent désormais faire admettre un sncièmè ordre d'arcfntecture représen« tanti^anden ordreipersan^ et que Vùû pourrait appeler perstfpblilttîti» C'est i tort que^/d'après ro)inûDtt de Cayluê , on a qualifié ce style dVjfypItetL.ia profil des portiques seul rappelle cenx de TkAe» et de Memphisf et les Perses conquérans de l'armée de Gambyse» pouTaient emprunter certaines formes, à l'art du peuple conquis, sans étre-dèservileJB imitateurs. D^utres ont ^cherché ses élémeqs dans VJndé), et cpieiiqfàesAuns , *avee pli|s fraisembliance ^ dans la Bac* trianCi qui paraît avoir été le centre primUif.de la^ eifiUsation per<» sane, ' Une'légère Btt|snti(to luffit' pour démontrer que son carac- tèreesl aofve qtué'tétû de l'art grec, dont il n'a pas depetfdant l'été* gbate perfeocioA. lia grandeur et la majesté^ plutôt que grflce et l'imitaiion fidèle de la nature^ sont ses traits doorinans. ;

Il est.difficile d'àssigiier avec une précision chrooologiqne la date de ces monumens. Toutefois, à quoi bon se perdre dans le passé fabu-

l'I .• '. . •< . 5 I * . •.!•

' Diod. de Sicil. liy. xrii, c. 71 .

0E9 BUiHîES m PEBdÊPOUS. 95

leox de Djemehidei^ lareioe Ihmal,<ïïk, cownie Viliim loMi, remoHter à Végtqae eu SahéiMme? Les philosophes da dernier aiiclei préoccupés par la peos^ de chercher partout d^ fHreafes de l*aa« denùeté da globe opposées aax docomens des JSaimte»^Lettrc»» fixaient, ni pins ni moins» k 3209 ans ayant Jéra»-Giirist,répa|ae de ces constructions s qne d'anu^es ne raidissaient pas de regarder comme le produil i'une éruption ToIcanique« tant il est Yrai que Tin^ crédulité conduit toujours à ta déraison *• N'était-il pas plus sage de suivre le tén^oignage des auteurs grecs ', qai nous disent que Fcrs^ polii (ut bâti par CyrusiA Camhyse? Aujourd'ini^Ie déchiffrement des inscriptions cunéiformes démontre qu'ils étaient génératement bien informés touchant Thistoire et les révolutions politiques de la Perse. C'était avec une présomption également dénuée de preuves qu'on refusait aux Ackéméniiss la gloire de le fondation de Persépo» lis , pour l'attribuer à la dynastie suivante.

Malgré le désordre d^s décombres entassai sur plate^forme,: M^ FlandÀn et C^ste sont parvenus à distisgoer ks divisions prm->. cipales du palajs, et dans son intérieur» ils en ont recomm six autres ornés aussi de portiques et 4e colonnades. Le pUn levé avec exacti"* tnde par U, Coste les réti^it dans leur ordre et leur disposition har- monique. l.e coup d'oeil exi^rcé de l'arcbilecte a deviné la pensée qui avait conçu l'ensemble de ces construcfionis gîgantesqqes; et chacune de feues parties 9ont jiorties, sous son compas* du chaos de la dévasta- tion. Gomnoe nn maître qui visite un domicile fongteoM abandonné , etquien reprendpossession, U. Coate pénétraitdans ces édifices seoon^ daires» déterminait leur place, leur forme, erreur imposait des noms. Ainsi, au sod de la cdonaade, ilfixe on palais, dit Palais de Foussi, oA sont les inscriptions coufiqueSy dont les' sphinx anraieÉt longtemsi encore gardé l'énigme, sans le génie de M. de «Sacy, qni lésa déchit« frées,.voici cinquante ans. *i

A côté nous avons les palaù du sud-^uest et du sud t le premier^, plus considérable et plus riche en sculptures, reposait sur 56 éolonnea*

' Bain j, ^///Sm>« <//? /*a//ronom/V anr/awM;,p* 354*

» U6er den Ursprung der jpyramidcn in A^gypten UUd dpr rifineil VOn. Pcrscpolis, van Samuel Simon Wite (1789)./ '^

'' Steph. Byzant, na^aap^à^ai. EJien, deanim. liv. i, n. 59.

96 NOUVÈILE rtRSCRlPtlON '

I/antm,^b6ni<^cain|>aratiYement dans ses dimensions, n'avait que 2^ colonnes. Leplitô va^e était le palais de k'est, ayant une façade de 91 mètres et une profondeur de 75 ; 20 cokmnes étayaient son pôr- tique, et«a^andesaUe était supportée par une autre colonnade, qu'on pourrait, saiis noétapliore, assimiler à une forêt , puisque les fouilles qui en ont constaté l'existence ont permis de compter la place de 100 bases. Deux sphinx se tenaient à rentrée de ce paliais , qu'bn peut considérer comme un temple de la Victoire , car la personne du raonurque,. multipliée sur les bas-reliefs, y apparaît Tictbrieuse'de ses ennemis^ figmrés parles symboles du lion, de Taigle, de la licorne et du taureau.

Enfin» au centime de ces ruines sont les ruines d*un dernier patois j dont le. déblaiement était trop dispendieux pour éftre entrepris avec les ressources de nos artistes. Ne pouvant détermine^* son périmètre, ils se sont bornés à dessiner le portique et les bas-reliefs qcri en couvrent Tipaisseur. Yr^semblablement, cet édifice central était le sanctuaire de la royauté. Le souverain y est constamment représenté sous les mêmes traits^avee la longue robe, le diadème et tous les insignes de sa dignité. Il mége sur un trône, admirable par l'élégance de sa forme et de son exécution^ ou bien il marche, suivi de sa cour^ ombragé par para- sol et tenant à la main le bâton qui remplace le sceptre. Dans quel- ques figures; il pprte aussi la fleur emblématique du lotus.

Ainsi» M. ^osfe a refait le palais, sans oublier même Tindicatioa des aqueduc» souterrains, inclinés vers la plaine, pour faciliter l'écou- lement des eaux pluviales. Il a mesuré les plans d'ensemble et de détail » dessiné en tous sens les profils des palais et des ruines» avec leur variété d'ornemens et leurs ^les d'architecture; il a déterminé le nombre des colonnes, des portiques et des fenêtres , et esquissé uàë vue particulière de chaque édifice; et, ce qui :iùi assure à jamais la reconnaissance des orientalistes, il a copié avec une exactitude pleine d^ patience toutes les inscriptions^ cunéiformes <[ui montent au nombre de 50; et forment une somme totale- de 753 lignes!

Pendant qu'il s'acquittait de sa tâche, i\I. Flaodiii dessinait, avec un zèle égal, Persépolis, soUs treize points de vue dififérens. Son pinceau reproduisait dans tfois tableaux le ton propre que donne la lumière de ce ciel méridional ; et pénétré pour l'art antique de la

DES UUIMëS de PËllSÉPOLlS. 97

Perse, d'un sentiment vraiment esthétique , il s'appliquait à rassem- bler dans ^3 dessins la collection des bas-reliefs. On peut juger de l'étendue du travail, en se rappelant le noùfibre des figures du grand escalier dont il a été parlé plus haut. Il a réussi à C(»npléter ce magni* fiqae morceau de sculpture, en faisant redresser vers le milieu de la rauipe, à force de bras et de leviers, une pierre, que mil afutre avant lui n'avait aperçue. On y voit des gardes du roi, dont les pk'opôrtions de la taille excèdent celles de la nature. £n outre, par ses ordres, on déterrait, comme nom l'avons dit, l'extrémité des autl'es bas-relièfe^ précaation qui lui a valu la jouissance de mieux apprécier le mérite de l'art persan. Plusieurs fouilles n'étaient rien moins que àes exca- vations profondes de 6 et 8 pieds. Aus» quelques sujets nouveaux préparent-ils une agréable surprise anx savans. Mais le résultat plus curieux qu*il ait obtenu est la découverte d'une ronde bosse^ produit unique, jusqu'à présent, de la sculpture ancienne des Perses. Elle représente un taureau^ que ces messieurs supposent avoir été placé sur un piédestal, en regard d'une autre ronde-bosse de même nature. Ils ont même reconnu l'emplacement d'une des bases.

Derrière la plate-forme du palais, on aperçoit dans le flanc de la montagne deux tombes royales, La première est une chambre con- tenant un sarcophage, l'on croit qu'ont été déposés tes restes de Darius, fils d'Hystaspe. Les animaux qui bordent la frise de la cor* niche sont des lions et non pas des chiens, comme l'ont prétendu d'autres voyageurs. La deuxième tombe est divisée en trois cellules voûtées, contenant deux sarcophages. Quant à la troisième, plus recn*!> lée vers le sud, elle n'a jamais été terminée. Bntre ce point et le palais^ le sol est jbnché de débris de colonnes, de bases et de chapi- teaux. l\1. Goste y a reconnu remplacement d'un vaste édifice. Tous ces monumeus, sans exception ^ offrent le caracière d'un même style d'architecture et appartiennent, selon l'opinion la plus accréditée aujourd'hui., à l'âge des Achéménides.

Vis à vis d*Istahhr^ à l'angle d'ouverture de la vallée du Sivendy sont les rochers de nakchi-Roustem, mots (\fn signifient peinture de Roustem, autre héros célèbre de l'époque mythologiqur. Ce nom, si populaire dans l'/ran, exprime l'idée que les gens du pays se font de la haute antiquité des cavernes funéraires et des bas-reliefs, auxquels U s'applique. Toutefois, il existe une différence sensible entre ces deux

98 NOUV£U£ DESGftlPTION

sortes de mQnam^Qf». Ge3 quatro tomlmaxi s«mblaUe« k cemt qui aTôisiaeni lo palais do PeraépolU, eoot probablement lea sépultures royales que weatioDiM Jrrien \ et qui forent destinées aux succes*- seii|rs dei Cyrt^i les bas^reliéfs sont l'ouvrage des Sassanides. Les voyageurs préoMens n'en avaient vu et dessiné que six. M. Flaniin, au inoycm d'une fouille de deux mètres de profondeur et de six de largeur I en a découvert un septième rq[>résQutaQt le duel de deux cavfilierfii dont l'action se lie à celle d'un cadre supérieur. Comme ce nw?eau tableau» eofo'jisous terre» probablement avant Tinvasion des Arabes»; a échappé au fanatisme des Musolmans ioopodasces , la seulpture a conservé puraté et le type original de ses formes. M- Co9h a renoncer ï Copier les inscriptions cunéiformes tracées au-dessus de Tune de ces tombes, tant elles sont altérées et incora" plëtes» à quelque distance, nos artistes ont remarqué deux constroo* tioos de médiocre grandeur. Leur structure et leur position les assi* mileot aux autels du feu, dit» Mêofy^gâhM.

Il faut comprendre au mmhm des monumens sassanides ceux de Nakchi radjah, que nous avons laissés à l'est, entre Tehéhel-minar^ ou Persipoli^f et les restes à*Isiakkr. Us consistent en trois bas- reliefis» que les descriptions de Cameilh Lebrun, de Kœmpfer, et