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A MONSIEVR
MON S lE VR
CONSEILLER DV ROY en ùs Confeils d'Eftat & PriV^ , &
Prefidenc en la Chambre des Com- ptes de Paris. . •
ONSIÊVR,
**
Si Evippus Athénien fut
cftimé heureux en fon mal-
hcur^dc ce qu il mouroit en la
Compagnie de Phocion vn
des plus grands Gapicainesdc
, __ _ 'il Grèce, opprimépar les ca-
lonmics (jle f^s ennemis & envieux : Vous , avec
meilleure i;aifon^dcvez tenir àhonncur&àboh heur
ènfembled avoir elle détenu captif durant vn an
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be Sicilien , qui lôus riucaritè de prctiMCtJrfmRrc d^ftac^cxerçoic vne drtfçrAU^ tcritlbn vous cft^'ibjàiîcl^Wg^ captifs ont c(>érem^ en Hberctf par leivoeui de tou- tes les Provinces du RoiaumoiUirlès rcmonftrances des Cours foiiveraines^à ImAance des Gtzvià%»6c par- ticulièrement de Monicigneur le Dttc d'Qlleini , 6c {)ar vne Declaratipn âm Roy^inAifianit œijjlement eur innocence : & que l'Auteur de leujr opprf fliûn & de la voftre , a efté banni dé^la France parvn décret circulaire de tous lesParlcmcnSj&mauditde tqusles ordres du peuple, au mcfmc temps que leurs AltefTes eftoient accueillies àlciir retour à la Cour.&dans Pa- ris,avec des bencdi(Skions & des acclamations accom- pagnccs defeus/k deUrnles de ioye.
L argunient de ce difcours appartenant à vne des plus confiderables pièces de l'Hiftoirc de la mi- norité delà M^cftétres-auguftc, jajo|ifl:eray feule- ment icy couchant voftre prifonj quéèommc Aurc- lias Sénateur Romain, aiant leufonnom dans le ta- bleau des profcrits durant la tyrannie de Marius & de Sylla^ s'efcria , ytUa> mca jUkana me frofcripfi^ : Vous, .Monficur , pouvez dire avec autant de vcriic, mais avec plus d'honneur,que voftre fidelitcf envers leurs Altedes, vous les^ fait accompagneren leur captivi- té tleiir perfecuteur eftant adverti que feu Monfei* gneur le Prince de trjcs-heurcufe mémoire avoit touf
Hrvm hon^fir nijjni^nxcQn-
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éoiiiiÉoi die comlcs Eftau ^ rEyropir , & djc vodrâ iBtlIlOTliUe fiëclitéipibfi fcryfce : &i|uc vous con- cmii&tc Ammefinet deviHrs envers leurs Altcn*csfc$ cnfani, ik vatltâvoicfll^ufflS cmparcillc confidcra. nonei, rftime. C'cft là^is-jcjâ vraylc cfUfc dç ce que vous avez receu pareil traitement qu'eux en cote me- ftiorablé^conjonâure*
Orpourvoustclmoigner^Monficur/quciCprcns bonne ;|»^c ejn la joyc que vqs amfs & Icrviiéurs re- , ^oivent du glorieux fucccz d Vne aventure , qui au commencement leur avoir fembUfundle, ie Vbus dediecct ouvrage /que iay tiflu, comrîie par divér- tiflcmbnt , duraiitces prodigieufes convulfions d'£- ftat. ConiGderant qu-il choque les fentimens de grand nombre de beaux efprits de ce temps , i aj iugc quilavuit befoin de la protection dVn parrain puiC iant & avantageufcmentcoriditioniré comme vous j Monflfeur, qui poflcdant en vn haut degrc la con- noiffance dciiangues njiaillreffes avec Tcncyclope- die des fciences, ne fçaùnez approuver les bizarre- ries Grammaticales , par lefquelle^cewains Cri tiques fvllabaircs , raffinei^s de fty le, énervent flcafFoibl if. Icnuipftrc langue fous pretextede la polir & de l'ef- purer : & mefmes la deftruifent par le retrenchcmenc de pluficurs termes de forte & énergique otpreflîon: &aveccciadreflemdei croix aux eipritsftudiéux de Iclegancf vftuiieu de leur produire quelque inflru-
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/ Me promettant donqucs cb U bictivcillancc dont u vous plait 4c m*honorcr,quc yojis rcccvrcx de bon oeil ce li^etj comme yn gage du icrvicc que ic vous ayvoue/ie tafchcray de mcrCtçr la continuation dç vos bonnes gr^esTcn continuant d'cftre durant le, pcudçioursquimcrcftcntdcvie,^ *
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MONSIEVR,
Voftre trçs-hunibIC/& tres-obdf- (antrcrviteur, / "^ Se. DypLEiX,
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Ej^trait du Privilège du Roy
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patenta . X Mars .Aft. fixées _...,..., ^ ,,.„.., a., rana^rel en
f^'rc,„fnrntf, cendre erdebucr-vn ihircfir luy oinLé
rçtc : (»>« du^^,tJ'e||^ace dcL ans ;i commencer d Jour f_'lJ'r4p*rachcvaim^rin,er:a'0^
fntoupu en parue ny de U mettre ou c^pofiL vente fkn, kconfentenrentdudit^utetir^ l,pene demtllc LvJd'a- mnde er de tous deficn,, domma.e/^ interetts : i cW,- um demeure deux exemplaires l'di, Ihrc dans W'BMto. ■ the^ueduRoy,^vn dans çfllc de MoHfu.nc'urlc Carde des Se4nx de France, t^ -.v . .'^
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. ledit livre a efié achevi d'imprimer le r^. tourl^^ril audttan li^x. Cr le/dtf, exemplaires ont ejlé m„duns la Bi. .ih^çthe^ueduRoy, cjr dans cellede Aior^jeirneurk Carde . «ts Seaux de France. ■ : - * •
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DANS SA PVRETE'.
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DifeûïHon des Remarcjucj du ficur de V;iugôras ( fur la mcfnic Langue.
Vdr MffiÏYt Scipion pupleivCyConfciïleK, du Roy et Jc's Confetls àSjta^eK Priv^^xy //jjforio^ra^
- de France,
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PREFA C;E.
E ne doute pas que deux qui con- fidcrcront que depuis cinquante ans j'ay donne au iour divers ou- vrages d'excellent, haut & fcrieux argument y ne trouvent ellrangc quapjourd'huy le produifc & cftalc desobfcruations fur la Langue Françoifc, qui ne font que des bagatelles de Grammaire. Car quelle apparcnccy a-t'il quH^ cfprit qui a. tiffu avec vil labeur obftin^ THiftoirc des Gau- les & de France depuis le Dciugc iufquà prc«>
.4tak.kt.~. .
M . Viherti de U Langue Françoife . fcnt , &]a Homoiiic depuis la fondation de Ro^ me lufqu'à l'Empire de Charlemagnc. Qui a commente les Infti tûtes de l'Empereur lufti- nicfi , fcmis en vers Latins Tes R^egles fie les Ma- ximes du Droit tant Civil que Canon. Qm amç- thodiqucmentdifcutcenlaLogique Igj fubtili- tés artificielles du Raifonneiïiçnt. Quiafairvoir en fon EthiquVlalïïete de la vertu Morale, & des Vices qui luy font oppofcs. Qui a monllrc enX^' Phyfiquel'vniô de la Forme avec lamatiere en la compûfitiondes c^hofes Naturelles : les puiflan- ces de l'Ame, leiirsWganes avec leurs fonâtio,ns: & en pafTant des corps mixtes aux fimplés , a par- couru la région Elémentaire , remarque les qua- lit<^s contraires des quatre Elemens, ôc la genç-. ration des corps mixtes imparfaits ( appelles Météores) qui s y produifcnt: Qui de là s'eft guindé danslesCicax,pouryconfidererlaftru- - cture , & le mouvement de cesvoûtes eftoillces^ r ^fmgulieremcnt l'admirable rapidité de<:eluy du premier Mobile. Qui enfin fedeflachant des clîofes Naturelles, aprez avoir cnfeignc en (à Mctaphyfique cequieftdel'Eftant réel copceu vniuerfcllemcnt, fa divifion en Subftance fie-Ac- cidens,avcc fcs conditions effentielles Vn,Vrav, & Bon, &: demonllréen fa MetaphyUque Tim- mortalité dç TAmeraifonnable : la nature & les propriétés des Anges fie Intelligences : contem- ple le premier , ecernel > fie vray obj^t de la con- -
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c(tfnplaciotiDiea créateur, conrervatcur^&: fou- verain Seigneur de toutcicbofes. Quelle appa^ rence y a«-t- il que ce mcfmc cfprit^prcz la fpccu- lacion de tant de fublimes , cclcftcs,& divins ob- jets, fefoit précipice tout à coup , Comme par vnc cbeute de Phacton, dans ces bas lieux, pour fe captiver à des occupations (iabjeâics que les principes de la Grammaire^ qui ne confiftcnt quen letres, iyllabes,n\ots,& locutions, pre- mier cxçrcicê des'enfans dez-lors qiiils conirv mehccnt à monftrer quelque vfagc de la raifon.
le prevoy bien que les hommes dodles & in- telligensdirontquec'eft-làvn procède' contrai- re à l'ordre de la Nature, & à la méthode de . l'Art, qui veulent (félon Ariftote) qu'en telles producâions de, Tefprit on commence par les; chofes les plus communes , les plus cognucs , Se * lesplusaifces: pour de là monter j comme par degrés aux plus abflraites, plus cache es, &:plus ^ difficiles. Quelques- vns y adjoufteront que j'ay fait ébmme vn Anatomiîle , qui aprez la difTe- dioh dVn cadavre, & api:ez en avoir confidçre l|rs parties intérieures , & fingulieremei^t les plus npbles, leur aflîetc, leur liaifon , leur conftitu- tion, & leurs autres accidens,reprendroit le cuir & la peau fuperficielle , pour en déduire les di- menuoAS , la folidité , la couleur, & les taches»
le prevoy pareillement que ce défaut ainfi prcfuppofc fcraixhputc à k viciUcfle accompx-^
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^ Liberté dé Id Lêk^eFrançoife, i^
gncc ordinairement de raffoibliiTem^nf dc$ puiC lances dr Tânnc , & dc'k fonction de leurs orga- nes : en forte que par le rclaichcraent de 1 cfpr:it bande durant fa plus grande vigueur à lacortr templation de tant d'excellens oojets , s'accom^ mode volontiers aux chofes familières, baflcs, viles ,& bien fouvent puériles.
Toutefois jfquoy que j'àye atteint Kâge de qua- tre-vingts ans, ic ne me trouve point pourtant tiflailli de cks foibleflcs & infirmités ; Dieu me faifimt la grâce qu'avec vne parfaite (antc du corps exantcdcs douleurs'ôc des incommodités que la Nature a donne pour appanage aux der- nières années delà vieillelTe, jcn eus jamais les puiflanccs de Tamc plus entières, nylafondion de leurs organes plus libre : fî bien que nia veiic (qui dcvroit eftr^ la plus altérée de tous mes fcns ex ternes , & comme vfée par vne n longe & qua- fî continuelle ledure & elcriture ) n'a pas bcfoin d'aucun fecours artificiel. le pourrois dire lamef me cliofe del oiiie & des autres (cntimenjl Mais les ouvrages,aiifquels je trauail le encore pour les donner au premier jour iU public, & entr'autres, la continuation de mes Hiftoircs , & la tradu- iflion Frâçoifc dclaSpherc de Sacro-Boico, avec les Commentaires de Clavius,cn feront vne plus, certaine preuve. Ty pferois mcfmesadjoufter ces diibtifllons Grammaticales, comme ellant fon- dées fur vn bon 4: folide railonncmenc : ¬i
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ddnsfs Punté. /
pa$ fiif le caprice d Vn Vfage imaginaire & dciap- prouvé des do6tcs j que lés Grammairiens à la fnodecftabli(rentpourrvnique& inelbranlable principe de 1 eCpurement de noftre làirguc
Vôicy doncqueslevray motifde mon deflTein touchant le fujet propoft. C'eft quej'ay eonfi- dercf que la corruption dix (îccleparoit fi extrê- me et\ France pour ce qui ell de Texercice des bonnes letrcs , que la plulpart de ceux qui y ^ftu- dient&:quime(mesy ont fait quelque progfez, employent leur principal exercice à y ne. trop fcrupuleufe pureté du ftyle du langage, des ter- mes, & des plihifes ou locutions, à la prononcia- tion , à l'accent , & àlorthographc : au lieti ic s attachera l'argument matière ou objet , à l'or- dre, & au raifonnement:& que , coilimcs\ls le rccognoiflbient incapal^s des Sciences ( qui font Tes plus riches & les plus dignes orncmeiv dVn bel efprit ) ils s'arreftent par vnc infâme laf- chete à vneaffedlçe élégance de nbftrç langue: femblables aux cour tifa^is de PcfnclopeUefqucls -rebutcs^^e leur Maiftrefle s'adrcfloient a fes fuy vantes : ou bien à ceu3f qui ne fe trouvant pas aflcz adroits pour joiier du Ipt, apprennent à joiier de la guiterrc. ^Dc là vient que les-^ Romans ( dont la pluf-part ne tendent tiua drefTer des piegjs à la jeunefTe pour la deibau- cher ) tiffus/l'yn fty le à la mode, font plus curicu- femcnc i^ilictcs que les livres qui inftruilent à
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6 ' Lihtti di U Langue Frdnçoifi^ , a pièce, aux bonnes mœurs , &:^ux difciplincs ipcculativcs. Moy donc confiderant que tt% Grimaux, qui n ont pas allez de luffiiançc*, pour inordrc fur mes efcrits touchant le fujtt , plan- toicnt la dent furmonftyliï, &y remarquoient certains termes >& certaines plirafes derancien vfage , ^ns faire réflexion à ce qu'il y a plus de ' cinquante ans qut j*ay comrnencc à cfcrirc & à . publier de mes auures : je leur veux faire voir. que comme la langue Frânçoife s'eft fort cfpii- ree depuis ce temps-là peu à peu , je n^ pas cfté* fi incurieux que je n aye aufli efpûré & pbly mon flyle par 4es conférences que jay eues avec ceux ui font en la plus haute rcptiution d'eregaBce," e politcnc, & de pureté de langage 4 la Couf.,^ & en r A cadciyiie : par laledurc Hes efcrits , tant de ceux qui orit produit des ouvrages de leur in- , . vcijiion , que de ceux qui ont traduit'^n noftre ïangucdts pkccs les plus belles &: les pus riches ' des Latins, avec v^ fi heureux fiiccez, quçrele- gance dé la traduâion cgalc , & bien fouvent iurpafle celle dclapiecç traduite. le ne homme pas ces AutcurSjaflez fîgnalcs par leurs oeuvres: afin qu'il ne femble* pasr qu'en les nommant je les veuille flatcr, ic mcfpfifer les autres de leur çonçlition & de pareil mérite..;^ •
Delà mefmc on peut inférer que quand je me "plains de certains Critiques , qui^mc harcellent
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déêns Jéi Pureté. y
cesi^favak^ hommes ( quand jbien nous ferions / dans dç divers fentimcris:) mais que ie dcfignc Seulement certains efprits pointilleuxjqui fe pro- duilant comme des avortons ou partifans delA- cademie Telitc des beaux çfprits de ce temps^ veulent paflcr pour habiles hommes, en faifant profeffion de cenfurer les oeuurerdautruy. Cela' me fait fouvçnirde ce que Plutarque rapporte ; delavanité de certain pedam demelme humeur ' que ces gens-là. Alexandre le Grand ( dir-il) eftantcntrcvniourdansvneefcolede petis en- fans, demanda au Maiftre s*il avoir llHade d'Ho- xnere. 0/iy^j5/rf (refpondit- il gaillardement )/V;f ayv'necorrigec demamain. AXcx^nàtiZ ne pouvant (upporter TefFronterie de cc'maraudjuy donna ' , vn (ouflet, en difant : Etquoy fin es capable de cor ^ riger les œU'Vresd' Homère, & faU icy profepion d'yi^ . ircr^f^irf? Certes ce mefaïc reproche fe pourroic faire a ceux qui tafchent de tirer réputation de la cenfuredesefcritsdes'Auteurs celcbresi Au\u~ CciHfn Celle parlant de,telle$ gîensjes qualifie 4«é/4c;i/(?j 'y ^Q "verborum reprehenjores , petts audacieuxO^. tnjolens repreneurs f^ correÛeurs de mots: mais parlant des hpmmes vtay ement fçayans , il les^honore de ces éloges, hominesdoélrmajeria ,ac nihilde vertu U^ horante jperjùnnages de ferieufe doitrine , & nuUe^^ ment curieux deu recherthe des mots. C cil chofc notablequeluyquiaeftévn des plus excellens Grammairiens d entre les Latins^ parlcavec tant
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de mçfpris de ccur de k peofeffion qui V«ta| •chcntfifortàlateniuredestérmes» . J
br dauunt «we les Ç.cmarque$ du iiwr de Vaucclas fur l^languc Françoife fournifleni^i ces Syllabaires & -r'affincurs de ftylc.vrter ample matière d'exercer leurs cor redions, & qu Os en font leur Oracle, iay deffeigniJd.'impugner p?r- riculicrementcetc pièce,, afin de fajre voir qu ils
fe trompent bien fouvent a,vec leur Auteur & Maiftre. Iedis>ien fouyent -.farce que icreoo- gnois & accorde ingenijmcnt'qu il y a de très- belles régies &idetfes-bonrics ôftres-ytiles m- AruaionF, dont i'ay fiût mon profit: ipais il eft certain âu0i qu'U y cnavn grand nombcc d in- fouftenablcs , abfurdcs, «c^uelquefois ridicules.
Et quoy qu'il fcmblc s'cflre mis açouvert de tou- ' tccenfurc »cn protcftaht qu'il ne les produitpas dcfoy/maiscommccoinpiUteurdes fcntimcns jd'autruy : ie ne croy pas pourtant qu'il en ^it toufio»riavbuc ,6c qu'il trouve par tout vne al- ieurée garewic. 1>nt-y-a que fi cete protefla- tion iie le couvre pas ericieremenr contre les traits de ceux quiimpugneront fes^remarquçs, ç eu x-cy pourtant demeureront exans de tçut i:c- prochecaversluy-niielnve. ^ .^
Meflîcurs de TAcadcmiefes confrères n au- ront non- plus Hc fujet de s'intçrcfler pouf lojr: puis-qtienonfculemcriiUfe plaiiit de plufiçurs
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^ . * i ^àrû fi Purtté. p
éuéam^ fofl Hvre ^ il cenfurc les çfcritides plùstelèbrçjAueeursdc cietc tompuignie: dont quel«|uc8:viisaiantauni cfcritcomreluy , ils ne doivent pas trouver rnàu vais , que moy aiant des ientimens contraires ou fort repugjians'auxficns «i pluficurs chofes , ieluy oppofe les miens avec acsraifonsles plus puiflantes qui fe prefcntenr en telles nSatiércs. Et pour en parler plus preci- vftfmentie dis qu'ils font diffçrens des fiens prin- cipalement V en quatre chefs. .
Le I. eft touchant les Principes , fur Icfquels il eftablit le bon & levray vfaee de ftoftre lancue
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TjrM d^lmgues .entant ( dit-il ) qk'ilfattjor.. vent les chofes f^ns r<tifin .votre mefme contre U rdifon, t0 contre lesreiles &- préceptes de Grammaire: Car pour moy, if tiens queîyfigc intpoduit avec de fi mauvaifes conditions, eff plu ftolt y ri pur abus que Ion doit con^çùnjftér^ quVn vray vlage que Ion doive enfuyvrc, ainliqueicmonltreray cy- aprcz eh^ difcuflîon dfc fes Principes. . Le n. cncec^u'iicondamncablolûmcnttou- ^ tes fortes de mots, & toutesfortes de phrares& façons de parler , fi elles ne font receués dans cet vfage Déclare' rl'approUation duquel' il attribue p'rmcjpalementaux Courti(ans , fbus rclqucls il comprend en ternici e;£prcz les femmes avec 1 c
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10^ Lthtrté de la Ungtée Franfoïfit bien ce Principe eft abliirdc , & que c cft pluftoft vncis^écz dccomplaiiàncc ou de flatcrie envers les Coqrtifa/is^ envers le fcxe féminin ^jquvn axiome pour cIHfclir l'eleganee & la pureté du
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Le 1 1 1. aurccrcnchemcntdu'grand nombre de vieux mots qu'il tafche d'abolir , le plus fou- vent fans leur en (ubroger d'autres meilleurs , ou du moins aufli bons &: d.e pareille expreflion. Car
* fans ccte condition il rt'y a point d'apparence qu'on les doive fupprimer: puis-que ce feroit ap- pauvrir d'autanrnoftrc langue. Cela,dis-ic,me (cmblc aulli peu tolcrable quç de dellruire vn édifice pour ccrc feule confideration qu'il efl vieux , lans en rebaftir vn autre à lamoJerne ^ auffi logeable, auffî commode, & aulTî fort, fi la fortification y efl necefTaire. Et comme Ion ne doit pas condamner vn édifice d'architèd-urc Tufcane( d'ailleurs bien achevé & bien (ymme^ tiizc) parce qu'il feroit enrichi de pi as d orne- mens s'il efloit ordonné à la Coriçuhienne j à l'Ionique, ou à la Dorique. Auflînedok-onpas aboHr %n mot qui exprime bien la chôfc qu'il fi- «;nifie , encore qu'il ncfoitpas du haut fl:yle,par, ce que divers fujcts defirerit divers flyles : les yhs vnfty le relevé 6c pompeux: les autres vncleganc
\S: net , mais fans pompe : d'autres encore vn ba?,,. familier & populaire.'Ainfi autre efUe flyle de la
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gyriquc : autre celuy de TEIegic , & de la Comc* die : autre celuy du Barreau , & de la Predica* tion , ou dVne letre familière y auti'c celuy de rHittoire,autre celuy djcs préceptes d'vnc fcien- ce, ôcautrccncore celuy des.Scnolaftiques. Ce- te diverfitcdcfujetsfaitque coûtes fortes de ter- mes, pouiveu qu'ils ne foient pas barbarei, ny entièrement hors d vfaee s peuvent trouver de l'employ auflî bien que Ici plus eleeansrcôme les vafei d'çftain ôcdc cuyvre lonc auflivtiles au mel- ' nage d* vne maifon que s'ils eftoienc d or ou d'ar- gent : & comme les cftolfes de laine fervent aufll bien à faire des habits pour les pcrfonnes de médiocre ou de baflc condition, que celles de foye pour les Princcs,& pour les Seigneurs.
Le IV. chef touchant lequel l'Auteur des Re - marques & moy ne convenons pas , eft qu'il fc mohitre (buvcnt fi rigide en la polilfure du Ityle, qu'il femble vouloir gehenncr les efprirs & leur dreflcr des croix, par des règles trop poiiï- ' tilleufçs & trop fubtiles: au lieu de les laifîcr dans la liberté de s'exprimer, pourveu que ce foie Cius barbarifrne , fans impropriété , & lans foiccifmc. Joint que comme les ouvrages de bois, s'aftbi- btîïl'cnt à force d'y repaffer le rabot, & mcfmc ceux de métal, à force d'y repaflcr la hmc,ain{i le langage s'énerve pir.vne trop exa<ftepoliiïure. Je tiens donc que la France a vneungulierc obligation à r<p?s<h^^nv ^fnrir^ ^^^i îT^lilIrnr
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jbiirs fait grvtd cftat de vos bonsfic judicieux coa-
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12 Liberté di U UngM Françoife
avec grand foin & eftudc,à clpurcr & polir noftrc langue : quoy au'il s'en trouve parmy eux & par- ni y leurs partKans plufieùrs de l'humeur que ic
/viens dédire: lefquels condamnent tout ce qui n'eltpasdcleur fentiment & des nouvelles mo- des, gehennans pluftoft les efprics des appreîf.
* ti|s qu'ils ne les inlhilifent. Mais comme ce fc- roit herefie aux Ordres des Religieux-^qui^nt choifi^vne Règle plus aufterc,& plus deltachet du monde , de condamner ceux quife conten- tent d-'vne mitigée , neantmoins confprme à la loy Chrétienne ,& à leurs voeux , Ainfi eft-cetc-
mcritc à ces Critiques , de condamnerou les ter- mes, ou les phrafcs , dont les dodes Efcrivains fc iônt fcrvis ,A< ont les modernes fe fervent encore, & dont la fuppreflion rcndroit noftre. langue, d'ailleurs ailèzllçrile, "doutant pluspauvre&de^
fedlucufe. • ' ^
Vn des plus gemilsefp/its decetempsconfidc- / rant l'effroyable multitude demotsqu*ilsontcô' damnes & profcrits , a pris delà oceafion de fe moquer de leur entreprife aulfiodifé^ufe que har- die , par yne Sa^re burlefque , fous vne gaillar- de pr^fopôpéjî , dans laquelle il reprefentc les Didlionairçs^François qui fc plaignent du dom- mao-c qu'ils recevroient par le retrenchement d\ n fi grand nombre demots , s'il n*eft pourveii à ce détordre. Caûiglione les piqueavecvnepa- ralle raillerie, quand il dit gue.ccs gens 4à mer-
■ . ■ ■ ■ \ ^ . . . . ■■ ' '
V .
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ùion méthodique.
^^^^. fsPuYiti. iy
^ent les mots tons vivdns : voulant dire qu'ih taf- çhentdclesfupprimrr, nonobiUmqu'ilsfoicnt dans rvfagc , & employés dans les cfcrics des bons Auteurs.
D'autre part le ficur de Vaugclas voulant ex. cufer cri gênerai l'abolition de tant de mots , eC crit en fa Préface , que ton s en peat bien palier , g^ faire des Volumes entiers tres^exctHcnsfamceU.^zi- ibnaufliabfurdequcfi on Touftenoit qu'il faut ^interdire l'vfagc dé4a brique , parce que fans bri- que on peut bartir de magnifiques & fomptucux édifices. Les motifs particuliers du rctrenchc- ment de certains mots font encore plus imperti-
nens&toutàfaitridicules: comme que le moc de Poitrine a clic aboli , parce que Ion dit Pottri-
w^</ri;frf«; &ccluy de /^4rf,parvne (aie réflexion.
^ Touchant la condamnation du mot Bailler , 1 1 cf-
^^,critainfi:j4;jy ouy. dire 4 un des plus beaux ejj>rits
de ce temps une ajpz pj^fante clyo;e, que ce quiluy a
fait haïr premièrement ce war Bailler, ccfi (fuvnàe
fes amis ayant heurté a laporie dvn logis , ou il y avoit
: ajjemklée j demanda a celuy qui luy vint oHUrir^ bail-
^ Ic-t-onlc bal ceans> ' ^
^ Cerres des opinions, oupluftoft des imaginai tionsfiextrauagarites,incfontiug-cr, qu'envers CCS efpVits-là il en eft du langage , comme du manger. Car comme il y a des viades faftidieuies àcertams cftomacs trop délicats, lelquellesfont l'^linicnt ordinaire des au trcs^ Ainfi il /a des ter-
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Uaïk.ta.. .
/I^ Liberté di UltdniM Frartçoife, mcsrcccus dans le c0mmutiy(agc, qui néant*- ^ moins font dcfagrc^blcs à CCS cfpritsGriciques.V Mais comme ce leroit vnc extrême cémente a ceux qui ont ce vjcç d'eftomaCjdc condamner es autres IVlage des rÉiefines viandes qails ont en horreur. A in(î eft ce vne haute.prefomption à ces Grammairiens à la mode, de vouloir iupprimer deis mots & des phrafes par ce te feule coniidera. tion,qu* elles ne font pas dans leur approbation, quoyquede doiîles hommes les employcnt tant en parlant qu en efcrivant. Certes illcurfufEroit . / des'enabftenir, comme d'ine viande qiii n cil pas de leurgouft, fans l'interdire aux autres. La modclHedontCiceronvfa en vne notable ren- contre furce fujet, leurpouvaiit fervir d exem- ple, ie la veux rapporter içy en peu de m, es. ^w*" '' Pompée le Grand citant fur lepoind de dédier vn teriiple a la Vi<3:oirc , aflembla les plus ta- mcùx Gr^mmairicnis de Rome, pour fçavoir (i \^our marquer fôn troificmc Conlulat, pendant 'çquclccrc cclebr^tcfefaiCoic, il fallait efcrire Tt'huo owTot/iini Cpnfiilcy ôc les trouyant divi- fcs;Icsvns tenant qu'il falloit cfcrirc n^mo , les autres rtvr//m;:i! pria Ciçeron de vuider le djHc- . rcnr. Mais ce Pcrcdçrcloqucnce Latine, quoy qu'avec fà fuffifancc,fi Dignité (car il eîloit pcr- itinn.igcConfulairc) luy donnât aflcz d'autoritc ponry infcrpolcr fon décret ;• confiderant qu'il ^ ncpoT' oit prcicrcrrynde fcs termes à l'autre,
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dans /a Purâté, " rj
iàtis oflfcnfcr iVri des partis contre- tcnans , trou- va vn expédient fort paufible, à fçavoir, qu'on erauâtenlinfcriptibn parvn mot abbreec r^r/. pouriigmher indiftferçmmçnt fcnio on terttum, Celt vne maxime des UirirconfulteSjq^'en chofes doiiteufcs il faut toufiours iugcr pouf la liberté : de forte que quand oh eft en doute de la , condition dvneperfonnè, à (^avoirficlle eli li- bre ou cfclave , il la fliut déclarer de libr<,&: tiàn - checoiiidition.l'eftime que cet axiome doit avoir * lieu en la controverfe touchant la pureté ôc bon- « te des termes 6c des phràfes* &• que rvfagc en doit eftrclainéà la liberté dVii chacun. Ei; dau- tant qu'en cet ouvrage ic combats principale- • rnçnt pourdSi liberté, ie4uy ay donne cctc in- fcription,Lî bertV DE la langvè Fran- çoise DANS SA PVRETF/,
, lelay divilc en trois parties. En la I. j impu- gne les Principes que rAuteur des Remarques a crtablispoùrappaiyer fes fcntimens & ceux des . Raffineurs denoftre lan2:uc 'dontil ic ditCôni- pilafeui[. En la 1 1. j'examine fe^ Remarques, 1&:
ment odieux) mes notes, réfutations, & cenfu- res. Et dautant qu'il aeftàléçonfufémentôcÇms aucun ordre fes Remarques, i ay choifi TApha- betiqufc, comme le plus commode, pluftoft que celuydcs parties d'Oraifori ,quifcmbleleplus I ^ propre: mais qui ne peut fervir qu'à ceux qui ont
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î6 Liherté de U tdn^He Frdnçoifc^ quelque teinture des principci de la Graijnniai- re. En un I. partieic rÂ:ucillirâj en yn fom- mairelcs bonnes &vtiles Remarques du melme Auteur, afinquç le LeiSleur en faUc Ton profit, & afin qu'il ne fcmble pas que ie me fois voulu at- tacher feulement à ce qu'il y auoit à reprendre.
Àutëlle , quoy quéj'aye elle oftcnfc/& le fois tous les ifours par quelques-vns de cqs Zoïles , en ceque parvanitéop par malice ils (cenfurent le ftylède mes efcrits, j*appclle à telmoîns le Ciel & la Terre, que ic ne produis point cet oeuvre parvnefpritclevcngeartce,nydc haine, hy pat aucune palfion defregîce : mais feulement (com- me fay dcfia dit) pour défendre ma réputation en leur faifant voir leurs erreurs C cft pourquoy leur orgueilleufc prefomption me pouvant four- nir vne matière fort avatagéufe pour vn difcours Satyrique, ic m'en abftiendray: &me contente- raydajouftericyvn extrait de ce que ic fieur de laMorhe-le-Vaycrvnciesplus célèbres de 1 A- cadcmie, cnadcduitaufliclegammentqu^iudi- ciculcmcnt dans quatre Letresqu il en acfcrices aulicurNaudc Prieur de TArtige^ Voiçy don- ques ce qu'il en dit en la quâtrieim^ej âprcz avoir obicryc A: quo te aux trois précédentes ^ fix- vuii;ts fautes dans les mcimcs Remarques da ileurde Vaugc'as.
y/ co«/>^^'( parlant du inefme Auteur ) ^j'^<rV4 n(ùfvcpi eji vne dcs^liiS^iAfuUs j^rjccitony dtijiyk.
Comment
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tillu avec vn labeur obftiné 1 Hiftoirc des Gau« les & de France depuis le Déluge iufquà prç-
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Comment pffourroitrUfsiretjitvn ftilefoitn*iftUns Uffkttme OH il lemtt^C f^rmy tant dt contrain- tes qu'tl luy donnt i^c.
^trmttttT^moy fiuUmtnt d'ajoufler ky qutlauts
i^JJages du fHS grand Rhéteur , qmait enseigné lam
Komt i'artJt ken ùarler fj^- de, hten e/crire .• afin de
faire avouer aux pU obftmés que le trop grand foin
des paroles , pour ne dire pas des [ylUes , tel qu'on
nous le veut faire prendre , efl ptuftoft tenu pour vn
jce^rque pourvne perfeilton. Jl fè moque en vnlieu,
de ceux quibusnullus finis calumniandi cft, &
cum fingulis pcneTylUjbis commorandi. // ^//fw.
reatUeurs qu'il n'y a rien déplus tas, de plusdi^edi'
me^ru yaj de plus contraire aux nobles fonéltons de
rejj>rttque cete occupation. Nam id tum mifcri ,
tunl m minimis occupât! dt. Ncquc cnim qui
le totam in hac cura confumpfcnt, potioribus
vacabit : Iiquidcm relia© rcrum pondère , ac ni-
tore contcmpco.tcflerulas ( vt ait Luculus)ilmet,
& verçiiculate intfr l'c lexeis committct. Nonne
crgo refngercturfiç €alor,&impccuspcrcaf ,vt
equorumcurfum qui dirigit, minuit: & paHus
qui atquac , curlum fraogit. Et dans lep.nuittejme
chapitre d« Ion ouura^ ne conclud.il pai parla , que
les préceptes qu il a donnes fe doivent objerver avec
facilité , (^ hors dv„e feryile contrainte f Ne-'
que cnim vis lumnia dicendi cft admirations
/ digna , il infclix vfque ad vltimum folicitu-
dopcrltquitur, ac OTatorciû macÉrat & çxco-
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piicmicr,ctcrncl,&vray obj^t de la con-
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iS Liberté (SU U langui. frdnçolfi^
quit, «grc ycrba vcrtcntcm , lie perpendcndis coagmcntandiTquc intabefccntcin. Çefivnc md- ximc fi confiante entre les grandi Maigres de tElo- auence jCjti'elle doit efire accompainêe d*vn généreux mcfj>ris Joit de ia phrafe , foit de Ja diâmy quand il s^azit d exprimer quelque forte & important^ pensée^ au en ce cas là ils ont fait mefme des vertus de queU ques vices ,0* de la Çatachrefe vne figure d'Oraifon^ &'c. ■' ■ .'- \ _ '■ ■■ ^\
Tant il eji vraj que ce qui paroit vn défaut aux grands hommes , a Couvent de U grâce , g^ efl plus divine de re(j)câ que de cf»/«r<r. In quibufdamvirtu- rcs non habcnc gratiam,in quibufdam vitia ipià délectant , du encore Qmntilien. La rudeffe d'vn ter-^ me y U ncgh^cnce d^vne phrafè , donnent par fois du ;^o«/?j &pUijem par cela mefme qui efi plus pre^ du /î;7r^,liabenccxvitij (imilicudinc graciâm , vt in . c ibis intérim acoriucunduscft AuffinignoreTi- vouspas avec combien de mejj^ris on d toufiours parlé de ces perfonnes qui potntillent perpétuellement fur les dtélionsi & qtic les X^tins ont fi bien no^imcs cymi- .ni fedorcsjaucupcfquefyllabarum.
£n vérité il fiy arien de plus, ennemi des produ' ' Plions injientcujes que ces foins trop exqua, du langage. Ils occupent tellement te f^rit Jors que f on attcntjony • efi attachée, qu il ne fonge prefque a autre chofe ^ ^ conjumant en cela toute fa force , na plus que de U lan'rueur pour le refie , qui importe beaucoup davan:^ $age, Vn homme qui tiii^Vi^iUe de U forte dans vnt
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le prcvoy pareillement que ce Jefaut ainfi prcfuppofé fcraiuiputc à L viçillcflc accomp*.
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trêmtt ftrbmtVt de pechtr contre les reg'et Je Gram- méiteyrfffemyie frtpremtnt iceux o^ui cheminent fur Ut$rJe,/jue tdpprehenftondetmher nequite iamais &^im^e fongent ^ui faire pas à pas le petit chemin ou, h ont entrepris ,^îtutuT neceffè-cft i/lam pcr tunes mgrcdicntium tarditatem. yijou/kzLkeU que comme heaucoup d'ouvrages s'afpiùhJ/inA^è- ment par UpohJJure; tjuils nont.ptus rien de fotidc, le meilleur fille du monde fe corrompt s'il ejl trop linté] tSrperdfa vigueur à mefure qu'on rep^Jfe deffus. \
Or te ne doute point aue i'jiuteur des /{emaraues ne demeure d'accord de la plufparJ de^çes^ matières; puis qu'il recognoit que les pensées fontJÛns comp*. raifon plus importantes 'que les paroles. Comme il a de grands dons de nature , auf quels il afceu ilindrc vne trtf-^xquijt erudition.ilne'fepeutpasfaiJequU n'ait remaK/juér/iieux que moy dans tous les l>ons,^u. teurs cetemefihedoarme.JeJuisd'aiUeursdefon opi. nion encequi concerne lebon vfage ^quidoit efirejuy- •ui , er l'ayoiie jju'onfe do it ahftenir autant qu'on peut -
J( mots barbares, (sr de phrafesvicieufes. Mais non«l^. fiant toute cete conformité nousjie laifjons pas délire
fort divifeTi.letuyjoujiuns que les correUtons (crupu. UujesJescenfHrèsiniuftes, caries règles fautives quife trouvent dansfes Remarques, encore qu'tly en ait beau- coup d'autres très-bonnes .vont à I4 ruine totale non feulement de noftre Eloquence, mais me [me de noflre langage ordmaire^qu'il réduit a la mendicité, pour par- lercommtcetjiHteursLatim que te vous ay cités le
C'
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diicuinons urammaiicaïc», cuiiiiiiccKdncron-
«Jces lur vnbon & (blidc Fâilonncmenc : ^non
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n^en veux f oint if flm ^r$€ fteut^ fà tfti f$f k
de Uprodêtétion de ce bel ouvrage. Il recogfoii qnU luy aeÛéimpoffihle défaire fiiienqu Un ^ treccftet , ^ il prie le LeSleur d'avoir feulement cjl gard^fes Remarques , fans sarreflerj lafafon iefcri^ recontraire^dont il s!efl fervi: Et qui pourra iamais ohfervtrles loix qu'il donne ^fi luy mejme ^qui lesafai- eei , qui lesaefcrite^.qui a tant médité dejfus, ne Us a peu rarder f Vouf efles trop claitf- voyant ^pour ne faire pas ^emefmetugemcntque moy. Et voué ave:(^ trop deco^ gnoiffance de nojlre longue yauffiiien que de celles, dont elle tire f on origine ,pour n avoir pas remarqué finiu^ ftice de cequil retrenche tantofi comme vieux , taf^tàfi comme bas y drtantoft comme barbare: a^wec Hmpojji^ hilitédes'ajfujettiramille punélualités qu'il ordonne^ d'autant plus defraifonnables quelles font nouu^Ues j tT que îvfge de tous les bons Ejcrivains qu'il reprend, les contredit .f^ç,
C*eft ainfi que ce pivot de T Académie parle de fonJConfrc^e , & des autres Grammairiens à la moiie^ Réformateurs & RaflSncurs^ de la langue Françoife^/Entrons maintenant en' matière , en commen çarit par la difculRon de leurs Principes.
T
^ ^.
AD VI s AV L]E CT E VR,
Estant arrivé fmr U négligente de timffimem des Remarques du fiet» de Vatige^ LufHrUUnci*e Fratifctie^quelespMgesenûnte/lémsl qucttes , en ce qnafirtx, ^8f,«« lieu de conttnM0r 4^6 ^^tjyi^^c M ^rétrogradé dâ jo ^w en reprenant '4$4 » f^(.$ ufqu à l.'ijîn t/it/tvre : i'.iy*cjl0oi/iigé en quotant Ut pages defui* cett Tt^}J*,'ty adioufltrchmtcxrpourUdiJitngiêirdtlafremiàt.
cher )tiirus^'vnrty Ici U mode, {ont plus curkû- fcmcnc i^illecés que ics livres qui inflruiienc à
A m
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DISCVSSIO]^ DES PRINCIPE/ efiablispar MdeVaugelaip^urUptireféde la langue Françoi/e yCn fcs Remarqi!^s.
EnU Sedian 1 1. Article i. 3. & 4. d^e fa Préface.
PRINCIPE L
Lya fans doute deux fortes dFfagty vrihon,zp^vn mauvais. Le mauvais Je forme du plus grandnlfhfe^e perfonnes , ijHfprefque en toutes chof es nèfi pas le meilleur :& le bon au contraire efl com • pêsê de f dite des voix :Çf cefiveritable^ ment cetuy que ton nomme le M ai flre des langues , ce-- luy qu'il faut fuivre pour bien parler j fg^ pour tien tfcnre en toute forte d^Jlple^^ , (i vous en jexceptês le Satyrique j le Comique en fi p^^f'e (^ancienne figni^ fication , &le Burfefque: qui font d*aufft peu d'eilcn'' due que peu de gens sy adonnent. Voicy donc comment on définit le bon f^fage. Creft la façon de parler de la plus faine partie delà Coiir conformément à la plus fkine partie des Auteurs du temps. S^nd ieauXgi Cour , fy comprens les femmes ^ comme les hommes t ey plt*fcurs de la ville où le Prince refide. Il
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plains d6 certains Critiques , qui^i^ie harccllçnc
xéuslc^iours^ içiiy c&tcnspoiâç çompfcodrç
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là ,Lih^rtedeULanj[Ue Françoife
e^ certain o^eU Cour efi /vn maga'Sim ^ d'où nojlre UngUe tire quaniUé de beaux termes j ^our exprimer nos pensées. Toutefok /quelque avantage ipie nous donnions à la Cour , elle n*efi pai fuffifanuH^te feule de [ervir dérègle : il faut que la Cour & les bons i^^uteursj concourent : & ce nefl que de ce te con^ formitê, qui Ce trouue entre les deux ,<\uel"Vfaze ;V-
fiMtt. . -
OBSERVATION.
Sage eftant yllmot équivoque, qui s*cftcnd au bon &ci\i mauvais , noftrç Auteur com- mence fort bién^ar (a dift indion , fuivant le prc- cepte des J?Hilofophes , afin de donner vne dejfl. nicionpliisccrtainedu bonvfàge, quieft le prin^ çipalfujetdefes Reniarques. Neantmoins iï me femblcquil ne les diftingue pas bien ca disant que le mauvais Vfa^fe forme du plits grand nombre deperfonnes , (jT le bon de t élite des voix , &nânpas de la pluralité : vcu^'il eft tr-es évident que le bon vfage eft encore meilleur &pjus certain , quand il eftreçeu tant de la multitude que de l'elice des voix:&quclc m^iûvais nedoit par cftrcdit tel, parce qu il eft danslaxpradiquc de la multitude (car il peut eftr^ rcftrcm^dans quelque provin- ce , pais , contrée pu ville ) mais parce qu'il h eft pas dand'approbationde ceux dont les luifragcs Ibnt de plus gra^poids. Il faloit donc(fuyvant le fcns de l'Auteur )conc/Cvoir cette diftindlionea
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notable qucluy qui a cftë vn des plus exccllcns Grammairiens d'entre les Latins, parle avec tant
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ces tcrjries : iir ^tf» 'vfa^e- efl iiffcrcnt du mauvais^ eiiCi que ccluy*cy ne0 pas dans tapùrolfation, de U (tour i ny des celeères Efcrivaïns du temps , encore qudpuijjeeflre dans la praciique de la multitude^ du vulg-tire (y des ignorans : (^ celuy la au contraire^
^ e il dans t approbation de la Cour & des célèbres Efcri* ^ains du temps , auoj quil ne [oit pas^ toujiours dans la pratique du vulgaire & des i^norans, Ainji lemaU' vais fc contente de la pluralité des voix ^ & le bon ' de l élite , quand il ne peut pas eflre vmycrfelement rcceu de tous. ^ •
le diraycncore icyque rÀuteurrcmcfcom-^ te en ce qu'il, excepte du bon llyle , le Satyrique Cr le Comique en (a propr^^j^L^nctcnne figwfication. Car il eftbien vray que la Satyre ny la Comcdiç n'affectent pas vnlly le relevé & pompeux: mais neantmoins la Satyre veut qu'il loit bon & régu- lier : &. la Comédie en kpopre ôç ancienne fi- enification defireavec larcsularitc"& bonté du Ity le, qu'il foit pur & net: comme Ion voit dans les Comédies de Menander & d'Ariftophanes pour les Greques, & dans celle de plaute & de Terence pour les Latines. De (brte que noftre
. Auteur exceptaniicy lellyledelàCômçdie, eût" micuxdit \ prtjç Jejon l'vfage d'aujourd'huj , qucn
fa propre ciT ancienne fi^nification: càï aurourd'huy Içftyleen^bas & populaire, Voylà quanta la diftindlion du bon &du mauvais vi^ge. Pairons
à la définition qu'il donne du bon Viàg^.
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de/frire de UflusfMntf^riit de$%AHteHrsm$emfi. Hànd k dis la Cour , fj comprens Usfmms corn * rÀtf hommes. le trouve çctc^cfini»'ion mal con- ccuc\cn ce que cancre la nature de la défini* tion clic eft indéfinie &indctermince. Car com- ment; eft- ce qu'on peut determincir la plus faihe partie de la Cour, ny des Auteurs du temps } Qui eft celuy'qui a le droir ou 1 autorité d'en faire l'élite > Etluppofe' mefincs que relite en loit fai^t te: fi les fentïmens des Auteurs. di^emps Ibnt contraires à ceux des Courtifàns , qui décidera ce différent,? Certes s'il y a vn tiers qui ait ce droit, ce fera luy^mefme quiaurà le droit dcfta" blir le bon Vfage , & non pas la plus fâinc partie de la Cour , avec la plus faine partie des £fcri- vains du tcm^. Ces abfurditez qui àccompa- ghçnt cete définition , font voir combien elle eft mal fondée. Et de fait noftre Auteur, par vnc conttadfdion ou retrdâ;atiônmanifefte,dit ail- leurs que le kon t^fage eft celityduQtultùHt le monde demeure d accord : ainfi que ie deduiray pluspre- cifcmcrit en mon oblérvation (ur le Princi- pe III. /
Quant à ce que noftre Auteur comprend les fexnmes , comme les Hommes ( ce font iès tcr- iaes) fous la plus Cimk partiedelaCour,icela,
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|
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1 d'autres |
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1 definitii |
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1 Daii; |
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1 kdifferi |
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1 fentime |
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1 le font D |
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I ûoftre A |
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1 tctncti |
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• .! |
1 fent U$^ |
|
1 ûm efté \, |
|
|
^ |
1 le titre |
•^''* •▼^^w i^^i^iAy Yuiramii en ion iicu^om^
f!|iivnes* qui
tfoasj^itocfpaicmcitt , voire neccflki- j0nmfequi£c$ pour difccrncr le bon Vkge d V Yfck mauvak L vnc', quelles foient|)ien in- ftniiçi^ aun règles delà Grammaire, pour f^auoir i^4t<îiTlgr^it^i«^aujç préceptes de la Rhétorique^ pourjttftcr deielegance à de la pureté des ter- mes* des phrafcs. L'autre , quelteç loicnt bien Yfrféçjs en la langue Latine , &^melines en la Gr equé > afin de i^ïvôir la force de 1 exprcflion dytkçmfinité dfemots quclanoftre emprunte de IVne ,.& de bon nombre qu'elle a tiré de 1 autre. Cela eftant ainfi, oùic trouveront des femmes qui aient ces deux condjitibns ? &s*ij y en a que!- ques-ynci aujour-d*huy (dont ie n'ay pas la co- gnoiflahcc) q^ui nous aflcurcrà de la fucccflloa 4 autres dépareille capacité > car j^s cela , ccte définition ciu bon vïagc ne peut pas fubfïftcr.
I) ailleurs, qui eft-ce qui aura droit de vuidcr k différent , s'il iurrive qn çjles foient d vn autre fen timent qqeles hommes ? comme en ce qu'el- les font Jmour femimn , au lit u que les hommes le font touCpuf$mafGuhn,ainfî que le rapporte noftre Auteur e^ la page 389, fous le titre jimour^ 6ctncc que pailant des autres femmes , elles diw feht Usjonf efti , ils yfênt } au heu de dire elles ;y m <pi » elles y^ont: Enhf^ ehiffrei. foUS
titre Abus i» fr^nom (Umanflritaf \ il les
fflSB8K^ir8n|aclles abulent du
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* ravtuittvu vil wwi.iii> *»v*v*^**^ )
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2^ Liberté JmU LéHjiim Prânçoifi^ nom demonftracifreiWjr^a'Oremai^qttèaaffi en la page J74. fous le titre du Solecifme : & néant* moins il fait tant d'eftat de leur iujgement te dé leur fuififancc , qu'il les a quelquefois confultées touchant rdcgance des phrafes^ainfî qu'il le tef-
oigne iuy-mcfmc en la p. 380. dont fon Confre* re&fon Antagoniftcfe moque. Il cft vray que
arvnc rétractation manifefte noftre Auteur en a p. 50}. limite le fuffragc des femmes à poner ^ feulement tefmoignage de T Vfagc , & ne leur at- tribue pas le droit d'en juger. Ce qui eft bien eloi* gnc' des avantages qu'il vient de leur donner icy, icauffi différent que déporter tefmoignage dV -;♦ ncaftion,&del'autorilcn ^'
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ÎEn kmcfmeSciSbionlI. Art.;. PRINCIPE. II.
-56
CE n^ejlpas Pourtant que la Cotir ne contribue incomfarébUmcnt fins à iVfa^c que Us Auteurs^ ny cjHsl y ait aucune proportion dclvna t autre. Car enfin la parole qtn fe prononce ^ eflla première en ordre & en dignité puis que celle qui ejl ef cri te neJLquefon imaTc , comme ï autre ri eft que t image de Upenfie. Mais le confentement des bons Auteurs efi comme le feau , ou 'vne vérification qui autorife leUngégedeU Cour^ & qui marque le bon P^fage , ^ depdfcrluy qu\'fi dautfur, Qff ffl fyotf fgtf f Icj fOMrt kl
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vujijjaiion a ccs'Deaux clpms qui travaillent
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tnmx Mi s'tftmlitnt m hnn ferler triiteHtfcrirc: lots queftrtnidht aJUJut à la Uéluredes ions ouvr*^ S" , Ht fi corrigent de plufieurs fautes^fitmilteres À U C»Hr , Ct- acquièrent vne pureté de langage Cr de fly- It qite Ion n'apprend que dans les bons auteurs.
OBSERVATION.
IL y a cn<;c difcours vnc répugnance & vnc con- tradition. Larepugnancc cft remarquable en - ce que l'Auteur dit que UÇour contribue incom. parablement plus 'a l'Ffage e^ue les bons jiuteurs ,.& ■ . qu'il n'y a aucune proportion de tvn à l'autre. Et fou- dain aprez il ajoufte que le confentement des bons Auteurs eft comme te Seau 0- la vérification quiauta- rife U langage de la Cour, &• qui marque le bonF/a. ge , CT dectde celuy qui efi douteux : qui font des
conditions fans lefqueîles le langage de la Cour ne pourroit paseftrçdans l'approbation; De for- te ^uc les CourtiCins ne fçauroicnt bien parler qii'enunt que leur langage feroit confîrm<? par quelque Auteur célèbre, ny eftaler de nouueaux
mots, ny de nouvelles phrafes, fi auparavant cl-- les n'avoient efté autorifécs & comme legi timft par les efcrits des hommes fçavans. Ge quiferoitvne très cruelle géhenne aux Courti- fans , & finguhcrement aux femmes dcgentiî eC- prit qui ont pour lempins autant dé peine à Ce tai- re ,que de plaifir à parier, & fur tout quand elles
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ircillc raillerie, quanaii aie qnc.ççj^cn>-ia çmcr
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JLa contrtdiaion coiififtc €û cequ'îl *
<iuc/>4r U Uilurt dts Uni ouvrit «i ^ sorrig^ d» fluficurs féutes fàmihertt s U Comr^ tT i*4cqMicrt^ on vne fumé de Ungdgt &Jc JljU , ifuine tUffftni que dans Us hons >^i»if «r^T Car quipcut douter que ccluy qui a droit de corriger la tauçcs au langa- ge, cri lortc quopar (a corredion on s'acquière la pureté duftyle , ne corrmbuc plus à Fdtablift^ ment du bon Vfagè, que celuy qui eft oblige de, fouffrir cctc correâion : veu mclme que ( com- me il rauoiie ) cetfffHrtté ne firent aff rendre f$e 04^ U UélureJes hàns j^utcurr
Daillcurs Ta raifon , fur kqif^lle il appuyé h préférence du langage delà Cour aux t>uvrage^ des do<5tcsEfcrivains , parvn paradoxe infouftç- nable: JL4 parole qnife prononce ( dit ni )-ejHa pre- mière en ordre & en dignité .puis que celle qui ejief crue , neft que f on image ^ comme l'autre l'efi de lapen^ fée. Qete propofîtion , dis-je , a vn faux fondé- ment. Carileft bien vray que U penfceettconv me la parole mentale, & par conteqûenc premiè- re en ordre que la parole prononece Au efcrite» Mais il eft vray aulfi que l'Efcriturc peut cftrc auflibienrimâgede lapcnfée,quela parole pro- noncée lôcmclme* quelle précède cçlle-cy ea ordre &c en dignité lors qu onefcrit quelcpae piè- ce pour renvoyer aux âbfens , ou pour la donner à quclqu vn qui lapprennepar coeur & la pro^
l'aUuicnc ordmakc des aucrcs; Aaifi il /a des ccr-
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f etiréet , Ar^oi travailloiii en ièurt cftudes (ans , autre conférence a u'avec kurs livrcfe ^ comme parefllemenc les diicovf s'iksptus' cxccliens Prc . dicatcur^j Dôéleursy te Avîdçass^xjuii es rédigent par crcric; avant que de les pponorijCer^ c;i font foy & preuve Tuffifànce. Nous lifonsi^u es affaires de grand poicfeîes Sénateurs Romairis difoienclcur ctaroi.
wnàLentùlus. Maispo^rdeftruire ce païadoxe *''''*'"''* par vneaiitofieé irreprocnai>te oyons Qmntilien: ^^^^^^ „ Scrihendi ratio conjunÛéi, ^um toquendo efi ^O'endr^ 1$^. Ub. ratiùHcm f^r4ccdit€MniU$^liéUov c*eft à dire, ^V/^ Q^^'f^^' triture d de la connexitf avec la faroU :x!y four bien f,&^. fafler il faut auparavant a'Uair leu vn ejintiienpor \li&^bién limi, Er pc^aprez i ^ufàd malèfcribitur , maie eti^m- diei ntce^etji : fed cjut njictiose dixerit nojt lyrique (y*Jcrift9fecç^r': c'ett i dire y ce quieflmalef^ critjneprutcpre que mAl prononcé: Mais il ne s* enfuit pas que celuy qui parle irèomgrAmentefcrira deniefme. Jedis bien davantage que fuppoic que lapa- rôle prononcée précède en ord-e referiturc, ^omme il arwve bien fouvent ( & mefnies quand iifaucparler furlechamp)ilne scn(uic pas pour- tant qu'elle la preCedeauffi en digmcé& en ex. cellence.Au contraire elle luy eft pour ce regard beaucoup inférieure r parce que piufieurs chofes fè difent légèrement, &: (ans eftre bien digérées^ lont corrigées aprea;^& mieux elaboa-
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IL iMcicrcr i vn de les rcrmcj a i aucrc, ♦
termes , & pour le ftylc. plusarque rapporte à ce propos en u vie ^c Cicero^n, ijuc lAmn ayant ^^ftfc banni & rclcgu^àMarfeilleDour avoir tue Clodiuç, Ciceron oui lavoit défendu en iugc- ment, luy envola (on playdoyc: & que Milon^ aprez l avoirlcu , s'efcria. O Cicero ^ ft fie ordjjcs^ , nén ego nunc Jidarfiliée bdrhtulos-muUHloi cdércm: O Cicérone, fi iH eajfes dinfidifcoum ie nt mangcrois fdsy prefent des idrhillon^ fur mulets d Mdrjeille : monftrant aflcz par là qu'il avoit mieux efcrit
queparlé. ♦
' L'efcritureeftantde langue durée & perma- nente, cft encore pour cete confîderation plus cxcellcntequelaparole,quife paffe à llnftant. Ceft poûrquoy Homère dit ordinairement de ccux'quiparlentàlavplée, ficfans avoir pelc ce quilsdifent,
Jlprofèrd ces pdroles dilées. Quelquefois il leur fait remonffrer par vn tiers, qu'ils olît parlé inconfiderement par cet autre hemiftiche, " y
Sfutl mot feft efchdppé du rempdr dé tes densf faifant allufion ice que la Nature a mis au de- vant de noftrc langue les dçns & les levrcs,com- xnc deux barrières : afin de la retenir i & ^ouî* cmpefchcr que Içs paroles ne nous erchappent Icgçrcmcm de la Douche. Car la parole pro^
, propre: nuis qui ne peut fervir qu'à ceux qui ont
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nonc^ene ft peut iamais rappellcr : mais lefcri- mrtft fm eîfiicèr^arvh trait de piume. Voicjr encore vne Autre coritradiôion de no-
ftrcAutcurfurlcmcfmcfujetienla page 470 de les Remarques, fous le. titre, 7>/ArH Lefcriture (dit il)n-ef q'u vne iifiMge Je U fmrole , (p-U a^i^ Jtfortj^nal. D^fortenue IV/sfe fi trtnd non p4i de ce nue ton efcrit, mais de ce aue Ion di$, ^ hue kn prononce en ^MrUftt. CcA h vrayemwit vne confequence bien éloignée de ce qu'il vient de déférer à J'autorité des doacs^crivains. Car ccte autorité n'eft nullement confiderable, file bon Vfage ne fc confirme point par leurs cfcrits rcommc il la propofé fie refolu cy- devan t ) mais bien par ce que Ion dit & prononce en parlant, lomt que fon antécédent, à fçavoir, *uetércn. turc l'efîijuehmagedeU parole, cdùm, pui/que (comme il a cftc défia demonftre') elle p^ut eflrc l'image de nos pcnlécs/ôc dcs'conceptions de noftre entendement. Ilmefemble bicnplu^eftragequ'il veuille faire palier icy pour bonne cctc confequence queluy mefmc a condamnée en la p?ge lo. fous ce titre, Uerb's regtjjansdeux cas. mis avtcvn feu/: où aprcz avoir donné vne règle touchant ce régime, il aioufte ces mots: Il y a fort peu que Ion commen. ce a pratiquer cete règle: car n^ jimyot, ny meCmeU - Cardinal dsi Perron ,nyM. Coegkuau ne tont ta. mauobfirvit, Çeneten p4rUnf yg fu l'dffwrn
K'tijl'i'ti rjt vnc dci plHS ^fjifiUcs ^frjvCttom dtijtyie.
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pas la vne manittif^ P^nvf <M<^llli # ce qu'U vknt de diie pour la jpréetiuri^cfu:^ 4c Uv^ncagc de la parole yiuantcmrlcfcriture i H'eft-ce p^ par mefmémoien vnc approba^ÎQU , &; la confir- mation de ceique le TÎeiu deilf dire pour la pré- férence de Tefcricure à la parole vivante? Car (i le %le ( par lequel il entend îeicriture en Top- pofant à laparolc ) doit eiftre plus exade que la parole : il faut qu il foit plus elpuré, plus poli, Se plus clçgant que là parole: & que par confc- quent il QjntriDucplus «qu'elle au boa Vfagc.
Il rapporte aufïi en fa page i^^é* qu encore qu'en parlant on die , ily feut huit perfomnes dans ce carrojji , on ne l'efcrit pas pourtant dans le bcauftyle. Ce qui fait voir que Tefcriturc doit cftrcplus çxaâ:tment eipurcc & polie que la pa- role, .
^ Quelle refolution pourrbns-nous donc pren- dre fur CCS RcTTiarqucs , qui s'çntre-choqucnt aiftfi p-ir tant de répugnances , & mclmcs par des côntradidions } Sera-ce, d'imiter le Ungage des Courcifahs? Rien moins-, puis qu'il reçoit de fort confiderables changemens dans v^ngt-cinq ou trente ans , zinCi que nollre Auteur dira tantolL loint qu il nous apprend qu il ne peut eftre de- curcbon, qu'il ne foit confirme par les efcrits des A nretjTs célèbres du temps. Mais qui piseft, laprii(partdesCourtifan$ errent ordinairement
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cro|}criequitur, ac Oîacorcm macerac & cxco-
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cn- icnc des des Ifort ou ïoll. de- Tics cil, Lcnt
par igiipi2||^€e ; jdohc les ineikiçs Ren>arques iiqu$ ro^rhlfflm des preuves en i>ori nombre, auc ndus eftalerons en |uke. Sera-ce donques en 1 autorité des doâes 6t elegans Efcrivains que nous eftablirons le bo^ Vfage , pour le déclarer tel ? Non plûi : parce que nous avons auflî vn très-grand nombre de preuves de leurs fautes quot^es dans les mefmc^ Remarques. Mais quoy? M. CoeïFetcau & KJalherbe, desquels no- " ftre Auteur fait ordinairement {es Oracles, pour lap^^ctc&pourrelegance dy langage,nc pour- ront-ilspasautorifèr cetVfàge déclaré bon? Il femble qu il y auroit quelque apparence de leur dcfeicrcet avantage, (i nous nous arreftons aux éloges dont noftre Auteur les honore furtous les autres Efcrivains mod-erncs. Mais confideranc auinia multitude des fautes quil remarque en leurs oeuvres , leur vlagc ne doit poi^t fervir ny dcloynydc régie.
Il nous faut vérifier tous ces ddiauts par des preuves riréçs des feules Remarques de noftre Auteur , fans en puifcr ailleurs , ahn dç dcftruire la définition qu'il donne du boit V fage , par des répugnances qu'il nous fournit luy-mefme. Commençons par les preuves des fautes que les Courtifans font au langage. Noiis produirons en fuite celles dont M.Coencteau & Malherbe foi>t repris:outrecelles qui font remarquées dans les plus célèbres ic plus excelles Efcriyainsmôdef- ûcs, iGins les nommer.
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ta^e, y'n tjommc ^fn iul'y4^U€ ac i<^ jvnc uam unt
S 4- Hiherté âf UUn^Hi Fran^oi\t
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PREVVJIS DÉS lAVTES QVÊ FONT
les Courtifansaù langage , extraites des
Remarques de nollre Au|eun
EN la p^pci6. fur ces mots, Rcconvcrt & Re- couvré y il dit que les Courtiïans ont intro- duit ce mot Recouvert pour Recouvre ^ contre la règle, & contre laraifon.
Hn la p. 17. fous ce titre four 'que\ il condam- ne Tvfagc de çete façon de parler pour que^ en quelque fensqupn s^cn veuille fçrvir^ nonob- rtant quelle (bit en vogueà la Cour.
En la p. 10 fur le mot l/aïr^ vers la fin de la KcmcLVC^uc,^ y^u pluricl{dïtA\)tlfa!4tcoàju^uercom' rne nous auons dit {àffavbiry noiis haïflbns , vous haïflfezjils haïffent)&non^s noush^yons .vous haye:(^Msh.tyent,cov!^mcïoni^\\x(ic\xïs,&c mefmcs àlaGour^& tres-mal. ^
En la p. 17. fous ce titre, La, pour Le, il dit que c'eftvnc faute ordinaire aux femmes de Paris &:de la Cour,d employer /rfpour /c:Par exéple,{i ie dis à vne fcmincquad ie fûts malade iaime a. avoir compagnie j elle me ly fpond^ci?^ moj qHadie Ujuisjc fuis htcn aije de ne voir perjonnè. Voyez cy-aprcz" mon obferva ion avec la Remarque entière de l'Aiitcur ,fousle me(metitre /^pour /^. ^ En la p, 66. fous le mot preigne pour prenne , il efcrit ainfi: céjl vnefautefamUicrcaux Courtisans j^
1er comme ces jinteurs Latins que ie ijoiu ày cités le
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dmii fs ^Pureté . - > j
hommes & femm s ie dire prcignc four prenne^ cîr vrcigttc /rpirr vienne. .
En la p. 94. fur le mot ¥ pour luy. Exemple ( dit.il ) fay remis la hdrdes dcmonfrerc a <vn tel, afin cjHil les y dorme ^ pour dire, afin qa'il les^ luydiinne,
^ Oeftvne faute toute commune p4rmy nos Courti^ pins.
tn la p. 11^: Les Courtifans roht repris d'ern,
plc^erfouvent le prorïoni relatif /f^W& ^^^^^ pour oui.
En la.p H6. fousle titre Pouvoir, ils fontccn- furésdeeeqii'ilsvfentdcce mot , pouvoir, pour dire pouvok contenir: comme, il j peut huit perfon- nés datisce carnijfe : autant qu'il en peut dans la pru^ mile de mon ait. Car (adjoufte-t-il ) on ne hjcnt f oint dans le beau fty le- encore qu on le die en parlant:
En la p. m. fous le titre , De la première perfon -
«r erc-.jlbla(me lcs,eourti(ans défaire la melmc fautc^que le vulgaire de Paris en dilant, wifwrfwV? pour dire ménts^ie f perdé-^ie ? pour Àitcperds-uf rompê'ie f )pom dire yrompsie f ' En la p 151. fous ce titre /«r/4/>;>îc>«r;V^ il re • '^rcnd les Courtilans de ce qu ik vfent de cerc phrk(c fut fait mourir.'
En la p. jji. fous le titre , Snclmer tîrjncliner , il cfcriten ces termes r^etques'vns,cpf me/mes a' la Cour, alitât tnchncv.aulieu d'incUncr, fondis fur ce que Ion dif encKa Mais Une ienjuitpasquelondoi' "^^ dire tnciincr.
E il
'l'i^iiiii'i'i'iimKmmÊimmmmimfmmÊmÊmmmmmimimm^mmfmmimmmmmmKmmmmmmmmmmmmmimmH^
<3
mdêouliir cïxmic x^ourUdtfitniutrdtlafTtmiét» , ?
// Literf/éUiâ UngmFrMçoife En U py 364. fur le mot f^ïcifiT •* Oif i/iro/n Wrfrf . 1914/m j ^nonpasmdliffte : neantmoins à U Cour plu- fcurs U font féminin. ~ ^ . ^
Enh p^ 40/). Coiislc titre Pas ^ Point: Parmy cfux qui parlent le mieux mefme a la Cour & à P4- ris , ily en a qui difent , il n'y a point îûoicn , au lieu de dire. , il ny a point de moien , ou il nj a pas moien. En la p. 415. (bus le titre Séraphin ^ Viol^ il con- damne ce mot de a;/W, encore (}^ii'on Iqd^fc à la Cour & dans les armées , pour 'Violement.
En la p. 4 56. (bus ce tkre , Deux mauvaifes prol nonciationSjfH^c. ilefcrit duc tvne de ces m^uvdijes ^ prononciations efi de dire cheuz-vous ,» cheu^ moy^ * cli^eu7^'luy,z\x lieu de àiid chcz-vous ^cht:^mqy,: chf^'luy. L autre de prononcer vn 5C» ou yne >, aprez o« devant la voiele du verbe qui le fuit, co'tpmeo»:^ a,tn :(ouvre^ons ordonne :po\xx dire, on a ^ on ou^ft ^ on ordonne. /
Enla p. 4J7. ilcomprend les Courtifans meC mesxntre ceux qui difent en Cour au lieu de diw relata Coût .comme il ejt allé en Cour, il ejiiienifn
Cour^ ' \ ' .: :\^ ■ ■,^-*,*^
En la p. 459. chiffre i. fur ces mots, jfius du pronom demonflratf Çeluy: U attribue cet abus aux Coiirtifàns, & fm^ulieremcnt aux femmes.
En la p. 461 fous ce citrc Terdre If refped^queU quvn. Il attribue auffi ccte mauvaifc locution^ ûux Coiirtilkns/ ^
En la p. j3i. Çoxxs ce titre, T«/^rwi/;i^ H reprend
' * f •• wwwwrw^ I
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hommes , Cf flt*JicMrs de U ville oà le Prince rejide. Il
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|) d^m^ fa Pureté^ l 3/
àécett mauvaife fa<jon de parler le$ Courti(ans. £n la^* J75. fous le titre du Solêcifmt ,11 efcric que les temtnes tant de la Cour que de la ville de Paris,p^lant d*aurres femmes^difçnt /7ry a«rr/|f, ilsjjont,^ firsy a'vec eux : au lieu de dirÇjtlUsj/^^ efié'^îUesy Jont, jitày^ avec eUcs. .
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PREVVES D ES F AVTES FAITES au lai)cage par M.Coçffeçeau , extraites de 1 AgtçurdcsRemarcjuesfur ja - langue Françoife.
fi
EN la p* c$. M. CoefFeteàu eîfjeprîs a'çfcrire toufîours je feux , pour if fuis ^ quixCft fojpim en Latin. ' . -
En la p;76, fur ces mois Verbe s regijjdns deux cas mis avec t« /<•«/: noftre A» teuf parle de M.Ccef- feteau en ces termes : Exemple, aiant embraflc & donne la benedidl^n à (on fils. A^o j exceHens £fcn- ^ v^ins modernes condamnent cetefa^oneUpdrler: farce (diknt^h) efUemlfraJJer regitifnaccifàtifj^ don- ner rem le datif, &c. lly a fort feu que Un comr^enceà fra^liquerTce te règle: cdr^y Àntyot^ nyle Cardinal du Perron ^fiyM, Coéfiitei^iiie tant jam ^ ^
En la p. 144. fou^^ce titi^ Les noms frofres termi-^ nei^l ^'' ^''^ii Icf cenfùre de ce qu iL^toufiours efcrit Prr/ori4»y/au lieu de Pretiônens.
Enlap.i^5.fous<^mdt Monde , il le reprend d\\okdixyn monde d'horriMesf radiées i parce que
E nj
— 'Il n
fçnsdciAuccur) conc/cvoir cette diftindlion ca
2-^ . " - . . ■ ' ■--«■■.-
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jS Lïherti delà langui Françoif?^
monde ne doitQi\tcemjfl6yécnccn:Ji^^^^^ , qu<
lorse^uilsUgnàrfrtjfbnnts. / /"
Eti la p . 151. fous ce xitxê/Kffait mourir, il con-
damnî^ ccte locu^on f^t fait mourir] quay que les
Courtifan 5% M,GoefFcceàu en^vf^nt ordinaire-
ment: è^mrnc j a/defîa remarque en rapportant
les fautes des Courtifan'i. *
Enhp.3o5.fg^^ccsmots^ CE devant leFerh
fuhftdntif , il condamne le redoublenicnt.de ce
' pronom dtmonftràtif ce len^cetepkrale, ccquiejl de plus déplorable:, cefl^c. ôc autres fëmblablcs ,
:dorttC6effcteaU;afouVebtvfc ,p^rcç qu'il fuffit de (krc i ce qui é0^d^^
En lap. JI9. fous(^e titTC, en mon endroit , i\ dit qlfccctelbcutionîîîeft plus du bejiu tty le /com- ité elle Teftoit du temps* de M. Goefleteau: & qu'il faiit dire, ^w-v^^r^^^jy. . ,
. ; £n la p. 309. fous ce titre, y/« demeurant, il efcrit
X- aihfi : Ce terme du temps de M. Çoeff-eteau f0 plu- ftcurs années apre:(^ fa mort ^ a efté en ^rand vfdge parmy les Ions Auteurs , pour dire y au réftc .* mais
: il a vieilli depuis peu.j^ ceux qui efcrivent purement ne.
s'en jervent plus.
I:niap,33^.furîemot*^fcwfi7/rr, il remaïKjuc qilc ce terme neil plus employé enmauvaife part, com^ me du temps de M, Coeffeieau: par-exemple , accueil - Il de là tcmpcfte > accueilli d vne fièvre y accucH- Il de routes forces de ma|^- hcuï ^ : mais feulement en bonne part , comme accueilli fort favoraklenienf.
c
^ •ta»
à la définition qu'il donne du bon Ylag^.
En lap.fj j.fous CCsmots^uere^!4crfs/cie migucre^ dendgucr^esAconàÀmrxc ces deux derniers mots,^^ naguère ^ de najuercs , dont ( dit.ilj que là mefîiic Coeffèê^us'cft fouvcnc fervi.
En la p. 377. fous le titre, i//^ w«/ j^fl^fier\ il ^ient fe jufiifier^ il condamne pareillement cetc detnierc locution , de laquelle M. CoefFeteau vfoi't ordinairement.
En !ap.469.chiffre i,{ous ccsmotSyComc^fnfifoit^ il le cenfure en ces termes : A£. Coeffete^u vjefou^ njcnt de cete dernière façon de p^arlcr à limitation d\à4^ njyot. Ce qù on luy reproche comme vn crime ^ ou du moins comme 'vne tache cjui fouïlloit toutâ cete beauté de langage en quoy il excelle;.
En la p. 471. chiffre 1. fous ces mots , Confidcré qucj il defapprouvepareillen^nt cete phrafe or- dinaire dans Amyotôc dans M. CoefFeteau. ~
En la p. 475. ions ce titre, cju il eftnecejfaire de re- peter les articles devant les [uh fiant ifs ^il blafmc M* "CoefFeteau de n avoir pas obfervé cete règle. Pur exemple , en cete phrafe/^y conccu "vne bonne opi - niôn de la njert^^p* generofiti de ce Prince : au lieu de dire , fay^nnccu vrie bonne opinion de la 'vertu (y de h gêner 0 fit € de ce Prince.
Enlap. 543. fous ccjnotjiifoWerj il tient que cete locution familière ai M.CoefFeteau,/r/'o a in^ onde fur les terreisvoifines^ n cft pas bonne : & qu'il faut dire ». le Tp à inonde les terres 'voi fines. Voyons maintenant en qupy il reprend Malherbe.
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PREVVES DES JPAVTlS ©E 'MAL. herbe extraires des Rem4jr)|ue$ de noftrc Auteur. /
EN la page 47. fbusletitre/4rcf^«fc!7' pourcç quç, 1/ ii hléfmeidvoir jprcFcré pource que ïpar- ce nke , i^fyl^fS' l^ ( dît- il ) qu'il fut fur le point âecên^ é/4i;iiier parce que.
En la p. 74. fous le titre Température , tempérée ment, ileftreprisd*avoirî|fcrit,iW. /< CérJmdt de Lorraine fut a^i^ne température j où il njavoit rien i.defirer.lif4U0it dire tcmpcrjxncnt ( adiouftc* t'il) car ftrtipctzmcnt fe dit des perfonnes , cïr tempera* vxtt Je mtdi tair.
Eiliap. 5>8. fous ces mots, Print^prindrent^prin^ rent. Tous ces mois ne valent rien , C dit-il j) ils ontejle bons autrefois^ & M. de Malherbe en yft toufiaurs : nyiis au]our'd*huy. onMt feulement mit ^ prirent.
Enlap. 141. Malherbe eftpareiUementcenfu^ rçf pour avoir vfc de cctc locution ^iln en pouvoit i«4w.Toutcfois| eftime que cete phrafe n'cft pas mauvaife ,pourlarâifon que j'en ay dicduite fur la nicitmc Remarque ,ils n en peuvent mais.
En la p. 175. fous le titre , ^ue cefi , il cft repris d avoir vft dçcete locution, »^i^/»4a;o«//ioi»f de loy quinous apprenne que c^eft que t ingratitude, zulicvL de dire , qf*i nous aj prenne £e que cefi que l'ingra:-
titudc. ' • >
" • * .. lin
iieftai
fournti ce moyen
avecqui Efthll marque pre fente ( iamaiivj
(oup^,a
En la
Malberh
et i mais
tlT cond ge mot.
Enk] repris en nie û^ ce ilfautfai} hedifottti
* Enlaj repris au! fon^dav
En la p. la Reinar Mélherb
// Lilfertif^ UAm^
puimc |)ucmemcm de ce qu ellei abufént du
D
^_^iieJm!êt'MêlhfrieMU entièrement renoncé 4 avec,
J«*>r ne Jêrejénuit qn'aycquc, ne pouvant éviter par ee moyen de titiesMcofhonies , comme quand il dit avecquequeldue trouble. *
Eftlà p. jji. fur lem<«r-,^/»rfSC. O i«o/( dit la Re- morque) devant vn infinitif, four dénoter vneaàon f refente &xontmni,ef Fran f ois , mais U. iln'enfaut tamaisv/efiians le ieamfiylt. M. de Malherbe en a , vjtfortfftvetit. l'efiimeftnfrtant que de dire zoTcz foupçr,aprez avoir cftudié,</?/ur/f r f/fÇ4w»f,«r.
^« î'^* '^'" ^°"*^^ "f''«> '^'f condouloir.M.de Malherbe a <ftr rendre des devoirs de condolean- ce: mats cete façon déparier neftplut du bel vfate ,
tir condoléance, /mWf aujour-ihuy vneflran- ge mot. "^ . •'
En la p. j}i|. farces mots , cow«^ «««f »/, il éft repris en ces termes : Onpeut dire quelquefois com- mc ér comment. Par exemple, vous ff avez commf d faut faire, ic comment il faut faire. M. 'te Malher- »fdtfotttoufioursébmmc:enquojiln'cflpasfuyv/.
^nlap.jjo. far ccsmotsBailier, donner, il eik reprisaudi Cquoy qu'à mon advis ccfoit fans rai- Ion; d avoirvfc dumotW/fr, pour </o»»fr. j En la p. 40}. fous ce titre, £fclavage ,ejclavitude,^ laReipàrque condamne ce mot cJcUvitude, que ' Malherbe a voulumettre en crédit.
/
f
^jmt^jk Mi/i»#(^#»A, \jn çfè i/y|i lyjij ui JtiHTÏ liS cjjeçfs
éf,z Lihtfté d€ U Uttgue Françoifi repris d'avoir employa ce mot dçplctfrs , au genre féminin; & la Remarque y ^iant adjouftc comme pour rexculcr, ces mots : H eji vray que (encfipas dans CCS bonnes pièces : au lieu de l*excu(cr d vne faute en vnfcul mot ,icmble le blafmer d avoir fai c de mauvaifcs pièces entières.
Enlap. 490. mrlc mtc , CantemptiUefj^ Con^ nmpteur ^i\ cft cenfure en ces termes t Cts deux wo^ji Contemptible cJt* Çontemptciiryi»/ hien ru- des i tr paftiçuherement tt dernier, M\dc Màlherhe s^cn xji fcrvi en profi & en "vers. Nous 'venons ( dit- il^ aujfi cûhtim^>tibles j colmme nom faisons lescontem' pîeurs. m
En la p. 517. titre , Jébfynthe^Poifon ,MalKer • bc eft repris de faire ce mot Ahjynthe tantôft maf cuiin, tantoft féminin: 5c la Remarque tient qu'il eft mieux mafculin comme nous verrons en ton lieu : ou n%^s monftr^rons que tous deux ont failli en Tortliographc du mefine mot^
En la mefme page, la Remarque veut que Poi. fon . foit toufiours mafculin , quoy que Malherbe^ l'ait fait quelquefois féminin.
Mais voicy comment les œuvres en profe de Malherbe en gênerai font cru if ment conduàn-. nées poiir le fty le en la page ^79^ fous le titre T>e lu neteti dufiylc. Carc*eft de luy qu'il faut enten- dre la cenfure faite en ces termes: IJn des plus ct^ Icbres jiuteurs de noflre temps , que Ion tonfultoitçom^ mr IVracIr dt U ^juret^ dujhle. fti gui fans àoute^
croycw dcbitcr de belles paroles.
^^ dém/kPtêreti. ^j
ê fxiftikment cèmritué , hUfeuHànt iamais connu Idnemêèijfylc.foîtcn Ufituàticn des faroUs , feit en U forme Cy en U mejkre des périodes ^ péchant d ordinaire en toutes ces parties / & ne pouvant feu^ Icment comprendre* ce que c'eftoit que d'avoir le ftyle formel qui en effet neR autre chojequedehienarran^ ffrfes Paroles y & de bien lier CT former fis périodes. Sans doute cela luy i)enoit de ce qu*il n'eftoit ne quà exceller dans la Poëfte , g/ de ce tour incomparable de vers, qui pour avoir fait tort à faprofe , ne laiffe^ roit pas de le rendre immortel. le dois cejehtimcht à fa mémoire , quim'efi en ftnruliere vénération : mais ie dois auffi ce ferv'ice au public d avertir ceux qui ont raifon'dè timiter en dUutres cbofes, de nei t imiter pas en celle cy.
PREVVES DES FAVTES FAITES au langage par M. CocfFctcau& par Malhcr-, bc, cnicmUle extraites du mefmc Auteur . djcs Remarques. - -
EN la p. 81. fous le titre, Parainf, ils font tous dcuxcenfurcs,pouravoirvfc de cemot/^r- ainji.
En lap. 110. fous le titre , Ceflchofeglorieufe, ils
fonrauflli repris avec le Cardinal du Perron: Du
Hemps du Cardinal du' Perron , de M. Coeffeteau^ ^
de M, de Malherbe lon^fcrivoitxctt: choie gloricu-
c'cft ync chx)fc gloricufe.
t5
m
nonce comme iicnnc , Icsclcrics dcipcrlonncâ
1 *• y^
6^
^r.
4.4. Lihtrtiii h Ungm Prançoife
En la [^. )oo. (bus le i!ks^;jtigk\^ ftmfmi^ Dôme, M. Côcifeceau& Malherbe foiK blltimés d'avoir faîtffeminin ce mot Dourrr . - y , v
Enlgp. 33t. (bus le mot Bf^cliner, la Remarque
cft conceuc en c^$ termes de conr c<ftion. A/. Coef
fetcdu a tou/iours </ir çndiner , & M .de Malherhe
aujp : en quêj ils n*ont fÀSe fié fryvis: farce (iHefref-
que tout le monde dit & efcrit incliner.
En la p. 411. fous le titre , Vitupère , ils font r^ç^-^' oris d avoir vfé de ce mot vitupère , polir dire hlafme^ / ' *
Or puis-que noftre Auteur a remarqua tant de fautes au langage des CourtiCtnsf qu'il tient le plus élégant, dedans les \x)euvres dcM.Cocffe- tcau & de Malherbe > aufquels il donne la palme fur tous les excellens Efcrivains de noftre* temps , pourlapureté&lanctetcduftyle: il ne faut pas douter qu il n'en ait remarqué en tres^grad nom- • brej& de plus groffierçs^ dans Jescfcrits des au- tres Auteurs François les plus polis, &me(mes de (es Confrères de l'Acadcmie, (ans qu il lésait nommes ny defîgncs'que pa\ des éloges & des ti- tres d'honneur. Ten ay quoté en fcs Remarques jufques au nombre de cent douze , qu'il nçlKpas bcloin de rapporter icy par le menu: dautant que ceferoitchofeennuyeuic, &que la pluf partfe prefenteront cy-aprez en la difcuflîon de (es met mes Remarques.
• ««A^» *■.«::«• A w I.» uv U'
rëcîipar cfcrit, tant pour le fujcc ^tie pour les
D iij
W*
y Uamfi P$iretl -> 4/ lé^rûtùtài et le phis ibuvem finis nalle^appa- rcnce ècniîon que ces fçavahs hommci^r font cenftxf£s,{bit pour les termes^ foit pour les locu^ tions : & que le Ccnfeur n*a pas pris garde qu'en
Içurimputanrvnelî grande quantité 4e fiâtes & d'erreurs ^il deftruk les principe* & les fondc- mensfur lefqttçls ileftablit le bon Vfage, à fça- ' voir la façon de parler des Courtifans ,& l'auto, rite des Çfcrivains les plus célèbres Dcfortc que nous pouvons conclurre qu es cenfures de ces nouveaux Critiquer (des fcntimens defquels le fîeurdcVaugelas feprofipfle compilateur) il y a plus de caprice, ou de vanitc que d apparence de raifon/cmonffransfemblablesà Gallus Afinius, & à Largius Licinius deux anciens Grammairiés, fi impudens ( dit Aulc-Gclle ) qu ils blafmoienc mefnies Ciceron père de l'éloquence Latine, d avoir groflîcrement , improprement & impcr- tinemment parle. Ciccromm pArum intcgre y im - froprièl^ mconftdtrate locutum : & que le mefinc Liciniusavoitcompofé^n livre intitule Cicerqnts w/iyîix,/f/o«r/^rCirrr^». Qu^avcc pareille impu- dence le Prince des Poiftcs Latins Virgile avoit cfte repris par Cornutus Ahnàeus: & Sailufte \c q^^-^'^^ ^ plus élégant des Hiftorienç Latins par Afin ius nMi6. Pollio. Maison trouvera bien plus eltranee que ^^^J \ ;
Sencque^quirccommandoittant la modeRie,le 13.^.18. foit laiflc emporter fi de(rcglémcnt àlarcogâce ,
ftu SB j^ffc<^apt vnc npuucllg ckaa^"^^ ^' ^^^ .
F iij
Icgcrcmcnt 4c la Douche. Car la parole pro-
)
46 Liberté eUU langue Pfitnçoifet condamnécertaincs locutions de Ciccron & de Virgile. LaiflTant là leur vartitc , retournons à la difcuflion de leurs Principes fur noftre langue.
En la Scaion I V. Article I . de la Préface. PRINCIPE III.
^
N'OVS auons dit quil y a vn bon , & vn mau . *V4is Vf^ge : <2r ladioufteaue le bonft di^ifc en- core en tvfage déclaré, &en tvjage douteux. Vvfage decUri efl^elny dpnt on fçàitAJjeuriment qtie U flux faine partie de U Cour , erdes Juteurs dit temfsfont d accord : (i) parconfequent te douteux ou t inconnu cii celuj dont on ne kfç^i^ f ^•
O BSXRVATION.
LA dcfinition que noftre Auteur donne icy de l'Vfagc déclaré comme efpece du bon Vfa- <re,cft la mcfme qu il a cy-devant donnée du bonvfage, comme genre, au Principe I. & par conÉMjuent elle éonvient auflî bien à Tvfagc douteux , qoi'à rvfagc déclare, par cet axiome in- faillible que /^^f^^'^'o;? dM ^enrc convient égale- ment a toutes fes ejpeces. Par exemple, fi lanimal ellvn corps anime avec fentiment, il faut que la belle foitaufli bien corps anime avec fentiment
querhommc. .
Sionmerefpondquele mot affe ur entent ^ cft
'*'émfm9r§m§
• '^^rr^^ , 'ryAa. K.oeffftc4t$ ne Pont ia^ msis ohfcrvit. Ctms en f4rUnt on m hifcrvcrd
' d^ns fa Puretk ^r
de plus en la définition de Iviagc déclara bon, ' qucncelledu bon Vfage en gênerai, & que ce- lafuflîtpourlefairediltinguer de l'aucire efpecc du bon yù^c , qui cil î Vfage douteuxi le reparti, ray cjuc fi Klage douteux & mefmjcs incognU (aindquil eftqualific par noftre Auteur) n cil pas affeurcment la façon de parler dé la plus fai- ne partie de la Gour /conformément à la plus. (ai- ne partie des Auteurs du temps, fuivant ladefi- niiion-du bon vCige: il s'enfuit neceflairement que 1 Vfage douteux & npn encore declar.» bon, n'dlpas^aflcurémentbon: & s'il n*tft pasaflcu^' rçn>enr bon, nul à propos le bon vfage eft dj- Ihngucenceluyquieft déclaré tel; & en celuy qui eft encore douteux : dautant qu'il pourra ar- river qu'en efclairci(%t le doute, il fera prouvé mauvais : & partant il ne peut cftre dit bon , non plus que mauvais avant Fefclairciflément du doute. D'ailleursfi fa bonté en eft encore inco- gauë, par quelle raifon doit- il eftre qualité bon pluftort que mauvais? Certes voilà des défini- tions& divifions qui choquent manifcftement fe principes du bon raifonneraent ^ voire mcf- mes le fcns commun.
H n'y a pas moins de répugnance , voire de* contradiâion entre la définition qu'il donne icy du bon Viagc , à fçav oir que c'eft là façon de, par- ler de Ja plus faine partie de la Cour , confor- mcmènt à la plus faine partie des A.utcurs ma.
Hm
liplLiipartilcsCourcifans errent ordiuairemcnc
par
' ''^-V
\
4 1 Likert/ÉÊ^t^ijI^
dcriïci : & celte ihi'il ii(m#^|É«^ eta h ^
470. fous ce mor />toHf/,oéit dit^ ^*^^
bicablcmettt e*Iu)r-cy eft le bon flc le vray v&gc: " &celuy-l3tn cftant pas approuué généralement ( quoy que Ion prctcnde qui! le loit de la plus faine partie des Courtifans & des Auteurs ^n tcmpj)n oblige pas 11 eftroitementj qu'on nait la liberté d'enluyvre le (intiment des autres: veu mcfines qii'il cft tres.mal-*ifë de déterminer quelle cft la plus faine partie tant des Courtifaivs que des Efcrivains : dautant quiles plus Içavans ne font pas toufiours ceux qui parlent, ou qui et crîvêt le plus élégamment. Sur quoy on peut en- core former deux queftions afler curieufes.
L Vnc eft telle : Quand les Coprtifâns ont vn contraire fentiment à celuy des Auteurs fameux; touchant rv(àge,aùquel des deux faut-il deferer> Certes IcfieurdcVaugclas (comme nousauons veucy-dcnus) donne la préférence auxCourti- (ins. Mais pour moy, ie voudrois en ce doute lairtcr le choix à la liberté d vn chacun : avec cete didindion que parmy les Courtifans ie parlerois comme eux ,& qu'ailleurs , mais principalement en efcrivant^j'imiterois les dodes Auteurs, qui avec cela excelleroient en la pureté & en Icle- gance duftyle.
L^autre queftioneft: Sices Autcursfontdivî- (csentr'cux touchant IVfage d'vnmot oudvne
V
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plus celcbres & plus excellas Efcrivains modcf^ no « (ans les nommer. £
Mt
\
phnift i quU droit de vùidi^- & décider leur diftertntMeftimepareUlemenp qu'il le faut re- mettre a la liberté dVn chacun, quand bien mef- me| le nombre feroit beaucoup plus grand dVn coftë que d'autre. le veux confirmer ma refolu- tionparvn bel exemple pris d'Aule-GelIe. Les Sénateurs Romains derniers en rang aiant^ac- couftmne' de dire éffcnmr\ lo« qu^iU eftoieiit de 1 avis dequclquVn des anciens , qui avoient deliaopiné.Sifennafeul d'entreux difoit touf- jours éntHÙo^. D'autres à fon imitation en aiant aufli vfi, ce v<îrbe auparavant invfités'crtablit avec le temps entre les termes Latins les plus ele- gan$: & %dic encore auiourd'huv indilïbrem- mcnt aveCi<ij/f6(/or.
GtStui
c. if.lii.
t.Nta.
Attic-
En Umdfme Seûion t V. Art. i. de la Préface. PRINCIPE. ly.
f £ fre^Urp-fage ( comme nous duons dit ) fe forme
L^r, /'"'■*''' f "»*'"'« : &rteH ne s'efcrit que U potiche n'^it prononcé aidparâuéint : de forte que fi U fron»ncMt,ioni'vnmotefHgnorée,Uf'^Ht bar neceffité que U façon, dont tlfe doit efcrire . le foit auffi.
OBSEI^VATION.
•Ay monftré cy-devant furie II. Principe que ccte propofition de noftre Auteur, ùférole
- —G L-
1
4
clcric aiali: c ejt vncjaiétejamUicri aux k^ourtilans.
jo . Liherte Ai UUtl^iJ^^Mfoife
qui fi fronàHct ejl U fnmkr<!4mj^dft.^eH dignité, eftfauflc. CcUcquHlavanccicy en termes plus cxprcz, Ri^n ne sefmti^m U houche naît prononcé auparavant , peut -çftrc d'autant plus aifément deftruitc par les mcfines raifoxîs la par moy de-* * duites , qu ileft trop cYidcnt que fouvent nous couchons par cfcrit nos penfccs y devant que de les prononcer de bouche , & meimcs £uu iamait les prononcer. Et de fait luy mc&ûc par vue ma- nifefte retradation ou contradiiîlion cft coo- traint de déclarer cy-aprez enTarticle 5. de cete* mcCmcScdion y C[\ic necejfairement il f4tut£v^ cours aux ions Auteurs, O* apprendre de t or ihographe ce au on ne peut apprendre de la prononciation.Cc qui cft poftpofcrnunifeftemcnt en dignité la parole à refcriturc. Voyez encore furie fujct la Re- marque de l'Auteur avec mon ôbfcrvation fous ce titre, Afin avec deu:i conflriuiions 4tfferenteÉ,
En iaSedion V. Article I. de la Prcfaccv^ PRINCIPE V; '
DE tout ce difcours il s enfuit fit nofire langue n'eft fondée que furjVp'ff ou fur l'Analogif'. laquelle encore n'eft difttn^k de tVfage e^ue comme U copie de i' image feji de limage ou {patron, jur lequel elle eft formée : tellement fie loH feut trencher le mot ,^»f Kofire langue tee^fondée^iK fur le feul Ff»gf ondeft*
g'
3;
"VeJire cnclincr.
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'■ "■>'■'?•
1^-
V
m
reogn9Ê,0êtqt$elM ftut reco^npiftre fén- Us chofes qui fiMC4>gntiès% ce qii^ dpftik Anélo^ie,
observation:
fOvR bien comprenclrc cctc proppfîtipndc 4 y Anttm.Nojht langue neft fondit que fier ir^ fé^QHfmriAnalogkVÛ faut (<i^yoit<^ix Analogie eftvn tennedes Machetnaciques^ lequel fignû fie Proporhùn,ccAz are cgalicé de raiions:cam. me quâd on die en matière jle nôbres,que la mcf- mçanalogie ou proportion cftdvn à dix , que de dixàccnt^&dcccntà mille. Mais en la Graml maire Analogie eftvne convenance ou confor- mité entre des mots fcmWables, en forte qu'on faitiugement de ceux qui ne font pas bien co- gnu$,par ceux dont rvfage cft défia cognu & cer- tain. Cequia lieu en la compofition & en kdc- nvationcfesmotsr&particulicremcnt au genre des Noms , S<, en linflcxion des Noms, des Pro- noms, des Verbes & des Participes. A lAnalo. '>ie elt contraire ï Anomalie^ qui eftvnediflçm-
)Iance& difconvenaoce entre des mots fembla- bles, /
Exempleen la Compofition des'motsJ«/;4^/. le.lncfieré, Iriouï.Jnimitalfle^comDolcs d'm ôc des adjeftifs Hattle, EJ^cré^^uï, Imitable , ne changent rien de leurs parties en la compofi- rion,par analogie: mzi& ennemi compofé d'in & d*4i»i,fcforme ainfi par anomalie au lieu àinami.
G ij
In la p. jji. lous ce titre, T^/^r-^yiw^ II reprend
s.
,.\
SI Liberté Siê^m^îmê^ -
Irage, OmifrageMk^^^àVâX^\'^^iCc : mais Me Ra^ "Ce hit Enragé / çzr anomalie , au lieu de R^gen^. Pareillement de ladjeftif, ^4mr fe fait Tadverbc Saintement ; de Voéle J Doftem/ntr'àc Ltnf^ Lente» wfi»r^ par analogie: mais de Puipnt fthuPttif^ famment ; dp Prudent , "Tmdemment par anomalie, ^ au lien dc^iffMnttmentôcdefruden^em
Exemple pour le gçnre des notn^.Lcs noms ter- mines en /o«, pris la plu t part du Latin en ïo, par raddition dVne n à la fin, font du genre fémi- nin, cbmme devUration /Ajnton ydcmonUratiim ,r€^ ligion i inciwatiùn , & vne infinité d'autres , & mefmes ceux qui Ioni;4bbregés avccla termi-, naifonenyi», comme comfAraifon, oraifon.rai^ fon , maifon ^ declinai/on , qui fe difent pour comfé-^ ration .oration , ration junanfion, declination / Nean te moins fouj^ffon pouv fufitcion y eft mafculin par anomalie & par vne exception de la règle géné- rale. Ainfi tumeur M^f^^^ terreur, Uancheur , rou* geur j couleur j CTc. Çont du genre féminin: & ncantmoins honneur cr bon heur font du genre raafcuiin , & n cnfuivent pas la règle des autres, par vnc irrégularité particulière.
Les Exemples en Hnflexion ou Declinaifon tles noms , font comme inrinis en la langue Grc- que & en la Latine , tant pour l^nalogie , que pour l'anomalie : parce quelles ont divcrfitc de
àA\ou: àixynmondc ihom^s frôdt^cs i parce que
L iij ^
• ii»
De«:ltiiatiiiiis, At<^^^ elks
changent <!• terminaison , aiiifi que fçavcnc coix qui (ont yerfès en ces deux langues.. Mais les lan- gues vulgaires ^ comme la noftrc,naiant peine diveriîr^ de declinaifons , ^ ne variant point la tcrminaifon des cas , mais les difting^nt feule- ment par des articles, l'inflexion <les noms y eft touiîours vni forme , & ïansanomalie Par exem- ple ils déclinent 5rigwfi;rr, du Seigtcuryau Seigneur^ te Seigfêcmr ^ i Seiffêtur , 6c SLVkfluriclj les Seigneurs, des Seigneurs » d$$x Seigneurs^, /&c. Et de mcifine A4 ttfe y de id Mufi y d U MHJe/^'cW s y rencon- trc famrfdnt emelaue anomalie Se nombre pnguUtr au / i^lurtel : comme aunoin ai/ ^qtiifaitjye^Aauplu- rielaulieuJWjr. Il enelt de mefme de la decii- naifon des Pronoms ,& dés Participes;
Quant à Tinilexion au Coniugaifon des verbes^ l'analogie & ranbmalië font aflcz fréquentes en noftre langue. Par exemple le verbe Ser'virfsLit ça (on prétérit parfait i'<î7/f ri;/ 'Munir j fay muni : Fuïr^ïayFui^ Appauvrir^ jifpauvri^ par analogie. Mais Souffrir (ù.it Souffert: Ouvrir y Ouvert: y enir fait Venu j 7Vw/r,T^»i<: par anomalie. Ainfitous CCS mefmes verbes forment leur futur en iray , comme ie Serviray , Muniray , Souffriray : excepté "Venir , ic Tenir , qui y ont Vtendray àcTiendray, eh comiuuantleurianomalje. A/o/i<rir fait auflî en fbn futur , Mourraj^^n lieu de Mouriray , par viie au trc (brte d'anomalie»
Les Grecs & les Latins , outre les anomalies
G
bonne pirt , coainic accueilli fort favorablement.
X.
or4inaire$ en Tmijci^toA dçi >IM^ en ont quclquc^*vnes qu'ik nomment HtHroclu tes, ccit à dire cfirang^m \oiÊ^tfiràngcs. JjkixsSx Z^$ iaic en fon génitif A*«v^/«^hrr, /ovw | T^ii^^h fiît au futur A^/n3v/Li^: frra faitaupretcric BiÂ^ &; au fupin Lamm. Nons n* avons point de n^oms Heter rûclits en nofh-e langue : par l%jmerra(e raifon que j*ay jdit que nousj n'en avons point .d*anomaux en [Inflexion y àiçavoir, qu'ils ne varient jamais la tcrminaifon ae leurs cas^ comme font les Crées & les Latins. Mais en voicy vn exeioiple en l'infle- xion du verbe -^//«'l qui emprunte quelques par^ ties du verbe inuiîié y'ayer j qi£ieA en Latin F^- dcre i & îe coniugue ainfi : le vms ( ou je vay ) tn vas, il "va : nottsailonj , voué âUcz » UsJvoHt. Tous les autres temps & modes fe forment J'^i/fr;, ex- ceptc la iceondc pcrfonnedellmpçratif aufiil- gulier , quiefta;4 : mais la troifiefiiie eft cfti il aille, & non pas quil voife , comme on difoit ancicrinc- ment. ».
Or la raifon pour laquelle la Grammaire a ad- mis ranomalie dans' les langues avec 1 analogie , c'eft afin d imiter la Nature en la variété des çno- fçs , par la variété des termes, qui defîgnent & ex- priment ie^chofcsînlefmes parla plrole.. Car comme (ans cete variété, dont la Nature adiver- fifié la face de j' Vnivers en toutes (es parties , elle feroïc encore dans ce'chaos & cohfuuon horrible que les Poiftesreprcféntent avant lanaiflance du monde.
t ' „
/
niamccnaxii en quoy il reprend Malherbe.
iJAiie m0n tf: ttrus^ &j (\tiodtégit oiknu ^ cmlum ^
)^urfnJixêri Chaos: rudis ^indigcftaque moles, ■ Ovidim Ntc qmctm^mniji fondes intrs , çongk^aque coàem ^^^X^' Nonhtnt^nÙ^rnmàilcQràU
\ Ces vtrs d'Ovide antcftcjàinii par moy traduits. 1=**^. '%>t^Ânt(^uef ait'^le feu ,ttAij^\u terre ^^
prijfenrdanstynhjcrs en rén^ledrs propres lieux, Ld Nature nàvoit par tout qu*vnjiul vifa^e ^^onappeUa Chaos ininconjusajJtmDlare, Adajfeiourde (^ informe : ùude corps hipnis £fesgctmesinfeconseroùpiJfoientm4l''Vms, Gotoune ddnc ccce varieccdeicbofcsdanstoùce la Nature, eft,vn admirable ornement de TVni- vers: Ain/i l'anomalie & diâlemblànce des mots cnrexpreffionfic fignification des mefmescho- fe$, donne vhe tres-agreablc variété aulanggge. De {ortc.qu'ily a des Grammairiens tres-ceTe- f'/'*/ bres & entre-autres Crates Y au rapport d* A ulle- hh i. Gclle^quiont préféré l'anomalie a lanalogie. . De tout ce difcours nous pouvons condurre
Suc TAuteur dcsRcmarqucs (c trompe icy quand fonde noftre langue fur l'Analogie & fur l' Vfa- gc , fans faire aucune rnëntion de l'Anomalie, loint que c*eftvne erreur d'eftablirl'vfage pour iVn des fondemcns de nôftre langue avec rÀna- logie. Car rviagc n y doit point cftre confiderc comme fondement : mais bien commeceluy qui a introduit ou a jmis F Analogie , ainfî que Quin^
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jr/ Libérai 4f i^Uêifm JPré^foiff ^ ^^.^^^^ iiUei\rcnfciçncâume(mcOT dûiioftrc Auteur ^ 10. a puifc la dchnicion qu'il rar>pîorcede rAiuiJ<lgie.
f/^. ^' création des hommes; mais quelle futinvctitëe
2uandili commeacerencà parler : flccôncluden jiifequ'ilnyaquclaCouftumc, c'cft à di^e, le commun vfage de parler qui a ellabli 1* Analogie. ^ La meïmc raifon fait pour ji' Anomalie : ccfkl Iça- voir quelle neft point cèn(iderablc ny légitime qu'entant quelle éftconfirmc^e A: approuvée gé- néralement par rvlagé.
Noltrc Auteur s eft eucore mclconté touchant TAnomalic dans le Principe fuyvant , en la pre- nant pourvncfaçon de parler introduite contre la raifon j&n^antmoins pour vn fingulicr orne- ment dû langage.
En là mefinc Scélion. PRINCIPE VI.
D'Où il i enfuit encore quejceuxlàfe trompent lourdement ^ ziT fechent contre le premier prin- cipe des langues , c^ui 'veulent raifonner fur U nofire, 0* qui veulent condamner ptiifieur s façons de parler ge^ ncralernent receuës , parce quelles font contre U rai- fon : car la raifon ny efl point tonfiderée : il nj a que lyja^ ^ïjinalogie. Ce ne(i pas que l* Vfage , pour l ordinaire , nagi£e\avcc là raifon , 0* s il e fi permis
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** j'-^HA. iMUi ce moc Fleurs , Malherbe elt
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ffé tromfimptmemt û* MvmglemeHt . fitns aitc no- jitt rMJony épftrt, I* lumitrt naturelle mais bour
umjm nom «r UiJJins fM de raifctmtr fur uu m^f.
f^riyyO'it tnmvtr de U rai/on dHx chofes 'qui P>ntf»r deffks U raifin. Ainfit^/age tficciHyauLl
Il [e fdut entièrement foMfmtttrt en noftre /«««, .-mais pourtant il n'en txiludpst U raiftn , ny UrMifonne. pitnt.^uoy ^M-tlt n'aytnt nnUé^utoritt. Leqmfc votd eUtrement en et tint ce mefme ^fage fait beaucoup de chajes^ entre U raifon , ^w non feulement ne Utïïent. p4i dcfire auJSi honnes que celles où U raifon ferenS contre: que mefmes hen fouvent elles /ont plus éle- vantes & metUeures que celles qui font damU raifon ' Cr dans U règle ordinaire , fu/queslà quelles font vne partie de f ornement &de U beauté du langage.
OBSERVATION.
1 "Oferois afTcu^cr, fous Icrefpca de l'Auteur, •* qu en ce difcours il y a autant d'absurdités que d cnonciations Lai. elten ce qu'il veut que lau- toritedelVlàgefoit fi absolument fouveraine • -quelle ne puiffceftrc choquée par aucune rorte
c raifon , & qu'en noftre langue laràifbn n'cft nullement confiderc'e. Ce qu'il dit ailleurs (c'cft
1
en la p. 103. fous letitrc , Penl eminem ) en termes encore plus çtus.gu-dthji pardonnable à gui que ce
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foiide vouloir en msiiert deJdnffêiSjùpinidJlrtrfOÊÊr Urdifon contre l'Vfdge. Ce paradoxe cft comme la bafc & le fondfment des autres abrurdicés , & mcfmcs de prcfque toutes les maximcs^cenfures, corrcftions, abolitions de mbts, &oWcrvations de la plufpart des Critiques de ce temps , tou- chant la pureté, la nctctc, &Uelegancc du %lc de la langue Françoile : Icfquelles tomberont en ruine par la deftrudion de ce faux Principe. A quoy j'cmploycray trois argumçns, comme trois
machines aflezpuiflantes.
Le I eft tel. Si le bon Vfagc eft forme de la plus faine partie de la Cour conforme à la plus (aine partie des Efcriyains du temps ( ainfi qu ila eftc défini cy-deflus par hoftre Autcur)ôc que ce mef- me Vfage introduife plufieurs termes & plufieurs phrafés fans raifon & mefmcs contre la raiion ' (ainfi qu'il l'avance encete Remarque & fouvcnt ailleiH/s,^ Il s'enfuit qtic la plus faine partie de la Cour &: U plus laine partie des Efcrivains du téps., parlent &:efcrivcntifbuvent fans raifon & contre laraifpn : qui eft autant à dire qu'ils font en cela dcfraifonnablcs, & qu'ils parlent pluftoft le hn- <^acre dcr bcftcV que d'hommes.
Le ÎJ. argument. Il n*y arien de fi contraire à l'abus que le bon Vfagc; Or l'abus eft vn^defor- t!re introduit contre la raifon & contre les préce- ptes de l'Art , qui eft la'Crammaire , en matière dit langage. U s'enfuit donc que le bon Vfage
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fc : mdis tout i çonf an locution 4 vieUlyty dit. on ^ ccftvncchx)fcgloricufc. F ij
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n*agic point contre la raifbn nj contre Ici règles deuGhtmmaire. Ou bien, (i onvcudouftcnir opiniaftremcncque le bonV(age agit contre la ration & contre les règles de TArt : il faut accor- der que l'abus, comme contraire à rvfàge, agit avec raifon , fie' conformément à l'ordic fie aux préceptes de TArt: qui cftvnçconfequcnce aufli abfurde que la précédente*
Le III. argument. Le langage aeftc donnéaux hommes , pour eftre le truchement de leurs con- ceptions ,fic fingulicrcment de la raifon. K^tio eir rationis interpns Ordtio , difent fort bien Us Latins: Or ceferoit chofemonftrueufe que cet inftru- ment naturel (ic dis le langage & la parole j pro- duifit desefFedtscontrairesà fa fon(3:ion , com- me il le fcroit en agiflant contre la raifon. Il sen- fuitdoncqiicrebon Vfage n'introduit point de langage contre la raifon.
Les abfurditcs concluifs par ces trois argumens s enfuy vent neccffairément du paradoxe icy pro- poféjCompric fonde (urvne erreur , qui procède de la faufletc du Principe précèdent: afçavoir que aoftre langue eft entièrement fondée ïiir l'Analogie, ou fur TVfage. Cariî nollre Auteur y eût adjouftcr Anomalie, & dit que noftre lan- gue, voire mcfmes toutes les langues font fon- dées fur l'Analogie ou fur f Anoipalie receuc ge- ncralemct dans l Vfage ,il eût trouve que ce qu'il croit eftre introduit contre la raifon, en tant qu'il
k ÀMÊJtik Pantin
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Icdîray feulement fur ce fujct que c cft fo jc
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n cft pas conforme 11* Anaiogicflc aux règles gé- nérales , ncft pas moins régulier ny moins con* forme à la raifon & aux préceptes de l'Art : dau- tant que les Anomalies receuës dans l' Yfagc , comme acs exceptions aux règles générales, (ont autant de régira particXilieres > qu'il faut ob(crver aufli rcligieufem.tnt que les générales fondées fur r Analogie. Far cxcnip.le ces vcthetlcHtr , /(f - jouir ^ Trahir , Ejhahir, (c conjuguent tourf dVric mefmc façon par vne conformité Analogique , qui cft comme vne règle générale. Mais le verbe Haïr par vne anomalie & diflcmblancc fc conjd-
Jjuc, le hay {on je hau) tu hais ^ il hait: par vne (cu- cfyllabe, quoyqu au pluriel il enfuive 1 analo^ gic des autres , en fc conjugant y nous hayjfons , ^ous hayjfcZyilshayjfcnf : comme on conjugue, nùus jouyjjons , vous jouyJfcTi , ils jpuyJfent^6cz\nCi des autres. Cetc anomalie de Hayrzu (ingulicr du prcfcnt de rihdiçatif cft (i régulière, que fi on . la vouloit réduire à l'analogie & conformité de CCS autres verbes, ce fcroit vne au flî lourde faute,, que de réduire l'analogie de ces autres verbes à Tanomalie de ccluy-cy. Cela ainii biciï cfclairci & bien entendu, il nV a rien d'introduit en noftrc langue, qui ne (bit conforme à la raifon, & aux règles gcncralcs ou particulières .
Si l'Auteur des Remarques ( ou pluftoft ceux dont il a compile les fentimens touchât les prin- cipes de noftrc langue) eût conceu & cpnuderé
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7 i Liberté di U Uniue Franm(e
qu'çB alfcdant vnc nouuclle éloquence il aie
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cetc diAinâion, il aefût pas tombé en tant d « reuf» &d'tbfurdifé8infiipportablei , nymcfmcs r" "*"**'"* reftem à examiner au difcours qu'il fait icffur (on prétendu principe. La i. efl , quen cecy ( parlant del'Vfagéen matiere'dc langage )il tn efl comme Je U Fvy, qm'nous oblige 4 croire fim- plemetitcr aveuglement, féinsijiie no0re raifonjco»: rrihitiftt lumierenêturttle. Cedifcoûrs. dis. ie, tien- droit dH4mpiet<?, faus le& deux ^irconftâccs quU y afagcmét adjouftées : Ivne par manière de cor- re<aiott,endifant,- 5'i7 eft permis de mejlcr tes chofes Jointes avec les profaner; l'autre en déclarant qu'il tient celdWvn grand homme , afin de faire voir qu'il ne le dit pas de fon propre fentirnent. Mais outre que telles comparaifolAjie font jamais bicn-fcan- tcs à ceux quifont prolcffionde la Religion or- thodoxe,ie fbuftiens que celle-cy cft très imper- tinente. Car tant s'en faut que noftreFoVj quoy que fur-naturelle, foitfans raifon: qu'au contrai- re elle eft fondée fur vne très puiflàt^te , trcs-foli- de , & très, inelbranlable raifon : c'eftà fçavoir, qu'il n'y a rien à quoy l'efprit humain puiffe ny doivecaptiverfacroianceavcc tant daflèurance & de certitude , qu'à ce qui luy cft rcvelé delà part de Dieu, qui ne peut jamais mentirny trom- per^ non plus qu'eftre trompé :& les myftcres touchant la Foy nous aiant eftc revelésde la pari^ de Dieu,il faut par neceflît<(4ue nous les cro/on?* avec autant decertitudequedevcneration.Ccft
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Sîonmcrcfponclquclc mot djfcuriment ^ cft
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62 UhertiJiUUrij^Frdnçoif^
poul-quoy le Rpy-Prèfctc inftruV de Dieu a dit : Tes tcjmQi^n4ges{ c'cft à dire , m Loy ) iet^ncMr,
^* ncHi ont eftifaifs très croys^lcs et d*vne croyance
^tres difêe.
Mais rvfage touchant le langage, qui le plus fouvent dépend du caprice de ceux qui fe pro- duifent les preniiers, a u peu de Habilité & de fer- mcté^queftant contré-luit<^ & controverfc de divers c/prits contre- tenans , il encllclDranle, & quelquefois aboli :& du moins reçoit- il des châ- gemcns confiderables & fmgulierçmcat en la langue Françoife dans vingt cinq ou trente-ans, ainfi que noftre Auteur l'auouc en la Seilion X. ait. I. de fa Préface. Mais quand.il airive que les icntimcns touchant la Foy (ont differens , il n y en a jamais qu vn fcùl qui foitvray & légitime: tous les autres font autant d'erreurs ou d'hcre- fics. Et partant il y a vne (î énorme difproportion entre l'autorité & la certitude de la Foy tottchant les myftcres delà Religion , & cell^ dfc'Vfage " touchant le laiigage , que c'eft vn eydcraSre blaf- pheme de les parangpnner enfemble.
La II. abfurditcou paradoxe , par lequel no- ftrc Auteur nous veut perfuader que les chofes introduites contre la raifon par tv/age touchant no- flre lanrrHe , ne lafjjent pas eteftre au ffi bonnes que celles ou la raifon (e^ rencontre : & la 1 1 1. par la- laquclle il fouftient, par vne extravagance inouïe 5 que les mefmes chofes introduites par l*V'
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contre 1 quefo fois p traites titre /? ticipei Recou%
laraifo o/rr/^p.
mcmcntà la plus faine partie des Auteurs ma-
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Jktt nktHU r^0n /fint ftHvtmt miknres cr pin, eIeg€Htct qHt cette f fêiftnt ddHsUraifin O' duns Ut règles «rJiméires , cjr me/mes qu^Ues/ont vnepMrtù Je
. ^orHe,aenter<Ulahe*MtidHUniSfe.Cci^3it3iàoxci ' dis-jcA autres femblablcs n'eflant quVnc rcpc' mion du Principe propofc au commencement de ce dilcoursjfc deftruifentauflî par les mefmcs argumens que j'ay dcf-ja déduits contre, ce pré- tendu Principe, &parcc qucjç deduitay contre le luivanr.
La III. abfurditc cft , que Ci IVrage e/l fi incf-
branilabIe,quemermelarâifonne{oitpasreccuc . a Vjmpugncr, on ne reformera jamais les vices ' ny les défauts qui font aux langues , puis qu'ils
iont dans l'Vfagei&parconfequentlAuteur des Remarques , & tous ceux qui tafchcnt d'efpùrer
noftrè langue, travaillent en vain.
Mais pour faire voir encore que noftre Au- teur s'eft retraite touchant la validité"dc cete Maxime, quci<» raifon ne doit ^oint eftre confidnée contrtlVf^çtn mAttere de tangage : &c an W aduel- qucfoisdcfcrcautantà hRaifon. & quelque fois plus qu a IVfage, envoicy des preuves ex- traKcs de tes Remarque^ En la p. 16. fous le ntrc Rf couvert Cr Recouvré . il avoue que le par- '
ncipe /(fço/,Tfrr eft en vlige à la Cour^ pour dire Recouvré : toutefois que choquant la règle &
laraifon, il confeillc dVfcr quelquefois de /{fcotf. 'vert, pour fatisfaire à l'Vfage : & quelquefois de
les ciur'cux touchant l'vfagc dVnmot oudvnc
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64. LihtrtiMUlémrmfrdfiçoife K^toH'Dri . pour (àtisfaire àlftjnif2>n; £c ]>ar là il ildcferc autant a la Railbn <{ul hVfagc. En la p. 4X4. où il recherehefî F^yt cft vn mot mono* fyllabc,ou difTyllabcccftà dire^ d Vne ou de deux fyllabés^ ilefcric ainfi : // féut cùnfiàtftr âwtncort que tl^fége Joule mdifire desUngues ^tlj « nedntmoins hedM^ûtépdechafeStOMilne s*efipdS hienJe^ cjdri : alors ilfâut necejjdirement recourir d Id rdifon^qui vient au fecours de tVlage. Il faut donc qu* en ce cas (>h défère plus à laraifon qu'à TViage^puis
ue rviàge eft autorifé par laraifon. Mj^s quoy?
lia raifon fe trouue contraire à cet vfage non en^ coreaflez declarciauquel des deux fe faut il con- former, ou à la Raifon, ou à TVfagc? Il ne touche pas cecc difficulté, tant s'en faurqu*illare(olvc. Mais fuppofé f comme c eft la vérité ) que quand rvfageneftpas encore généralement & abfolû- mécdeclaré bon,c ertà caufe qu*il y a des contre- renans ,qui syoppofent,&quilerejet«ntîilne faut pas douter que le parti, qui à la raifon de Çdn colle j ne l'emporte fur l'autre. En la p. 457. fur laRcmarque^ £n Çvur ^ il efcrit aufli que bien- que généralement par tout , & à fa Cour mefhie, 01 vfe de ces locutions , // efter^ Càur^&ç Avocdt en Parlement^ ilfaut pourtant dire i/^/^i UCour^ & udnjociit au Tarlement. Pareillement en la p. jj. fousle titre Versou^ il condamne çetc façon de parler, qui s*efl: introduite (dit- il) contre la rai- ion,parcc que Vers neregit point d*adverbe:mais
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T Omises ksfé^Hij€ù4rier qne tvfage a^efiailks conètt Its rifln de UGrdmméUye ^tant senfêut ip4tliçs foient vicieu/is , ny quil Usjnillc cnjtter^qitdu conirmrr on en doit eiheçHtimêê:^ comme ^vn arncmcn: de Ungd^e, qui fetrouut en toma Us fins, belles Un-, gués ^mortei^ vivantes. ^ * ^ueUe J^^^t fenfeTi^iiçm queut farmy les Grecs cete locution , & cet vfage de faire régir le (in^ulier des verbes aux neutres pluriels ^^ C2r de dire ^a ^t^> animalia currit,le$ animaux court ^ eUT'^nt injimte defembUUes f Et croiroit^ on que dans Virgde ce fut^vnt licence Poétique d avoir dit, Vrbcm quam ftatuo, vc%acft, fluftofl quSjne élégante Sf noble manière de^ s exprimer , dont la no^ blejfe CrU grâce conftiie feulement en cetitdepre af- franchie de la fervitude Cramman.ale^^de la fhrafe du vulgaire, û-c. Et fur la fin de lamcfmc Re- marque^ Ces façons de parler des Latins , Domus antra fuerunc/ Ûmpiapencus zx2X ^ renjimneni à peiêprev^ à celks que nous venons de dire, ^ ,^
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noftre Ungne rfc^ fondée que fur Ujcnl F[dgff oudelia
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NO us «iront tcii fiir k fin dt» j^mcîpe pre- ccdj^nç c^iMf ^ftrjç K^%t}ifjfyfXQàm yn pa- rsidoxc Mfcil a cçlu^ qu tf prqpQ^ icy ; À fçivoir que t^Jfrff féit humc^ di^ihoJ{s centre U rdifin^ qui non ffHUmentntUifJ(ntféisicfriAH^b9tmeswc celles OH Urdifênfe nntoÀsre : q/êi méfiai kienjott^ lent elles Jont ftlus eleféhtes tS^ meitteMrit que celles q^iJoétJénif Uré^pt^i^i d^f^i Ureée ùrdinétflf, jufqHrsdd ^ qu'flUs ffmiiHf^^ ii ^frfUmine et delà hedHté du léemÊgté, i^ j'ayc
def-ja refuié ÇmSS&amnm çc paradoxe ^ je ne laiiTcray pas pourtant de faire voir ie;^/ que (on precendii principe éit nul conceu^ & de re- marquer les erreurs & les abfardicésqoi $y ren- contrent. ^ £i^ premicrlièu doncques le^iermes en iot)c fl mal conceus 6c fi mal ordonnés , que de trois enonciations auiquelles il fe rechai ^les 4ipuz prr;-^ micres font contraires à (on intention. Là I. ell> Tontes Usfdfons defdrlerqsée tyfdge d eflaiUesamtre les re^es de Id Crdmmmre , um s en faut quelle s foient vicie uf es ^ ny quilles ftiUe rvifèr, Uc ces mots^ Ny qu'il les faille éviter ^cii répétant le fujet de la première y (e forme la II. enonciation , "Toutes les ^ façons de farter qUe tvjdge a efidhlus comn Us réglés delà Grammaire tant semfdupeiuilmlcs fadle rwur.
d'Mn^fe forme ainH par anoimalie au lieu d'inumi.
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StùmNSiipifmià^^ ormmint de
iéHgégtl^feii^Myfm qfê vi-^
"tumiei. '">\ • \x.. :'[ ;"' '"^^ ' V.- i • • ..
^ Or ic JâÈkôckmÛttnâ que (clou Icf precepcçs de laLégkHie Aedui vtaf A iegitime nûfoiMic^ ment là lyoc ces trois enondaeioAs-U > fc con-. itcttit, ponton flvts^nd'eCclûrciffemtnt, en ccllcrÇy îj^lqmsfrfom diférierqm tyfagearfid* iUesconirtltf nglesJe U Gfmênu^in m font pd$ vi" cHuf^siV9X€t€!^tuntffnfém eftvn terme cqui- vâJam'a vnenegatiofi: &:<{ucla négation appli. qncc à vn terme vniverfcl affirmatiî( comme cft uzy.Têutts ) fait que ren<meiation eft parciciHie- re négative.' P^r exemple œœ enonciation Tant sef(fékut (fuetomts Us néùons in monde édorent vnfeul fj^^DTAj DuM^eR équivalante à cclle-cy ^ Il y a des nations au monde qnin adorent pas vnfenlf^fvraj Dieu. De forte que la I. enonciatiod avancée icy par noftre Auteur eftant de cete nature, tlle le fait parler contre fohintenvion ; qui cit de fouftenirvne affirmation vniYcffelle que toutes les locutions introduites par Pf^faj^'^ contre les regUs de la Grammaire font bonnes: ou par vne négation ab- folt "^ . c^'ilnyen i pas vne de vicieuje^ q)ii efl cqui- V 5pilanteal'aatre,& touiiours contre le fcntiment de l Auteur meime. La H . enonciation ^ Toutes les ff phi de parler me (vJÀ^ a eftabliei contre iw ir- jJri Jk la Grammaire i^ tant s! en four quU ne le s^ faille
pourl'ianonulic: parce qu elles ont divcrlicc de
pM éviter, tR attut, à dii£)|i^ nmm^
ptrce^que la ncgatio ny v»tie>^<t|09l^(^ à Mmitm féUii^uiSL auffi la force <l Vne n6gatioii)faic renon- ciation affirmativetdautant que la négation d Vnc négation ini^uit affirmation: éc cela eit encore co- tre l'intention de TAutear. Mais (i an lien de la negationi^, il eût employa la conjonâi<5h co*^ pulative,ett difant um senfdê$twflk$f0ient'viciei^ fes y^ ^uil Us faite éviter j il cm parlé (efon (on rentimtnt. Quanti la III. cnonciadon^ elle cft biefi & clairement conceuë 6c adjuftée à l'intcn^ lion de 1' Auteur:âc par nïefmè nioien elle fait voir uc les deux précédentes ehfontçloignces.PaP ons maintenant aux erreurs &abruraités qui fc rcnconcrent/Âumefme difcours.
Lai. eftchce qu'il avance pour vne maxime, avic toutes les façons de parler eflàklîes par tifagc con- tre les règles de U Grammaire font honnes. Car il s'en- fuyvroit que celles qui font conformes aux règles de la Grammaire fontvicicufes. Ab/Urditéinjitp^ portable, r *
La IL eft en ce qu il actribuëà ^Vfage ces con- traventions aux règles de la Çranimaire , au lieu quec'eft vn pur abus : fi ce n eft qu'on parle des exceptions des règles generales^ou des licences poctiqiie^^ Mais les exceptions des règles gé- nérales font ( comme j'ay die cy-dcvant ) des anon\alies ou des règles particulières introduis tespar l'An & rcceucs dans l'Vfàge , auffi bien
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au crê (brtc d'anomalie.
Les Gixcs &: les Latins , outre les anomalies.
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OMlittgistiépl p^iqt3tsefbm
4icèlMmioA8 exttaordkuûrci , lient jamais heu dansla profe j 6c font (rcs-rare8\clans ^ poë(ie mc(me.
La^ IJI. efl-cit ce qu'il les qualifie ornement Je Ufu gége fui Je mmveen toutes tes fflns telles Uurues tant mortes i^ne ^ivsntei. Gar aianc défia monftrc que hors de 1 anomalie eftJblie parVArt., telles irré- gularités font des abus , il eft impoiliblc que ce ioienc des omemens de langage, laccorderay bien que comme les excellcns Peintres par vne adreflé de leui- Art fôt quélqucfors paroittrc avec plus de relief &plusd*efclat les traitjs^ôc les deli- nétméscVvn portrait par lemoycn des ombrages qu'ils y ajuftciit: Et que comme les femmes qui affedent trop curieuiemcnt de relever la bljin- cheurdelcurvifkgeoudeleurfcin, ycolcnt des moufches noires; Aînfi les Poiftesfe di/penfcnt quelquefois de la rigueur des règles delà Gram- ir.airc, pour donner plus de luftre à leurs vers par des figures tirées du fecret de lare plurtoft que contrairesafes préceptes. Et quoy que les bons Orateurs ornent aum& illuftrent de hgurcs leurs difcours > elles font pourtant conformes aux pré- ceptes de la Rhétorique , qui ne fe contente pas de la congruicé^ comme la Grammake: mais recherche par defliis cela , vne élégance pompeufe. ^
La IV. abfiirditc ou erreur de noftrc Auteur
1 ly
^ue les PoccçsrcprcrcnccncavajicUnaiflance du
monde.
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lerent. in EtéHH çh4.
f% ' LibertlMÊ40^m^
cft en l^empkrqtiiàd^^
Sut ( pour prcttve dece ^qa ilv vicm At dire ) Zm i;^ : comtxie qaidircmcnLado^ anm$0iéd càrrir^ 6c en François , Us dnim^ux çêjért , pour tmrtm. Maisilfc trompe iojci: de prendre ceiekMution pour irreguUere enla kaguè Creque: car «a.éon^ traire tous les Grammairiens Grecs en font vne des premières reglesde leur Syntaxe ou conftru-' âion des parties de t'Oraiibn. De forte que de n en vier pas ainfi eh là langueGreque confor- mément à cetè règle., fcroit commettre vn folc- ci(me,dbmme aux autres langues de Timiter con- -trc leurs propres règles^. Encore ' fàiit-il (çâvoir que cere façon de parler eftoit partie ulierë^à la langue Attiquc ,ainfi que remarque; Thrcqdoré Gaza Grec de nation en (à Grammaire , £bus le ti- tre tifeAi»77Î/î(5i\hcic cft row^rr/v»/J!»4. ^
La V. cft vn autre exemple qu'il rapporte de la langue Latine en ces termes : Et crûH^im qtéc dans Vir^de le fut vne licence poètiefue J^dfVoirdit^Vrhcm quam ftatuo vettra cft , plujtojl qfé*vne mkle (x ^U- gante manière dé s^exprimer : dont la nMeJe (^ U grâce conj^fle en cela feulement iefhre affranchie de U Jèrvitude Grammaticale (X ^^ Uphraje du vulgaire? Car elle éft confarme à là règle de la Grammaire: & Tercnçe en a ainfi vfc en ces termes, êunuçhum^ que m dedijhncf^ts ^quas turl^as dedit ll^ftvrayqu*cn profe la phrafe Icroit plus régulière , en mcttât le relatif devant ranceccdent , comme dans Cice^
a introduit ou admis T Analogie , ainfi que Quin^
, *.v«%<^:^
r déJaregle 3 en
lapoéTiel^dapefttejiJçUtigûeu- _-,.-^.v , ^„ metliUit ^ttdauefbifc ( ccanm* en ces exemples] Vi^tçfitAentikvimïe r«lati£ C cft ce auclcDe-' fpauteiieavoillu dire en ceis mots,
SiiMHJ9jretétivopr4C^tnjf»kdu,e9dtm Ponkt.HrcàfùtqHuvtrhodmtureidtm.-'
âluim librumwttm. N*mx4rè rejferimus invfu. ^. La VI. faute où cri ces deux autres exemples, ^ .„.
d'Ovide; çiK ils foiït iî iregulicrs Ik fi conformes '""'*• au comtauiï vragcquckmefine Defpautcrc le^ emploie pow des e»ein.i>!c» de çtte règle.
C'cft erop 'graromatiàé : mais en matière de Grammaire, il faut parneceflv(4avoir recours à y
fés principes & à fes préceptes.
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En la p. 8 J. fous ce titre; 5i ^pîi^tn^ ÎW'*/'/"^*'
PRINCIPE IIX. •-
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LYfAieféVQrifefouycnt le Sêlccifme: O BSERVATION,
LA fauflct^ de Cf te propofiiion pouv^W cftrc aflcz dercoiivertc par ce aue je viens de dé- duire en mes obfervations fm les Principes prç^ ccdcnsjicmccontenterayde la demonftref en- core icy parvnfcul argumentaflcz puii&ntpour en induire des confequences horriblement ab- furdes. ToutSoleciûne çftantvnccorruptiiïn'dc lancage ( ainfi que noftrc Auteur mefme l'enfci- gncenla p. 571. fous ce titre , du S»Ucifme fécond vice contre la fureté) c'cfl: vnc confequ«KU;e mtail- hblcquc fi iVIâgcfavorifc le Solecifme , il favo- rifclacorruption du langage. Ce qui cft très- ma- nift rtcmcnt ibfurdc. De cetc confequcnce il s'en tire vne autre abfurdité aufllfale que la premiè- re : à fçavoir que n'y aiant point de plus grand vi- ce , ny de plu.s horrible impureté au langage que kcorruption: telprctendu vfage.quifavorife & . introduit la corruption au langage , ne peut eftrc ■ . ■-'"■ . qu'vn
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Iti berfonmiam parient MtnyunçoiK <5' fl«» '•<»'»'
f» Pùrtté. ;r^
quVnpurabui. Et dcfaitnoftrc Auteurcftcon- traint de l'audtièf airifi, «t la pâg. \oi. fous ce ûxxtyATéMt, Car aprcz avoir voulu défendre parl'Vfage la corruption de ce mot ParMe en 'T4rdUUe , il le qualihc enfin akus (y bi:(4rrcrie.
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^^tf 310. fous ce titrée Ptu scncftf^IlH. PRINCIPE. IX,
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G'Eflain/iéiUf tFfdgc veut que Ion farle:\mais U raifon ne le voudrait fas : elle voudrait que Ion <//> ^ peu s'en cft failli. Cé^ tleft certain qu'en ce terme peu s'en eft fallu , fallu ne veut dire autre thofeque m^nciuc.toutdemejmequefilondifoit pc\i ^*cn eft manque: comme faillir à tinfinitifvéut di^ r.e manquer^ ETC. Mais il eft arrivé^ ce mot toute la mêfme chofe qu'à recouvert pour recouvre : ô* /V ne doute point que lors qtée Ion commença a dire peu s'en eft fallu, jt^oi^r peu s'en eft failli, /ri Gr4«w4/. riens de ce temps -là ne fijfent les me f me s exclamations ^Cr le me/me bruit quant fait' c^ux de noftrc temps, quand on a dit rccomcn pour recouvre. Mais on. a eu beau invoquer Prifcien , fj^ toutes les puijjan- ' ces Grammaticale/ , la raifon a fuccambê Cr Ivfage eft demeure lemaiftre. Communis errer facit jus, dijenr tes Jurifconjultei, /
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74-
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erté àt Ul^nfm,¥rdn[ OBS'ERVATIpN-
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NOftre Auteur rechoit toufiours en çere nuiv vaife conclufion , que les Logiciens appel- lent Pmt\»ntm princi^pn ce qu'il conclnd dcrcchct
ce qui luy a efté nié dez le cotnmencement.à fça- voir que levray Vfaec foit contre la raifon, ny contre les règles Àc la Grammaire. Car on luy fouftientque iVfagcâvcc ces conditions n elt plusvnvray Vfagc, mais vn pur abus. Luy-mel- me le rccognoiflant ainfi, appuyé fon erreur d vn nouveau Principe & Axiome pris des luruconful- tes Cowiunis errorfactt ]HS : U commune erreur, ceiiàue , généralement reteut , tunt lieu de droit : ic partant vnVfàge,qaoy qu'erronnc , introduit au langage , cftant gcncralemcnt recëu , iicni lieu dcvray Vfage. C eft fon raifonnenacnt idans lequclilcftçontraintdccomparer fort prétendu
Vu'je a l'erreur.
Nous avons defia monlîré , & monftrcrons cy- aprcz en divers endroits de ces Remarques, que noftrc Auteur erre fouvent aux préceptes de la Logiqut. Icyilfaitvoirqu'iln'entendpas lejre- jilcs ôi les axiomes de la lurifprudcnce , en ce qu'il peufc que les lurifconfultes approuvent vrtç erreur comm>»nc * généralement rcccpë , comme erreur, c'eftàdircj.enwntraefmc qu'el- le éftrcconnuc erreur. Rienmoins que cela» Car
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enc^c âixioihé ils ne parlent que de Terreur tou- chât le fkit^ & non pas touchant le droit, & lem. ploycnt fur vnc telle qucftion ou hypothefc. Vn ejcUve tjhrdnger nommé Barkdriu^ Philippus , homme de hon efjfrit ^ de ffrdnd jugement çy derare Joélrine^ s*eflant retiré i Rome y fut Pris pour homme de fran^ çhe condition *^t fX y dcquii tant de réputation qud fut dVdncé d diverjis chdrgerpuhliques : ddns toutes lefqHelles il donnd tdns de preuves de'Jon bon jugement, de fd prudence 0* de fd, fufjifdnce , eju*il fut mefmes promeu dU Preture ^ qui effoit U plus haute dignité en texercite de U luflice. En ces entre- féitts on def couvrit quUl eftoitvrdyevicntefcUve, Eftdnt donques decldré tçl , CT par conjequent incdpahtesde tous hon- neurs & de toutes charges publiques , on mit en doute ft les jugcmcns qutl avoit rendus durdnt fd Prettire, efloiens valables O* l^g^V^^^ 9 ^ ^'^^^ dévoient fubfi- fier, I^fcfolutionfuc, qu'ils ejioient valables CT lé- gitimés ^ a^ que comme tels /ils dévoient fubjijler: par^ cr ou encore que de fait il fut v raye mené efclave , il efloit tenu neantmoins durant fa Preture pourperfcn^ ne libre cir defrdnche coJition ddns la commune croian- ce de tout le monde : & que pdrtdnt la commune rr- rcur tenait lieu de droit, *
Cetc maxime dcsiurifconrultcs ainfi appliqticc, tant s'en faut quelle confirme vn abus rcceu ppurv(age: qu au contraire dczquilcft cognu, eUc en arrellc le cours pour Tavenir, fuyvant ccc autre axiome, P^ contra lus per errorem introdté'^
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7^ Liberté di Le léUigueFrancùifi
{iéfunt , ne vlfcriis frotr4httnmr:ccA}idireyQu^ , ce qui 4 efli introdmt par ^reur contre Je droit ^ ne doit point efire tiré en conjiqnena. ^
En apoliquatic parcitlcmcnc ces maximes du Droit a rabusincroduk au langage « lancs'en^ faut qu'il en faille induire cetc conçlufioi> y qu c- ftant rccognu tel , il doive cftrç continue , qu'au contraire il doiteftrc fupprini^ & aboli. Et certes cxft Teffeç dVhe obuination cxtrjcme. qu'après; avoir rccognu la corruption ou la mau- vai fe condition de quelque choie 3 qui par erreur ou par ignorance a pa(fif auparavant pourentiefè & pour bonne , on aime mieux pcr^vercr dans le- mefmc fentiment ^ que de s'en départifi En ma- tière de fcicnces ce (croit préférer rerreur a la vc- rit<f connue. En la Moralité, aimer mieux crou- pir dans le vice qu'cmbraflcr la vertu: éc en ce qui ^ eft du langage , aimer micuxparler inccngrû- ment, quedcqiiitervnabusquis y eft introduit par ignorance.
C eft pourquoj'iV trouve bien eftrangc que ceux qui font proteffion de travaillcravec tant de contention d'efprit à refpurement de la langue Françoifc pour la porter à vn fi haut degré de pep- fçdion qu*elle approche de laGreque , qu'elle égale la Latine, ôc quxllelurmonte toutçs les au- tres vulgaires , ne s'attachent principalement à arreftcr les abus qui s y gliflen t & à en rctrcncher ceux quiy ont efté receus , tant pour les te^metf^
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' 4ém$ fé Pmreté^ \ 77
que poor les phraici , parU vani^ié 4c certains GoumfaAs , & mefiflcs dcsftmmts, qui f^ffc<5bent de iK>uvclles modes au langagc.cômc à^^^^^^^s* & qu'au contraire pluiîeuri dentx'eux s'en fer- vent pour les faire pafler envfagc, par vnc lafche, Yilc,&qua(ifervilcc0mplaifancc.
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En laSeélion VII. Axticlc I.cfc la Prcface. PRINCIPE X.
QVâkà je pétale du hon^ ^/^^' > fcntens f. ielF'fdfff : m mettant point de diffère^ le Bon C^ieBedu:
OBSERVATION. -
TOftre Auteui- a dtftineuecv-dcjîusen fa _ m Scdioh IV. de ia Préface, le bon / Vfagc en iccluyqui eft Declarc^j &cnceluy'qui cft Dou- teux: Ô^lcy il avance qu'il ne met point de diffé- rence entré le Bon vfage&le Beau: d'où il s'en* fuit que le iangagtf douteux eftant bipn » eff pa-^ reillcment beau rqui crt vncabfurdité intuppor. table. DauEant-que la bonté du langage aou* teux eft an t incertaine jufqu'à ce qu'elle foit dé- clarée par vnc decifion légitime, il pourra arri- ver quxh décidant le doute , rvfageauparav;int douteux ; fera trouvé mauvais : & partant il ne fe- ra ny bon ny beau. K iii
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le veux 4trc die ^tiis, *^*it /a vric notable diffé- rence cntr^ le btfrt &f fcbé!vragê:'dautantjquc poureftabliar vn bon Vfage ,îl fiîflSt^jïi^ fanscôn- troverfc , il foie approuve & déclaré geûcralcméc pour tel : mais le bel Vfagc , outre cctc approba^ tion générale ^ qui lie^fàit recevoir pour bcjn , doit cftre plus élégant , plus poli & mieux limé que le commun. Amfi le bel Vfàgeeft toufTburs oon, mais le bon V(agc n eft pas toufioun beau. le r^ay bien que Platon tient que Cics trois là -ofiTr;», 'reJ)ac^iy,7Bot>«99>j /r k ttH - f c an triche MM jiC^ Ubon^Çoni cuT\q>î<^oMmcci\ à dire reçoivent vne converfion réciproque , entant que tout ce qui clt bien- fcant^r cllhon A: beau : quctout ce qui eil bon , ell beau & bien féant: & que tout et qjui eft beau cftpareillcmcnt bien- feaut& bon. Mais cela fç doit entendre des clïofes Morales, & non pas de ce qui regarde le langage : cftantaflfez évident qucxc qui eft du basftyljede^ langues nôtaiflTc pas d eftre h on , entant qu'il çft cpngru , & qu'il a fon cmploy ^ quoy qu'il ne foit pas beau. Il y a donc autant de diff(îr.ençc çnjrre leibon( ie di</înv plemcrvc ô«:iiMcment bon J &; lj8 bel Vlage, qu'en- tre loc^ui de eloqiéi: ceqre nous nc pouvons pas cxptiraerennollrc langne que par pcriphrafcjen dilant , qu'entre furlcr 6cf4rlçr élégamment. ,
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f droit i ont efcr noflre L
langage rcpaifci deljs^j
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rantjon ncgcnej l^iimain< les plus vcnr/.dc| quei|acc| • ma«iuc. tai
Liherte^de U tdnfUi Françoife
dàmfé^ 'Pureté,
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. Ea U Seûiofl I X . Arcklc I. de U Pce£ic
,, PRINCIPJE XL
A A/an yrtïl ny a rien JiibeMU^.d^erôïéfiif^'com:. jt\ me défi retraâer ^cnereuftnnent ^ ira^ irtV/ i^- fÂToit ijH'on iefi trompé, et enfin fidrtc que lors t^ ils ont efcrit^ils n^fioient p46 encore hitiêsémx^/kjflcres de nojlre Ungue.
OBSERVATION..
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C*Efticy vinl cfFcca: delainirtadii dcccscfprics Critiqués , qui cftabliflcnc Iclcgancc du langage cit vite fî haute eftinic, qu'ils veulent fai- re pa^r pour vue aâion kfir oiquc U rc tnu^ation de YjifCii^oy d vn n^luvais terpie , ou d'vnc mau. vai£c phrafe quelon avoit prife pour élégante : &: aiaflmectrevne bagatelle de Çramnuire en pa- rangon d'vnc aulion héroïque, qulprocede d'v- nc gcnerofîceôc magnanimité, qui fcmble fur-- humainciSi cC'h^Vott liçCl'ilcspçtÙEicolicrs dans Icspl-us baffes clafres des Collèges fcroienc fou- vcnç des aâiibns héroïques, i'accôrderay bien quei^a cctraxîiation d'yiv^; crr«uraulâgag)C,€ft vrie • inaç(^ac4'.iagitmuitc & dvn efpr it daciJc,qui a de ViftcHmatipa au bien &.\ la vcritc : &qu'ellc mc^
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s p Liber ti A iàTkf^ P^rançoife
riceqi^clque louanee : maisl^s aérions h^roïcj^ues ne font pas {eulemehc loiiabTés/mais pardeflus
retraçait de ce qu il avoitmàl ordonné cnvne de fcs loir précédentes', difoit fore bien ,'iif fudeat noscrrores nejfros corrigereinMyons pashontedecorri" ^((rJMi^Mar/;mai$il n'a^otc garde ifappeltcr ctta a^ioh. héroïque ,^ncore que ce iut en yn uijèc incomparablement plus coafidcrable qucceluy de bccc Remarque; .
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En il mefme Seâioa I X. Article 1 1.
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ÎP R I N C I P E XI L
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IL nefa,mt quvnmauvdismotpoMrfrire mt^rijer njne fcrjknne dans ^necomfagnii'j f9»r (Ufcrier vn Prcdicateur ,vn AdvocAt ^ vn Efcrrvdin. Enfinvn niduvats mot (parcc<juil ejipltis aiséà remârqHcr)fJi capable de faire vn plus Trand tort y qtivn msuvaii ratfonnement,
OBSERVATION. •-
CMlc propofitioa, que nollrc Auteur avan. _ ce cacorc pour vn Principe dans le beau langage , dlfi cxrravagancc& n vainc qu'elk«nc l^auroic dire approuvée dcpcrfonne^quiaicieu-i
Icmcnc
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Icme cane
aem de Ci qulif chofi Umai noncei difen
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fondit ^nfci
bon ^ freep Jcrupk le raij peut , ce fi c prit, mer. eftat, qued plufto face
dtliÇi
c'^iï
des c d'vn
pd Liberté dâ' la iéènfrue Françoife
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EnUfÂ^
V ÂAnsfiê pureté. Si
\tmin$\9iScn% commun. Au0î a-relle donné tant de jprife fuf kiy à (on Contre-tenant , qu'il a emplo)ré cinq fucillcts pour y eftaler vnc ru- j^^^'^.^^ de cenfure avec tant de bile, que mefmcs il Xzfdi'o^'^tf* qulifîce bUsfeme. le tiens ( dit- il , entre autres j'^^/f''' chofes) cedîfcourspoH^'vnaujfi gréLndkUsfcmedans U matière dont eJi^Hefiion , a fi on en fuijfe jamais pro^ noncer. Car four ce qui concerne ces trois projetions ' différentes^ ilfaudroitqHela réputation d'vn Predica^ teiir ,d'vH Advocat , oti d'vn Efcriuain , fut bien mal fondée ,pOHr ejtre jfi^ tofi (^ fi facilement renversée par ojn fcul mot j cfue chacun îeux croit fans doute tres^ hon , puis quil tefcrit^^ le profère : mais qui na- rrée peut efire pas avne oreille délicate ^ny àvnleÛeur Jcrupuleux, E t peu aprez : mais pour ce qui concerne le raijonncment j quon veut rendre , autant qu*ott le peut , de moindre confideration que les /impies paroles^ cejl ce que je vous prie de rejeter bien loin de voflreef^ prit, quelque prétexte que ton prenne pour t y impri^ mer, et qui font les perfonnes de qui il faille faire cjlat yfi elles s'apperçf votent plufioft a vn mauvais mot que dvn mauvais raifonnement f £t fi elles sarrefloient pluftoftau pKcmier^ quau fécond fEn fin il confirme fa cenfure par cetç belle fentçnce de Q^intilien: Rcfijhm ijs^qui omtjja rerum , qud nèrvi funt in caufis, dili^cmia, quodam,mantcircd vocesjludio fenefcunt: C^lïï dire '^ le m oppoferay à ceux qui fans fe foncier des ch^its O* des raijoni ^ qui doivent faire le capital d'vn difcours ^ (^ enjont les nerfs , vieiUtffent dans vne
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M. 10.
wrétêr»
SfttCCA
Si Liherù deU UngM Prdnfoifii . ^
yâine recherche (Us termes. %c mefine Quimilieii myci^ivc durement contre cen^ ^utlfdttéchentà teU les reméranes Grammaticales ; & tefm^igne que les pltù excellcns Efcrivains fommeiUent quelquefois dans leurs tmvra^es '^ comme dit Ciceron de Demoflhene ^(^ Horace d* Homère, .Ccrtc%Cocffctciiu, duquel noftrc Auteur (comme il l'a bien mérite ). fait vn fiAgulier eftat pour U pureté & nctetc duftyle, donne aufli vne rude touche à ces raâSneurs de mots en radvertiflcmcnt auLcdeurfurfonHi- ftoirc Romaine. Mais redouterajlje f dit- il) U cenfure de ceux qui mefprifent tout ce qutlsnont pas fait f Voire 'mefmes il s*y en trouve de fi injures que pour quelque faute ils veulent condamner vne perjon^ ne fi occupée que \e fuis ^ t^c.
le veux adjouller à tout cela , que celuy* là paf- Icroit pour infenfé, qui rencontrant dans Taci- te ces motspojfthle jpœnitentia , &cnoviJSimus (dont Ciceron & quelques autres délicats Efcrivains fc font abftenus ) condamncroit le nerveux ftyie de cet incomparable Hiftorien: duquel Icsfen- tcnccs ( comme dit Lipfe ) femblçnt des Oracles. Il ne faut pas oublier à ce propos le jugement que Seneque fait de ceux qui affedent tantl'e- Icgance du langage, efcrivant ainfî en vne de fcs epiftres. Cutujcunquc orationem viderufoUici- tamtT polit am , fcito animum non minus ejje puJiUis occupatum. Oratio vultHS animi ejl : non efl ornamen^ (um virile concinniias : c'eft kdiic,^iéand voué ver-
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fiS Li\ert/4€Mkf>j^Mranfoif«
'éUns^ Pureté. gj
nx'vndi/iûurs de tint que ce fuît, cHricjifcment ela^ huri ^ffolijfMttes efidt ijuefonejpruneflnofipltis oc- cMpiqu'ddes choft s frivoles CT (entres. Le langage ejl le vtfége Je hffr'n: U ielicdteffe des p4rotes nyfi pas l ornement d'vAe àme genereufe;
Au rcfte la raifpn que TAutcur rapporte , pour monftrer quvn mauvau mot tfl cdpatte défaire njn plus grand tort {juvn mauvais raifçnnemsnt ^ à {Ravoir que le mauvass mot efl diff à remarquer : eft auflî
?,
^f d remarqi jbiblequéfà propofîtion eft impertinente. Car le Prcaicateur , l'Avocat ou rÉfcrivain, feroic bien ignorant ou bien ftupide , s'il ne pouvoit pas remarquer le vice d'vn mot fi aiféà remar- quer ^ comme rAutcurlercprefcnte : &s'iU are- marqua tel, il eft certain qu'il ne $*enfervira point. loint qu'vn mauvais mot cftant ordinai- rement autant ou pluscncrgique,^ d'vneauffi forte & dauffi claire expreffion qu vn bon , paffc infenlîblement dans vn difcours /comme vn pe- tit ombrage entre de vives couleurs dans vn ta- bleau : mais vn mauvais raifonnemct eft d'autant plus perceptible qu'il eft contraire à ia raifon, qu'il choque rentendement, & qu'il impiignc laj/eritc:& d'autant plus à blàfmerqu^il procc- e d'ignorance , ou d'erreur &de foiDleflcd'ef- prit , & bien foutent de malke , quand il tendi décevoir. Bref fbuftenir quvn mauvais mot eft moins tolerable en vn (10cûurs qu'vn mauvais
raifonnement ^ eft autant infouftenable que de
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g 4. LtherUiii* té^^uè Frsnfoifi ^ dire qu'vnelcgcrc tichc g^eplutvûhabit quV ne grande brcchc.
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£n Umefme SeitloH I X. JrticU IIL PRINCIPE XIII.
ILcfivray ^u'tlj * de certains mots j. qui Ht for.' pas akfolûment conddmnés ^ny gemralement af- prouves , comme Au fiuplus , Affc^uçufcmcnt^ Aprcfent : Aucuncfois , û-flnfa^rs autres (em- bUhles:Je ne votalroù pas hUpHer ceux nuisen fer- vent : mais il ejl touftours pins feur de s en ahftenir^ pufs quauf bien on t'en peut pajftr, Cr faire des vo lumçf entiers Jans ceU^ ^
Voicz cy-aprcz mon obicrvation fiar U Remar- que Mcunefois^Au demeurant^ AufurplHt.q-c. fous
klctircA*
En U Seilion X. Article I. de la Trtface. PRINCIPE XIV.
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ON mobieSlera que fuifciue tFfégt c^ le Mai^ fire de nofirelangut yCT q^^^^ pl^s ilefiçhan^ î^; > gcdnt j comme il jt /void far flufieurs de mes KemAr- ^^■ que s , (r p^r bexferience fuhliqOc ^ ces I^emérqstes, ne pourront fâs ferojir fong- temps: parce q^ue ce qui
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MAuiuiLc; uu cxjTcuc^ ac noirrc /vutcur
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nets : ET cr quitflmauvéùs , /fr4 kon.je rèffons f0 t'éiJMë que ceftU JeJHnee Je toutes les tangues vi- vantes xttfirefuiettes du changement : mais ce chan^ ment n* arrive pas à coup ^ f^y nefifasfinotahle que les Juteurs qki excellent autour- Jthuj en la langue^ ne /oient encore infiniment efiiinés d'icy a vingt- cinq 04 trente-ans^ ^
4»
OBSERVATION,
L'Hiftoirc nous apprcfid* que les hommes des premiers fiecles avant le Déluge , confide- rant que par le péché d'Adam ils avoiencpé«:dii rimmortalité avec Veftac d'innocence, & qiie le cours de leur vie eftoit borné a moins de mille ans , ne tinrent compte de baftir des villes , ny des chafteaux,ny des mai$os magnifiques rmais le côtenterétde cavernes creufces dis des rochers, ou des petites huftes pour leur habitation : domus antrafuerunt ^ dit à ce propos Ovide. le veux dire auffi que fi les œuvres de nos plus exccllens Au- teurs ne doivent eftre eftimées ny beaucoup coiifiderces que djurant vingt-cinq ou trente ans
:ible changement que noUre lan-
Ms ce temps-là en fôn ftyle : certes
le ceux qui travaillent avec tant d cftu -
xontention d'efprit , à le raâiner & polir ,
Lt fort-mal employée: & les ouvrages des plus
/
s s LiberUiiUlMgiêêFpançoif^^ cclcbres Efcrivains fcroicnc de pire condition, que ceux des plus vils & plus chetifs mcfticrs . Cctc abfurditc procède dvn faux Principe de
ccsrafEnçursdeftyle : qu'il nya que Iclcgancc du langage qui face eftimer les Auteurs les plus cclcbres : de forte qu'vn mauvais mot eft plus capable de defcrier vn livre quvn mauvais rai; fonncmcnt. Mais les perfonncs judicieufes ont_ vn fcntimcnt bien éloigné de ce paradoxe : & tiennent que ceux qui traitent doûement éc (b - lidcment de belles , hautes , & importantes ma - tiercs , font tottfioursen eftime , &eternifenc leur nom dans les ficelés à venir, ndnobftartt que Icurftylc vieiHieffe, &qu il reçoive de notables changcmensparfucceiïion de temps: tout ainfi qu vn édifice bafti à Tantique , qui d ailleurs ett bien fymmetrizé; nelaiffe pas d cflre autant pri- fc qu Vn autre bafti à la moderne. Les oeuvres des Philofophes & des Théologiens Scholaltîq^ies la plufpartdefqucls ontefcrit e^ftyle groflîcr& fc k>nt fervis de termes barbares, en font fuffifan- te preuve.
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2n U p. joj. fous ce titre , ^2? ^*' '^^ ^^'^^^^ ^^
^ U langue ilvdut mieux fot&f ordinaire confulter
les femmes , tr ceux qui n* ont point ejltidiê , aue
' ceux qui font bien ffdvans en U Ungue GrequeCr
Latine.
PRINCIPE XVI.
QVand ie parle icy des jxmmes , 0: de ceux qui n*ênt point efiudii ^ ie n*entenspasparlefdela Ite . du peuple : quoy quen certaines rencontres il fe pour- roit faire quil ne lefa^droit pas exclufte : (^r qu'on en pourroit tire r tefclaircijjement de l'Ffage : non pas qu'il faille en cçla tant déférer à la popujace , que ta creu vn de nos plus célèbres Efcriy^ins , qui vou- lait que Ion efcrivtt en profè , comme parlent les cro^ cheteurs Cr les harangeres, J'entens donc parler des perfonnes de la Cour y. ou de celles qui la hà,ntent^cjr^ dans le mot de perfonnes , te comprens les hommes & les femmes qui n'ont point efludie ^ & crois que pour hrdinaire il vaut mieux les confulter dans les doutes, de la langue ^ que ceux qui [çavent la langue Greque fl^ la Latine. La raifon en efi évidente. Ç'ejl que douter dvn mot ou d*vne phrafe dans la langue, nefl autre chofe que douter de IVJage de ce mot ou de cete phrafe: tellement e^ùe ceux quinous peuvent mieux efclaircir de cet vfage^font ceux que nous devons plu^ pfi confutterMns cete forte de doutes. Or ejl^ilque
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S S Liberté dt UJUkmf ratifêifl ' i
les perfonntt qui partent hitttFrétifùf, tST qui n ont point eftudié ftrorit ufmoïnt itNfaff btéUtoup put ficïet &plin croy^lrlet , que ceux qui ff^ventlaUn- gue Greque f^ U Utine j p*ne que h premiers rie cornoifént point (Céutre Utifue que U leur, quand on vient k leur propofer que)que doute ^UUngte. vont tout droit 4 ce qu'ils ont accoufiumé dt dire ou d'en- tendre dire , efui eft proprement tVfaie , c'fjl à dire , ce qu'on cherche , & dont on veut iftre efcUtrct. Au lieu que ceux qui pofedent plufteurs Uniucs » parti- culierement la Greque (r la Latine , corrompent (oU- 'vent leur langue naturelle par le commerce dtseftran- gtres : ou bun ont te^rit partagé fur Us doutes qu'on Uifr'propofe par letdiferens 'Ujagesdes outrés langues, qu'ils confondant quelquefois ,ne fe (ouvenantpM. Qu'il n'y a point de cçnfequence i tirer ivne langue à (au-
ire. . - \ ' .
OBSERVATION.
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Oftre A uteur pour eftaUiricyvn mauvais PrlH- ,.ctpe , eft contraint de. l'elîanfonner de parado- xes ^ de propofitions mantfeftement ahfordts.l . ^ùtl vaut mieux confuiter touchant les doutes de la Un~ gue.ceux qu,i f»ntde la Cour ou qui hantent la Cour (hommes t;^ femmes) qui n'ont point eftudié, que ceux qui ffavent ù langue G reque &" l'^ Latin'' U- Qu* ces mcfmes perfonnes qui^lent hten François , O" qui n'ont pûinl eiîudié , font beaucoup plut fidèles tef- mdins , 0* plus croiables que ceuxqut ffavent là lan-
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mj^ V kiî^&im-Q^ca^x qui pofl^ diMirplnficun langue. , & notamment la Gfo. queaclaUtme , corrompent fouvcnt leur lan- gue naturelle par le commerce des eftrahee-
L'abfurditéde ce. oa^adores cft fi évidente, quefouslereft,e<adcf4uteur.,il5 û>nt ridicules! Us ayant dcfi^ impugnés en mon obfervation furie Pnncipe I. le diray feulement icy qu'il ne nous doit pkispropoferl'autoritcf des plus dodbes &plu. célèbre. Ef^rivaim touchant la pureté de noftrç laguc.pui. au'il leur préfère les perforinei qui n ont pcnnt eAudié : 6c que luy mefmc eft mom» croiablequcIesigno«ns& les femmes: parceque ( fuivantfcs propres marime$; eftant bien ycrfe en la langue Grcquc & fen la Latine / il peut corrompre la Françoi(*c , oui luy eft naturel - le, par le commerce de celles Ta comme 'eltran-
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PRINCIPE XVI.
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ammt ty v^udrois froctMr. Sik f^rlt éfivm ftrfon- ne qui entende le Utin oh <iHtl<iàt»utreUn^ue ,u luy dtmMder4y tn Utin , ou en me UngueJ* ,:cmme il dirait en François ce qite ie luy demande en Latin, OH en et te autri Unrne St s'il n'en fc*ttf oint diéHtre aue U FrAnfoife , il fer* keaHcouf fins difficile de luy fermer Uqueftion en forte ^«^i/ ne sUf perçoive foint iu nmd dt U difficHkéitSrdH foiHéiéHqHeico»/iflele doute dont on fe WHt efcUircir : csr c'efi tmtle fecret en ceçy que de ne donner point * eopoifire où efi le dou- te , afin au OH defcouvre tvfage dans U néifwtideU rehénfe , qui ne feroit fïut en effet , A Urs que Ion ff a droit dequoj il s'agit , OH y affortoit ie raifonne- rrient au lit H de U naïveté..
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observation;
1' : Aclvis que noftre Auteur donne icy pour def- L couvrir lo vray vfagedu langage , dont on ell en doute , cil contre-tout ordre,& contre les prc - \teptcs tant des arts, que de la prudence hamai-. ne: lefquels nous apprconeiit aue comme WEcu fort dcTçtre-heurtdff deux cailloux: aipfi es que- lUons douteûfcî la vérité fw)roduit du conflit du«rai(onnemcnt. C'cftp<}taj^uoy Democrite di- Ibit que Ja vérité eft'cachée au tond.' d'vn puiz ,- pour montrer qu'il l'en faut retirer avec beau- coup de peine & d'adrçffc. Arrière donqucs ce cottfeil de s'inftruitc delà venté de» doutes dcia
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langM CA furprciuiK ccv^ quç Ion confulcc, pour l'arrefter k ce qu'ils nous en diront bruf- <)uemcnc,plulloftquaprczyavoir penlé .con- tre ce beau proverbe des Grecs , M^iipû^ (ffù^n^^ npcêiipm4. les pcoBéks ftnfks font Usplué fàffs^ccik à dire les me^Umres «parc^ âuelles Ion; mieux di- gérées j que celles qui nous erchappent légère- ment. Ecpour parler precirémcnt fur le fujet pro-' pofc^ou celuy que lonj .coniultera fur quelque douce de la langue, en (era parfaitemenc inflruit^ oune le fera pas aflezra$iamment pour nous en erdaircir. Aapremier cas^ iln eft pas ^efoin d*y apporter aucun artifice : parce qu'il nous en ell claircira également fur l^cliamp, comme aprez y avoir bien pcnic. En |*atttre cas ( à fyavoir s*il n cneflE pas biçn inUruit ) il pcui arriver qu'il Vcf- pondra plus impcrtincmmcnt cftant furpris , que H on lu^ donne temps pqury penler. £c par ce di - le me Te deftruit le prctei^du Principe eompri^cn cctç Rdmarquê.
En USedion XI. Article I. de la Çrçface.
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PRINCIPE xvn..
IL nefl permis à ^ùi que cefiifdifdiredenqH'VeéHx mûfs , Honfas mejmiS du Souverain tdeforieaue M.PompMmMércelliiseiêtréHfondeu^^
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rc icn évoirfâit 'Vi^ , & ie Mn qu'il fomoit hkn donner le droit de boHfgîoifiê Romaine éux hommeê , mdis non fa$ dux mots » fon autorité ne s'efitndant pàiju fanes U. Ce nefipM ^n'i/ ne frit vray que fi quelcjH vn en f eut faire qui dit cours , il fdut que ce Joit vn Seuverdin , oh vn Fdvori $ ou vn frmtifdl Minifin :nonfdi que defoj pas vn de ces trois dit le fouuoir ^comme nous venons défaire duec ce Gram- mairien Romdin : mais ceU ftfàit fér décident : d mu- feque ces fortes de ferfonnes iidnt inventé vn mot, les Laurtifdns le recueillent dujji-tofi , cJr le difent (i
fo ' " "
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tendu de tout le monde.
activent que les dutres le dtfent étuffi À leur imitdtion, tellement qu'enfin il sefidhlit ddns iVfagç^ (y efi en*
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VOicy vn Principe dautanc plus crronn^ & plus abCurdc qu'il cft abfolu : de forte qu'il m'çft fort aifc de l'impugner & mefmesdclc rch- vcrfcr par divcrfes fortes d'argumens: dont au- cuns feront pris des Remarques mefmcsdc no- llrc Auteur, Premièrement donc il cn^rvc ce Principcf tant abfolu, ilnefifcrniis d quique cefoit de fdirc de nouveaux mots ', en approuvant l'inven- tiori de pluiicurs rnots jiouveiMI^ , çommf celuy de Pi#^</<r, qu'il dit avoir eftc introduit en lalan- guc Françoile parDcs-Poftesjdont illfî loue f /»- fy^ueic de Qonjpnéiufi , qyipeu dc téps aprcz pttt
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hûi devo cres que i cuffîoftd^ II. lnc( veràin me mocs^ il; ou vn Fd' feut faire. nifefte:n
vftcdiftin maisfdrd
lieu que ç ce qui ne po(c mefi prend paî droit, à fç de i avoû( vouloir )\ mais feule Mié de Sa|
3|ienluy Foic ce ( fonprcte; foil pcrnî fon autoj III Ce celuy quj
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«ft(é flRdIS adulte rfifis iS^gc: & t» agticrcs les ver* btft dtV0iétHf ,)iêfhmdntfer^Jchm4lifer^ & au- crcs que nous rencônrrcrwins cy^aprer en la dif, cuffiott de Tes Remarques.
1 1. Incominentaprez;aYoirc|ionc^ que le Sou- verain mefinen'apas droit de faire de nouveau < mocs , il adjouftç , jnil tfi vrdy an'vn SoHVtréin , oHvn fayon > 0H%n frincifét Minipe t Eftd^ f eut faire. En quoy il y a de 1^ extradition ma- nifefte : nonobftant qu'il tafche de la couvrir par vftediftinftion : en diûnt que ce fCeflf^Ae Jpy , m4is pdr dccidenf. Car cete diftinaion n'a jamais lieu que quand yr/ojr eft pris pour effemieUemem : - ce quine le peut pas dire en cet endroit. Maiifup - pofe mefmcs que cela fût ainH > noftrc Auteur ne prend pas gardç que ceux qui ont yr^yrCpicnr ce, droit,à fçavoirles Sages f ainfi qu'il cftxoritrainc de i'avoiier en la p. 451. chiffre 1. fous ce titre Ùe ^vouloir Jne l'ont pas dfefoy nyeirenticHçmcnc: mais feulement comme tels , e'eft à dire , en quai litc^ de Sagcjs/qui cft tpufiours par accident. Ipin t
3|i'enluy accordant que IcsSageis ont defoycc Foic ce fera encore choquer pfus' puiflamracîl t fon prétendu principe , qui niie abfolûnfiënt qu'il foil pcrrnis à qui que ce foit de faire de foy ou de fon autorité de5i||iôts nouveaux.
lll Ceft vne maxime des lurifconfultcs que ccluy qui a droit dedcftruire^^ fa parcilletncnt d'édifier comme refpeâiveiacnt ccluy qili a droit
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f ^ Liberté" if U UngM Ffdnfoife dcaificr . la aiiffi de ddlruirc: Or il ny a rien de plus ordinaire en toutcsjes lâguei , & hneulicre- ment en}a nol^re que d'abolir des mots , dont ces Remarques nous Fourniflent bon nombre d'e- xemples, lls'cfifuitdonpque ceux qui ont droit dcles abolir, (ont auflî de leur en fùbftituer&: fubroger d'autires. Ce qui eiUbfolûnlêtneccrtài- rc: afind'eHtei' que la langue nés appauvriflfe , & en fin ne fedcftpife parla %quente abolition des mots dela^cicnCtyle ,s'iln ettoitpas permis de leur en fubflritucr de nouveaux.
ÏV. Jl y a ^lufieurs chofes n^^turclles (ju'on de^rouvre deiip^veau, &: pluficurs artihcicl- Ic^ quelonfaii cienouyeau : toutes lefquelles il faut marqueir k fignifîer par des nbuveaux ter- nies. Et paircônîfequehtte Principe icy pro|)ofé ne peut pas avolrlici^jàtoutlemîoins, en telles
rencontres. 1 J .
V. . C'eft VA^ maicime receiic en toutes les
langues, que 1 vfagc ;jtdm€t de nouveaux mots,
ou les abolit , comme bon luy femb^lc. Nortre
Auteur le chante ainfiordinaircment, & le Poif te
Horacele confirme en ces vers: > 'V
Mtélta^nnafcenturqu^ J4m cecidêre^cddentcfUc "
j^4 nunc funt in honore vocé^huU , fi volef vfm:
Shum penuarhimum eft,0* m&normAtotiHendi.
Ceft idirCi
Plufieunmotu^boUsienoUveMfiormm . \
EflçspkspriJfansfoHddinfeJU^^^
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i^%^(dgt (e VfMi ^ qm4 i^ dro0 Cr titre . 1P$ HgUr U Un^n m fouverâin srhitre.
Si cctf inaximc i lieu , clic déroge au Dtcc'en- 4u Principe de noftrc Auteur autant de K)is que Ipû admet dç mots nouveaux dan&rviage.
VI. ll/enfcigne ailleurs (ainfi que jay dcf-ja ^ouch^cv-deiTus j que le mot de Jcbràté^lifcr, pour dire oftcjt la brutalité , ou faire qùVne personne brutale s'humanifc , a c fié frit par t» pcrfonna^e quiédrét deféirf des mats , & Jtimfofer es noms ; s il cyy/vrin/ {^adlouftet-ilj et qnc les Philofol^h^s enfci- ^nentjquifn Appartient qu'aux S^gesieminente Sa-^ ^ejfeJavokce privilège. Ya-t-il rien de plus déro- geant a]act autre Principe fi abfolu , // ncft^pcr^ misa qui que ce [oit dp faire des mots nouveaux. . y II. irfe jtrompe avec cela au rapport de ce précepte dcsPhiiofophes , en ce qu'il s'imagi-- ne qu'ils enten4ent parler d vne Sagcflc Politi- qney<|uan,d ilsdjefcrçntaux Sages le droit d'imi poier les nom* aux chofes. platon difcouranc excellemment bien fur ce fujet enfôn Cratylé, icntcna toufiouri parce' mot deSagcs ( en Grec So^c/jrccux qui fontpvfaitement verfcs crila çô- noifîancc des c^oïc^. Car puis que les nos doi^Çc exprimer les chofcs dont ils fQut les m n appartiêtaii'f ceujjc qiii ont cdjgîiQiiïîllce de la nature des chbifes> de lenr Jmpolcr leurs no^^afin qu ils foiènt!, le plusqull fe pourra i^con^nablçs à leur juture., Ariftote di^inguant les.ciriq ha- .
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pà Liberté di- U Ungue Françoife j^. bitudcs dç 1 entendement , I fçavoir la ScieAce^ l'Intclligcncc,U Sageflc,la Prudence & rArt,en- fcigne que la Scientc eft la cognoiflante d vnc choie par fa caufc : Imtcttîgence la cognoiflancc dçlacaufc melme-.âç gue la SagefTe comprend t n foy la Science & rincclligcnccenfemhlc. A faifon dcquoy ceux qui fc trouvoient criics de ces deux habitudes , ellôient anciennement ap- pelles (f^oi ^Sagu , iufqucs au temps de Py thagol ras, qui confîderant que ce nom cftoit trop ar- rogant & trop faftueux , prit celui àcPhiUfc^fhe^ ccll à dire, (C Amateur de ^^g^jft -Se ceuxdeii profeflion ,qui vinrent apreiluy, imitèrent en cela fa modeftie. le rapporte cecy pour faire voir que quand les Philoiophes dnt déféré aux Sages Icprivilege d imlpofèr les noi;ns aux cho(cs, ils ont entendu parler de ceux quiavoient la co- gnoiflahçe des chofesincfmes, non pas des Po- '(^tiques, aufqu^h en cctc qualité on n attribue pas proprement la Sageflc^ mais bien la Pruden- ce. Ce raifonncnient eft conforme à l'tfcriturc/ : Saifide , qui^nous apprend qu Adam , quiavoit vnc parfaite çognoiflance des chofcs , ie dis vnc Science & Intelligence infuie der (a création, imjrojaieindms à iontei^le s ej^ccc s^tt animaux xÀxhéfcHn ne fuyudnt -fa propre nature. V» *; - < ^
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te mu Giiqueimsis nonfatnlfnfifire: oà pmdU cctihari^fi^a,nii^iç^i\^ ce foif^ém moins tn f/1. crhdHt. Outre qwe ce fdjjféigidiê^^ (ïeftenire lei mots ^ qui fini def'jd faits , ^ norf fàs ien^jkirt de^tcuinott^^HW :emi efi ce qui ne no^eftfdsdutoutfem^^^ TeJ^ok le mauvais fuccez qu'en ont eutamkipins^^ii^ arplufieurs grands f^rfonkuges ont inventés f enfant (^rkhirnoftre Uf^ue. Mais enmétkre de fhra^sce^ vn harhdrijme four ïordkaift de qf^ter ceues qui font naturelles &^tUs fdé^tomles Ions jiùteurs , foUr enfainifrfoHtaifie de tputes entières ^u changer en partie celles qui font delà UniueCi' de tvjage.^:
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VOicy encore plus de par '^oxc&,& de propo- ficions contre Urawn ^ contrejc commun fcntimcnt des hommes dodes & judicieux', qu'il n'y a de pcriodcs. Le I. cft cif ce quU allcgùc Tautoritc du Ppcic Horace pour confirmer Ion principe preeçdent , qu'il n'cft jamais permis de faire de motsnpuveaux:auoy qu'il foie pcrtnts deftcndrc ccumui font dcf-j^ en vfagc : c cft a ' dire , dcftendrd <fc Fallongcr les fioms primitifs pour en formel Idc derivacAJs : Qùeçmc duandûn forme cM^k * 4^. ch^etiM : chamf^Jfre j d« cbémp: tcrrilU i de territkr^. En quoy il argumente fort mal,vou|ant iniS;rcrvnc excluCoiti^g de
tous autres mt^ts nouveaux, de la licence parti- citlicre qU « Poctc dt^nc pour les dérivatifs. Car en déclarant qu il ijicftciodSours permis , & qu'il le feroit à jamais dVftcndre les mots pri- mitifs pour en faire de derivatifs,il ipo aft rc aflez qu'vne telle licécen cft pas pour tauDè autre fbiSf- tcÀ^ mots npuveaux:ikamuepourcât iien induire viic exclufion abfoluc. Et dcfcit le mcl^ me Poëtt au mefme endroit approuve Tinventiort des mots Latins nouveaux , (ingulicrcmcnt, quand ils font extraits de la langue Grequc, avec difcrction: ' \ ;
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S$lffm$fiHttmtmiktr^ in Gnc h^ptge. Or il y a beaucoup plus de raifcm qu€ la kh- i»c firaiffCMfç 4cc 4ifc«nH>t$ nouveaux extraits eiâ liKÉe^que la Latine n'en tire de la Grc. que : dau tant que la Fràftçcnfc a fins nulle pro- portion beaucéop plu» i'«ÉjSitéavec lâjahguc Latto:e,que ceW t- çy avec laGreque. Mais qui plus cft encoir^Hofaccfcpkint eh fiiite dç ce que loti envie fon heureuft inrenuon en mots nou- ; vca^x : & paf confcquênt il s'en attribue le drpi. fie la licences & à (on ékèmple^ les hommes dç rare (foârifiié &iul&fàttce ont lemefine privilc* ge. Vèieyfestehties: '
Sifojftêm^ inruideoff '
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Snekpms iH^ftrqiiclqHes.vns de mon crcUj F^m^ilmtt^itrf
Nous avons vçu finis le Principe précèdent
Sue noftrc Aiiteur défère par flateric ce droit 'invmterctè nouveaux mots *u Souverain , à fcs FàVoris , & aux principaux Miniftrcs d'Eftat , & mefmés aut pcrtonnagcs d'eminente Sagefrc:& j'y ay rapportié qUelqun^cxcmplcs extraits de les Kémarqucs: 6c neatitiitoïtt^d nie icy a Wblûmcnt ^ùecefâ^roit jamaiipejrmi^qui eft vne retiraiflatia
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enrichir nofhih^gut. Car ié 9MM^ raifon ne ièi^ appr^m^f e^f 4ie^^ ques Zoïles dM teinps ^qti^àMI^^ que ce qui eft deleur inventioa: M^ii Içfe contraire que ELonia<nl^ le Car<il9ii du Pefron , M. du Vair, Vigenaire &aiua^,gr^fii^ perj^nj nages du fiecle dernier, & 4^{^(c9tioàm lé en eelafiheiu'eiifemeiit , qu^ijbie ijciirt a^^ autant de Ipiunge en enrichi^anc de lÉlcm^îux niof^ la langueFiaii^bifç, que ces nouveaux Re- formateurs de langage feibnc çkai^ de blaïme par ràbolition ficretrenchement de plufieurs cet- nacs énergiques &vtile$. "
le fôuitiens encore qu'à parler particulière- mentdesmotseflenduisacleui'j» prûtaicifs> il tCj
en a pas vn dans ces Àui;eat;^4<l^ %i^ ^^^^u^ Çi difforme que celu}r c^ue nôÀrè^tiur é^
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tanrquecfeybulokaftfcmdrc tbtt^ ^fcrivains, • à vn mcfinc %Jc^ on pow k mçii^ à cclujr de peu d'Autéiii^Ccijm leur fcrwt(cdm^
tabtef mtpar ce^f ^l^^t «lain^res Hç^ùitr rèntimaiïA^ c{j>rit5onc
tUmfeg^i^^^ ftytc comme pput
Icsmciurs. |oin(1queceicroicleurimer4irerciii^j ploy de plufieurf ingenieufes & riches inven- tions que la fecondiié 4e keur efprit leur ptur ' fournirau deifiis de lordinaire : te leur oftcr la li-
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' OBSERVATION. :
CEcc propoficion^choquac la maxime indubt - table des Plulalbphcs,quc Us Rflstifî o/Jf «4. ' tHnlUmtnt iàftmhU , cft manifcilemcnc (w(^c. Car le propre &: le figuré cftat relatifs cÂfiiJrrcla- nfs C puis ç^jifmiicàït au refpeft de Prûfre\ Se f^repre au rcfpc^ àtfvért) il cft impolFiolc qu'ils (bicnt fepAÇjti IVn de Tautre : de forte que (rvous croyez rejettcr le proprcA: retenir le figure, leur relation celur , flc l*vti n'eft plus propre , ny l'autre figur<f:&celuy qui ert retenu ne p^t plus cftre conlideré que comme ablbhi fie fans aucune rela- tion. Par exemple^ le précepteur n eft plus pre ^ ccptcur clez.lors qu il ha plus de dtfciple : & le di(ciple eefle d*eftfe difciple dez^lors qu'il n'a plus dcprcceptcurXexcmplequenoftrc Auteur apporte de co/(frroi<.v& àccourroncP^ neft pas à propos pour appuyer fon prétendu Priricipe,ainfi qïicicmonftrcrayçnmonobfcrvation furla Re- inarquc qùiapour titre Canmwcf fous la letre C.
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1 >i^f r 4, lous ce t itrc , De tértuU in f/nitjf:
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l'RI N CIPE. XXI.
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G Et article xctH cflri tàufiours joint immédiate^ i}u>it éi ^on nom ,jAfis qtt'ttj 4it dejiran^ereHtre^
^ Xpitdaiimer\
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-^^yépiins ftfêf yPéf txemj>ti\f9Ly fuyvl eti ce • lara^isdecauilcslurifconfulces , 6t de prcfquc cous les Caruilles.yr détiftn ôc de prcfquc tous les Caluifl:ei nejlpm hem: (^ ^MùlfàHfijHe de fou dUdcbi éifêt$ nom xx>\JLs\ et HHelonefcnvf 6c de %pus les Cafuiftcs MmU ^me devienJrM prcfquc f oh le meitrM't •n? cêrtlUfdUtiirtmtctjJéirtmentJertf^s fjvf Ci font itukchojts , it cofuUmner vnc féçon Je février comme mAUVÂift^ Cr Jten JukftuHer xne éutre mijéfléct , qmfoit IcHtte. tes Méijhrès mont 4^. fré Mi ttte féfbn dcfcrire 6c de prcfquc tous Ic^jr Câflif^es ^efi vtàeufi : /e mUcfnue de mon devoir en UduUrdntéiifkUicfdns qneieYois okligéde reparer UfdUtt. Neantmoins il me lemkïe <jnon U pent évi- ter en difdnt\ 1 ay fuyvi le fcncimenc de loiî^ les Iuri(confulcef, i prcfquc de tous les Caluiftcs* on Aie ^^ & delà pluf part des Cafuillel , ou dch plus grand* parties CafuillcS, .
observation:
Y^*Eft vnclafchccvarion^&nonpjs vncpcrt .^^ncnrerclponfe, dcdircquccf /onr i/fw.v cho- Jè$ , de condamner vne fa fonde parler^ comrue maM^ vai[e^Cr den fukflitHef vne autre en pi,pl:iu , rjui foit tonne. Car quoy que Ce foicnc deux choies diffcrcntcs j elles font pourcint conlcqucntcs . rvnçà rautre: parccqucccluy quichcrcprcnd de y^ cpiidamncrvnc locution défia rccciftr, luy en doic
1.
^#/ Lihirtléik UmgmFrâPifùifi
Mrneccfnt^rubftituervflieauarc » qui (•!€ fnefl* Icurcôc plurrccçvablc: autrement il pafTcra plM^ iloftpourvn dcrtriiûcur dclalanguc, que pour
, wiçorredeurdulftagage^ loinc qu'eiUnt neccfr faire d'exprimer en quelque fa^on nos conce-
' prions , il vaut mieux y employer les locuci:^ns defîarcceucs,iJuoy qu'inélégantes & moiils ré- gulières, que de manquer de termes.
Au rcfte j*appit)uve fon fentiment etiçe^ue fur la tin de faRemarque,!! ditque pourrelnettre dans la rcgularîtcf &congruice4a phraf< propo* fcfe^ il fuftit de tranf^oferl adverbe pr^fyfjf j eh le mettant devant Je tow^ en cetc forrç ij'^y fffivi en eetd le fentiment de toiu Us InrifcoHjnltes CT prrf^ que de tous tes Cdjttifles: au lieu de dire ^fydefrtf que tous les CdfHtfits. Mais ie tiens 'aufli que les deux dernières locutions qu'il fubroge à jzclle- là, n'en font pasaflcz ex preflîves : i Cçsi^oit (p* Je U plu/pdrtdes Cafitiftes^ ou tT J^ /«* fliu frdnJt pdiit des Céfmfies : cljiucant que ce, terme /^rry^irr doit eftre toi t proche du nombre défini : &; que Uplaf fart on U plus f^mndepdrt le peut dire du moindre nbu^breau dçllusdcla moitié; Par exemple 60, ou 5f, voirc melmc ji\ font la plul-part ou la plus grand part de cent : mais pour dire /'rry^i/r cent^ il Faudrpitquc ce fût 95, 96, ou environ. \ ^ ^
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PRINCIPE xxir.
IL y ÂCttt ktUe tlijftreMCf emrt les ftrfonnis fjT les mots ^ (jue 4iM4nd vmt ptrfonnf eft éccuffe ^ (p* auc Ion iemt ik fpn mhoccmçe, qh JoU 4Utràtéil>lol$ittùn: méiî 'q$$dnd on doute ieiAhontfivn mot » tlfdMt au contraire h comd^mner , ty* Je porter 4 U rigueur. A pfusjvrte rdî/on fi non feulement U fin f part m dàu- tcnt , mais le condamnent , comme onptii celuy-cy. Le f^ff^ge de Scàliger en fé ^oètitjue ep trop keéu pour nrjirepM dUegué (urcefuiet. Contrànobis (^ir* il ) atquelurifconlulti lanxerc , faciendum cil: illis enim ità vidctur prxclariùs confuli rébus hu- nianis^fidccemiontes ablolvantur , quim (t v~ nus innocens damnctur. Eienim vero Poctarid agcndumcIljVtpotiùs ccntum bonosvcrfusju^ guletj quàm vnum plcbcium relinquat»
. OBSERVATION.
• - •■
NOftrc Auteur mani;|uacdcraifon pour y fo- der ladiflTcrence qu'il met icy par manière de Principe & d'axiome^ entre U condamnât ion d vne perfonne acculée de crime , dont , par fau* / O ij
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». \
toi Lihrt/ dtUlmÊgéê Frâ^f^fi
te 4c preuve fuffî(antc,rinnoçécc t ft en doiite,êc ^ d'vhmoc dont la botfeft révoquée en doute, taf- che de Tiippuycrjde 1 autorité rfe ccgrad homme lûliusScaligcrjlaqlicUcf^ourtatnetaurienà (on ^ defTcin: &luy ne Taiant rappbrtcfe qu*eh fcs ter- mes Latin.< y ii^lA veux tradUirç tn.nèftte langue, en faveur des Lecîleurs qui ne (ont pas vcrfés cil la Latine, il nous fknt fkiri (A\t-{\) du contraire de te jjl^e Us IkrifcoijîfmlHs ont ordonné. C^r ils ont, irêu tit fourvoirmitux AUX efforts Umn^int s en rtnvomnt ébfous dix crtminçls ; que iten eond^mner vnfeutin^ .>; noient, Méis vn Poète eh doit v fer tu cet e forte ^ que pluflofi il coupe U gorge ù cent bons vers ^ qtte^en reJ^ tenir vn (tul de méiuvéis.' <
Premicrcment donc il faut conJUenr ^ que Sca- ligcr parle icy dvn vers entier j noubas d vn feul mot, comme fait la Remarque, ainuque fonti* tre , fi Ion dit hon-heurs uu pluriel , le demonllre. En iccond licuScaliger parle dVn verç manife- (Icmcnt mauvais, en le qualiHant ^/r ^rV , comme s'ildilbit <^/4//f</ii^fir/^/f , ôccncetequalitéPop- polantàoent bons vers: &la Remorquenecon- (hlcrcquVn (cul mot, non pd$ ablblûmcnt mau- vais : nhiu (hmUtfontèejï en doute : ^T (juemejmes des \f^cni tn s l^auAns tTtres.exielUns EjcriVdinscn noflré làff^e fouflicnuentejhe ^ow.Ce(bat les propres fer- mes de hollre Aiitcur rapportes cy-aprtz dans la mcùnc remarque qui a pour ticre^X>J« l^drkd^ rijme. C'cllpourquoy la CQnlequcnce de Tvaà
^M MÊ.
ïmxxt ne VMC rid» rptrce qu*il cft trop évident qti vn mot dont la bonté éft douteule , approu- vé d'ailleurs de pluficurs doues Elcrivaitïs , pafl * fera mieux dans vftdifcourSjquVnmechaht vm entier dans vn poiffnc elcgan t. •^-
. Pour vnçlll. raifbn : Scaliger cfcrivant <\\xyn Poète doit plufiofl rjgorterçent kons vers^qHc d en Uif^ fervn feiilmâMV4$i,ctu tt doit entendre par cxag- gcration > non pasi la rigueur de la letrc. Car ceft autant à dire qmm Poitrnt doit pdS proJmre vn pocme ( dans lequel il recognoit & remarque vn méchant' vers ) qu*il n'ait refait ce méchant «rs, qoipeut déshonorer tout fon ouvrage.
Pour la I V. jofcray bien dire davanta^ ge, c*eft que Scaliger melmefe melcomptc au rapport de la maxime des lurifcon fuites par luy alléguée. Car jamais ils n*ont tenu qu'il vaille
mieux abfoudre dix criminels que de condam- \ nervn innocent. Mais leur axiome eft, f^^ft^^ nocentem dkjolvere^ qkam ifinoctnttm ddmptére : c'efl à dittjtvdut mieux ^bjoudre vn criminel (f ne de cên- iUmner vn innount .Ce qui (e doit entendre d'vne mefmeperfonne prévenue de crimCj lors que tes preuves induiientde violentés prclbmptions & conjcûùres du crime contre lacculc^maiv qui ne font pas luffijintcspour vne entière conviAion. Car en ce casli les juges fc doivét porter à lablc)* lutionplullodqu'à laconckn^nation.Maisfi les preuv.es lom eonvainquanies contre fes conu
^
^fWÎT^Tv^^
V.
/ / 0 Lihifti di U Uflj[Ui Françùtfi pliccs , ils les condamneront, ic ordonneront qu*ii fcrï plus.aniplcmcnt enquis coatic Kiutre.
En la pagpj7j. fous ce txttCyVnt f4rtie PRINGIPE XXni.
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IL ny d point Je locution , ^ ni dit fi bonnt ^^dce en toutes fortes Je langues^ qui celle ^tri^vù^e a eftëhlie contre les règles , Éf qui a commence m Ieco^i:le fcug^Je UÇrammatre^ &c. SurquoycemotJt QutnHlten efi excellent, aliud cil Latine, aliucl Grâmatiçt loqui!
O BSÉRVATION.
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L*Antagbniftc denoftre Auteur rejette cete propodcion avec autant d'indignation que de railon. Et de fait elle choque dircftement l'ordre cllabli par TArt pour la pcrfcvîlion de la nature. Car à quoy ieiViroicnt les préceptes de l'Art /(î vn prétendu Vlàee , qui n'cll q^c cas qu vnpurabus Jcs peut dertruire> AqUoy faire nollic ^utcurriielmcpropolcroit iltantae bel- les règles, &: tantdc bons advis pour bien parler, Arpourbiencfcrirç, fi on parle ôc fi on cfcriten* corc mieux & plus élégamment » en les mefpri- fant ôc en prenant viwidrc tout contraire ? ^
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Certet lautorit<^ de Quintilicn, de laquelle il pretétid appuyer fon paraHcxe, ne fait rien à ce-
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veut oas dire que pour parler clcgimmcnt, il faiU le violer les loix*clc la Grammaire : mais bien qu'il ncf\iffitpas de ParIcrcongrumcnc/& s attacher feulement à 1 obrcrvation des règles d^ la Gram. lm€irc : mais que d ailleurs il y tautadjoufter le choix des termes, la liaifon des parties de rOrai- fon,Ia pureté &1e relief du ftyleilcs figures,&ic^ autre? ornçmens oratoires, qui embelfilTcnt & iL luftrent le langage : ce qu'il faut apprendre &:' prendre de la Rhetoriqne , comme de laGranu mairelanu.ccongru::é. Tôutainfiquaubafti- ment d Vn fuperbc /alais on |arde lart dç la Maflbnneric & de là Charpenrerie, pour bien at reoir&ajufter les marcrliux .mais rcferoit peu de çasfîohny adjoultçlfcsembrlIiÏÏemcn^&Ics cm-ichiATemens les plus éVquis de lArchiteclure Comme Chapiicaux Couronnes , Friles, Archi- traves, Bandcâux,CirmiJes;^autr^cs; ' Voici: cy.dciTus fur ce niefme fujct mou oblervation^^ lur le Principe VII. ^
\
j/j ' Lihert/ de U UnpH FrsHifmft
tnla page 87. Tous le titre, Qn^^ii com^ mencemtfit J'vnepcrioile,
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PKJNCIPE XXIV.
NOiufêmmespliisexdfisen noilnldni^^e ^ &tn HofttcflileqHe les Lâfmsny que toutes les ns^ ùonsMnt nous lifons lesejcrits^drc^ Et fur la fin: ToiéS les Latins en vfent^ étmfi^ Cr Ciceron it prerhier. Vohiijl idy rdifon de dire j quenonsfommes plus reg^^ lier s qf4*eux,
: OBSERVATION.
CEtc maxime tefmoignc tant de vanitcf delà part de nos Cntidues & Rafllineurs du langa- gc François, que (î elle elloit efchappccàvnEf- pagnol, elle (croit rccciie pour vhc des plus haui- tesrodomontadcsV& ridicules (aillfcs de Tarro-- t;ance de la natiati. Car outre que ccll chofc tropcognuc que les langues Grecque & L,itiiic font trc5 artihcieUes & parfaitemcrit edablies fur vTes rcgics certaines , dont les exceptions font limitées ôc niirquccs com ne des anomalies & va- riétés dillcmblablcs, qui 16 it autant de riches or- ncnicnsxlcs me(mçs langues , (1 bien que Ion ii y apporte pluîJLJe changement : laFrançoifc au conrrairc (ainfiquc nollrc Auteur le proteftc
(bu vent
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ruafenr)admettâni^plufîeuri termes A: pluficurt lociiiiomfâns rtifott, «< bien rouvcnt contre la raiio»^eçoit dcsclungcmensconfiderables dâ$ xxV. ou XXX ans : & lu/ BtcfiiVca en marque qua- tre dans le dernitffiéi^te.Le I.au temps d' Amy ot; le II.au temps du Cardinal duPcrron: IcVIM, au temps de ÇocfFctcau & de Malherbe : le IV. fous le temps qu'il a clcrit fcs Rcmatqtf es. Gclacltant ainfi, comment elKce que nous pouvon$ élire pluç exa^fts ou plus Réguliers en hoftpe langue, que les Grecs ou les Latins en la Içur > Certes il eût mieux dit que dans tant de changcmens nous n avons pas peu eftrcfort exacts eh nollre langue :& que fon vfage eftant fouventfans rai^ fon & melmes contre la ratfon^eft par mefmc
moyen defordonnc,irrcgulier /vague flc incer- tain. . X ■ '^ '^
Au rerte il y a icy encore vne contradiAioj» à cequ*il a dicjbus le Principe précèdent çonccu enccsterancs: Iln^dfointde Ucmionani ah fi hon^
le m
j0Hg de lé Grammaire . Or la locution clJ.ibliGCon
trc les règles de kGrammaire,eftnece(raircmcnt irregulicre : ac icy il loulHent que les Fran^ou font plus réguliers que les Latins /ny que rèutcs les nations, dont nous liions les elcrits. ^cçordez, fi vous pouvez , réguliers Hf irrèffi^Uers 4 in parlant dvnmelmelujcc. *
'. ' P * ■ '
^negrace entôk^teJ^tes'detdhgHes^qMec^^^^^^ e
defiabli contre U règle , CjT* effêU commena dfecouer le
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iiA Likertid* le
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En 11 page r4!. fous lc.citre, Oémoiftllt , Ji/àdimoi^ mpi/f ^. El en U page j 11. ftfiw/f firhr, y roii*
''•'■• ■ . . . ■ ■ ■ • PRINCIPE XXV.'
LOn ne dit plus f^ ton fCtfcritflm DamoifeUe» ny Màdamoifcllc ,t//4i»r Jirr Demoifcllc O* Maclcmoifcllc4wr'v» téfrtiiltà: Ctfi^uettifi UducoUf flkê'ioHx ^9i€ UitSt comme nofhe Ungue fe fvftâionnetoHs le$ jours ^ eue cherche fd ferjèéfion en U doHcelfêr.
^ On dit JrondcUeMrondelleO' heropidtlie.méis lie- rondelle d^eccefile meilleur. Cejl^dmondvis^ar^ ce quenojhe Ungue ,qui dime U douceur de U frênon» :J:idtion chdnff 'volontiers fa en e, îfy didnt point de doute que t^ efl ^fne voielle hcducoup moins douce que té,
• - *
: OBSERVATION.
' * ' ■ ' ' ' ■ .■'."'
E nie que Ion ne dife plus , & que lonn efcri-
crive plus DdUoifeUe ny AddddmoifeOe, (î ce ^ eft
dans la coqueterie des femmes 6c de ceux qui les
cajolent : où londit DemoifeBe f^ MddemoifeUe:
d où les Rénialis ont pris occâfion de refcrirc/
«*ii» . ^
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âinfl , & q^el^lNiutrei Auteurs cit^ fiuie plus fit ii>mplAi(Aneè tnvfcrs'^les DAme/ ( qui ont j| trouve agréable cece prononciation j que par le propre fcncimenc de éeux q ui parlée ou qui efcri- vent ainfi. Ec (î la rai(bh que lia Remarque en aile- 1^ gue^avoidieu ( à (çavoir que IVeft beaucoup plus doux que U, 0e que noftre langue afteéVe la dou- ceur en la prononciation j il n^droit dire deme, emc s kme , frcmty pour dame^ sme^Unie > trame: mau 4i;fc plus de raifon fàudroic4l dire & cfcrire, itme que dimoifèUe , parte qu en ce mot damoifeUe,vnc ^llabeavec 4 peur mieux paflfer avec trois autres (an$4«qu'en44in^,oùdes deuxrvnce(^cn 4.
Certes la plufpart des hommes db£èes,& fur
tbus lés plus judicieux trctuvent cete houvcautc
aulTi efteminée qu*irrcguliere| de tiennent cet
• adoucifletHen; ou ptuftoft ramollillèment de
lailgage pour vne preuve du rela(chemcnt delà
. gcncrofitc & vigueur rnade des François : vcu
mefmcs qiiede tout temps & encore aujour-
/ dhuy les nations Martiales affcâent le langage
niade &grave« qui paroit plus (ans doute avec 14
quavecTr.
Le langage des premiers hommes, qui fut in • rpirédcDieuà Àdam,enfai4preuvc:puif-quccc mefnie grand père de tous les gommes à Çon noih compolé de deux (yllabes avec 4 : & jikrkhdm^ le père des crovans > dtk trois fyllabes auHi en 4: £i;4 lafcmmede Tvn.avnnomde deuxfyllabçs
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a fcs 46UX fj^lUbei âVec l^Meffi^ ^k^^ ^c^^^J^^ete tonlidéràiipn lc9 DoritHi changeoiéc (biivcnc ïi du kljgâge des autres nation» (jre- qucs en #> & diTmenc ti^^ tt^ > autliea de tt» nifxtJi^ un timan, f 6m tm fhfiêHi Actes Màcedo- doniens les plus belliqueux des Grecs en vfoiénc de mcfine quand ils di(bie«>irWm ^ 9%§îhti^îfm » pburwrWTiri, HfiAi»>yi'Tff;, atn^^ eoî-
' pldy é ordpiairement dans Homère»
Pour les Romains > oiez cet hcmiftiche d\n de leurs plus anciens Pôctes y r4f forte f4t W^- ■ r4Ce. ri . .. . • ■
Fortunum Prmmi csntâta. vOyez Vireilc , qui s'eft acquis le titre de divin par rexcelTence inimiuble de fa poefie» jirvu virumqfft C4n0. jtrm4f^inens cdfio. Qud ddtk portm ruunt.
Certes les £(pagnols qutt teroient au/Ii-toft Te- xcrcicc des armes , que le fréquent vlage de la voicle 4 , par viie aftedbation quali naturelle à. Icurnatioh^ \:
Les I talicns mefme , quoy qu'ils foient fort de- cheus de la gloire des armes acqunfè par leurs ân'^ cclVrcs j fcroiét bicnmarris decnan^ervnV en f > encore qu'ils le rencontrent en huit iyllabes dans vnmcûnevers, comme en cctuy-»cy dePetrar-
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H S^ménird injùmmsdritnte. Et cnTcpt dans cet aotrc/
VéfiétâniâUpiitrdiifiiUdnJb^^ >
Ces vers Lyriques font i/f mc/me tKcmpc. %^rmét0Vét$mfrtJf4
, T)i qucBà mU Conte fa. *
Ccte mefmc voicle a eft^fi agréable aut na- tions barbares tant prientahes qu'Occidentales qu elle eft employée dans vne bonne partie des mots de leur langue.
VantM^onifte iU noflrt Auteur , qUûy qu'dfave. ^^ l^'^M^ de la Cour Jie sefk peu contenir de di^ re fur le changement dV* en r, en ces mots^irmV pour^^4rir, & httûnMt pour hdr^nMe ^qm cela efi epmiué^enjfâHt départi,^ Ju franc tadaudoh, qui dttauffi mtrci\xt, Ccr^c ,mcrry four marque ,/4r- gc.mérrk
Aureftcilyaencore vne haute & myftcrieu- fe cofiftderation; pour laquelle toutes les na- tions du moftdefe doivent plaire au fréquent em- ploy de la letre A-.î-e^ que comme k première ians tous les alphabets ou denombrem<;nt dci letrcs , elle eft le fymbole de la Divinitérpuis que Dieu mefme sert n6m<? A, en difant je/féis l'A & tO, ( La première & la dernière letre des G'rçcs , ) pour nou^ apprendre qu'il eft le Principe, &: la Fia "*^ toutcs^chofcs.
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Enlap. )45. foi^l ce titre , ^FIN âvtc deux con
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PRINCiPE XXVI.
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L tftprejque touftours vrâyic dirt quilfâHrtfcri- re ccmme cH fdfte. 1
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OBSERVATION.
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C Eté maxime peut recevoir double fcns. LVn efty qu'il finit vfcr de mefines tcrmçi|«çvde nvcfmes phrafei en efcrivât qu é Mrlâtj p*rc€ que lefcriture neft autre chofe que la parole rédigée parçfcrit /& comme foii portrait. L'autrt^ qu'il Faut cfcrirc comme Ion prononce. Le Prinope ioy propoft eftfaux en l vn& enlaiitre ieni» Au premier , parce que la parole efcht^pe facile- ment & IcgcremciiédeU bouche,*: partant el- le cil loiivcîu moins correâre que l'efcfiture , qui le tait toufiours avec d autant plus d attention quelle ert plus lente , ainfi que j ay monftré plus amplement (ur le Principe 11. Et noftre Auteur mçlmc choque cetuy-çy en la p. j(S9;^ fous le titre du Bdrhdrifmc, où ïlcktit ainlî : Umdis cHe hdr- iiejjc f ccftàfçavoirdefaire dç noms nouveaux) ,714 rtuffi'À qui que ce foit .Aumomt rneferivént.Cdr
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- ,. . , „ . „ ,_,^. *«i»*«f Onilqueté, il»'» ^lon , impolitem; i WMhiaiHÂt wrbénx qtiiJi
ffemcnrjê: encore h*eft-ce que par Milléric. Et çn lap.jtj. H rapporte qu'en parlant on dit pluftoft tlnys rien tti,tc en e(crivatp|if > 4 titk Jetel\ ^Miifimtuxdit. Soncont.retenantna pas oublia de le ccnfurcr fur ce fujct
Quant à l'autre fensdc la maxime propofôe j'a- voue quilyaj)lulieursdo<ae$ «c célèbres Efcri- vains, qui takhcnc d'ajufter l'orthographe des tjermes de noftre langue à Icut prononciatton : mais ils n'y ont pas bien reuffi : & neftre Auteur
en lapage 13. remarque qu'il faut Dronoftcer /o«, «M», w», <jUoy quelonefcrive/J/, «o7,rt/ £„ la p. ji». quilfautefcrire Aouft, bien qu'il faille prononccrÇ)uft,& en lap. jot^uc Ion efcritCo». 'vrnf quoy que Ion prononce Co«iw»^
Paflons maintenant de la difcuflion des Prinv cïiiesdèJalangucPra^pife eftablis par le fieur de Vaiigelas, à nos^^ftrvations furies Remar- ques. ,
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CJ arfiiie i^cut rjirc lUH/wMn ywini
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VL. nh'fit à ^on nom //uns (\Hily éit d^efl renier èktre^
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, OBSERVATIONS
S V R L E S R E M A R 0 V E S DE
M. D E VAVGELAS. î
, fur la langue Françoi(c.
PdT Mejiire ScipioH T>Hpleix^ ComfeiBer du Roy en fcs ConfcUs iSfidi & Pnvi , & Hifiortogréphe '
Je Frdnce, ^
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Péigejip^. Abfynthe. Poifon. .
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^ ONSÏEf^R de Mdlherbe ddnsfes vers fait Jhfynthe témfofimdfcHlin, Cr tantofi féminin, il dit en vn lien, '
Tout le fiel & tout rAbfyntlic i & en vn autre j Adoucit tù\xtcsno%Ah{ynthcs. Peur moy y ie t aimerais mieux faire mafculin que féminin : nonob/lant Nnclindtion de noftre langue , qmVd i ce \ dernier genre pj^pjlqu\ltautrèlx ^ te ne V0fs fref- que perfonr^ui ne j oit de cetÀVis. ^
Poi Ç)nefttoHfibursm4fculin:quoy qik M. deMaU hcrtfc l\ ''it fait quelquefois féminin , ^r iordmdiftU$
Pdriitent
Yuç il I auirc: parce que c cluy qui encre prtiul Je
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fttmt il et gtttn, & i
Jai
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OBSER VATI O U.
IX, y a pluficurs chofcs àobfcrvcr (ïircciicî Rc-. marquci JLa L que le mot j^l^^mrhf ^ y^ft mal c(crit avec va ^^ au licud vn/>. La If.qu'ilyeft lîui c(cric encore avec vn y au lieu dvn i : parce qac le Grec, dW il ell pm^xCcmA^ôtov,ic le La- cii:\ conformçmenc au Grec , df^finthium. Cçft v pourquoy nous devons efcr irc Affinthc^ le non pas ' 4b(yntht,hA\l\.c\\oic€^\xtïy tto\xvt%Qh(crvcTy c'eû que puis qu il câ en v(age tant ^u genre maf- culinquaufenfLinin, il le faut latiïèr indifferem - ment au choix & à la liberté dVn chacun , fans condamner abfolûmcntrvnpour retenir lautre. LalV^qllC puis quel' Auteur delà Jlcmarqueve- noit de nous produire au pluriel àhfynthes , avec l'autorité de Malhcrbcjduquel il fait par tout fan ouvrage^vndefespcincipauxOraçlo^ourlalan- ^ gueFrançoifc, iLnc dcvoit pas dire (îbrufquc- rîiét que ce no ne reditj>oint au pluricl,fins nous en dcuîfterquelque caiK)n.Ne Taiant doc pas fait, ny d aventure confîdcrc jamais la vravc raifon de cela, il faut (çaVôir qviec ejft à Timitation delà > /),;c langue Latine ( qui met entre Içs nomshetcro- v« //ir^ cHu & anomauK, qmoe iontenyiage quaufm- ""'['l/l'^ guUer , i&iatcmcat AU plttnel ) Us Homsahcrke c!r rJs, &c
m Lihêrtéé biÙÊègm Frdnçoifk.
pas chicorin^ àguis, MlUu Uvémées^fin^mls , ^r- fils , aupluricl», tout^fom Jiitchêm fjjf ihomx , Uiéhat O* UiaMes,foHrfii O^fourfUtJcSiXitzn pluriel qu au (ihgulien
LaV. obfcrvation 6flrt[uc Poipin ft trouvant dans l'v(àge tant au genre maicuHn out féminin , il le faut laiiTer aufli i la liberté dVn çnacun:<)uoT qu'ilyaîtplusdapparèitcede le faire féminin i a caufc qu il vient au Latin fotio : d*bi\ il eft iïtfoU fon, qu^fi fohon ^ comme r^i/on vient de rdtio 6c ordifoH » àiormio^ Nous le Êiifbns féminin en Gaf- cogne: ainfiquela Remarque le tefmoigne des PariGcns ^ & difons /^f o/b;»^ comme eux â^oi/f^ii.
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CE mot c&mmenci 4 vieitiir. jfu Heu /accouftu- mance j on dit mamuHdnt Couftume , <]fioy cjkc ce fuit in mat eqUivaquey, 0 ^«accoutu- mance exprima hitn mieux (j0 vn^uement ce quêl fignifie. Mais il nj a fomt de fdijon contre tVfdge.
OBSERVATION.
COufitme eft vn itiot homon;^e ou eqiiiyo«i que^quia double (ignifiditioii^ Tvnc pour
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Wkttb^ii.*. ^\
de l'ruicipc & d aiiomc , entre ^ condamuAcion d vnc pcrlbnnc acculée de crime , dont , parfau •
^.
j$0ifimèhtfJ$è dkt bntâtm Cmfmmio : la^neUcb
Meiofi le^ luitfeonrultes ,.afbrce de loy. Lêm^St rapporte aux mœurs , Ac mefines aux couftomes & habitudes , bonnes &: mauvaiiès de toutes Cor^ tes d'f nimj^nx, Jecê^fitimMU^^ de l'analogie à ce- te dernière fîgnification: en tant quelle mafque desaâcs fireqdens pour (e former ic réduire en parfaite habitude , ainfi qu'^/ïnr/iiit en Latin. £n ce fcnsTacltc clcrit. DegeHerdi4t d Ukon miles sf^ fêteindi^iyaluptstum tr contemfffH Dncu : U foL JUieft^Bi qtuiivit fis exercices orditêéins far tdccotê^ itumémceâtêx voUftis O" f^^ l^ mij^ris wéelle fdtfoii difrn Generdl. Otll poMtquoy éccoMflêmance ne fignifiant quVn acheminement à la Coullume^ ce mot , Cimfiume « qiii marque vne habitude en- tièrement formée , ne luy peut pas eftre propre -
;ment fubfogé : & ii y a autant de difiTcrencede l'vne à l'autre que de defttlUnce à dcfdnt , de
' decdJetêçe d cheute , d'humilidùon^ hHmdité ^hrcf de Idchtmincment d quelque lieu , d térrivie dU mcfme lieu. D ailleurs J/cctfii^/vi»i4;icr ne s'edend iamais à la couRumc locale , coàimc fait Coufiume.
Au relie , pviis-que parle tefmoignagc de la Remarque^ce mot jéccoujiumdnce exprime mieux & V niqucment ce qu'il fignifîe , pourquoy e(l-cc qu'on le laiflcra vieillir & périr , par faute d eu continuer Tvfage ijl ny d point de rdifon contre /f^/i^f( repart noftre Auteur : ) & moy ieluy (bu- lliens que cencftpasvn vray vfagc , mais bien
Itl IIIU IIIIW I i.llliftl VlilW util • »'\'Mt iIttV 1^ *•
ujmc. Ccli pourquoy U cpnlcqucncc de IVn. k
9 vu pur abus , qui eiicihe d'ibolir va cifmt fort n • preflif , tiiergi4}ue j Je avec çelm vuique, Acpar confequeni: neceAaire. Certes font Anugonifte 5 y oppofe avec cous Ici gens de lecres , 1 i'exce- . pcion de i:ertains Critiques de ce cempssau capri*
ce deiquels ie veux oppofer aufli l*aucorit^ du /^i^ grand Quintilien & en cet endroit de en couces h'^/i^.i! rencontres de pareils retranchemens 6t de fup^ r^f-r ^ f «^crtîon demots necetfitfrcs. Poftiili (dk-ll) dtêrsêm eft vocàbulum Jid tâmen ntctjférinm j €nm éliêtinon hékcdmus : c'eft à dire , cf mot Pofliible #/ï étr & ruit i toutefois necejféirt , f^tth ifue noHf rien â¥om foint dafêtrt, N4ais pourquoy eft-ce que noftre Auteur conçlud brusquement^ en ces termes , // ri y a fiint de ràifon contre Cyjd^e: puis qu'il ncfta- blit pas icy rvlagcdvnmot, mais au contraire qu^il Tabolit ou du moins qu il tafche de ribolir?
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Page 1^6, jiccrf^ire.
C*ÉJl vn excellent mot , tant s'en faut qritljott mau- vais ^ comme fe timapnent plu fleurs , e^ui ne s'en fervent idmais : mais dijent tou fours Faire céoire, Car dy a ce te différence entre faire croire , & faire accroire, tjue faire croire fe dit toufioùrs ffour des cho^ fes vraies^ f0 faite accroire four des cholesfauffes. ^ Par exemple , il ma faitaccroirc qu'il ne joiioit point , ie fais comprendre 4JU il ne m'a pM dit lave-» rite : mais fi ie dis il m'a fait crpire vnc telle cliofc/
iuuuiipjuiiu'ic]u;i uconaanMucion.Maisli les ^ preuves loni cpnvaincjuanici contre (es conu
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#, V
*
ritéUf. B'àHtmJiipnt ^^ù diffimict ^n'ily^ en^ irt fzirc croire , & faire accroire j nefifm t^m éfue fvm foif f9Hf U vrdy & f^um four h fattx , tfH'ed et ^Mê ùàn accroire tmfêrte têufoms orne célny Jt qui owk dit , 4 tmdejfein tn ceUde mmfer F'n de mps pim cfiletres Auttmtfis efiou dans teneur que ntms v^f99$s di çandéimner, Jl crêypit qu'icçtoittefioii'Vn hrksrifme , (Sr ijkllfâUir toufiours dire croire. // dit pér exemfle , en vn certain /iV/^/quieftconccht de k fuffifuice , «c feveuc faire croire qu'il cil lia^ bile homme. ^1 donti ejk'tl neféiUe dire en cet ehr drcfie te veut faire accroire ? un tefcrit ninfi avec deux c , O'en vn/eùl mot , XTnonfm à crou-c,
^acroire.
OBSERVATION.
NOftrc A uteuij' rapportant icy deux différen- ces en la fîgnification entre cç6 deux Verbes -*^cfrp/>r&Cr(?;rf jïuyvantlcrentimcnt d autruy, " nyadjottlle pas le ficn. Pourmoy, ic ne trouve point que ce foient dcsdiffeÉ cnce5:& ati contrai- ^rej'clhmc qu'elles reviennent à yne mefme ex-
Î^refTion. Car nou$ vouloir perfuader U faujjcté au ieu de la vérité , 6c nous tromper avec des paroles ^ différent plus aux^ termes qu'en la réalité de la chpiè. De (onc a^xxQ vouloir faire accroire ^^ vou- loir faire croire le peuvent dire indifféremment
fant de en prciui\tvitx^rctout contraire? ^
« -s
1^
d'vnç pcrfiiafion contre U Veritas mail mieiisr que dVnccholcvrJiye . i -
, Quant à^c qu'il tlit qu*eri cete façon de parler ,• aui e(t content de fé fimfânce CT ff veite fdire craire ^H;il eil ^hilt ^«Mifif >tl eft manifcfte qu «or^irr y conviendroit mieux qucfrairf , il me (emble qu'elle ncft non plus élégante avec Ivn qu'avec 1 autre verbe; & qu'il feroit liiieux dit , ^Hi efl ra«- nnt Je féfHffifdnce^ simdfine o\xfe ferftMiifiHd efthàlnit h^mke. „ >
Il me fbuvient que ik.lfe|Charron Parifien (que j'ay cognu familièrement etl ma ieunçlTe , iuy cliant Tlieologal à Condam ) lv»mmc plus (igna- lé par la pureté de (on ûyU que par celle de la Cl ôiance,pcicttpit & conc ^.moit ce yerbc^ccw* ff , 6c difoic toufipurs/nirf croire. le ne youdrois pas pourtant rimittrencctà^nôiîplusqu'ch ces mocurs&enfadodrinc;. -^^ .
Aulùrplusnollrç Auteur v(cfhalic)r de Ladje- difv^rfkal^lc, quand il cfcrit chofeiHfi^tdllè s pour dite chofe 'vraye. C^ïveritMe nefc'doitdire que des pcrronncsquiaymétlaverite^& desdifcours quicoiiticnnent vérité , comme en Latin verdx: & vrny fc doit dire de ce qui ett ainfi qu on le dit.
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7*. lit. . jtecMeilliK
MOfifiekrCotffittêiitr pltêfieurs étires ions A$$tfurs,thtori g^rt^ jimyot ,ftjetweniù>^ iinàtremvnt Je ce moi en md$V4i/e fdn j^&\difent accueilli de là tcfmpcftc, accueilli dVne fièvre, accueilli de la fariiinc, accueilli de coures for^s de moil-hcin. Jl y a ^ne\€^Hts endroits en France^ fMfiKuliereÀentMUngde U rivière de Loire ^ oh Ion vfe de cette fnfOH de fàdtr. M^fk elle ne^foifiordi. ndire^ U CoMr.Qn/^^yfi^r />/«/?(>/? e9^ bonne ftdtt ^
ty Ion dit fér exemfk ^ïX^M^ccyxt^^^^
nient. Atcucû ne Jf dit dnJpUmàisqu en bonne oaft^
filofinj djonftemzmàis. f \ •
OBSERVAélQN;
IEiiens au contraire qu'à t'irt^itarion d'Amyot, _& de CoefFetcau on vfe encore en ntauvaifc part du verbe éfccneilitr^ic que l^n peut dire avcp auÏÏî peu de fcrupule , 1/ 4 efté dccueilli dveciniures^ <\\XdVec comflimens. Et ce que PAuteur avance pour la confirmation de (a Remarqua en faveur des modernes, à fçavoir f HT /r mot accueil n^iV;9i^ foye idmnis qu'en bonne pdrt^fi on nyddjouJlemsLXi- vais :neft nullement confidêrable : parce qu'on ne Femployc non plus en bonne part que |on n y
: t
\
\ : ■ ^
coiuiiirc iauiuijuc noicrc Auccur ic jmulcuc
fouvcnc
•y
t
■s.
adjouftc \>on ou f4V9rMt, ou vjuclouc autre fcm- bUblccpitlictc. Et partant ces façohs de parler,
il 4 efii dccttcU^ dvHtfrrièHfi. umptfie , oh de qneL que dutre m4-htur\ font ^op légèrement con- damnées par les Critiques de ce temps. A toutte moins les faloit-il laifler à la liÊerte a vn chacun aufti bien ailleurs que le long de la rivière Je Loire ^ ,4
Pd^ ^^t. Si tAJjeéhfde tvn iesftnres fe^Mt df^ ùliqHtrd tdMtrt (Uns U corn fdrdi/on.
T 'Exemple le va faift tStttendrc. Si vn honi*
j_jn)cdit àvne;filleie/iM/^/iii^^^«f^ i;ai^/,oa quVncfîlledicàvn hommc^ je (mis fUus vdilldnte ^jfwfvowf, on demande fi ccte faconde parler eft bontie ? Onrefpond qt4*<He ne ft f tuf fds dire ab(ol&^ ment nufiv^ife y ntais (ju.elle ncjl fd^ fort bonne dujfi^ er an* il LifitHt éviter en fe fervdnt d^vne dktrephrd^ fti comme"] ty plus de beauté que vous : jifétre- ment ilfa^drottdtre , pour pdrler refHlkrement , ic fuis plus beau queyous n'eftes belle: tï^ ic fuis pl.cs VAtilinte que yoxé ti elles vaillant. Cdr entête fyhvnfc tAdjcchfregdrddnt les deux perfonnes de divers jèXcs cir l*^f*^ ejiant commun d ions deux iïdoitdu^fi cjhr du ^cnre commun , non pdâ dvn^cmreqnineçéfi^ njnnf^c cjU.i tvn des deux. C eft ponrquojf *vn homme dirajofi bitn, d v ne femme , ou vne femme ivnhpm^
me
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mt i icKàls ntuiif ticht q\\t vous , ic fui^ plus pauvre 0!f\ns noU« que voiis : ^4rcf ^iy# tOM cts âdieÛifs, riche , pauvre , noblp^ fmtduge^re commun ^ O*
OBSERVATION, '
/ ,•
GEtcRcnurque me fembli trop fcrupuleufe encequ die Aous veut faire rctrâchcr,ou à* toudc moins éviter vne façon de parler qui n'eft pas mi^uvaife,&jqui peut ferviridivcrii^ langage Tellement qu vn homme parlât à vnc fille, peut rtiic fort bien ^ te fuis f lus Ùcdu mue *V0H6: 6c vnc fille à vn homme ^kfuisplur v^ilUnu que O'éiM; pa4-cequtUdv«rbe/>/i(#^fait voir qucTadi jeâtf ledoit rous«€nrenc|re en la compàraifon, fans qu'il foit bcfoin de le repeter , & dire , ie fuis flmbeduque v^ncftes kclk : ôc ie fuis f lus VàiUànte 4jiuen;ous nèfles miliéur.
_ rf 2, n^iverbt'
G Eté partie de hÔraifoff veut touji^urs cflrepro^ che du\xierhe ^comme le mot le monflre/foit de^ 'VdHt ou ^prcT^ il nmtforte , qu^y que dans la coà^ ftruéfton il aille t9ufioHrs apiw le verte comme taccef- foire afrex^le prmapal, ou taccident afre:^ lafuUftan^ it« Qefl pourquQj te m^eftonnequvndenosplusfa-
s
V; :
fen vcrie i U itfit étU piriéiè. tâfèMmfk, tdm. mt Ion vh qut pfcfcjuc leurs prapofittens n'c- ftoiçrit que cçlles mefines qtt*m avoidrit faites à Rome , àu Uçh Àe are , comme Ion vit aue leurs prcjipofitions n clfcicrit prefqué ecllcs quils, avoicnt faites à Rome , nonabjUnt U cacophonie drs dfux que , prefqùc que j ^mritflfMconfiiirMt i compardi/on de Uruiffft ^^[il y é i menre ffcf^ que M litm ot^ U lé ^^^ ^^ il pouvoir tviter tes deux qm^ enmtttàfu comme on vit que feors^^ l^ropcfiticibs eftoîcnc à peu pre» les mefines,
ècc. '\ '. ■ ' ' "■
Je crois neantimms ^uitj é quelques ûdnjeries ^ fomwriamais, knvcnt et quilquefois toufiours,, qui ont meilleure iTÀce du commencement de Uperio' ' de qu^^diUeurs] Mais auffi te rien ay guère s remarqué d'autres que ceux M ; ce qui me fait foupfonner .que ce font principalement les adverbes du temps qui ont ce privtlcj^e , & encore neft ce pas tjou/iours. Lemef^ \ me lAféteur dont^fay allègue texemple Je j^rcCc^iic a r/cr/V/^uand iamais vn dclcurs bicn-fàits ncjuy dcvfoir rcuiXir. 6t enjvn aiitre endroit:^ il devoir faire en ibrtc qu il ny cuft moicn de iamais les faire fortir au iour.Crrf tranfpofitioh eftefirange au lieu de dire, il dévoie faire en forte qu il n y c4ilfe laraais moién delcs faire fortir au iour.
Liberté déU lânHêiFrMnmfi^
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' OBSERVATION:
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CEtç Remarqua cft bonne âcytilc. Ncant- moins il mf fcmt le que T Auteur Te domtc trop de peine pour trouver quelque moiendc- viter la cacopnonic jqui fe fait à la rencontre de qnt aprez f^'yf*^ i en cete locution , comme Ion vii qHc Uhts frof options ntfldïeHi frc/ijHc que les mefmesiiHMs À'iféieHt fdUer 4 Rême: &rexpcdicnt qu'il en donne y de changer radverbej^rf/^«f en cetautre dftu frcsc # & dire comme Ion vidque leurs prof^siùHs eftosem à fem frei^ Us mefmes tTc ne me femWep^su propre, que s'il faijfpit la propofition purement afnrmatiyc en oftâ*: les deux negatiôs, qui valent autant qu Vn atïînnation ^ & dire , com^ me Ion vid que leurs f rof options efioient prefque les mefmes que celles quits dVoientféitesdRome.
\ En Id Préface^ Seélion IX. Article lll.
jiincHnefois, JffeélHeufemènt.
' ,- \-
IL efl vrdy quily d de certdins mots ^qùi ne font pdS encore ahfolument condamnés ^ny généralement ékpfrouves > comme AfFeûueufçmçnt; Au furplus, Aucunefois , û* plnpeurs dUires femhUhles, Je ne 'UotUrcH Pd$ hUfmer ceux 4>m s'en fervent : mais ileft
, , R'ij
â^tt» fitPiàrtti.
nuftours plia ftUr de rm éi/nnir :Pms ^liéHlft tien §n s'en peut paj^r ^ ^ fuite 4eê ^êùàmes entiers très- excetiens JÀns celd^
P. pf* An^kmttéHt.
7
G JE ff rwe au temps de M. Cotfettéu f0 ptafknn Années êprex, fi mêrt , é r/f em j^rëpul vfngt fdrmy Us tons Auteurs ^pàur dire A\i rdfte , mdis il 4 vietOi depuis peu ^ C^ceux quiefcriventpuremem ue s* en fervent plus ^ fdyi tûufiùurs regret 4U^ mots (i^ éfkx termes retrenchis de nojlrt UngKe ( que Ion dp^ pdUvrit d dut ait y) mais fur tout te regrette ceux qui feriftnt aux bdifons des p riodes , comme cjrluy-cy: pdrce que Uùus endvons ff'dnd l^foin ^ 6r qu*it les fdup^dricr^
^ P. iit: AufurpluK
■ : - " ■ ■ ,' ^ ■ ^
TZ. n'e^pM meilleur quAvt demeurant : g^ encore '\ ce dernier d cet dVdntAge fur tdutre ^ qudu moins ' du temps du Cdrdindldu Perron & de A4. Coeffe" te AU Uejioit fort hon^(^ que ce riefl que depuis quinze oujei^e dns que hn commence i le mettre du rdn^ des termes hdrkares : du lieu qu An furplus nejloit point dlorsddns le bel /vfage ^ f^ ny efi point encore aHjOHr^dhuy bien iquhjn de nos plus excellensEfcri" vains ht fdce pdsdificultéde ien Jervirenfes derniers ouvrages , f^idisll H'eji pdt à imiter en cela , comme il Il efi en tout krefie. Cependant nous dvans ffrdmUe-
jaS / LWirtldê^^knrmFrên^^
Iïf"""*~
fpin dt mij^m f^Mr commencer nos f^mdts : ^ Au rcftc cîr Du rcût, n'y f>e$$vtm pas to^ftoars four^ nir : il fA$tt qttelqtérfoif varier.
»
OBSERVATION.
1*Ay mis confccutivcmcnt ces trois dcrnicres Remarques, à caufc dcU liaîfon & dclacon- formit^qu elles ont cnfcmblc .& pour cccc.côn- uderacion ic diray par vaic mefi^^c observation juenoftre Auteur allègue vnc for t mauvaife rai- onpour appuyer la condamnation &c abohtion
2
desadverbes ^ qui y font propofts : à f^avoir qnon scnfCHi fdjpr /^ faire Je s volumes entiers très -ex- cfUens fmnsceU : comme d ie difpis, qu'il ne fe faut pas fcryif du fatin , puis que fans cctc cftofFc on fc peut lubillcrmignifiquemcnt, odbien qu'il faut interdire Tvfage de la brique , par^e que Ion peut baftir de trcs-iomptueux édifices lans brique. Auflî ,comnîèjg»|vneretra(aation évidente^ il dit fur la fin des deux dernières Remarques qu'il rcgrcte le rctrenehcmerit des termes qui fer- vent à la liaifon des périodes a les commencer & à vancr le ftylc , comme ceux dont il vient de f u- blier la condamnation , confc/Tant avec cela que iioftrc langue en dl d'autant appauvrie. Telle- ment que voilà de bonnes raifbns pour les retenir dans IVfage , &non paspour les abolir : & ncant- moins contre les loix du bon raifbnncmcnt de
* R iij
iiMs/k Punté.
>
//i^ Liberté df U Im^Frdnpifi CCS bonnes ptopofitiotii / il tire de mauuaifes conclâfîons :& dcbonsjii^tccclcns, dcmauvaU fcs cbnfcqucnccs : comrftç^Ôyidcfauc dire à Me-
dee.
Détériora pquor^
c'cft à dire, . le ifoy ce nui eji bon ^ tS" beancçnp ie leprife
renJuhfioHrtantlimdtenefikntplfite^n^ Certes ton Antagoniftc ne pouvant fouffrir .le
retranchement de ces mots nvtilcs , Icccnfure aigrement en ces termes: Au furplus»V//<i^^i< helvfâge ,fi nous ten croyons x bien aii'vn excellent ^ Efcrivêin j, ^u*on peut imiter en tout le refie ne fdce p44 difficulté de s'en fervir en ces derniers onvréffs.^ Oefi chofe eflrange qu'vn homme qui p^t ejhre imite en tout le refit mérite condamnation pourjf peu de cho'^ fc , & ^*nÇt foit me'p'ris en cela feulement, Jlohfer- Vf que df :ç le temps du Cardinal du Perron Au fur- pi as efloit tenu mauvais : là OH Au, demeurant ^ cet avantage qu alors il efloit bon , ny ayant que quin:^e oufei^eans qu* on commence à le mettre a$i ranidés ter -y mes barbares, ^dmire:(^ vnefipreciefupputationchf^ nologique^ qût nempefche pas pourtant que ces termes natet oufiours ejîé emplojes , C^ ne le foient encore tous ^ les tours tres^elrgamment^Voiczcy'SiÇtczy/préfent.
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P^^e 1^9. ^ill^^FûUfmy, Doute^voycz cy^aprcz^
. DoHtc.
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Pd^.ifi, jiins 4M contraire. Voyez cy aprci" ' mainte (y mdintefoif,.
Pii^e 1/0. ^ tencontrt.
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C\€ ferme iR fûremtnt du PéUisen l*vn Je fis vfà- fes: c%rU€ndileHx ; rip T'vw ^^fy^^^t il ell Pre. fêfitiong cJT tn fdÊnte corne Aiverh e. lleji Prefo/inon, pdr txemfk ûUénÀm iiié^H P4/4i/,,4l a (on recours a rencôcrea'vn tei:(t^ j/dvèrhe en cet^ej^hrafe, je ne vay pas à Vcncottc^oH ilfâM entendre de cçh Mais Âuoy qu'il en foit^ nj tvnnjtaUfre ne fedir iamats a Ja Cour , ny /r trouve iamàis Jdm les ions Auteurs^ (jtéoyijuUifoitefchâfpts tvn de nos plus modtfnes O* plus exctUens Ëjfcrivéins de Remployer en toutes les deux fixons Jéimdis M. Cocfftfcau ne s'en ejhvoulufer^ r
.0 BSEICVATION.'
LAntagohifte de noftre Auteur tient que jcc terme d*d rencontre eft fort bon en ccte locu- tion,/f nevdispds 4 1 encontre decçldj & que l'tfcri- vain moderne eft ma! à propos & iniuftemeilt condamné en ccc« Remarque pour en avoir vfé
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l'OrOliryuwJI/ltf*'* mAj\,m%tn,^mvj ^
*WM ,
clici&4no guUcr,)6CTi
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<k auHi mpcrcjj^entc <i]Uc U<qn(UinnatioA^^m^ ittftc : à Tçxvixit Ihtrcf if$êe iT^ W fhme éiip4tâk: comiTic 1 le Palais n avott point de bons cernaes* le foufticns n^elmeVque ton dit j^u Palais yiir^/w" recours c )ntre'vn rr /,plu$ copimuncmcni, iju'i ten^ contre J'VnttL '''■■■ '^^..- . •^^' -'.} -'^^ '\
Au rcftc cece locution de KAuitur ii;« i/e »o^^ fins modernes cfr fini exçekens Efcti>Véint , n'cft pas colerablt i car fi)n avec Farcftkf ne îè doit jamais dire que dç deux : & vn (ans artif le ie die tQu|* jours de plus de deux. Ie'¥Oudf<^âitlibuâE'cè:t faute à rfmprimeunn/riy ii»e/ifif ^
dicetiKttcaûcmt T AuceU^éi « tft fiiyyiuit Mé- gie, Ij^and 1àtQ;:tïtenl''^Héef^^^^ idetlx parlaht dumefine terme. Mais tien vfe fouvem ailieui^^ àinn ()u il fera obfèrVé;
iMMk
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•**««
Pdgejyz. A lipnfrovifie ^ A timfûurveiù
Ohs deux font bons ^ &J!gmpntU me fine é)ûfe: mais à limproviftc, quoy que pris de t Italien ,
itjl tellement naturdlise ' F reçois ^ quil^ejl plus eleyint
^« 4 limpourVcii,
OBSERVATION. \
a - • i, ■ . . ' ■ ■ - . . ' ■ • ' - . . ■
.T £ croy cj^uecommeles Frdhfoit ont retenu flujteurs
Xf ^^J^^^ ^ A^f^^^^ ^fi^i^ <» ^^^^ • de^iêïsles guerres
- quili
«
,A|
.mu%y %
timprovij fourveu.x guerre :r] tcçmçi/' neancmo
'-'** Etep •^ala*^ réhcontn njtediceu^ idplm grd fiienncnt , ditfanfdt
marquerq tencontn
rre n'efifé^.
I'Appro rfiffercJ & aUer 4i qu*4//er 4 que façon
^mntnr^mÊÊW'-w^
cHcifc4nonuuK, qitioe i^Cfnyiage qu'au fin. ''"^/JJ'^ guUcr ,âCT4l:cÀ\catlupUriicl ) Us nomilherkctT rJi, c^f.
>
?M% y pntfâiPti dutinr les Jemiers frcles , aulfi z im/^ro'viyïriquicncftvn^cftplui vfité (mitm^ , fokrveu.x pour fignifier quelque furpHiCi de \i guerre : mais qu auleurs il vaut mieux fc fcrvir du
teçmci/'iw/>o«rî/^«,purementFrançois:leIâifranc neancmoihs ala liberté dvn chacun.
y
■fc ■■j-«-y
n . -
Pd^CÀXz. jillcriU rencontre,
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''*> Eté fhraft pour <//rialltr au devant jcawwr allci ,^a iaTéttCoi\tre diC tjuekjuVn , luy aller à la vtnçotiixt ié^oyç^ue très .commune » nejtpasapprou^ ^ njee Je ceujê quipmprofejfùn Je bien efcrire. je Jffjdr IdpUa grdna part : car iefçay quiljy eh aquilajou-- fiienncnt , ir qf*i Jfjènt qusillçr z ïa, vcnçontvQ fe dit fans déférence^ au AW^jw^'âHer au devant , 'veui marquer qtéel(^eJeference :quonneJironpiU aller à la tencontrç du Roy , tTJtwôi^le Jit feulement J^cml à égal. Aiàis tfi fin flfaiit a^M^ rre nep pas fort hon'^âe quelque f^^n qu'on l'emploje.
OBSèRVATlON-
• • " • ■ . «. . . ■ ' ■
I 'Approuve biei>,cetc BC^marque touchant^a d*ifference qu'elle met entre aller à la rencontré & aller au Jevant. Mais en ce qu elle conclud qu^tffr a la rrwcow/rfneft pas fort bon> enqjiel- quefaçonquonrcmploye, jcne fuis pas defon
c-
COuJInme cit vn mot hoinon)ine ou equîvo^ que » qui a double (ignifiqicioa' ^ Tvnc pour
\.
//^. LihrtedelMÙ^ue Franfoifè fentltncnt: & ticnç qu il eftauiTi bon ç^yxâÛtrâten- contre^ dont il)r>^nc Remarque cy-dcvant: & qu'en tout cas il luy faudroit (uDllitucr vnc autre locution au(fi bonne oit meilleure , avant que de la (upprimcr:attcndu qu elle cil fort exprcuîve.
^agc 3/1. Aller au devant.
♦
VOicy comme il l'if autfrvir dccctefhrafe. ^4r exemfplc^ il eft allé au devant de luy , cir non pas il lùy cil aile au devant ^ il Juy faait aller au devant comme parlent Jcs Gaftùns , (^ mefme quelques Pétrie fiens ^(j:ft ont corrompti leur langage naturel par U con^ tagion'des Provinciaux^
OBSERVATION-
SI cote mauvaife loclitipn que noftre Auteur impuce icyaux Galcons, eUéit vn Gafconif- me, ils en vrcroienfcainfi en Iciir langue. Ce qu'ils ne font |>as en ce fens^ là. Car ils dirent »qu*e^:^ anatau deùdntfth ^quéfadarta au défiant d'ét,dc mçf- nic que les François ; il eji ailé au dtvant de lujj tl faut aller an devant de luy: Mais^en vn autre fensils àricm que ly c^ anat an dêUant ^ que Ijyfatl anà du déliant: & en Vrinçois^dluyeflalléau devant- ^ j§kfy faut aller au devant , pour dire., ill^a devancé^ ou f/ lefaiit devancer en l'execunon de quelque di£etn.
IMrv-'-'vi-